jeudi 26 janvier 2012

Les enfants "dys" - les surdoués

Bon j'ai gardé le plus dur pour la fin. Dur parce que il y a tellement à dire que je ne sais pas vraiment par quoi commencer et aussi parce que je suis concerné. Mais ça vous le savez déjà.

Pourquoi me direz-vous mettre les enfants surdoués dans les enfants "dys" ? 
Parce qu'il n'est pas rare que l'enfant surdoué soit en dysharmonie complète. 
Il n'y a qu'une seule chose qui fonctionne bien, c'est la curiosité.

Alors enfants "surdoués" ? "en douance" ? "précoce" ?
Si les deux premières expressions recouvrent la même chose, ce n'est pas le cas du troisième.
Un enfant précoce est un enfant en avance sur les autres dans le développement d'une certaine compétence. Un enfant qui apprend à marcher à 8 mois est un enfant précoce. Un enfant qui sait lire à 4 ans est un enfant précoce. Cela ne veut pas dire qu'il va garder son avance. Il va finir par se faire rattraper par les autres. Ce qui fait que quelques années après le dépistage, il n'aura plus d'avance et sera devenu un enfant "comme les autres" (ce qui ne veut pas dire grand chose je sais). 
Un enfant surdoué, peut savoir marcher de bon heure (c'est rare), peut savoir lire à 4 ans (ça se voit souvent), mais cette avance il va la garder. Il sera toujours en avance sur les autres, en avance pour l'acquisition de certaines compétences, en avance dans son savoir, en avance dans son langage.
Mais il y a plusieurs problèmes, le principal est que tout ne se développe pas en même temps. Par exemple, l'enfant surdoué va parler très tôt et être très à l'aise à l'oral, il va savoir lire tôt, mais savoir écrire il n'y arrive pas parce que la compétence graphique fine n'est pas possible chez lui à 4 ans.
Un autre gros problème, est que OK, il sait lire à 4 ans comme un enfant de 8, il sait argumenter quasi comme un adulte et avec un vocabulaire qui laisse certains adultes pantois, mais émotionnellement c'est un gosse...de 4 ans ! Mais comme il est en avance, on lui parle comme à un ado et on attend sans le vouloir de lui qu'il se comporte comme tel. On croit qu'il comprend à chaque fois, on lui dit des trucs qui glisse à 12 mais pas à 4 ans.... 
Et puis, il y a une dysharmonie dans la gestuelle. Ok il lit, Ok il parle, Ok il dessine super bien, mais il est incapable de boutonner sa chemise, enfiler son T-shirt prend 15 minutes, faire son lit relève de l'acrobatie dangereuse... D'autant que le surdoué est souvent hyperactif ou souffre de troubles de l'attention. Ben oui, lorsqu'on s'intéresse à tout, on veut tout faire en même temps et on se laisse distraire par tout puisque tout est intéressant.

Ne croyez pas qu'il ne s'en rend pas compte.
L'enfant surdoué est hyperémotif. Il pleure pour un rien, il prend tout pour lui, il est hyper susceptible. 
Il est souvent dépressif. Non je n'ai pas écrit déprimé, mais bien dépressif. Il ne comprend rien aux réactions des adultes.Il ne comprend pas les réactions des autres enfants qui le laissent à part, ne lui parlent pas voire lui tapent dessus.
L'enfant surdoué est un enfant isolé, mal aimé des autres, incompris.
Il voit bien qu'il est "différent", mais il ne sait pas en quoi. Il ne comprend pas non plus pourquoi ça embête les autres.
Mais il grandit et il s'aperçoit que son savoir est un handicap. Si au CP il explique comment la Terre tourne autour du Soleil et que le soleil ne tourne pas, on se moque de lui. Si dit à l'enseignant que là sur le tableau il y a une erreur, il est pris en grippe. S'il est le premier de la classe, les autres l'isolent. Alors comme me disent certains parents "il se saborde".
Oui, il cesse d'apprendre, il décide de devenir plus bête que ses camarade. Il se met à jouer aux mêmes jeux débiles que les autres, à lui la Beyblade, à elle les Zhu Zhu Pets (alors que jusqu'à là à partir le Scrabble rien ne l'intéressait), il veut regarder les mêmes émission débiles, vive la Star'Ac (alors qu'avant "c'est par Sorcier" était la seule émission sur laquelle il acceptait de jeter un oeil). Il se met à avoir des mauvaises notes, il devient intenable.
Pour rien. Les autres l'isolent toujours et tapent encore plus fort.
Alors il se saborde encore plus. Rien n'y fait. Et si l'enseignant et/ou les parents ne reprennent pas rapidement les choses en main c'est dépression, vide scolaire, isolement social et décrépitude pour longtemps.

A la maison, c'est la cata.
Le surdoué non détecté est invivable.
Il argumente tout le temps (et en plus il a de bons arguments), il n'écoute pas, est dans l'opposition, est parfois agressif, il ne tient pas en place.
Allez donc faire la différence avec un hyperactif !
La différence va tenir aux centres d'intérêts, aux facilités mentales car il apprend vite, tout et n'importe quoi, il retient énormément, s'intéresse à beaucoup de choses, pose sans cesse des questions compliquées sur des sujets abtraits, est passionné par la mort et est centré sur son nombril !
A court d'arguments et de temps, les parents finissent par s'énerver. C'est engueulades dès qu'il passe la porte de la maison. Conflits qui finissent par toucher tous ceux qui vivent sous le même toit. 
Soyons réalistes, combien de parents de surdoués ont eu envie un jour de jeter leur gosse par la fenêtre ? Tous.
Du coup l'enfant se sent rejeté même chez lui.

Mais je l'ai écrit, le surdoué est en fait hypersensible et hyperémotif.
En fait il n'est absolument pas sûr de lui. Plus on sait, moins on sait. Il veut juste apprendre, comprendre.
Rien d'autre ne l'intéresse. Ni les bonnes notes, ni la considération des autres, ni les diplômes, ni l'argent.
Les surdoués ne font généralement pas partis de ceux qui réussissent bien dans la vie.
Ils n'ont aucun centre d'intérêt particulier, l'argent n'est jamais une motivation, les récompenses non plus.
Alors ils vivotent, s'en sortent pas mal, mais comme disait l'autre "n'utilise pas toutes ses capacités, peut mieux faire". 

Un surdoué n'est pas un monstre, ni un enfant malade. Un surdoué chez soi est une chance. Une chance parce que vous voyez sous vos yeux évoluer, grandir un être plein de potentiels, avide de connaissance et de compétences. C'est une chance aussi parce que vous allez apprendre avec lui et donc vous développer aussi. C'est une chance aussi parce que c'est un enfant très expressif émotionnellement.

Attention : hyperstimuler votre enfant n'en fera jamais un surdoué, un précoce tout au plus. Mais un enfant surdoué à besoin d'être stimulé et il le fait en partie tout seul.

Il peut y avoir de grandes souffrances dans la famille. Lorsque vous êtes confrontés à tous ses éléments, il faut faire un bilan d'évaluation de QI. Je sais ça coûte cher. Mais ça vous aidera et ça l'aidera lui à comprendre que tous les autres ne fonctionnent pas comme lui. Ce n'est pas lui qui est différent, ce sont les autres qui le sont. Une psychothérapie familiale s'impose en urgence au début afin d'acquérir des compétences parentales positives face à un surdoué. Vous parents de votre côté, il vous faudra régler vos propres comptes avec votre passé car l'hyperémotif qu'il est sent que quelque chose ne va pas. Ensuite il lui faudra une psychothérapie individuelle afin de s'épanouir.




29 commentaires:

  1. Fichtre! J'ai failli écrire des tas de boutades, du genre: "je t'avais dit de pas parler de moi sur ton blog" et tout ça... mais...
    Très intéressant, comme toujours! Merci.

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  2. Eh bien moi j'ai des tonnes de questions à ce sujet, au sujet de l'influence de la culture sur les tests du type WISC IV, du rôle du langage dans ces mêmes tests, du "don" vs. douance, du substrat neurologique de la douance (en regard de pathologies comme l'autisme de type Asperger, ou la dyslexie, par exemple : pour moi, les surdoués sont des "dys", mais comme vous l'écrivez si bien : quelle chance !)... J'ai aussi des interrogations plus ou moins personnelles, et d'autres au sujet d'un de mes patients, qui ne verra jamais de psychologue tel que c'est parti... et c'est bien dommage.

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  3. Par ailleurs, je me pose depuis un certain temps la question du retard mental chez les animaux. Je suis persuadée qu'il existe, et que son pendant, la douance, existe également. C'est trèèès empirique, mais j'accorde de moins en moins de connotation négative à ce terme, "empirique".

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  4. Zygielle : je ne vois pas pourquoi cela serait différent chez les animaux. J'en ai eu de nombreux dans ma vie (et de bien des sortes), il y eu quelques "taches" mais aussi des "surdoués". Maintenant je me suis toujours demandé si parfois les animaux n'étaient pas plus intelligents que nous, parce qu'un chien ou un chat ou même un perroquets sont capables de comprendre le langage des humains et même de le reproduire ou de tenter de le reproduire (si si j'ai eu un chat qui tentait de "dire",il faisait "miaooors" pour "dehors", miaouin pour "câlin" et plein d'autres comme ça) (je vais passer pour la tarée de service).
    Ayant fait des études en éthologie, je me suis intéressée aux travaux sur les milieux "simples et complexes" pour les animaux (mammifères) et pour l'humain. Il est évident que l'impact de l'environnement est très important tant d'un point de vue comportemental que sur le développement cérébral. Mais il est évident aussi que chaque animal semble posséder à la base un capital différent.Mais autant chez l'être humain on va pouvoir évaluer et tester cette "intelligence" de base (et déclarer si elle n'est pas là qu'on est en présence d'un retard mental ou d'un développement anormal..), autant chez les animaux bien on sait pas faire. Dans une lignée de rats de labo, génétiquement choisis, sont ils tous "normaux" cérébralement ? Grande question.

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  5. Pour revenir aux tests, chaque test en psycho est normatif pour une population donnée.C'est écrit dans le mode d'emploi ! Ce qui est valable en Europe occidentale ne l'est pas en Afrique centrale. Il existe certaines variantes pour quelques tests. Alors il est vrai que dans le Wisc tout passe par le langage (mais les consignes sont orales alors la dyslexie est normalement exclue). Si une personne ne répond pas correctement est-ce parce qu'elle n'a pas compris ou parce qu'elle ne sait pas le dire ? Dans notre culture, la langue est importante et on considère que cela fait partie de l'intelligence. Maintenant lorsque j'ai passé ce test, j'ai bloqué sur une fonction et une seule (ce qui m'a fait baisser ma "note" globale, zut alors), franchement si on m'avait demander de fournir une réponse par écrit je n'aurai pas pu mieux le faire parce que ce n'est pas une question de support de réponse mais bien vraiment que sur ce point là j'étais nulle (mais je me suis améliorée.Un peu. lol).
    L'autiste Asperger est il intelligent ? Selon les critères liés au facteur G non il ne l'est pas. Il va être surdoué dans une fonction, mais pas globalement. Or le QI est lié à la globalité. Maintenant à partir de cela, tu vois bien que se pose le problème de savoir si un surdoué est intelligent.

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  6. Mes deux petits bonshommes sont comme ça. Et c’est infernal uniquement pour leur mère dont je suis séparé. Elle s’est remise en ménage avec un gars dont le boulot est d’enrouler du papier collant en faisant les 3/8 et il roule en voiture « tunée » avec un portrait de Johnny Halliday sur le hayon arrière.
    La une grosse différence, c’est que je sais exactement comme ils fonctionnent. Je n’ai aucun souci de discipline à la maison et on s’amuse comme des fous tous les trois. J’ai quand même du recadrer l’institutrice maternelle de mon plus petit en utilisant une méthode assez peu avouable basée sur l’effet pygmalion. Je lui ai dit, « oui nous sommes au courant, et très inquiets, d’ailleurs nous avons décidé de le faire suivre par un thérapeute, et votre rôle est central dans cette thérapie, si vous êtes d’accord, il faudrait que vous notiez à la fin de chaque semaine les progrès qu’il à fait par rapport à la semaine précédente afin que nous puissions faire part de l’évolution au thérapeute. » Evidemment, il n’y a jamais eu de thérapeute. Et comme par enchantement, tout est rentré dans l’ordre…
    Personnellement, je n’ai pas eu la même chance. Ma mère est une abrutie, et mon père qui me comprenait parfaitement est décédé quand j’avais 12 ans. Là je me suis senti vachement seul pour le coup. Inutile de dire que ma scolarité a été plutôt « Rock und Roll » à partir de ce moment là…

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  7. Génétiquement, c'est aussi une espèce en voie de disparition, vous le dites vous même, peu d'entre eux réussissent dans la vie. Je parlerai du conditionnement aussi, une école normale les aide-t-il à réussir ou à s'épanouir ? En parlant de mon cas personnel, mes premières difficultés se sont vu au lycée, lorsqu'il fallait travailler plus, être plus régulier, aller au charbon quoi ! Donc quand il y avait moins de facilité !

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  8. Nous ne sommes plus dans la jungle et la loi du plus fort physiquement s'entend est dépassée (sauf ds certains cas). Les surdoués se reproduisent très bien et s'ils ne sont pas ceux qui réussissent le mieux, ce sont ceux qui ont le plus de libertés car ils choisissent des métiers qui leur correspondent. Bref, à l'âge adulte ils sont souvent plus heureux, plus "zen" que les autres car les problématiques classiques du monde du travail ou du quotidien leur glissent dessus (comment peut on se prendre la tête pendant des jours pour une histoire de collègue qui ne vous dit pas bonjour ?). L'école n'aide pas à s'épanouir, ça c'est le rôle de la famille.L'école aide à réussir.Mais normalement l'école doit prendre en charge les enfants surdoués, on doit leur proposer des activités supplémentaires par exemple, or ce n'est jamais fait.
    Avoir des difficultés au lycée, n'est pas représentatif d'un surdoué. Les surdoués ont des problèmes très tôt et ils cessent d'avoir des résultats dès le primaire parce qu'ils tentent de devenir "comme les autres".
    perso j'ai été évalué vers 25 ans, je me suis sentie "différente" dès la maternelle, mais c'est devenue difficile vers le milieu du primaire.Jusqu'à là ça ne génait personne car j'étais "légèrement" différente, mais après le delta s'est accru. J'avais un ami au collège, c'était pire. Je jouais à "chat" dans la classe pendant les cours. Nous n'écoutions pas, nous savions déjà. Moi j'avais 18 de moyenne, lui zéro. Lui l'école s'est dit que ce n'était pas normal, alors il a été évalué et mis dans une école avec classe spécialisée. Mais moi je suivais, personne ne s'est posé de question. C'est à partir de la fac qu'il m'a fallut travailler plus, mais surtout parce qu'il m'a fallut me coltiner des cours qui ne m'intéressait pas, donc ça ne rentrait pas tout seul.

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  9. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas du tout une espèce en voie de disparition. D’une part, il est démontré que les spermatozoïdes des QI élevés sont beaucoup plus fertiles que ceux des personnes qui se situent dans le « 1 sigma ». D’autre part, on sait que si deux parents « surdoués » ont des enfants, tous les enfants le seront également, et que si un seul des parents l’est il y a une chance sur deux que l’enfant le soit également. (lire à ce sujet les livres de Jeanne Siau-Facchin).
    Enfin, les « surdoués » émergent aujourd’hui, parce que leur nombre croit de façon constante et qu’ils deviennent une partie « relativement » significative de la population. Il semblerait (toujours selon la même auteure) qu’on ne peut pas se limiter à la courbe de Gauss du QI pour définir la prévalence. En effet, cette courbe est basée sur les tests de Binet (1900 et des poussières) qui ont été créés suite à la loi d’obligation scolaire afin détecter les personnes inaptes à suivre l’enseignement normal. Il y a donc au moins deux biais. D’une part, on parle d’intelligence scolaire, et la « douance » est beaucoup plus vaste que cet aspect des choses (notamment l’hypersensibilité, mais aussi la capacité d’avoir des pensées non-linéaire mais bien en arborescence,…). D’autre part, c’est un test qui est en fait ciblé sur la partie « gauche » de la courbe. Enfin, sont définis comme surdoués selon cette courbe les personnes qui dépassent 130 de QI…pourquoi pas 132…ou 128 ? Je sais c’est une question d’écarts types, mais bon ça reste arbitraire.

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  10. Et pour manger il miauler comment le chat ? ^^

    Je pourrais dire plein de truc sur ce sujet mais je vais juste reprendre la remarque de vador "peu d'entre eux reussissent dans la vie" je vois pas c'est quoi reussir dans la vie? Ils ont la vie qu'ils veulent mais je pense que se sont les autres qui pensent qu'ils ont pas reussi.
    Je vais illustré par un exemple d'une patiente qui est "brientissime" comme dirait les prof. Une moyenne super géniale dans toute les matiéres, une bonne fonction d'analyse, d'observation, meme pour les travaux manuel elle est super douer bref... Donc tout le monde (prof et parents) l'imaginent déjà dans de super grande école a faire de super études et tout et tout. Sauf qu'elle s'est pas ce qu'elle veut. Et elle en a le droit. Sauf que du coup elle est un peu paumé pour son orientation, pas soutenue surtout. Du coup pour les autres elle fera un truc minable par rapport a ces capacité mais est ce que ca signifie rater sa vie ??

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  11. Alexis : si tu dis aux statisticiens que le calcul de l'écart type est arbitraire, y 'en a qui vont t'en vouloir. L'écart type n'est normalement pas aléatoire puisqu'il est définit par la variance.

    Lymphe : ben voila dès qu'on parle de choses non vérifiées, on se fait gausser. Vilaine va ! lol
    Merci Lymphe pour cette bouffée d'air.De toute façon, comme je dis, l'important c'est de réussir sa vie et non de réussir dans la vie. C'est un peu comme le "pourrait mieux faire" d'un prof. A quoi ça sert de faire mieux ? On gagne quoi à avoir 18 au lieu de 12 ? Quelle garantie a ton que celui qui a 18 à bien compris, il a peut être juste appris sa définition comme un boeuf... Je te rejoins sur le fait que le surdoué ne fait pas ce qui est une marque de réussite (statut, argent...), or ce sont les critères des "normaux".

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  12. Rooo tout de suite comme si j'étais comme ça o:)

    Moi je suis une adepte des ron ron et du Dieu félin ^^ Ils sont super intelligent et je me doute qu'il peuvent parlé mais bon ils auraient pas mal de probléme s'ils le faisait donc ils s'en épargne trés bien.
    Ya un super jeu de rôle d'ailleurs sur les chats qui explique que les chats en fait sont des espions et envahissent la terre. Ils ont tout comprit, attaque de câlins et tout et tout. Ils mangent, dorment, et mangent et sont câliner et dorment encore, franchement ils sont pénard que demander de plus? En montrant qu'ils ont la parole tout ca disparaitrais du coup ils le montrent seulement au élus :p

    Ah mince c'est l'heure de mes gouttes je crois :p

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  13. Haha, je ne vous connais pas et je ne connaissais pas votre blog, mais cet article me fait énormément plaisir ! Je me sens comprise :) J'ai 19 ans et ça n'a pas été facile tous les jours. J'ai sauté une classe, je savais parler à 2 ans comme parlent les adultes, dans les musées à 3 ans j'expliquais à mes parents que les dinosaures étaient des ovipares car ils pondaient des oeufs, et j'ai su parler couramment Anglais vers les 10 ans (alors que personne ne parle cette langue dans ma famille). J'ai quelques trains d'avances on va dire, et maintenant je me sens bien dans la société, même si des fois ça dérape. Mais c'est horrible lorsque l'on est petit, et surdoué, donc différent. On est un peu la tête de turc, et l'on ne comprend pas pourquoi ! On a beau chercher des arguments logiques à cet état de fait : rien ! Alors la tout de suite, votre article vient de réconcilier la moi de 19 ans, et la moi qui en a 6 et qui lit un tout l'univers dans son coin ! Merci !

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  14. Merci à toi Louise. Au moins un article qui aura servi à quelque chose.

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  15. Bonjour, Vergibération,
    Votre remarque sur l'intelligence des animaux, notamment familiers, qui nous comprennent alors que l'inverse ne va pas de soi me fait très plaisir ! Lorsqu'on est véto et étudiante en orthophonie, on dénote un peu au milieu des linguistes... Il n'y a guère que les éthologues qui comprennent un peu ce que j'appelle (et je ne suis pas la seule) le "bilinguisme animal" par défi. Pour les linguistes, le langage est le propre de l'homme... ils dénient aux animaux les bases même du langage, qui sont l'association d'une signifiant et d'un signifié... Pourtant, que la modalité soit auditive, visuelle ou olfactive, les animaux vivent dans un monde de signe et s'en servent. D'autre part, les mammifères et les oiseaux sont parfaitement équipés pour comprendre la parole humaine. Mieux : ils ont, comme la majorité des humains, une perception catégorielle de la parole, très altérée chez... les dyslexiques. Et ça, ça me réjouit. Pas pour les dyslexiques, mais parce que cela signifie que nous avons un équipement commun, et que les frontières sont loin d'être tranchées entre eux et nous, y compris en ce qui concerne le langage. Vous dites que votre chat vous imite : oui, bien sûr ! Les chats sont de grands imitateurs ! Et en matière de vocalisation, à mon avis, leurs neurones miroirs fonctionnent très bien. J'en ai eu plusieurs qui, au cours des ans, ont modifié leurs intonations pour les rendre quasiment humaines. C'est un joli sujet de recherche... mon job dans 15 ans, peut-être.

    Et bien entendu, en terme de QI, on en revient toujours à cette fameuse définition de l'intelligence, qui commence à s'éparpiller, non ?

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  16. Alexis : ha haaa... je vous avais flairé surdoué... J'ai lu avec intérêt votre témoignage sur vos enfants et votre explication statistique.
    Chez moi, on est lecteurs précoces. Nous n'apprenons pas à lire seuls, mais ça se fait tôt, et très rapidement (on s'amuse beaucoup avec le langage oral, ça aide). Du coup, mon père, mon frère, mon fils aîné et moi avons eu de l'avance à l'école. Maman a une personnalité assez étonnante. Papa a passé un bac philo, et il a bifurqué juste après dans un cursus "sciences dures". Pour moi, les compétences en lecture et un ennui profond en maternelle m'ont menée droit chez le psychologue scolaire, parce que la maternelle, c'était pas mon truc du tout. Je me rappelle parfaitement la salle d'attente, les jouets que je regardais d'un sale oeil (pas mal de poupées...), je me rappelle aussi deux épreuves : les formes géométriques (triangles) à reconstituer avec des cubes (l'angoisse) et l'article de journal qu'il a fini par me mettre sous le nez (à propos d'ornithologie). J'avais 4 ans et demi. Résultats psychométriques élevés, mais pour autant, je ne pense pas être surdouée. Je pense que j'étais très précoce, pour tout ce qui est verbal, mon aisance étant boostée par une sur-stimulation. Des "vrais surdoués", j'en ai connu, qui mémorisaient des cours de façon écoeurante et se baladaient dans TOUTES les matières, alors que j'ai atteint mon seuil de compétence en première. Mon frère a suivi le même chemin (mais lui s'est éclaté en maternelle). Il a beaucoup investi le sport, alors que j'avais et ai toujours un besoin de m'exprimer dans les arts, tout en n'excellant dans aucun (dessin, écriture, musique). J'ai toujours eu des copains, même si mes centres d'intérêt étaient très différents des leurs, mais j'ai toujours mis ça sur le compte de mon entourage familial assez iconoclaste. Je n'en ai jamais souffert. Bref, au final, je doute de l'évaluation dont j'avais été le sujet. Je pense que dans ma famille, nous sommes bien équipés pour apprendre, et suffisamment curieux pour en avoir le goût... Tout cela n'a en fait guère d'importance autre que celle qui me fait observer le vivant, surtout muni d'un cortex, avec curiosité et intérêt.

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  17. Zygielle : ce n'est pas que la notion d'intelligence s'éparpille -à part dans nos commentaires ;-)- c'est que la notion d'intelligence d'une espèce ne peut pas être étendue à l'autre. Si on demande à un humain de savoir reconnaître une graine à 50 m, il y a fort à parier que notre QI serait proche de zéro, maintenant si on demande à un pigeon de raconter une histoire, il va se taper un QI de zéro. C'était la tendance naturaliste que de vouloir absolument faire de l'anthropomorphisme.Je crois que les chercheurs en sont sortis et ils n'essaient plus de faire de l'animal un humain, ce qui leur permet aujourd'hui de constater que les animaux sont parfois surprenants (ainsi contrairement à ce que certains veulent encore croire, les perroquets ne répètent pas bêtement mais sont capables de créer des phrases à contenu et même d'inventer des mots). Ce qui laisse quand même se demande qui si un animal de cette taille avec si "peu" de neurones à une telle compétence, quelles pourraient être les vraies compétences de l'humain avec tout le paquet qu'on se trimballe ?

    Mon mémoire sur les milieux simples et complexes m'avait valu une jolie note, mais il n'a jamais pu être finalisé, d'abord il y avait beaucoup d'expérimentation sur le sujet et alors que chez les humains ce type d'expérience étaient très limitées (celles de Spitz principalement). Mais cela m'a passionné surtout que j'avais pu travailler avec le spécialiste français. Moi je travaillais sur le comportement et lui sur les effets neurobio.

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  18. Zygielle : je pense franchement que la grande majorité des commentaires sur ce blog sur des surdoués, mais ça n'engage que moi. Vous remarquerez tous qu'on arrive à discuter, à argumenter sans jamais sombrer dans la dispute même lorsque nous ne sommes pas d'accord. Ce qui nous intéresse c'est de prendre connaissance de l'avis de l'autre.
    Je crois que les surdoués ne finalisent jamais rien. Une fois qu'ils sont arrivés au but "par la pensée", le faire "pour de vrai" n'a plus d'intérêt...

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  19. A mon avis, la question se pose surtout pour les enfants qui sont très doués dans un domaine et nuls dans un autre, p.ex. surdoués en maths, mais nuls en orthographe...

    Souvent, ils n'ont pas envie d'apprendre se qu'ils ne savent pas et remettent en question l'utilité de la chose.

    D'un côté, je les comprend: ce n'est pas juste que l'on juge l'intelligence, ou disons plutôt le cultre des gens p.ex. en fonction de leur orthographe (ou de leur accent, ou de leur façon de s'exprimer).

    D'un autre côté, ces genres de normes forment la base de l'échange entre humains. Les profs et parents ont donc raison d'insister.

    Cela devait être encore pire à l'époque où les scientifiques se parlaient (ou écrivaient) en latin. A cette époque, tous ceux qui avaient de la peine à apprendre le latin passaient pour de ânes, alors qu'ils avaient peut-être toutes les capacités requises pour devenir d'éminents mathématiciens ou physiciens ou que sais-je.

    D'une façon générale, l'école favorise ceux qui ont de la faciliter à comprendre et à répéter, pas tellement ceux qui ont vraiment l'esprit scientifique (de la curiosité intellectuelle, comme dirait Gaston Lagaffe).

    Ces personnes qui apprennent facilement n'ont pas forcément la vie facile une fois sortis de l'écoale, car à ce moment-là, cette capacité devient moins importante...

    Je crois que beaucoup d'enfants ont simplement des difficultés d'apprendre pour apprendre, comme cela se fait à l'école... D'un autre côté, je ne vois pas comment l'école pourrait rester plus réaliste, plus proche de la vie...

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  20. Flan : il me semble pourtant qu'il existe une formation aux sciences. D'abord les SVT sont toujours enseignées,mêmes si nous avons perdu l'enseignement de la chimie et de la physique au lycée. Ensuite les mathématiques restent une base qualifiée de "scientifique" (bien que je ne sois pas d'accord parce que les mathématiques font entrer à la fois un type de raisonnement et le numétique donc deux fonctions qui peuvent être acquises séparément).
    Je crois qu'on apprend toute sa vie, mais il existe aussi une envie de savoir toujours plus. Certaines personnes vont se contenter de leur savoir scolaire, d'autres non, d'autres n'en n'ont pas la possibilité parfois. L'intelligence n'est pas liée aux capacités d'apprentissage, autant les surdoués apprennent facilement (surtout ce qui les intéresse, mais nous fonctionnons tous comme cela), autant on peut apprendre facilement et ne pas être intelligent (ce que j'appelle des "boeufs"). L'intelligence c'est d'abord l'adaptabilité, c'est à dire savoir utiliser son savoir et faire des liens entre les différents savoirs pour les appliquer à des situations nouvelles. C'est pour cela que je posais la question relative aux surdoués et à l'intelligence, parce que le WISC qui mesure le QI ne mesure pas spécialement l'intelligence. Il faudrait faire passer systématiquement des tests de facteur G et des tests liés à l'émotionnel. Ce que font les psys spécialisés dans les enfants "HPI" (haut potentiel intellectuel), mais pas les autres...

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  21. Au fait si cela vous intéresse, il va se tenir à Chaville (92) une conférence sur "connaissance et reconnaissance des enfants HPI et l'accompagnement" le mardi 14 février à 20h.
    3 parvis Robert Schuman 92370 Chaville
    Entrée gratuite sur inscription au 01.30.82.49.23

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  22. Je pense que nous avons à peu près la même idée de ce qu'est l'intelligence: la capacité d'adaptation volontaire aux variations du milieu. L'exemple des graines est un peu biaisé, parce qu'il se réfère à une compétence sensorielle, mais effectivement, il permet de relativiser les choses.
    Votre mémoire m'intéresse ! Afin que je fasse connaissance avec les "milieux simples et complexes", également.
    En ce qui concerne les mathématiques je rencontre effectivement des enfants qui ont parfaitement acquis les procédures arithmétiques, sans pour autant être à l'aise avec la notion de nombre. Ils se montrent en grande difficulté avec la résolution de problème, et c'est souvent associé à des problèmes de compréhension fine du langage, oral ou écrit.
    Un de mes amis me faisait remarquer que les surdouéEs s'en sortent mieux que les surdoués : il pense que les filles s'intègrent plus facilement au groupe, même si elles sont intellectuellement "hors norme". Qu'en pensez-vous ?
    En tout cas, il y a chez les surdoués quelque chose qui crève les yeux, et qui est exactement ce que vous décrivez : l'aptitude à faire des liens très rapides avec des savoirs très différents.

    A ce propos, il y a une émission sur France Inter qui met tout cela en pratique : "Sur les épaules de Darwyn", de Jean-Claude Ameisen, le samedi matin à 11h00. La dernière émission faisait notamment le lien entre la modélisation mathématique de la dynamique des populations de prédateurs et celle de l'équilibre de certaines configurations moléculaires. Un régal ! Et, chaque fois, une émotion incroyable. C'est mieux qu'un roman, mieux qu'un film. Courez-y !

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  23. Les boeufs ^^ lol Je l'ai ai toujours détesté parce qu'ils étaient toujours super bien vu par les prof (ben vi ils avaient de bonnes notes en apprenant tout par cœur)En plus j'avais des prof assez con qui ne mettait pas tout les points si la définition n'était pas la copie conforme du cours.
    C'est clair qu'apprendre et comprendre c'est complétement different!



    Ca a doit etre pas mal comme conférence faudra que je regarde mon planning.

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  24. L'évaluation par régurgitation du cours est encore bien ancrée ! J'ai eu une prof en fac qui ne mettait de bonne note qu'aux copies qui restituaient le cours texto (cours qui était dicté, évidemment). Lamentable. Quant à mon fils, il alterne en sciences éco les notes au-dessus de 15 pour tous les sujets de dissert, et des 9-10 pour les "sujets à trous" (car oui, oui, c'est bien connu, le monde ne peut être appréhendé qu'en remplissant des trous). Il est ado, ça le révolte d'autant plus qu'il a trouvé les cours de ses profs sur internet (in extenso). Après ça, allez leur dire qu'il faut travailler...

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  26. S'il existe une base comportementale commune, je pense que chaque surdoué présente des problématiques différentes. Nous sommes issus de familles avec des comportements, des valeurs et des centres d'intérêt différents. Il y a des matheux, des scientifiques, des littéraires... même si tous ces domaines se rejoignent il n'empêchent qu'on tend à se spécialiser dès le collège, car on va tous vers ce qui est plus simple. Pas de flashs chez moi, un cerveau qui pense tout le temps. je me rends compte des fois que mes phrases sont coupées ou pas très compréhensibles pour ceux qui m'écoutent et je tente de me reprendre car en fait en même temps que je parle je suis déjà 10 phrases plus loin dans ma tête et je pense à 5 autres choses sans rapport en même temps.Comme des faisceaux dans la tête, plusieurs faisceaux et je peux choisir lequel est le plus important à un moment donné (en consultation le plus "gros" faisceau est centré sur le patient). Pas de souffrance à comprendre, juste un manque d'intérêt brutal. A la fraction de seconde où j'ai compris ça ne m'intéresse plus.
    Pour les émotions, c'est plus simple. En tant que psy, être très empathique est un super plus et je "lis" les gens en les voyant, mais c'est lié aussi à l'expérience lire le non verbal est désormais un automatisme hyper précis. Bref, au lieu que ça devienne une difficulté j'en ai fais une qualité professionnelle.

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  27. j'ai tendance à dire que j'ai des ectoplasmes de cerveau en parallèle. Mes enfants ne supportent pas que je ne finisse pas mes phrases ou que je dise 2 choses à la fois, mais ils font exactement pareil!

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  28. je reviens sur ce que tu m'as répondu au sujet des émotions. Pour ne pas être dans le jugement mais dans la compréhension, je suis dans le ressenti de l'autre, je vis (intensément) les émotions des personnes que je cherche à comprendre. Même si sur le fond ça ne représente pas forcément grand chose pour moi, ça fait une sorte de bouillie dont j'ai du mal à me débarrasser. Donc finalement ma question est : qu'est-ce que tu appelles l'empathie ?!

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