lundi 9 avril 2012

Déesse Ka n'ira pas



Déesse Ka, le cheveux déjà blanc, les sourcils retracés, le bronzage patiné et les rides multiples, sur laquelle le temps semblait s'être acharné, ressemblait moins désormais à une jeune naïade qu'à un vieux travelo.

Déesse Ka se vautrait dans la luxure. Abusant les uns et les unes. Des fois vieux sage écouté de ses pairs, des fois vieille peau entraînée par sa paire.

Mais Déesse Ka toujours, retombait sur ses pieds. Légère et voletant telle Venus enveloppée de mousseline au milieu des oiseaux.

Mais Déesse Ka se fit vieillissante. Et voyant sa fin proche, elle se dit qu'il serait temps que la débauche cesse et que la stabilité arrive. C'est ainsi qu'elle postula pour devenir la nouvelle reine.

Mais Déesse Ka eu bien du mal à échapper à ces nombreux démons qui l'appelaient sans cesse "mais quand reviendras-tu Sofiteler avec nous ???" lui susurrait on à l'oreille. "Nous ferons des sacrifices, nous adorerons des jeunes vierges, nous te nourrirons de leur feu et tu pourras encore pénétrer leur antre secret". Ainsi parlaient les démons. Et Déesse Ka se laissait encore et encore tenter par les alcôves aux promesses lascives.

C'était sans compter sans les trolls qui passaient par là.
Les trolls écoutaient tout et rapportait au château à la méchante reine qui était réellement la Déesse ka, celle qui voulait prendre sa succession.
La reine éclata d'un rire tonitruant "ha ha ha haaaaaa, te voila bien compromise Déesse Ka. Jamais Ô grand jamais à ma place tu ne seras. Qu'il en soit ainsi !".
Et les trolls apeurés allèrent se cacher dans le recoins sombres de la salle du trône.

Pendant ce temps là, Déesse Ka ne se doutait de rien.
Elle vaquait à ses occupation habituelles. Ainsi sortant nue de sa douche, elle se faisait essuyer les gouttes qui parsemaient son corps par la langue d'une vierge effarouchée.

Déesse Ka prenait ses rendez-vous, faisait venir ses amis -parfois de loin- auxquels elles faisaient servir des agapes sur des plats d'argent portés par des coquines nues et serviles.

Les moins sages étaient menottées, attachées voire tenues, afin que leur sanction soit sans appel. "une fessée ! une fessée !" entendait-on les convives crier. Et Déesse Ka, amusée et déjà embrumée par l'alcool, sortait son petit fouet qu'elle gardait dans sa cachette.

A la fin des diners, Déesse Ka et ses convives, joyeusement fatigués, laissaient toujours repartir leurs soumises conquises et sans jamais oublier de les récompenser pour leur travail bien fait.

Les trolls faisaient bien leur travail. Et jamais ne cessaient de raconter à la vilaine reine les scènes truculentes de la vie turbulente de Déesse ka.


Déesse Ka compris enfin qu'elle avait été dénoncée et que l'accès au trône lui était désormais interdit. Alors de plus belle, elle s'adonna à ses pulsions phalliques.

Un journal décrivit même qu'elle s'adonnait à la bestialité.

La reine, outrée, demanda illico à son troll favori, non pas de de comprendre comment cette information avait bien pu réussir à être affichée, mais d'aller quérir quelques informations croustillantes supplémentaires.

On appris alors que Déesse Ka aurait attaché les mains de ses jeunes domestiques féminines ou les aurait fait tenir par une autre personne pendant qu'elle s'adonnait à quelques chevauchées diaboliques.

"Et la bestialité là-dedans ?" s'interrogeait la reine. "Point n'en n'ai-je entendu. Aurais-je été eu ?" se demande-t-elle.
A moins que notre troll préféré en mal de notoriété, telle une Zahia sortant du bain, aurait commis une erreur vocabulairesque.

Bref de bestialité. Rien.
Pas de petit mulot, pas de gros taureau qui semble avoir été violenté par Déesse Ka et son aréopage.

De dépit, et puisqu'il ne se passait rien de vraiment émoustillant, la reine l'a somma de renoncer à ses turpitudes.

Fini les grandes soirées, finis les amis qui traversaient le monde pour s'encanailler, finis les sacrifices sanglants sur les autels de Bacchus, de Bes et de Bastet, finis les initiations des vierges immaculées... Déesse Ka s'isola du monde et promis que sa main vengeresse se poserait un jour sur le monde. 

Mais bon pendant ce temps là, qu'est-ce qu'on s'ennuie.



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