lundi 6 février 2012

La psy est vilaine

Une patiente : "mon père m'a merveilleusement bien éduquée"
Un patient : "ma femme est super. S'il y avait un prix pour les épouses elle aurait le premier prix"
Une patiente : "mon mari est un père fantastique, rien à redire"
Un patient : "mon gosse j'aurai pas pu rêver mieux".



La psy :

"C'est vrai votre père vous a merveilleusement éduquée, d'ailleurs il n'arrêtait pas de vous dire combien vous étiez grosse et moche et combien le fait de rater votre première année de fac l'avait déçu".

"Elle est géniale votre épouse, tout est super bien rangé à la maison, vous avez le droit de ne pas déplacer les livres, de trouver que sa cuisine est très bonne. D'ailleurs si vous n'appréciez ce qu'elle vous fait à manger, elle vous en refait le lendemain pour être sûr que cette fois vous trouverez ça bon. Ah vous avez déjà envisagé plusieurs fois de la quitter ?"

"Il part à 6 h du matin, les enfants dorment encore. Il rentre le soir à 23h, les enfants dorment. C'est vrai qu'il est très présent pendant les vacances. Sinon il vous aide pour les devoirs, l'autorité, les règles de vie... ? non, mais alors il fait quoi ?"

"Vous êtes sûre qu'on parle du même enfant là ? Celui qui dès le réveil vous envoie vous faire voir et qui est continuellement dans l'opposition et dont vous me disiez qui vous aviez su que c'était comme cela vous ne l'auriez pas fait ?"


Tss tss, elle est vilaine la psy.

13 commentaires:

  1. dit comme ça c'est amusant et caricatural mais il y a de la douleur derrière chacune de ces phrases et des décisions pas toujours facile à prendre. Est-ce que dans ces exemples les patients n'attendent pas volontairement que ce soit toi qui dise à voix haute ce qui ne va pas ? C'est ce que tu appelles faire de la résistance non ?

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  2. Methode Coué. Dire le bonheur, c'est le premier pas pour s'en convaincre.

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  3. Zygielle : tu parles ça rend malheureux comme tout oui parce que tu sais que tu te leurres et tu en souffres, ta vie n'est qu'un semblant de vie...

    Milady : en fait les patients disent à voix haute ce qui ne va pas ! Mais ils ne se rendent pas compte qu'ils ont dit l'inverse 2 minutes avant. Le rôle du psy est de leur permettre de prendre conscience de de ce paradoxe et d'accepter ce qu'ils pensent vraiment.

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  4. J'adore le dessin qui va avec l'article, c'est tout toi !

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  5. Oh vouiiiii! Elle est vilaine la psy sur la photo... Mais dans quel sens? Me ferai bien fouetter par elle moi. Ôo

    pardon, je sors...

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  6. Des consultations avec fouet ? C'est jouable.C'est juste qu'il faut que j'ai de la demande ! ;-)

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  7. Je n'ai pas dit que j'adhérais à la méthode Coué... Dans ce cas de figure, ça ressemble à du déni volontaire (oui, je sais : oxymore). Bien sûr que ça ne peut pas fonctionner. Alors qu'une petite Vodka-Proz@c...

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  8. Ca va fonctionner pendant un certain temps.Ce n'est après tout qu'un mécanisme de défense.Mais il a ses limites et à un moment le système cherche à exploser.
    Perso quitte à mélanger je préfère cidre-crêpes, ça me remonte bien le moral.

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  9. tu parles vraiment comme ça à tes patients ?!
    Sinon moi aussi j'aime bien l'image. Si tu ressembles à la nana de cette image les zoms doivent se précipiter pour te voir ! Par contre le fond d'écran sort d'où, une BD ?

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  10. Mon père est un connard, mon mari est un gentil papa mais un mari très moyen, mes enfants sont (très) sympas mais j'aimerais bien qu'ils soient autonomes maintenant pour me libérer de certaines contraintes à leur égard.

    J'ai même pas honte.

    C'est normal?

    Moi, c'est ce fond d'écran que j'aime beaucoup. En dehors du fait qu'il me plaise, il fatigue moins la vue que les précédents. Non, non, c'est pas lié.

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  11. Oups pas connecté, ca le demande plus pour envoyer les messages.

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  12. Milady : mes fonds d'écran arrivent tout droit de Gougueule, je tape un mot et je vois ce qui sors et ce qui l'inspire et ça doit être assez sombre pour qu'on lise le texte posé dessus.
    Souvent je parle comme cela à mes patients, mais bien sur il faut qu'ils aient fait leur travail avant.

    Blifting : bref, tes parents ça va pas, ton mari ça va pas, tes enfants ça va trop bien... La dépression te guette ;-)

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  13. J'imagine que tu rencontres ce genre de "comportements" surtout en début de thérapie, quand les patients sont encore en pleine phase de déni, et qu'il te consulte pour un "autre problème" ? Ensuite vient la prise de conscience, et puis la tristesse, et puis la colère, et puis la peur, et enfin l'acceptation ?

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