dimanche 19 février 2012

Exercice d'écriture - Résultat 7

Les écrits de Blifting


REVOLUTION


C’est la lutte. Une rébellion. Des gens qui en ont assez de se taire, d’être opprimés et qui pour la première fois se rebellent. Ils vont gagner parce qu’ils ont raison, parce qu’ils sont dans leur droit. Jusqu’à présent ils croyaient toujours qu’en faisant ce qu’on attendait d’eux, ils finiraient par être reconnus et respecté mais ils se sont aperçus qu’ils se trompaient. Voilà pourquoi ils ont décidé de protester. Enfin !




Je m’engageai dans le sentier.
Je m'arrangeais pour éviter l'ennemi et le découvrir par surprise. Mais tout était calme. Personne n'était en vue. Au bout d'une demi heure, je rebroussais chemin. La promesse que je m’étais faite de les retrouver ne m’abandonnait pourtant pas.

Dehors j’ai trébuché. Mon pied, se prenant dans une racine, fit bouger plusieurs pierres qui roulèrent le long de la pente. Un petit écho se répercuta pendant quelques mètres et c'est la que je vis que je n'étais pas seule comme je l'avais pensé. En relevant la tête, je découvris cinq long fusils braqués sur moi. Derrière eux, des hommes au visage menaçant, prêt à tirer dès que je leur en donnerais l'opportunité ou le prétexte. C’est alors que j’aperçus une échelle derrière eux, qui, telle le haricot magique de Jack se dressait vers le ciel.

Et je me souviens d'un songe…
J'étais dans la même situation, me relevant d'une chute. Dans ce rêve, j'étais encerclée par des soldats qui cherchaient à me capturer. Mais lorsque je relevais la tête de ma chute, des gerbes de fleurs sortirent des canons de leurs fusils, leurs uniformes prirent une couleur bleue argentée et se chargèrent de plumes. Puis les soldats commencèrent à léviter pour finalement s'envoler en m'aspergeant de perles rosées et se mirent à m'escorter jusqu'à ma destination suivante. En cherchant à faciliter ma route, ils essayaient d’expier leur crime.

J'aime la pluie fine. Elle me lave de mes souillures. Elle me purifie. Je ressens une grande fraîcheur à son contact. Tous mes soucis s'estompent. Toutes mes peines s'oublient. Seule la pluie a le pouvoir de me régénérer. J’aime aussi les jardins trempés car si certains les trouvent tristes parce qu’ils les préfèrent ensoleillés, moi, ils m’appaisent.

C'est alors que tout a vacillé.
Finalement, je n'ai pas pu me relever. Mes jambes se sont faites lourdes et se sont enfoncées dans le sol. J'avais beau faire, elles s'incrustaient et refusaient de sortir de leur entrave et je m'en voulais de ne pas être plus forte. Je pensais que si j'avais été plus sportive, j'aurais pu m'en tirer. Mais là… j'étais trop âgée désormais . Je refusais de m’enfoncer totalement et décidais de retrouver tout mon courage.



Les roses s'entouraient autour de la grille principale. Derrière on apercevait la balançoire du jardin. Dans la terre était planté le tuyau. Un ballon s'échappait dans le ciel. La main qui s'échappait de la fenêtre de la terrasse tenait un gant ensanglanté.

6 commentaires:

  1. Je dirai que tout est dans le premier paragraphe.Et j'y ajouterai que chaque fois que cette personne n'arrive pas à parler/agir.

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  2. J'aime bien ce texte aussi, il correspond bien à mon imaginaire. Par contre même si il y a pire je le trouve comme la plus part des texte précédent chargé d'angoisse. Est-ce une constante chez tous ceux qui s'intéressent à la psychologie?

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  3. Je répondrais plusieurs choses :
    - oui tous les patients en psycho ont des angoisses
    - non car tous n'ont pas vécu les mêmes chose, je ne m'étale pas dans mes coms mais je vois certaines choses lourdes
    - il y a aussi un effet de la tranche d'âge qui écrit...

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  4. Quelle est l'influence de la tranche d'âge ?

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  5. Tout comme Nakito je ne saisis pas bien l'effet de la tranche d'âge.
    Il me semble au contraire qu'il y a un large éventail d'âge parmi les "commentateurs réguliers".

    On retrouve beaucoup l'idée d'une bataille dans chacun des paragraphes avec un ou des ennemis qui prennent diverses formes et qui ne sont pas toujours identifiés. Niveau interprétation je sèche, mais la lecture était agréable, j'aime beaucoup le "style" d'écriture.

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  6. Alors pour l'âge, il y a le fait que chez les plus jeunes l'écriture est plus noire. Chez les plus âgés, il y a aussi beaucoup de noir, mais souvent une lueur d'espoir ou un truc sur lequel s'appuyer. Les plus jeunes sont encore dans leur trip dépressif, ils n'ont pas encore consolidés leurs mécanismes de défense.

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