lundi 30 avril 2012

Le test de Rorschach

Impressions by Rorschach on Grooveshark

Le test de Rorschach a été créé en 1921 par le Suisse Hermann Rorschach.

Ce test a été pendant très longtemps le test préféré des psychiatres afin de cerner les pathologies de personnalité ou mentales sous-jacentes chez tout patient.

Ce test est toujours réservé à un usage professionnel. C'est à dire que pour se procurer les planches originales il faut présenter son diplôme de psychologue ou de psychiatre. Ce qui fait que jusqu'à il y a encore 2 ans, il était quasi impossible pour les non initiés de savoir vraiment à quoi ressemblait ce test. Jusqu'au jour où un petit malin chez Wikipedia a décidé de le mettre en ligne ce qui n'a pas été sans créé un ras de marée dans les cabinets des psys.

Il faut dire que ce test ne doit pas être interprété n'importe comment. La passation en est longue et fastidieuse, autant pour le patient que pour le praticien. Il faut une formation de 1 à 2 an pour maîtriser les notations ("cotations") de ce test, qui, vues d'un non professionnel, relèvent d'une espèce de calligraphie composée de lettre et de "+" et "-". Personnellement, je me suis bien amusée lors de la formation, mais j'ai osé poser quelques questions gênantes. La principale étant "comment peut on être sur que telle réponse qui semble anodine correspond à telle pathologie ?".

Le test est composé de 10 planches. Certaines en noir et blanc, certaines en couleur. Chaque planche cerne une problématique (le père, la mère...).


 
Le patient doit s'adonner à des associations libres. Il dit ce qu'il pourrait voir, ce à quoi ça le fait penser. La forme globale, puis certains détails.

Le psy note tout en codant les réponses. Quand je dis tout, c'est tout. Même les mouvement de rotation de la planche. Vers la droite, vers la gauche. Le retournement.... etc. Tout est côté et tout a son importance pour ensuite additionner les cotations et obtenir un résultat qui cerne telle ou telle pathologie.

En ligne on arrive à trouver les réponses "bateau" qu'il faudrait donner. Ne vous y trompez pas, le Rorschach est rusé. Ne rien voir dans les formes ou donner des réponses trop "alignées" permet aussi d'en déduire des choses. En fait, dans le test de Rorschach, ce qui est important c'est l'émotion que génère le dessin. C'est donc un test projectif qui n'a de valeur qu'à l'instant "t" mais qui oblige le patient projeter son contenu interne dans l'interprétation qu'il fait des dessins.

Maintenant, je n'ai jamais eu la réponse à ma question. En effet, on peut aussi se demander comment ont été construites ces taches. Des taches d'encre je peux en faire à la pelle et vous aussi. Pour le psy qui côte, les réponses sont classées par type. Il y a des réponses "normales" et d'autres non. Il semblerait, d'après ce qu'on nous apprend, que certaines types de personnalité ou de troubles mentaux donnent plus particulièrement telle réponse à telle planche. Ce test a été passé sur un nombre représentatif de personnes et on en a déduit que telle réponse se retrouvait plutôt chez les dépressifs et telle autre chez les psychotiques.
"D'accord" ai-je dit à mon prof "mais ne pensez-vous pas que c'est une question de vision personnelle ? Ainsi par exemple je vois sur cette planche un lapin au pelage doux et agréable..." "C'est un signe de dépression !" m'a aussitôt dit mon prof. Etonnée, je continue ma phrase "mais en quoi est-ce dépressif de voir quelque chose de doux ? Je considère qu'un lapin c'est agréable, gentil. Penser à son pelage me fait plaisir et j'y vois de la beauté..." "C'est comme ça, la majorité des dépressifs parle de fourrure." Belle réponse. Majorité OK, mais ça ne veut pas dire tous.

Maintenant  je n'ai jamais eu la réponse non plus sur le choix de ces taches là et pas d'autres. D'après ce que je vous ai dit ci-dessus, vous aurez compris que ce n'est pas tant la tache qui est importante que ce qu'on en dit. En fait, les taches ont été choisies parmi d'autres et on a compacté les réponses de milliers de patients pour pouvoir dire que ces réponses là orientent. Ce qui sous-entend que n'importe qui peut créer un test équivalent, il suffit juste d'avoir suffisamment de sujets diagnostiqués pour le faire passer et collecter les réponses. Car le test de Rorschach fait partie des tests non structurés. Il n'y a rien sur la page, que ce que voit le patient, c'est donc le patient qui structure l'image.

Malgré toutes ses évocations négatives, le test de Rorschach est très efficace. Mais il est abandonné parce que la passation est longue (au moins 3 heures) et qu'il faut se former sérieusement pour savoir coter (même si les psys finissent par créer leurs propres abréviations et signes...). Du coup dans les cas d'urgence, c'est un peu raté comme aide au diagnostic. 

En expertise, il est utilisé de façon non conventionnelle. Ainsi, selon ce que "sent" le psy, il va donner une ou deux planches seulement, choisies en fonction du trouble perçu, et va demander ce que le patient "voit" afin de confirmer ce ressenti de diagnostic. 

Il est aussi abandonné parce que comme on peut le trouver un peu partout en ligne, il perd de son intérêt. Ceci dit, un "vrai" patient qui veut vraiment faire une psychothérapie ne s'amuse pas essayer les tests sur le net, il sait que cela ne l'aidera pas de truquer ses réponses.

Le test de Rorschach est souvent couplé au test TAT, qui est aussi un test projectif. Le Rorschach permettra surtout de cerner les problèmes liés au narcissisme alors que le TAT permettra de cerner les problématiques Oedipiennes.

samedi 28 avril 2012

Visite aux labos de l'ICMMO - 3/3

Ma rencontre avec Nita.
Nita, il passe du coq à l'âne, ça part dans tous les sens et retombe sur ses pattes. Il vous fait un croquis, il se lève d'un bond, vous montre un fil, une cellule à effet Peltier (j'ai bien retenu hein)... Ca doit être éclatant de l'avoir comme prof.

Nita a fait un doctorat sur les supraconducteurs. Parti de Roumanie pour enseigner et faire de la recherche au Japon (Konnichiwa Nita. Anata wa o genki desu ka ?) (Oui, j'ai fais un DEUG de Japonais, mais il n'en reste pas grand chose), il s'est décidé à faire un détour par chez nous où il est professeur et chef de labo (bref, c'est lui qui dit à Fab' d'arrêter d'embêter ses étudiants).

Il travaille toujours sur les supraconducteurs et sur la thermoélectricité. Bref, c'est le type qui a mis les doigts dans la prise lorsqu'il était petit et qui ne les a jamais enlevé (d'où la coiffure sans doute... lol).

Alors comme nous sortions de table, un petit café s'imposait. Réunion au sommet en salle de... réunion (on va appeler ça comme ça, lol), on s'affale, on se laisse aller... ça y est c'est le bon moment pour enfin savoir qui est sympa ou pas dans l'équipe, tous les ragots de couloir. Pfff, raté. J'en serai quitte pour de courtes présentations. Mais je l'aurai un jour, je l'aurai.

Allez hop c'est parti.
En thermoélectricité on travaille à partir d'oxydes. Ce sont des composés chimiques composés d'oxygène et d'un autre composant. Je ne vous en dirai pas plus, je n'y connais rien. Mais pour faire court les oxydes ici sont sous formes de céramiques. Non, on ne fait pas "atelier poterie" en chantant du Maxime le Forestier à l'ICMMO. Je parle ici de céramiques techniques, des oxydes sous forme cristalline afin d'être plus ou moins conducteurs d'électricité. 

Pour faire simple, dans le placard joli labo de Nita, on voit un truc recouvert de fils multicolores. C'est relié à un écran informatique. Ca fait joli, c'est décoratif. Si si. Mais surtout ça sert à tester la conduction, qui doit être la plus faible possible. le but étant que lorsqu'on chauffe une partie de la céramique -on dira le "haut"- les électrons ont la frousse de cramer et ils foncent tous se mettre de l'autre côté au froid (- 260° quand même), là où la chaleur n'arrive pas (puisqu'il y fait froid. C'est bien vous suivez). Ce mouvement génère de l'énergie électrique (effet Seebeck). Or si la céramique était conductrice, la chaleur se répartirait tout au long et les électrons n'auraient aucun intérêt à foncer de l'autre côté, ils resteraient sur place à papoter, donc pas d'électricité.

Les électrons étant de gros feignants qui ont tendance à ralentir au moindre obstacle, il faut tester aussi la résistivité du matériau (freinage de circulation des électrons),

Et pour obtenir un supraconducteur, la résistivité doit être nulle, c'est à dire que rien ne freine les électrons.

Alors comme, Ô lectrice Ô lecteur, je sais que tu n'es pas avare de question, tu te demandes quel peut bien être aujourd'hui le matériau le plus conducteur ? (et si tu ne te l'es pas demandé, moi si). 
Et bien la réponse est... tout dépend de la température ! 
Mais tu le savais déjà puisque tu as tout compris.
A température ambiante : Bi2Te3 (Tellure de Bismuth)
A 600°C : BiCuSeO (un extrait d'un article sur le sujet ICI)
A 1000°C : SixGe1-x
Bon sang mais c'est bien sur, tout s'explique !

Aujourd'hui, à partir de tout ça on pourrait des climatiseurs totalement non bruyants. Le problème serait le coût industriel de production.

Y a un truc qui permet de moduler la production de thermoélectricité, ce sont les fullerènes, entre autre.
Alors les fullerènes, ce sont d'atomes de carbone qui ont la subtile propriété de s'organiser de façon très organisée en formant une "bille" à facette (un truc qui ressemble à un ballon de foot quoi). Ils existent à l'état naturel, on en trouve même dans l'espace (frontière de l'infini), mais on sait aussi en produire. Comme donc c'est creux à l'intérieur et donc dans cette structure on pourrait mettre n'importe quoi : une pizza, un médicament, une autre molécule...   Comme on peut en fabriquer avec une autre structure (tubes par exemple, avec paroi, avec strates...), ils peuvent servir en électronique, en transports de molécules, comme lubrifiant. Et bien sur, ils conduisent l'électricité.

(3 fullerènes se sont cachés dans cette figure, saurez vous les reconnaître ? Je donne un indice : ils sont après c et avant g...)


Bon ben voila, la visite les labos de l'ICMMO est finie. J'espère qu'elle vous aura intéressée. Vous aurez ainsi touché du doigt la recherche sur les propriétés des nano-alliages métalliques. Qui sait quels débouchés en biomédical, en catalyse, en stockage et en énergie ces labos nous apporteront ?

Pour aller plus loin, le site du CNRS sur la supraconductivité.


Je sais qu'à Orsay vous m'aurez tous lu, je vous fais un gros coucou.
Le temps est venu de laisser à nouveau Fabienne simuler... ;-)





Nita dragoe - nita dragoe - nita dragoe

mercredi 25 avril 2012

Visite aux labos de l'ICMMO - 2/3


Ma rencontre avec Marie-Geneviève Barthès.

Après le café, Fabienne me fait changer de côté de  couloir. On dépasse les toilettes, on longe un long couloir avec l'impression parfois d'être en plein chantier et nous arrivons au bureau de Marie-Geneviève.

D'abord Marie-Geneviève elle a la frange de l'autre côté, mais c'était pas prévu dans les possibilités de dessin. 
Ensuite Marie-Geneviève fait très sérieux, mais elle n'est pas dénuée d'humour loin de là croyez moi. 
Doctorat en chimie, des présidences prestigieuses de diverses unions de scientifiques, elle est actuellement directrice de Recherche à l'ICMMO.

Passée la première seconde pendant laquelle elle a du se demander comment on expliquait la physique à une psy, Marie-Geneviève me convie dans la salle secrète (pas tant que ça en fait). Nous passons la porte sur laquelle un avertissement demande aux blondes de se trouver un cerveau et je fais face à une étonnante machine qui ressemble de loin à un lem lunaire.... le tout recouvert de papier aluminium, de celui dans lequel tu enfournes ton gâteau dans ton four...

Mais ici pas d'expédition dans la Lune, au contraire on reste très terre à terre. Nous sommes bien dans un laboratoire qui se penche sur l'organisation des atomes. Mais cette fois visuellement. (ben non, j'en n'ai pas vu, c'était pas le jour des expérimentations...).
Les atomes, grâce à cette curieuse machine, ont peut les voir, mais surtout on peut leur faire subir les pires tortures niark niark niark : leur sauter à pieds joints dessus, les soumettre à de très hautes températures, à une haute pression, les mettre dans le vide.... et regarder ce qu'ils adviennent et ce qu'ils font.

Enfin le vide... le vide, c'est vite dit.
Le vide pour vous, pour moi, c'est vide quoi.
Lorsque je dis que mon verre est vide, c'est qu'il n'y a rien à boire dedans (et je le regrette croyez moi).
Pour le physicien y a plein de trucs beurk à avaler. De l'air notamment et dans l'air il y a des gaz (oxygène, azote,...) plus plein de poussières. Le problème, si tu as bien lu le premier article, Ô lectrice, Ô lecteur, c'est qu'ici on travaille sur des métaux. Or les métaux soumis en condition d'air libre... ils font quoi les métaux à l'air libre à ton avis ? Mais ils s'oxydent voyons. Or l'oxydation c'est une couche de protection très fine, quelques microns, qui se met au-dessus des atomes qu'on veut étudier. Il faut donc pour voir les atomes d'un métal, le nettoyer (abrasion) puis le mettre en situation d'ultravide pour que d'oxydation il n'y ait point.

Tu as bien lu  : "ultravide". En fait il existe plusieurs "vides".
Ton vide à toi qui n'en n'est pas on l'a vu.
Le vide industriel : 10 –4 à -6 
Le vide poussé : 10 –8 à -9
L'ultravide : 10 -12 (ce que l'on trouve dans l'espace)
L'extra ultra haut vide : au delà...
(et là y a encore des cochonneries dedans).

Après cette abrasion qui a permis d'éjecter l'oxydation naturelle, on fait chauffer le matériau. Il faut qu'il soit le plus "propre" possible.

Et une fois qu'il est propre, je te le donne en mille, on va "salir" le matériau en lui ajoutant un autre métal, sous forme gazeuse, ce qui forme un alliage.

Cela permet d'étudier les activités de surface des métaux sur deux couches atomiques. On essaie alors d'en déduire les façon de stabiliser la couche supérieure (pour étudier la résistance à la chaleur, à l'oxydation...). Car si vous avez bien lu le premier article, vous savez désormais que lorsque vous mettez des atomes de deux métaux ensemble, ils s'acoquinent plus ou moins selon les conditions et le type de molécules (les plus grosses tentant toujours de se mettre sur le dessus).

En fait notre "lem lunaire", est une machine composée de "sas" de vide et de pression. Il y a un sas d'entrée dans lequel on place un cm carré de matériau, puis les "bras" peuvent être tournés et déplacés afin de "pousser" le matériau dans d'autres sas dans lequel l'échantillon va subir le nettoyage, le vide, la chaleur.... Quant à l'aluminium qui tapisse l'extérieur de la machine, il sert à répartir le plus uniformément possible la chaleur. Oui, parce qu'il y a des déperditions... l'université à les moyens qu'elle peut.

Vous me direz, parce que vous êtes intelligents et que vous avez tout compris, qu'en fait l'équipe de Marie-Geneviève ne fait que tester les hypothèses de l'équipe de Fabienne.
Et bien non.
Ce serait trop facile, tss tss, c'est méconnaître la douce ambiance festive qu'impose l'administration en matière budgétaire. En fait les étudiants de l'équipe de Fabienne émettent beaucoup de modèles mathématiques et s'il fallait tout tester la machine n'y survivrait pas et surtout cela prendrait un temps fou car mine de rien la préparation du matériau et les diverses manipulations prennent beaucoup de temps.
Et si j'étais psy, lol, je dirai qu'il y a des équipes de fantasmeurs (qui y pensent et en parlent toute la journée) et les équipes de voyeurs (qui regardent et pratiquent toute la journée). Mais ce serait très réducteur j'en conviens.

A l'ICMMO, il faut être conscient qu'on est dans la pure recherche empirique. Les étudiants et les chercheurs testent une hypothèse de départ. Mais il est encore rare de faire de la recherche suite à une commande industrielle, même si c'est en développement puisque les bourses de thèses sont de plus en plus financées par des entreprises.



Merci à Marie-Geneviève pour ses explications et sa patience.


La fin de ma visite vendredi (ou plutôt samedi) (enfin vous verrez bien).

lundi 23 avril 2012

Visite aux labos de l'ICMMO - 1/3

Toute cette semaine et sur 3 articles, je vais vous parler de ma visite aux laboratoires de l'ICMMO.
C'est quoi l'ICMMO allez vous me dire ?
ICMMO = raté ce n'est pas celui qui s'occupe d'orthopédie cranio-mendibulaire, mais bien l'Institut de Chimie Moléculaire et des Matériaux d'Orsay (91)
Les laboratoires sont situés sur le site de l'Université Paris Sud 11 d'Orsay, au milieu d'un parc arboré.

Alors je ne vous mettrai pas de petits crobards, je ne vous en ferai pas une bande dessinée, y'en a qui font ça très bien, moi franchement ça risquerait de vous donner la chair de poule et vous dégoûter à tout jamais d'approcher un crayon.

Vous allez encore me dire "mais qu'est-ce que la psy a été foutre dans des labos de physique ?"
Et bien figurez vous qu'une de mes  commentatrices habituées y travaille en sa qualité de chercheuse. Bon, je ne vous ferai pas le lien avec son pseudo (je vous laisse deviner lol). Appelons la... disons... Fabienne. Fabienne est docteur en électrochimie, directrice de recherche au CNRS. Oui, ça classe tout de suite. Grosse tête, esprit torturé se dit-on... Y a un peu (beaucoup) de ça. Les maths, rien que les maths, toujours les maths, y a que ça de vrai selon les principes de Fabienne... et pas du tout selon les miens. Ca lui fait faire des bonds en l'air, moi paaaaas.

Donc, Fabienne, m'a gentiment proposé de venir la rencontrer elle et certains de ses collègues pour parler de physique des matériaux. Je n'y connais rien. Et quand je pense matériau, j'ai tendance à penser béton, ciment, bois... Mais que nenni dans les labos que j'ai visité on travaille surtout sur les métaux.... au niveau atomique.
Non pas la bombe. Mais au niveau moléculaire. Bref, un matériau on le regarde de près, de tellement près qu'on n'en voit plus que quelques atomes. 

A quoi ça sert ? Bonne question (que je me suis posée). 
Déjà ça sert à faire de jolis graphiques et à montrer de belles images aux visiteurs (je vais me faire étriper). Ensuite, et surtout, ça sert à étudier les métaux et leurs relations à l'air, à la température, à un autre métal... dans le but premier de faire mumuse de tester la résistance entre métaux et la résistance à l'oxydation. Et aussi comment tout cela s'organise. En effet, mais nous y reviendrons, au niveau atomique un alliage n'est pas qu'une mélange homogène entre deux métaux.

Puisque je vous sens passionnés, la preuve vous êtes encore là, sachez que les thèmes de recherche de l'équipe de Fabienne sont les simulations numériques multiéchelles sur les structures cristallographiques et composition chimique des interfaces d'alliages, cinétiques de croissance de co-dépôts.  
Je ne le savais pas en y allant, si j'avais su je n'y serais peut être pas allée. 
(Mais si, rien ne m'arrête).
Dans l'équipe de Fabienne on étudie principalement l'alliage Argent-Cuivre (Ag-Cu). Pourquoi me demanderez vous ? Et bien, j'ai oublié de poser la question, même si elle m'a traversé l'esprit au départ je l'ai oublié aussi sec.

Fabienne est habilitée à encadrer des thésards, ces étudiants qui écrivent une thèse. Comme l'organisation interne est un peu compliquée et que les thèmes de recherche croisent plusieurs domaines, les thésards sont souvent co-dirigés. Ce qui fait que Fab se retrouvent avec 3 étudiants. 

Je passerai rapidement sur Nicolas, un type qui m'a fait penser à Nicolas Bedos en plus jeune. Un jeune homme charmant, qui travaille sur de la pure simulation... (et je suis désolée Nicolas, je ne sais plus sur quoi, un truc sur l'oxydation il me semble). Bref, des maths et des graphiques. Pourquoi de la pure simulation ? Parce que figurez vous que 1. on est dans une université, organisme qui a peu de moyens, et que donc ils n'ont pas la machine qui permettrait sans doute de tester toutes les hypothèses rapidement, 2. pas sûr qu'une telle machine existe vraiment, 3. ça permet d'envisager tout type d'hypothèse même ce qui peut, sans doute, ne pas exister dans la réalité. Donc on passe par une phase d'hypothèses mathématiques sur le comportement des atomes.

Ensuite, Mohamed. Cher Mohamed, je suis désolée mais je sais plus sur quoi tu travailles, c'est pas un truc sur les polymères ? Ah si sur des simulations en 3D. Il parait que ça fait de belles images en couleurs... je dis ça...

Enfin, Emile Maras. C'est de lui, ou plutôt de sa recherche, dont je vais vous parler principalement. Ce sera court je vous rassure... parce que j'ai oublié plein de trucs et je n'ai pas pris de notes. D'abord, si les travaux d'Emile vous intéresse, vous pouvez voir un aperçu d'un de ses articles LA. Si je vous met ça, c'est pour vous donner un regard sur la façon dont Emile travaille, des maths, des probabilités, des feuilles complètes de formules mathématiques. C'est son truc, il en remplit des pages et des pages et parfois c'est plein d'humour.. si si je vous assure, faut avoir lu.

Faut d'abord que je vous explique. Les atomes aiment faire les fous. Vous prenez quelques atomes d'un métal, vous collez au milieu quelques atomes d'un autre métal et vous regardez ce qui se passe. (si vous n'arrivez pas à visualiser des atomes, pensez à 10 petits pois, vous mettez dessus 10 grains de maïs et imaginez qu'ils essaient de se donner la main. Oui, parfaitement, mes petits pois et mes grains de maïs ont des petites mains pour se tenir et renforcer la structure qu'ils construisent. Certains ne veulent pas qu'on leur donne la main, d'autres au contraire ne veulent que ça, certains font la ronde et selon qu'on les fait chauffer ou qu'on les refroidit, certains lâchent la main et vont se raccrocher ailleurs ou plus aucun ne veut tenir les autres) (oh ça va les physiciens, je fais comme je peux pour vulgariser. Lol).

Normalement, le but des thésards de Fabienne, vous l'aurez compris est de simuler mathématiquement ce qui va se passer. En fait, il ne se passe pas 30000 situations : soit ça fait des agrégats (et paf certains atomes se regroupent et forme une structure), soit ils s'ignorent totalement et chacun s'organise afin de laisser la place aux autres (mais dans une grille plus ou moins organisée), soit ils font comme ils peuvent et vont se regrouper à certains endroits plutôt qu'à d'autre. Ces mouvements sont ce qu'on nomme la "cinétique". Et cela dépend de plusieurs facteurs qu'on fait varier (température ou/et pression par exemple).
Emile travaille en uni-dimensionnel (1D). Pour info, des atomes peuvent se structurer de façon différentes. On a par exemple la structure "coeur/coquille", c'est à dire que les atomes les plus gros vont venir se placer au-dessus des atomes plus petits et former une couche à facettes ou dans un autre cas, ils vont se placer les uns à côté des autres.

C'est ce qu'étudie Emile, une structure en "collier". Les atomes sont accrochés en collier de perles par certains types de liaisons.  Le but étant de réussir à les "générer" à des endroits précis et dans des conditions précises (et si possible le plus proche des conditions ambiantes) afin d'améliorer la résistance et le comportement du matériau. Les simulations permettant de prédire la cinétique en fonction des conditions et l'impact sur le matériau.


Pour aujourd'hui je vais m'arrêter là, la suite mercredi !



dimanche 22 avril 2012

vendredi 20 avril 2012

La vieille dame excentrique

Je connais une vieille dame.
Ca a du être une très belle femme.
Elle a encore de beaux restes ! lol

C'est une vieille dame excentrique. 
Le verbe haut, jamais contente, une vieux reste de look hippy dirait-on.

C'est une vieille dame qui nous vient d'un autre continent.
Son mari l'a rencontré au cours d'une mission.
Amour, mariage. Ils rentrent en France.
Le mari meurt brutalement. La dame a 28 ans et 3 enfants en bas âge.
Elle n'a jamais vraiment travaillé.
Elle est obligée de s'y mettre.
Et le temps passe. Les enfants deviennent grands, partent, font eux mêmes des enfants.
Elle est souvent toute seule, aime parler aux gens et apprécient la présence des enfants.

Cette vieille dame n'est pas si vieille que ça en fait.
Elle a quoi ? 65 ans tout au plus.
J'ai grand plaisir à la croiser, elle me fait rire, on discute.
Elle gueule tout le temps. 
La politique ? Tous pourris. Le climat ? La France c'est moche ! Le moral des Français ? De toute façon vous êtes tous dépressifs ? La sécurité sociale et l'accès aux soins ? Les Français sont tous des assistés !
Dans son pays ont fait avec le soleil, le vent, les plantes, la famille. On a toujours le sourire même quand ça va mal. Il parait.
Alors pour la titiller, je lui dis avec mon plus beau sourire que c'est vrai quoi quelle idée de donner des aides financières aux veuves après tout elles sauraient très bien faire sans.
Elle me jette un regard noir.
Et s'en va.
A chaque fois c'est un peu comme ça. 

La vieille dame excentrique se plaint aussi que nous ne sommes pas un peuple sociable.
Elle me dit "oui dans votre pays, dès qu'on approche un gamin on est mal vu".
Les gens se font tout de suite des idées semble-t-il.
"Dès que je passe devant un bambin je dis "qu'il est beau !" et la mère attrape son gamin, pas un merci, pas un mot. Je les aime moi les enfants !"

Ce que ne sait pas la vieille dame excentrique c'est qu'un de ses enfants a suivi une psychothérapie avec moi.
Ce que ne sais pas la vieille dame excentrique c'est que je sais.
Qu'elle était maltraitante, qu'elle s'amusait à faire peur à ses enfants, qu'elle faisait semblant des les abandonner, qu'elles les laissaient de 7h du matin à 23h seuls sans nourriture ni eau en leur disant qu'ils n'avaient pas été sages et qu'elle ne reviendraient pas. Le plus vieux avait 5 ans. Ils pleuraient toute la journée, ils ne savaient pas quoi faire. La nuit tombait, ils ont cru plusieurs fois qu'ils allaient mourir dans leur petit appartement. Les sanctions étaient sans appel : coups de talons aiguille à répétition jusqu'à ce que le petit de 4 ans demande pardon d'avoir fait pipi au lit. Soirées sans repas parce qu'elle était trop fatiguée après son travail et que ses gosses l'ennuyaient...

La vieille dame excentrique, devenue si sympathique, ne comprend pas pourquoi les gens l'évitent.
La vieille dame excentrique était une mère indigne.
Et ce que la vieille dame excentrique ne sait pas, c'est que tout le monde le voit.

 

mercredi 18 avril 2012

Le psy est-il remboursé par la sécurité sociale ?

A cette grave question existentielle, je ne répondrai qu'une chose :

ça dépend.

Non, mais là ça va plus, vous voulez tout de suite une réponse claire et nette. Je vous ai mal habitué, je sais, c'est de ma faute. Je suis d'humeur à faire un mea culpa (je ne sais pas bien pourquoi, mais je le fais).

J'ai pris les devants depuis longtemps.
Lorsqu'une personne me téléphone pour une prise de rendez-vous, je ne tourner pas autour du pot "et ce n'est pas remboursé par la Sécurité Sociale !" dis-je ne me marrant.

"Je sais" répondent l'air malheureux la majorité des gens.
D'autres s'affirment et me disent "ah, alors je vais voir avec ma mutuelle qu'elle est la possibilité de prise en charge".
"y'en n'a pas (na na nère)" dis-je de l'air de celle qui compatis.

Alors il faut bien comprendre qu'il y a deux régimes de psychologues.

Celui qui exerce en libéral et celui qui exerce en centre hospitalier.

Celui qui exerce en centre hospitalier rentre dans un système conventionné. Ces consultations sont remboursées et donnent droit à une prise en charge par certaines mutuelles. Mais uniquement à l’hôpital.

Celui qui exerce en libéral, donc dans son propre Saint des saints, n'est pas pris en charge par la Sécurité Sociale et donc pas par la mutuelle non plus. Ces psys là ne sont pas conventionnés et pratiquent les tarifs qu'ils veulent. (c'est à dire le plus cher possible) (lol) (j'en vois qui pestent devant leur écran "quels nantis ces psys !").

Je rappelle que normalement les séances du psy ne sont pas remboursables. 
Etre psychologue ce n'est pas pratiquer une profession médicale (généralistes, psychiatres) ni même paramédicale (comme les kiné ou les osthéo). Nous sommes des auxiliaires de santé et nous sommes assimilés... marrez vous... aux radiesthésistes et autres Madame Irma !

Si les psychologues hospitaliers sont remboursés c'est parce qu'il pratique à l’hôpital, donc ils interviennent normalement dans le cadre d'un service particulier : pédiatrie, oncologie... et à ce titre ils font partie du service public. Ce sont des assimilés fonctionnaires si vous préférez et perçoivent un salaire fixe en fin de mois (catégorie A ou convention de 1960 selon les cas). Mais en dehors de ces services qui comptent un psy, il n'y a pas de consultations avec un psychologue possible. Vous suivez ? En gros, si vous consultez dans un service qui a un psy en son sein, vous pourrez avoir des consultations avec lui. Si ce service n'a pas de psy, pas de consultation possible. Et je serai même plus nuancé, le psy en interne peut se limiter aux son consultations aux personnes hospitalisés et pas aux consultations externes. Sans compter que les psychologues hospitaliers ont souvent deux jobs : une partie à temps partiel à l'hosto et une partie en libéral. Ce qui fait que les consultations avec le psy hospitalier sont difficiles à obtenir et uniquement un certain jour à une certaine heure.

D'où le réflexion d'une de mes patientes handicapées "si j'ai besoin d'une machine pour m'aider, c'est pris en charge à 100 % mais pour vous faire venir alors que ça me fait 100 fois plus de bien que l'aide d'une machine, la sécu ne vous prend pas en charge".

A côté, les psychologues en libéraux ne sont assimilés à rien ni ne travaillent pour personne, ils ne perçoivent aucun salaire fixe d'où des tarifs fluctuant selon les praticiens... et le nombre de patients. De plus, le tarif -qui se doit selon Freud d'être très élevé- sert à l'implication et à la motivation du patient dans sa psychothérapie.

Alors vous me direz, certes un psychologue en libéral pratique le tarif qu'il veut, mais pourquoi ne rembourse-t-on pas au moins une partie de ce qu'on lui verse (comme pour un spécialiste par exemple) ?

Et bien pour la raison que je vous donnais ci-dessus, à savoir que le psychologue n'est pas une profession paramédicale. Ce qui veut dire qu'il n'accepte pas de prescription de nombre de séances, de techniques à mettre en oeuvre, ni de pré-diagnostic. Lorsque vous allez chez le kiné, votre médecin a indiqué sur votre ordonnance de soin ce que vous avez, le nombre de séances et ce qui doit être pratiqué (après vous vous arrangez avec votre kiné, mais ça n'engage que vous). Les psychologues ont refusé ce type de pratique imposée. S'entendre dire, Madame X - personnalité dépressive - 10 séances - thérapie cognitivo-comportementale, c'est niet. Nous considérons que si diagnostic de trouble de la personnalité il y a, personne ne peut le faire à notre place (le médecin généraliste n'est pas formé pour cela et le psychiatre ne s'occupe que des maladies mentales, faut pas confondre). Ensuite, le nombre de séances va varier en fonction de chaque individu, certains sortent de leur problématique en 4 séances d'autres en 50... cela dépend de plusieurs paramètres intrinsèques au patient, mais aussi, nous l'avons vu de son implication et sa motivation. Quant à la "technique", elle est censée faire l'objet d'un accord entre le patient et son thérapeute. Je dis bien censée, parce que perso, je serai bien incapable à la fin de la première séance de savoir ce que je vais faire et comment je vais travailler avec tel patient. Je m'adapte à ses demandes et à ses troubles. 

Bref, et pour faire très court
- psychologue/hôpital = remboursement, 
- psychologue/libéral = de ta poche.

me too ...


lundi 16 avril 2012

Mes déboires avec Lancel - suite et fin

Si vous avez eu le courage de suivre ce blog depuis quelques temps, vous savez que j'ai eu un litige avec Lancel pour un "bracelet" appelé aussi "pretty little thing" dans leur collection.

La décoloration de la bijouterie, passée de l'argentée à une couleur cuivrée, n'avait pas ému grand monde.
A force d'échanges par email et de rencontres, fortuites, avec du personnel de chez Lancel, j'ai découvert un monde qu'on pouvait soupçonner mais qui est une réalité.

D'abord, comme je m'en doutais -je connais les prix de ce type d'article- mon bracelet vendu 45 € en boutique a un prix de d'achat entre 0,10 et 0,40 euros maxi tout compris. Ca ne me choque pas, bien des produits dits "de prestige" ne valent pas le quart de leur prix de vente. Sauf qu'encore une fois, si on m'offre un bracelet d'une marque c'est parce qu'on attend de cette marque une qualité et un service supplémentaire par rapport à la boutique chinoise du coin. (un sac Lancel vendu dans les 900 € revient à 50 € maxi. Seuls les sacs vendu en boutique a plus de 1000 € sont assemblés en France, en-dessous ils sont assemblés en Chine, ce qui explique que vous ne voyez jamais de touristes Japonais ou Chinois chez Lancel).

En fait, mon bracelet n'était pas échangeable pour deux raisons : le coloris n'était plus fabriqué, les boutiques qui l'auraient encore possédées ne "prêtent" pas leur produit aux autres boutiques. Car si Lancel est une enseigne, les boutiques entre elles se font une guerre acharnée et se comportent comme des franchisées. Ensuite, mon bracelet a été renvoyé en SAV, où il a été constaté qu'il était en parfait état mais qu'il était impossible de changer la bijouterie. Et pour cause, ces bracelets sont entièrement fabriqués et assemblés en Chine, le SAV France n'est pas en mesure de le faire. Et si on réfléchit bien, quel intérêt de réparer un truc qui vaut une pécadille alors que le prix horaire d'un salarié français ferait que cette réparation ferait tripler le prix du produit. Soyons réaliste.

Mais tout ça n'a pas arrangé mon bracelet. Bracelet importable. Devenu moche en 15 jours. 

Alors on m'a promis des tas de trucs : une ceinture (moche) (les ceintures sont d'une qualité horrible chez Lancel sans compter les boucles, une horreur !), puis un autre bracelet. La nouvelle collection arrivait. On m'a proposé un bracelet jaune. Heuuu non. On m'a demandé d'attendre les derniers modèles n'allaient pas tarder. Puis, j'ai appris -par la bande- qu'en fait il ne valait sans doute mieux pas que je reprenne un autre bracelet car il semblerait que mon souci rencontré avec la bijouterie était bien connu en interne et que ce n'était pas vraiment pas la première fois que cela arrivait. Les nouvelles couleurs du même modèle allaient présenter le même défaut et que je me retrouverai avec le même problème à court terme. Il parait qu'il était envisagé de remédier à la perte de l'argent en faisant subir un traitement spécial, mais le prix d'achat serait donc beaucoup plus élevé. J'ai donc laissé tombé l'idée de reprendre un bracelet.

Après plusieurs déplacements, des échanges avec le service clientèle, puis un échange d'émails haut en couleur qui remplirait un livre avec un directeur des achats et du service après vente qui s'était surtout étonné que j'ai réussi à récupérer son adresse email (!), il m'a été proposé de me rembourser mon bracelet. Il ne s'était passé que 4 mois depuis mon premier contact.

J'ai fini par dire mes 4 vérités à ce super directeur qui vient de chez Vuitton... Et je n'ai jamais reçu de remboursement.... 


vendredi 13 avril 2012

Changement de style du blog



Hello Ô lecteurs, Ô lectrices, Tu l'auras constaté le blog a changé de présentation. 

Et ça présente pas mal de problèmes. 

1. l'accès aux commentaires apparait et disparait au gré des heures 
2. l'accès à la totalité du texte de l'article disparait et apparait aléatoirement 
3. les gadgets qui étaient présents (articles les plus lus, liens...) ont disparu 
4. les abonnés à Google Reader et autres n'ont plus un accès restreint aux articles (là, y a que moi que ça gonfle) 
5. la possibilité de recommander les articles sous FB a disparu...

Bref, c'est le cafouillis total. 

En fait ce mode de présentation dit "dynamique" est en phase de test. Ca a certes l'intérêt de permettre la visualisation des nombreux articles de ce blog et de permettre un accès plus faciles à ces articles ainsi qu'une présentation attrayante (on clique sur l'image ou le titre qui attire l'oeil), mais du coup c'est la galère totale. Les paramétrages sont beaucoup plus limités pour moi et pas toujours efficaces. 

Donc je vais étudier encore cette présentation une semaine et si je vois que ça reste aussi intéressant réellement à l'usage. 

N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires ou de vos constats de dysfonctionnements. 


mercredi 11 avril 2012

Concentrez vous : buvez du café et soyez de mauvaise humeur !

De nombreuses études se penchent sur le phénomène de la concentration.
Surtout dans le milieu du travail.
Des salariés concentrés c'est une garantie de productivité.
Et comme les employeurs sont très friands et très affranchis niveau psycho, ils se demandent comment il pourrait en obtenir plus...

La concentration est la capacité à se focaliser sur une tache et la finaliser.
On sait depuis déjà longtemps que la concentration ne dure pas très longtemps.
Chez les enfants de primaire et du collège, l'idéal est de ne pas demander de phases de concentration de plus de 10 minutes en intercalant entre chaque phase une activité -ludique si possible- à contenu valorisant.

Chez le jeunes adultes et l'adulte, la concentration dépasse rarement  50 minutes. 

Le café, en tant qu'excitant de l'activité cérébrale, permet d'accroître la concentration. 
Le premier petit noir de la journée au bureau (non, il ne s'agit pas ici de cacher un jeune black sous son bureau) (enfin vous pouvez le faire, ça peut être intéressant question excitation, mais question concentration là je ne garantie plus rien) (enfin si le jeune black apprécie d'être sous le bureau) (bref, je digresse), je disais donc que le premier café au bureau est plutôt intéressant sur la qualité de la concentration. Le tout étant de ne pas en boire trop, car vous obtiendrez l'effet inverse. Par contre, on ne sait pas trop combien c'est "trop" car c'est très individuel, mais à 10 tasses de café par jour l'effet excitant est généralement déconcentrant.

Une nouvelle étude vient par contre de montrer que se lever du pied gauche permet d'être mieux concentrer.
Cela peut paraître troublant, mais lorsqu'on est mauvaise humeur le champ perceptif est diminué, limité. 
Du coup, nous sommes moins dérangés par ce qui se passe dans l'environnement et nous sommes plus focalisés sur la tache que nous accomplissons.

Vous l'aurez sans doute constaté d'ailleurs, lorsque vous êtes de bonne humeur, votre esprit vagabonde, un rien vous interpelle, vous regardez autour de vous en souriant niaisement. Alors que lorsque vous êtes de mauvais poil, vous évitez tout le monde, vous n'entendez rien et vous êtes capable de réfléchir.Ajoutez-y un café et vous devenez un chantre de la concentration, le gourou de la focalisation mentale.


Ceci dit tout cela ne suffit pas, car la motivation est aussi un facteur important dans la concentration. Lorsqu'on est passionné par ce que l'on fait, -vous l'aurez constaté- on peut rester sur la même tache pendant plusieurs heures. Car la concentration est liée à la motivation.





 Le plus concentré des deux n'est pas celui qu'on croit...

lundi 9 avril 2012

Déesse Ka n'ira pas



Déesse Ka, le cheveux déjà blanc, les sourcils retracés, le bronzage patiné et les rides multiples, sur laquelle le temps semblait s'être acharné, ressemblait moins désormais à une jeune naïade qu'à un vieux travelo.

Déesse Ka se vautrait dans la luxure. Abusant les uns et les unes. Des fois vieux sage écouté de ses pairs, des fois vieille peau entraînée par sa paire.

Mais Déesse Ka toujours, retombait sur ses pieds. Légère et voletant telle Venus enveloppée de mousseline au milieu des oiseaux.

Mais Déesse Ka se fit vieillissante. Et voyant sa fin proche, elle se dit qu'il serait temps que la débauche cesse et que la stabilité arrive. C'est ainsi qu'elle postula pour devenir la nouvelle reine.

Mais Déesse Ka eu bien du mal à échapper à ces nombreux démons qui l'appelaient sans cesse "mais quand reviendras-tu Sofiteler avec nous ???" lui susurrait on à l'oreille. "Nous ferons des sacrifices, nous adorerons des jeunes vierges, nous te nourrirons de leur feu et tu pourras encore pénétrer leur antre secret". Ainsi parlaient les démons. Et Déesse Ka se laissait encore et encore tenter par les alcôves aux promesses lascives.

C'était sans compter sans les trolls qui passaient par là.
Les trolls écoutaient tout et rapportait au château à la méchante reine qui était réellement la Déesse ka, celle qui voulait prendre sa succession.
La reine éclata d'un rire tonitruant "ha ha ha haaaaaa, te voila bien compromise Déesse Ka. Jamais Ô grand jamais à ma place tu ne seras. Qu'il en soit ainsi !".
Et les trolls apeurés allèrent se cacher dans le recoins sombres de la salle du trône.

Pendant ce temps là, Déesse Ka ne se doutait de rien.
Elle vaquait à ses occupation habituelles. Ainsi sortant nue de sa douche, elle se faisait essuyer les gouttes qui parsemaient son corps par la langue d'une vierge effarouchée.

Déesse Ka prenait ses rendez-vous, faisait venir ses amis -parfois de loin- auxquels elles faisaient servir des agapes sur des plats d'argent portés par des coquines nues et serviles.

Les moins sages étaient menottées, attachées voire tenues, afin que leur sanction soit sans appel. "une fessée ! une fessée !" entendait-on les convives crier. Et Déesse Ka, amusée et déjà embrumée par l'alcool, sortait son petit fouet qu'elle gardait dans sa cachette.

A la fin des diners, Déesse Ka et ses convives, joyeusement fatigués, laissaient toujours repartir leurs soumises conquises et sans jamais oublier de les récompenser pour leur travail bien fait.

Les trolls faisaient bien leur travail. Et jamais ne cessaient de raconter à la vilaine reine les scènes truculentes de la vie turbulente de Déesse ka.


Déesse Ka compris enfin qu'elle avait été dénoncée et que l'accès au trône lui était désormais interdit. Alors de plus belle, elle s'adonna à ses pulsions phalliques.

Un journal décrivit même qu'elle s'adonnait à la bestialité.

La reine, outrée, demanda illico à son troll favori, non pas de de comprendre comment cette information avait bien pu réussir à être affichée, mais d'aller quérir quelques informations croustillantes supplémentaires.

On appris alors que Déesse Ka aurait attaché les mains de ses jeunes domestiques féminines ou les aurait fait tenir par une autre personne pendant qu'elle s'adonnait à quelques chevauchées diaboliques.

"Et la bestialité là-dedans ?" s'interrogeait la reine. "Point n'en n'ai-je entendu. Aurais-je été eu ?" se demande-t-elle.
A moins que notre troll préféré en mal de notoriété, telle une Zahia sortant du bain, aurait commis une erreur vocabulairesque.

Bref de bestialité. Rien.
Pas de petit mulot, pas de gros taureau qui semble avoir été violenté par Déesse Ka et son aréopage.

De dépit, et puisqu'il ne se passait rien de vraiment émoustillant, la reine l'a somma de renoncer à ses turpitudes.

Fini les grandes soirées, finis les amis qui traversaient le monde pour s'encanailler, finis les sacrifices sanglants sur les autels de Bacchus, de Bes et de Bastet, finis les initiations des vierges immaculées... Déesse Ka s'isola du monde et promis que sa main vengeresse se poserait un jour sur le monde. 

Mais bon pendant ce temps là, qu'est-ce qu'on s'ennuie.



samedi 7 avril 2012

Boycottons les chocolats des boulangeries ! (encore)




Cette année encore appelons au boycott des chocolats vendus en boulangerie/pâtisserie et certains chocolatiers.
Cette année encore aucun affichage de la composition alors que Pâques reste la période de leur plus gros chiffre d'affaire sur le chocolat.
Aucun d'entre eux n'affiche le % de beurre de cacao, s'il y a de la matière grasse végétale, la présence de lécithine de soja ou de tournesol et pire encore, pour les personnes allergiques, les traces éventuelles d'allergisant.

Essayez donc toujours de demander, vous serez toujours aussi surpris par la "chaleur" de l'accueil. Mais surtout on sera bien incapable de vous répondre la plupart du temps.

Contre toute attente, cette année encore (eh oui !) c'est en grande surface que l'on va trouver des chocolats artisanaux "fiables".

La marque "les chevaliers d'Argouges" que l'on trouve dans les magasins Carrefour est aujourd'hui la mieux placée. Chocolat artisanal de bonne qualité. Je regrette toutefois la présence de lécithine de soja qui sert à faire "tenir" le chocolat.
Citons aussi dans les mêmes magasins l'apparition de la marque "Esprit Chocolat" qui présente de hautes teneurs en beurre de cacao. Il y a néanmoins de la lécithine de tournesol ce qui est un plus pour les personnes souffrant d'intolérances.

Enfin, contre toute attente, dans les magasins Truffaut vous pourrez trouver la marque "Palais d'Ebène" qui propose un chocolat bio et à commerce équitable à haute teneur en beurre de cacao (38 % pour le chocolat au lait) sans la moindre présence d'une quelconque lécithine et à des prix moins élevés que ceux des marques habituelles des grandes surfaces. Vous pouvez retrouver cette marque dans de nombreux magasins bio.

Vous trouverez aussi du chocolat de qualité chez Michel Cluizel (pas de soja, pas de conservateurs), Pierre Hermé (avec un chocolat au lait à 45 % de beurre de cacao mais aucune indication sur l'éventuel présence d'autres matières).

Surtout laissez tomber les Lindt, Milka et autres Kinder avec matières grasses végétales, vanille de synthèse, sucres ajoutés, lécithine de soja et autres joyeusetés... Et je ne saurais que vous conseiller de fuir les enseignes à grande marque (Hédiard, Fauchon) qui vendent du chocolat digne de toutes les grandes surfaces avec des matières grasses végétales à un prix inégalables.



Marre des poules et des lapins, cette année, je veux une Ferrari en chocolat


jeudi 5 avril 2012

Le Big Bang

J'ai eu envie de vous parler du "big bang", notion astronomique, physique et mathématique.
Encore qu'en maths, je n'y connais rien.
En physique non plus d'ailleurs.
Enfin en physique quantique veuille-je dire.

Lorsque j'étais gosse le Big Bang c'était l'étincelle qui avait permis la création de l'univers.
Ce qui n'avait pas manqué de me poser quelques questions déjà louches pour mon jeune âge : qui donc avait allumé l'étincelle ? S'il n'y avait rien comment pouvait il y avoir eu brutalement quelque chose ? Et l'univers il était dans quoi ? Et y avait quoi avant ?

Ca ne s'arrangea pas à ma jeune adolescence où, poussé par mes lectures, je fini par lire alors que j'avais 11/12 ans, les livres d'Edward Rice Burroughs.
Non par les Tarzans, mais les "John Carter de Mars".
Rien à voir avec le remake cinématographique qu'on vient de nous sortir (que je ne suis pas allée voir préférant garder mes souvenirs personnels de cette lecture).
Je me rêvais en Cartheris et je me voyais déjà sur Mars.
Je fini donc par devenir une fan d'astronomie.
Et lorsque je me décidais vers 13 ans m'essayer à l'écriture de quelques nouvelles science-fictionnesques je signais, comme il se devait, "Cartheris".

Mais tout ça ne résolvait pas les questions que soulevait le Big Bang.
Et bien des années plus tard, la question n'ayant toujours pas trouvé de réponse, mon intérêt astronomique retomba plus bas que Terre.

Néanmoins les sciences avancent.

Nous savons aujourd'hui que le big bang n'a certainement rien d'un commencement.
C'est sans doute le commencement de notre univers tel que nous tentons de le connaître, mais c'est sans doute aussi la fin d'un autre univers.
Quand j'écris sans doute c'est parce qu'il y a plusieurs difficultés.
D'abord vous connaissez pour les avoir subi au collèges les sciences physiques. La loi de Newton, la gravité.... ça c'est la "physique". Or ces lois ne s'appliquent pas à l'infiniment petit. Ben non. Les atomes et leurs copains obéissent (si l'on veut) à d'autres lois qui se nomment la "physique quantique".
On sait que les atomes et leurs potes semblent faire un peu ce qu'ils veulent. Ils apparaissent brutalement là, ils disparaissent tout aussi brutalement pour réapparaître ailleurs. Sans qu'on sache comment. Mais cela permet déjà de comprendre comment à pu avoir lieu le big bang.
Le big bang, en fait personne ne sait ce que c'est.
Mais le fait que des particules puissent apparaître à un endroit permet d'expliquer comment l'énergie du big bang a pu apparaître brutalement là.
Enfin là.... je devrais plutôt dire quand. Parce qu'il y a un moment où le lieu n'existe pas mais c'est le temps qui est la mesure principale. Et comme le temps personne ne sait vraiment ce que c'est non plus, ça aide vachement.
Il faut bien comprendre que de nos jours on ne peut pas "voir" plus loin qu'un millardième de seconde après le big bang.
C'est ce qu'on appelle le "mur de Plank".
On ne sait donc pas ce qui s'est passé au moment fatidique ni même avant s'il y a un avant.
Les astronomes et mathématiciens pensent que les lois de la physique quantique ne s'appliquaient peut être pas au moment du Big Bang. Elles n'ont commencé à s'appliquer que quelques milliardièmes de secondes après lorsque la gravitation est apparue. C'est seulement à ce moment que le fameux e=mc2 devient efficace. Avant rien de tout ça.

Ne vous imaginez pas le Big Bang comme une grosse explosion digne de "l'arme fatale". 
Il faut tenter de s'imaginer un point minuscule, tellement minuscule qu'en fait il est impossible à imaginer.
Il truc tellement petit qu'il n'est visible que grâce à sa luminosité. Mais un truc qui n'est qu'énergie avec une masse qui pèse des milliards de fois notre soleil. 
Comme cette masse n'est plus stable à un moment donné, ce point explose.
Aucun bruit, il n'y a pas de son dans l'espace.
Pas de flamme. Juste un feu d'artifice silencieux avec des particules qui partent dans tous les sens.
Un univers qui se met en expansion.
Il s'agrandit sans cesse.
Attention contrairement à l'idée reçue, les étoiles, les galaxies ne s'éloignent pas les unes des autres. Non ce n'est pas elles qui s'éloignent, c'est l'espace entre elles qui s'agrandit.
C'est comme si vous posiez deux balles sur une table et que l'espace entre les deux se mettait à grandir. Par la force des choses, les deux balles s'écarteraient de plus en plus mais pas de leur fait à elle.

Mais tout ça c'est bien beau parce qu'on sait que l'espace n'est pas vide.
On sait aussi que là où on pensait qu'il n'y avait vraiment pas grand chose, en fait il y a quelque chose : la matière noire et la matière sombre.

On pense aussi que notre univers en expansion est peut être une phase parmi d'autres.
Ce qui amènerait à une expansion avec une limite qui entrainerait un freinage puis une agrégation petit à petit de tout l'univers jusqu'à un seul point très petit, très brillant et très massif. Et paf, on repartirait vers un nouveau Big Bang.
Notre univers serait peut être un univers venant après un autre et qui mènera lui même vers un autre univers.

Ce qui ne résoud pas grand chose pour l'instant.
Ca ne nous dit pas non plus à quoi pouvait bien ressembler l'univers "d'avant" s'il a existé.
Ca ne nous dit pas comment et quand tout à commencer et à quoi l'univers suivant pourrait ressembler.
Ca ne nous dit pas non plus si en fait il n'existe pas des milliards d'univers qui à l'instant où vous lisez pour certains vivent leur Big Bang, pour d'autres disparaissent ou pour d'autres en sont au même point que nous.
Pourrait-on passer d'un univers à l'autre ?
Mais que ce soit le cas ou pas, ça ne nous dit toujours pas dans quoi sont ces univers....

Comme pour tout, plus on sait moins on sait.






mercredi 4 avril 2012

Il faut que ça cesse !


Stop au scandale de l'enculage des renard en peluche !

Un fist en direct ! honte à ces déviances sexuelles !

(je sais, je sais...)


lundi 2 avril 2012

L'oisillon, le coyotte et le renard




Sur un arbre perché était un petit oisillon.
Tout rond, tout jaune.
Parmi les autres oisillons, dans le nid, il était turbulent.
Il piaillait, il piaillait.
Il voyait ses parents tourbillonner au-dessus de lui et n'avait qu'une envie : faire comme eux.
Ses parents lui disait bien d'attendre car ses plumes n'étaient pas encore assez grandes.
Un soir n'en pouvant plus, alors que ses parents et les autres oisillons dormaient, il s'y décida.
Il pris son envol.
Et tomba aussi sec au pied de l'arbre.

Assis sur son gros derrière.
Il piaillait, il piaillait.
Mais tout le monde dormait.
Il piaillait, il piaillait.
Mais lorsqu'on vient de tomber du nid, normalement on la ferme.
Qui sait qui pourrait bien entendre ?

Il piaillait, il piaillait.
Ce qui devait arriver, arriva.
Un coyote qui passait par là fut attiré par les cris.
Il s'approcha et vit le petit oisillon gisant au pied de l'arbre.
Le poussin de plus belle et de terreur se remit à piailler.
"Que fais-tu là ?" lui demande le coyote.
"Je suis tombé du nid" murmure terrorisé l'oisillon.
Et le coyote l'attrapa par la peau du dos et le déposa doucement...
Dans une bouse de vache toute fraîche et encore tiède.

L'oisillon de bien-être, s'endormit dans la douce chaleur.
Mais le matin le jour revint.
Et l'oisillon se réveilla. Il avait faim. Très faim.
Il piaillait, il piaillait.

Arriva un renard attiré par les cris.
"Que fais tu là ?" lui demande le renard.
"Je suis tombé du nid" murmura l'oisillon.
Et le renard l'attrapa par la peau du dos et le déposa...
dans sa gueule et le croqua d'une bouchée.



*-*-* Moralité de l'histoire *-*-*

Ceux qui te mettent dans la merde ne le font pas toujours pour ton mal 
Et ceux qui t'en sortent ne le font pas toujours pour ton bien.



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