mercredi 8 février 2012

Exercice d'écriture - résultat 1

Parmi les participants, vous vous demandez tous où je voulais en venir.
C'est dingue ! lol
En fait je ne voulais en venir nul part. Je vous proposais un jeu d'écriture. 
Bon c'est vrai que cet exercice n'est pas anodin. C'en est un parmi d'autres que j'applique pendant mes ateliers d'écriture. 
Quelqu'un a dit que c'était projectif. C'est absolument évident.
Surtout si on a respecté la consigne. N'est-ce pas ? 
En atelier on s'assure que les consignes sont respectées, que les participants ne "trichent" pas en corrigeant ou en changeant leurs choix. Et puis chacun relit sa prose, avec les émotions qui affleurent. 
Ici autant je sais que certains n'ont pas respecté les consignes, autant je n'ai pas la possibilité de savoir si certains on "triché" ou pas (enfin pour certains si,mais bon). 
Et ça n'a pas vraiment d'importance puisque que c'était d'abord un jeu.

Maintenant je ne vais pas me livrer à des commentaires sur les écrits de chacun de vous, d'abord ce n'était pas prévu au départ et certains n'apprécieraient peut être pas cet aspect. Ensuite, parce que même si cela ne vous gène pas peut être n'avez vous pas envie de voir certains choses étalées publiquement et peut être même encore que vous ne vous rendez pas compte de ce qui ressort et rien ne me dit que vous êtes prêt(e) à le lire. Cet exercice est en lui même assez impudique.

Mais, je vais vous mettre sur la piste. Enfin je vais tenter, car n'oublions jamais lorsque nous lisons ces écrits que si certains ont été très spontanés, d'autres sont très manipulateurs.... 
Dans ce type d'exercice ce qui transparait c'est l'aspiration profonde de votre vie.
Rien que ça. Bref, le truc qui guide votre vie. Votre chemin est là écrit noir sur blanc. Ce n'est pas les phrases, ni les mots, mais, comment dire, ce qui s'en dégage. 
Je vais vous donner un exemple : un patient auquel j'ai fais faire ce type d'exercice, a écrit des choses très différentes mais tout tournait autour de la liberté. Liberté d'être soi, liberté face aux autres, liberté face aux parents, liberté de choisir, liberté de mourir.... Bien sur le mot "liberté" n'était pas écrit partout, mais tous ses écrits tournaient autour de ça. Ce patient avait l'impression que sa vie n'était que carcan, obligations, gâchis, il aspirait à tout quitter.
Eh bien voila, ce qui va transparaître chez ceux qui ont été spontanés, c'est ce vers quoi leur vie tend.
C'est valable aujourd'hui. Ce ne le sera peut plus dans 2 ans.

Les écrits des participants seront publiés à partir de lundi 13/02, un par jour.

Alors, vous pouvez bien sûr commenter ce que vous allez lire. La forme, le choix des phrases mais aussi le fond. Celui qui a écrit y apprendra quelque chose. Mais faites le toujours avec courtoisie. 
J'invite ceux qui n'ont pas participé ou qui n'osent jamais commenter, à venir exprimer leur ressenti. Ca doit d'abord rester un jeu et si vous apprenez plus sur vous et bien tant mieux.

(non je ne ferai pas non plus d'interprétation par email parsonnel. Non non.)

Je vais me faire de la pub, si vous êtes intéressés par ce type d'exercice, je peux monter un atelier d'écriture sur Montrouge un mardi matin d'une durée de 2 heures, payant mais pas très cher ;-)  Contactez moi.

Bon, voila mes écrits. 



Pluie de flammes

Je m’étais assoupi. C’est le silence qui me réveilla.
A cette heure là les grillons chantaient leur sérénade.
Trop de calme. Trop de silence.
Je me levais.
Cécile dormait profondément. Je pouvais l’entendre respirer.
Et puis un cri.
Très loin, un cri étouffé par la distance.
Non ce n’était pas un cri, une rumeur, une onde sonore qui arrivait en grondant et en se rapprochant.
Vvvvvvooouuussshhhhh.
Je fus secoué, comme si le vent venait de s’engouffrer dans la maison.
A force de regarder les informations, j’imaginais le pire.
La fin du monde, une explosion nucléaire, des images atroces tant vues de japonais courant en tous sens, brûlés par la chaleur me revenaient.
Je secouais Cécile.
« Réveille toi, il s’est passé quelque chose ».
Je lui expliquais rapidement.
Elle fut plus réactive que moi. D’un bond, elle se leva et attrapa sa robe de chambre qui traînait au bout du lit.
D’un geste prompt elle ouvrit la fenêtre, puis les volets.
Et l’enfer s’engouffra.
 


Mais j’ai fait un pas, un seul pas en avant.
Je ne sais pas ce qui m’a pris.
J’ai cru que cela arrangerait tout.
Alors je suis sorti. J’ai vu un oiseau passé à vive allure, où allait-il ?

C’est alors que tout a vacillé.
Je devenais fou.
La douleur descendait le long de ma colonne vertébrale. Je hurlais. Un cri.
Qu’avait dit Fred ? ah oui « borderline ». Borderline, j’étais sur le lame du rasoir et je ne savais de quel côté il fallait que j’en descende.
Je suis tombé. Je ne sais pas de quel côté mais j’étais à quatre pattes par terre et tout était clair. La mémoire me revenait, c’était insupportable, il fallait absolument que je pense à autre chose.

Mais qui sait ce qui se passe dans la tête d’un chat ?
Une seule idée m’est passée par la tête : « le chat ! Où est le chat ? »
Je jetais un regard affolé partout. Où était ce foutu chat ?
Par la porte ouverte, je voyais les gens courir en tout sens.
Ils fuyaient.
Certains avaient pris une valise, d’autres portaient leurs enfants. Et il y en avaient qui avaient leur chien sous le bras.
Ils passaient même par le jardin ne tournant même par un regard vers la maison.
Mais ce chat où était-il ?
Je me voyais mal partir sans lui. Il n’en n’était pas question en fait. Je n’envisageais pas de partir sans lui.
Le chat ! MON chat !
Il n’était pas question de le laisser là.
Nom de Dieu où était ce foutu chat ?

Dehors j’ai trébuché. Il faisait noir. Les lumières de la rue ne fonctionnaient plus. Au dehors tout était devenu vrai labyrinthe.
Je ne sais pas sur quoi j’ai trébuché, c’était mou.
Aujourd’hui je pense savoir ce que c’était.
Je n’ai aucun regret.

Et je me souviens d’un songe…
Nous dormions. Un bruit m’a réveillé. J’avais peur. Elle était à côté de moi. Elle s’est levée brutalement et a ouvert la fenêtre.
Tout ça se passait très vite et en même temps cela semblait être si long.
Je me réveillais à chaque fois à ce moment là rempli d’une sensation de terreur et les narine emplies d’une odeur de bois brûlé et de chair grillée.

Je suis rentré, la maison était emplie de vide. Un calme absolu. Rien n’éclairait l’intérieur et je cherchais encore l’interrupteur lorsque quelque chose m’a frôlé. J’ai tourné sur moi même comme un vrai girouette, je ne sais plus ce qui m’a pris, je devais remonter à l’étage, c’était vital.



Sa rage n’avait d’égale que sa souffrance, puis tout retomba dans un calme profond. Il ne sait combien de fois il s’était étonné de la couleur de la robe de ce cheval, une couleur jaune, on aurait une grosse banane qui déambulait dans le pré. C’est là qu’il avait rencontré sa femme, au début elle n’avait été qu’une vague forme se découpant sur le brouillard puis elle s’était avancée vers lui. Déjà il avait sa théorie à lui : il avait été embrasé par un feu au moment même où elle avait croisé son regard. Mais maintenant, si c’était à refaire, il se contenterait de lever lentement le bras pour lui faire un salut de loin et en rester là.




45 commentaires:

  1. Ah! heuuu.... oui,oui,oui...bien sûr! Il fallait de vrais textes, quoi...

    C'est le tien, là? T'a pas triché, tu es sûre?

    En ce qui concerne les ateliers d'écriture, puisque je tiens enfin une vraie animatrice, est-ce que tu peux expliquer à quoi ça sert vraiment et ce que ça apporte? Est-ce que ça décoince ceux qui ont du mal à s'exprimer par le biais du stylo par exemple? Est-ce que ça leur apprend à écrire un peu?

    Merci pour tout le temps consacré à ces posts qui sont toujours intéressants.

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  2. On a le droit de commenter alors...
    On était sensé faire des ensembles cohérents, non?
    Tes écrits sont assez particuliers: confus, angoissés. On se croirait empêtré en plein cauchemars.
    Remarque ils collent pas mal avec la thématique des images de fond de ton blog.

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  3. Oups ca me rappel que j'ai toujours pas fini é_è

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  4. J'aime bien, parce-que ça va dans tout les sens, que ça explose, qu'il y a des questionnements, des ambiguïtés. J'aime bien les écrits qui ne sont pas lisses, qui accrochent voir sèment le trouble. Le votre me fait cet effet. Et dans chacun des paragraphes il y a une sorte de "recherche", de "fuite" aussi, tandis que le dernier laisse une étrange impression, une sorte de résignation (pas négatif dans le sens où je l'entend).
    Bref, je vais éviter d'établir le panel des interprétations possibles, mais j'aime bien, et puis je trouve ça très "fair-play" de publier vous aussi votre production ;)

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  5. Jigsaw : il me parait logique de publier aussi même si mes écrits ne sont peut être pas totalement "spontanés". Mais tu peux totalement te livrer à des interprétations, je trouve cela intéressant d'avoir des avis.

    Cleanette : certes, mais angoissé de quoi ?

    Blifting : lorsqu'on suit les consignes on a des vrais textes, mêmes si les 3 parties ne sont pas spécialement liées entre elles, elles ne peuvent que l'être en fait.

    Pour les ateliers d'écriture, perso je donne dans le thérapeutique.C'est à dire qu'il ne s'agit pas uniquement de venir apprendre à écrire un texte ou une histoire. Ce qui m'intéresse c'est ce que les gens mettent dedans. Cela devient donc projectif. Prendre un stylo est facile pour certains, pour d'autres c'est très compliqué. Le côté projectif fait que justement s'exprime dans l'écrit ce qui ne peut être dit par oral. Certains restent "coincé" et ne peuvent dépasser le descriptif car c'est se dévoiler ou mettre à jour quelque chose qu'on ne veut pas voir. Certains n'arrivent même pas à écrire une ligne, il y a une telle envie de "parler" que la psychée empêche le passage vers la sortie. Dans les ateliers thérapeutiques le but n'est jamais d'arriver à savoir écrire, mais arriver à "dire".

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  6. Cleanette : je reviens vers ton commentaire "faire des ensembles cohérents". Où tu as vu écrit cela ? C'est ton interprétation et ta propre consigne (besoin que tout soit classé ?)

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  7. Lymphe : tu n'as pas terminé quoi ? les exercices ? Mais je n'ai rien reçu de toi pour l'instant...

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  8. Moi, ça ne m'a pas vraiment accroché. Ce que vous écrivez sans atelier me semble en général plus intéressant... peut-être que la fiction n'est pas votre truc, mais plutôt votre vécu,Vos idées sur la vie, sur votre profession, etc...

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  9. Flan : de toute évidence tu n'as pas compris le but de l'exercice...

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  10. hum, ouf pas facile. J'aime bien mais ton texte me dérange fortement, il va falloir que je le relise calmement.
    J'ai fait comme Cleanette : des ensembles cohérents. Je me suis longuement posée la question et comme tu as insisté pour garder les phrases dans l'ordre initial j'en ai déduit que c'était pour ça... Ça ne m'a pas simplifié la tâche !
    Plus léger : j'aime bien le nouveau fond d'écran!

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  11. Ah, le but n'est donc pas de produire des textes lisibles, qui pourraient intéresser un lecteur...

    Effectivement, je me disais que ces exercices pouvaient être des excercices d'écriture (comme des gammes au piano) mais que ce n'était pas forcément le meilleur moyen de produire un texte cohérent. D'ailleurs, en m'amusant à faire ces exercices, j'ai produit trois textes sans aucun rapport. L'un sur l'image, un deuxième sur les deux exercices suivants et enfin un troisième sur le dernier...

    Mais, si je comprends bien, vous trouvez plutôt que ces textes servent à révéler l'inconscient. Donc le but ici consisterait à analyser votre inconscient sur la base du texte que vous nous écrivez.

    Voyons voir... Non, désolée, je n'accroche toujours pas.

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  12. Flan : non le but n'est pas d'intéresser le lecteur. Je n'écris pas pour mes lecteurs mais pour moi, si ça intéresse quelqu'un d'autre tant mieux.Pendant longtemps ce site a eu moins de 10 lecteurs, ça ne convenait tout autant. Ce n'est pas le lecteur qui décide de ce que je mets ici, le lecteur n'a aucun pouvoir. C'est MON blog.

    Pour tes textes, comme par hasard, je ne les ai pas reçu. Aucun rapport ? trop facile à dire, peut être que moi et les autres nous ne dirions pas la même chose. C'est peut être cela qui fait ?

    Tu ne vois pas mon inconscient ? Et alors ????

    Milady : et oui lorsqu'on se crée ses propres contraintes, elles sont souvent plus contraignantes que celles que demandent l'environnement.

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  13. reprise au calme, je sais pourquoi ton texte me prends aux tripes, je revois les images d'un tsunami et de beaucoup de douleur. Beaucoup d'angoisse. J'espère me tromper.

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  14. Le lecteur n'a aucun pouvoir ? Me voilà bien frustrée. Non, je plaisante, au final il vaut mieux faire quelque chose qui vous ressemble plutôt que de chercher à plaire à X ou Y ou le plus de monde possible.

    Bref, donc, les théories qui m'viennent. Bon je précise avant je n'aime pas trop exposer des hypothèses sur quelqu'un que je ne connais pas. Au mieux je suis à côté de la plaque au pire je vais vexer la personne en face.

    Vous prenez beaucoup le lieu de "la maison", associé souvent à l'insécurité, la fuite (avec les mots valise, fenêtre, absence de lumière à l'intérieur de cette dernière), du coup ça me fait penser à un événement qui vous aurez marqué et qui est ou était angoissant. Événement relatif à ce lieu, et finalement la fin qui est plus "résigné", me fait penser que peu importe ce qu'il s'est passé vous avez tourné la page même si vous n'oubliez pas pour autant.

    Bon, vous avez le droit de rire, en tout cas c'est dommage que vous faites ces ateliers d'écriture sur Paris, j'y aurais participé avec plaisir si c'était plus proche de là où j'habite. C'est une chouette initiative.

    (Ah oui, c'est/c'était Jigsaw ;))

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  15. Milady : ça te renvoie plutôt à toi on dirait pour que ça te prenne aux tripes comme ça, non ?

    Jigsaw / Harley : nooon pas Harley,le nom d'une bécane qui perd son huile (bon ils ont fait des progrès certes). C'est l'idée de la "vilaine" qui t'a inspiré ?
    C'est marrant ce que tu écris.

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  16. peut-être. Ton texte m'as mise mal à l'aise ce matin et pareil ce soir lorsque je l'ai relu. J'ai tendance à être éponge et à me mettre des contraintes inutiles!
    Contrairement à Jigsaw/Harley je trouve les paragraphes cohérents, ils forment un tout.

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  17. Le seul test projectif que j'ai fait était une espèce de daube orchestrée par des formateurs en marketting, il y a 25 ans, pour le compte de Mérieux. J'ai vu, aussi clair que je vois le loup sur le fond d'écran actuel, une femme nue assise au bord d'une baignoire, genre baigneuse impressionniste, ce qui a consterné le pauvre monsieur très sérieux qui nous faisait découvrir les joies infinies des techniques de vente. Je ne me rappelle plus ce qu'ont vu les autres, mais ce n'était pas ça du tout, et le formateur avait l'air plutôt content d'eux.
    Bref.
    Je lis les commentaires et je trouve très drôle les tentatives de décryptage du fond de l'âme de notre hôtesse. Je ne parviens pas à entrer dans l'esprit de l'auteur d'un texte. Je ne parviens pas à m'en servir comme d'un décryptage psychologique. Je lis une histoire, et cela m'absorbe tant que je m'y projette moi-même : les images mentales m'absorbent. J'ai beau me dire, comme pour votre texte, que cela ressemble à de l'écriture automatique, c'est plus fort que moi, je cherche une intention. Et ici, il y a une intention narrative. La fin rejoint le début. C'est logique, même dans le décousu.
    Au bout du compte, on écrit pour soi et on finit par renvoyer au lecteur un miroir d'encre.

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  18. Harley Quinn est un personnage de comics et c'est un jeu de mot aussi on peut lire "Arlequin", ce n'est pas une passion pour les bécanes chevauchée par des bides à bière en cuir mais ça aurait pu, je le conçois ;)

    Non, pas tant que ça, pourquoi ça aurait du ?
    Argh, je saurais même pas si j'étais totalement à côté de la plaque ou pas alors ? Tant pis, dans tout les cas, c'est qu'un ressenti.

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  19. ah, il fallait remettre les copies à la maîtresse? Je ne lâi pas fait, effectivement. J'aurai donc un zéro, Madame?

    PS: en ce qui concerne la lisibilité, je ne me réferrais justement pas à ce blog en général, mais uniquement aux résultats des exercices d'écriture, qu'ils atterrissent sur un blog ou que les participants se les lisent entre eux, en cours...

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  20. Hier j'ai exprimé les sentiments que j'ai ressenti à la lecture de ton texte, ce matin je me suis amusée à remonter le fil. Donc j'ai repris la lecture en regardant attentivement les consignes que tu nous avais donné.

    1er exercice : l'image choisie évoque un événement qui a provoqué la peur.

    2ème exercice : les 5 phrases qui ont fait tilt spontanément (et dans l'ordre) sont :

    *Mais j’ai fait un pas, un seul pas en avant.
    *C’est alors que tout a vacillé.
    *Mais qui sait ce qui se passe dans la tête d’un chat ?
    *Dehors j’ai trébuché.
    *Et je me souviens d’un songe…

    La consigne était de rédiger un paragraphe débutant par ces phrases en gardant l'émotion de l'exercice 1.
    Voilà ce que ça m'évoque :
    Faire un pas pour arranger les choses mais un seul ce qui laisse penser que ça n'a pas forcément été suffisant.
    Un événement a bouleversé ta vie.
    Tu aimes les chats (d'après les commentaires sur un article précédent) et tu as eu peur de le perdre.
    Petit accident ?
    l'événement revient régulièrement dans le sommeil.

    3ème exercice : les mots qui ont fait tilt sont oiseau, mémoire, jardin, labyrinthe et girouette.
    Là c'est amusant car oiseau et jardin sont des mots qui évoquent la sérénité et pas du tout la peur. Mémoire et labyrinthe me font penser à la complexité. Girouette peut être dans les deux catégories : objet paisible et difficulté.

    4ème exercice : alors que le texte est sur la peur il n'y a que 2 mots qui peuvent être en relation : rage et souffrance, peut-être feu. Sinon les autres mots évoquent surtout des choses paisibles : calme, robe, cheval, couleur, banane, pré, femme (là c'est à voir!!!) vague, forme, brouillard, regard, bras, salut. 1 mot évoque la complexité : théorie.

    Et là j'en déduis quoi ? pas grand chose mon général ! Disons que si le texte général évoque la peur, les phrases évoquent un événement qui a bouleversé ta vie et que tu trouves le calme dans des choses simples (animaux, nature) mais que ce n'est pas toujours simple.

    Là je retourne à mes sciences, je crois que je suis plus douée pour ça, lol!

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  21. Angoissée de quoi? La réponse la plus simple: de la vie en générale. J'ai eu un long passage ou j'étais globalement angoissée, sans doute parce que je ne me sentais pas encore maîtresse de ma vie. J'étais encore pleine d'incertitudes tant sur le plan amoureux que professionnel.

    Ensemble cohérent: je suis allée relire tes consignes. Pour le premier exercice, juste 10 lignes sur l'image choisi, ça aurait pu effectivement n'avoir ni queue ni tête, mais mon cerveau déjà trop formaté ne sait pas proposer spontanément des idées décousues. Ou bien il aurait fallut bien spécifier dans la consigne que l'on pouvait proposer, les mots phrases qui nous venaient spontanément en tête à la vue de cette image, j'en suis capable,j'aurais alors produit autre chose.

    Idem pour les exercices suivant, mais je suis aussi contente de ce que j'ai réalisé. Mais je reconnais que j'étais peut-être plus dans le concept de l'élève qui rend un devoir à son professeur que dans celui de l'exercice qui ne sert qu'à soit même en fait tel que tu le conçois visiblement.

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  22. Flan : décidemment tu ne sais pas lire. Tu peux dire ce que tu veux, comme de toute façon nous n'avons accès à tes écrits, tu peux nous raconter tous les cracks que tu veux (et on s'en fout). Pour les exercices d'écriture, comme je l'écrivais plus haut, tout dépend le but de l'exercice. Lorsqu'il s'agit de simplement apprendre à écrire (une nouvelle, un texte, un poême...), les contraintes sont moins fortes et le résultat moins projectifs. Cet exercice n'avait pas pour but de produire un récit, mais bien d'y exprimer quelque chose de soi. Certains ont fait de la résistance d'ailleurs et n'ont pas pu dépasser la premier étape qui elle-même avait été difficile.D'autres on bloqué à l'étape suivante...Et ça n'a rien d'un manque d'inspiration.

    Milady : merci pour cette lecture.

    Harley : Harley Quinn est issu d'un horrible jeu de mots qui a réussi à mêler la Comedia Dell'Art à la culture américaine..., par contre je constate que tu fais des progrès. Au fait pourquoi elle et pas Poison Ivy ?
    Je vais te dire pourquoi c'est marrant, parce que le lecteur y projette aussi ses propres problématiques.

    Zygielle : toi une obsédée sexuelle ? lol

    Milady : comment tu t'es pris la chou à retrouver mes choix ! Ce que tu écris m'évoques un truc : j'ai passé un test une fois et la psy en face de moi m'a demandé pourquoi j'avais fait tel choix de mots.Je lui expliquais que pour moi ils représentaient des aspects positifs la joie, la douceur, la protection.Elle était bien embêtée parce que pour elle, selon les standards de lecture, ces mots étaient négatifs. C'est bien pour cela que communiquer est complexe, car chacun met ce qu'il veut sous les mots.

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  23. Cleanette : Rien que cet aspect de cadrage automatique est intéressant pour soi. La consigne est minimale et vous arrivez à vous contraindre. Je ne suis pas la professeur, il n'y a pas de note. Pourtant toi...et d'autres vous mettez dans cette position. Quand je dis que c'est un exercice intéressant...

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  24. Effectivement lol, parce que ce n'est pas parce qu'on voit Diane au bain dans un truc tout flou et grisé qu'on est une obsédée sexuelle. Et puis cette "formation", c'était lamentable. Mais le buffet était très bien !

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  25. Je n'ai pas choisi ce pseudo pour vous plaire, mais s'il vous dérange tant que ça il n'y a qu'à attendre quelques mois, je changerais sûrement à nouveau pour un truc plus ou moins humain.
    Je ne vois pas l'intérêt de m'expliquer davantage sur ce choix.

    Pas dans ce cas présent alors, dommage ;). En revanche je note le "aussi", signifiant qu'il y avait une part de vrai dans mes hypothèses ?

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  26. tout d'abord je trouve que c'est la moindre des choses que je lise attentivement ton texte, tu écris pour te faire plaisir et je dois dire que j'apprécie : il m'arrive de rigoler comme une baleine devant certains articles, j'apprends des choses, je me promène dans des musées... En plus je trouve très cool tes réponses aux différents commentaires. Là tu nous a proposé un jeu, pas facile mais amusant, intriguant!
    Pour l'analyse détaillée ce n'est pas difficile, il suffit de copier le texte dans un traitement sophistiqué et de faire colorer les mots d'une liste. Là encore c'était un jeu pour moi. D'abord j'écoute mes intuitions ensuite j'essaye de mettre une méthodologie (déformation professionnelle), mais là c'était uniquement pour le fun!

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  27. Harley : pourquoi tant de réactivité ? Je n'ai jamais dit qu'il me dérangeait, d'ailleurs je m'en fous complètement de tes pseudo. C'est juste que je constate une évolution. Tu ne veux pas t'expliquer mais tu le fais en disant que tu choisis un truc plus ou moins humain. En tout cas j'ai touché une corde sensible. D'ailleurs je te trouve très "remontée" en ce moment.

    Non le aussi, veut dire que le lecteur voit en fonction de sa propre problématique. Il y a une chose qui t'a échappé et qui ordonné ton interprétation dans un sens précis. Cette vision est donc parlante de toi.

    Milady : Merci. Toi qui a l'air de bien connaître certains logiciels t'aurait pas un bon plan pour un truc qui m'éviterait de taper (de la reco vocale quoi) ?

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  28. comment la psy est vilaine et fainéante ?!
    je t’envoie ça demain.

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  29. Je n'ai pas l'impression d'être particulièrement réactive. Il suffit de voir les phrases, généralement phrases courtes = ton énervé/sec ou impératif.
    Je fais des phrases à rallonge, dommage qu'on ne puisse pas voir le ton à l'écrit et pour le coup je me demande d'où vous tirez le fait que je sois remontée en ce moment (alors que j'ai rarement été aussi sereine ^^).
    Mais en attendant ça m'amuse parce-qu'il n'y a aucune corde sensible à vrai dire ni de problématique particulière, déformation professionnelle ?

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  30. Faites attention avec la reconnaissance vocale, il m'arrive de recevoir des compte rendu de spécialistes qu'on croirait tout droit sortis d'un standard téléphonique délocalisé en Ouzbékistan. Pas sûr que la dictée plus correction des erreurs ne prennent pas autant de temps qu'une bonne vieille saisie manuelle.
    A part ça, le post suivant est presque aussi fascinant que celui-ci, dans le genre fin du monde.

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  31. Je trouve ce texte très bien écrit et poignant, j´aimerais dire bcp de choses mais meme écrire un commentaire est trop pour moi en ce moment...
    Mon 'stylo' est complètement en gréve.

    Mais je lis ce blog avec toujours autant d'intéret et de plaisir.

    Lea

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  32. De toute façon on va choisir les phrases ou les mots qui nous interpelle. Et si on est attiré par ces mots la c'est que ca evoque un truc, donc le texte va forcement etre basé sur notre vie ou du moins il y aura une partie dedans.

    Aprés je pense pas que tout ce qui est écrit est forcement "nous" j'ai écrit des tas de texte, poéme et autre, parfois sur moi et parfois sur des tas de truc que j'ai pas vécu, j'essaye juste d'écrire en me mettant dans la tete de l'autre.

    Sinon je trouve le texte plutot sympa ^-^

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  33. J'utilise Dragon Naturally Speaking, ça marche très bien mais il faut avoir une certaine patience pour l'apprentissage, cela pend un peu de temps. Il y a peut-être des logiciels mieux maintenant (je ne crois pas) mais je n'ai pas cherché car je ne veux pas refaire l'apprentissage ! Autre chose il faut faire une copie de son ordi qd on en change sinon là encore il faut recommencer l'apprentissage.

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  34. Pour la reconnaissance vocale, le logiciel de référence c'est Dragon NaturallySpeaking. Par contre il existe différentes versions à différents prix et là je ne saurais guère te conseiller, selon ton usage, que tu es ou pas déjà équipé d'un casque ou micro, ton budget, etc...

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  35. Pourquoi publier ce que l'on écrit si ce n'est pas fait pour être lisible??? N'est-ce-pas un peu contradictoire???

    Pour le reste, je pense un peu comme Zygielle: je préfère lire un texte pour la lecture, non pas pour décrypter l'inconscient d'autrui, exercice qui, par ailleurs, me paraît assez futile. Ca peut être un jeu de société amusant (quand on aime), mais après tout, ça relève surtout de la spéculation...

    Spéculation, d'ailleurs que l'on aura toujours du mal à falsifier d'ailleurs, car on pourra toujours répondre: mais tu ne te rends pas compte, c'est ton INCONSCIENT, ah, tu ne te connais pas du tout toi-même...

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  36. Mais puisque c'est l'exercice, je vais y aller de ma petite spéculation:
    Premier constat:
    Votre "je" est un homme.

    Conclusion: Vous avez donc beaucoup de mal à accepter votre féminité, vous aimez bien jouer avec la notion de genre.

    Deuxième constat:
    votre je est "borderline"

    Vous êtes une psychologue, et, de par votre profession, vous réfléchissez beaucoup aux questions des maladies mentales.

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  37. Finalement, les commentaires sont encore plus instructifs que les textes sur la personnalité des gens !

    Sinon, je suis bien placé pour savoir que d'une part je ne suis pas psy et que je n'ai aucune chance de déchiffrer la personnalité d'une personne via ses écrits, et d'autre part qu'on peut très bien écrire quelque chose qui est en complète contradiction avec ce que l'on pense ou ce que l'on est.

    A la rigueur, je pourrais peut-être te faire une explication de texte ! Et là, la première chose que je te dirai est que tu fais le maximum pour te dissocier de ce que tu écris :-)

    Voilà, j'ai aimé le jeu, j'ai joué, alors juste Merci !

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  38. Milady : j'ai déjà testé Dragon, j'ai fini par laisser tomber, je n'en pouvais plus de corriger les fautes et de lui entrer des mots que moi je considère standard. je pensais qu'on avait fait des progrès sur ce sujet, mais bon il va falloir que je reste devant mon écran.

    Harley : je fais des phrases courtes parce que je ne suis pas du genre à "emballer" ce que j'ai à dire. lol

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  39. je ne publie pas ce que j'écris sous dictée. C'est juste pour organiser ma pensée, ensuite je rédige. Donc ça me convient. Je viens de regarder les fichiers c'est correct (lol) mais sans plus.

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  40. bonjour! je n'ai pas participé à cet exercice, mais en lisant les commentaires je voudrais vous poser une question. vous dites que certains restent coincés avec un stylo parce qu'écrire pourrait laisser voir quelque chose qu'on ne veut pas voir. (je voulais faire copier/coller mais ça marche pas).

    cette remarque pourrait-elle être une piste pour expliquer un blocage total de l'écriture chez quelqu'un qui a toujours aimé écrire et pour qui ça a toujours été facile ? (un blocage sur des années). oui, question perso mais je profite de l'article pour la poser! merci

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  41. Bonjour Kim : bon déjà il faut savoir qu'avec le temps et parfois rapidement les gens changent de centre d'intérêt. Cette personne pouvait aimer écrire et ne plus aimer, c'est la vie. Cette personne pouvait très bien aimer écrire parce qu'elle avait quelque chose à dire et que l'écrire l'y aidait et qu'une fois que c'est fait ça n'a plus d'intérêt, le flux d'écrire se tarit donc de lui même.A l'inverse, il peut se passer quelque chose qui fait que le passage vers la main est impossible (ça relèverait d'un processus hystérique). L'esprit peut être trop occupé à ruminer et une activité n'est pas possible, ou écrire serait dévoiler ce qui tracasse... Il y a beaucoup d'hypothèses possibles. Mais comme je l'écrivais plus haut déjà partir du postulat que ce n'est pas parce qu'on aimait écrire qu'on le fait toute sa vie, ce peut être juste une phase de quelques années ou quelques mois. A toi d'interroger cette personne et de bien regarder ses réactions.

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  42. 'Ca releverait d'un processus hysterique'. Est-il possible de developper ?
    Lea

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  43. Dans la crise hystérique, il y a souvent passage du psychisme au corps. Ce sont des pseudo symptômes. En fait le corps n'a rien, mais le patient tire un bénéfice à faire croire qu'il y a quelque chose, sans compter la représentation symbolique associée. Ainsi ne pas pouvoir écrire, peut relever du fait que la main n'arrive pas à bouger, qu'elle ne sait plus écrire... En fait l'angoisse se projette sur la main. Pourquoi là ? C'est toute l'histoire du symptôme à laquelle il faut remonter....

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  44. merci pour votre réponse! la personne c'est moi et ce n'est pas l'intérêt ni l'envie qui manque, c'est vraiment un blocage. mais bon c'est pas par commentaires de blog que je vais régler ça, mais ça m'intéressait d'avoir votre avis sur la question, donc oui, merci :)

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  45. Ah si! ha! si! J'arrive après la bagarre, mais je suis prête moi! Bon j'espère que mes post ne vont pas foirer comme la dernière fois que je suis passée. Allez hop! je me concentre. Lecture.

    Et bien mazette, pour ce premier écrt, c'est … dense!
    Il s'en passe des choses dans cette tête là. L'auteur est forcément quelqu'un qui a une grande richesse intérieure. Conséquence probable d'un vécu aussi intense.
    Que dire d'autre, à part des banalités? Aucun commentaire ne saurait-être à la hauteur de cet imaginaire, à moins d'émaner d'un professionnel. Je m'abstiens lâchement.

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