jeudi 5 avril 2012

Le Big Bang

J'ai eu envie de vous parler du "big bang", notion astronomique, physique et mathématique.
Encore qu'en maths, je n'y connais rien.
En physique non plus d'ailleurs.
Enfin en physique quantique veuille-je dire.

Lorsque j'étais gosse le Big Bang c'était l'étincelle qui avait permis la création de l'univers.
Ce qui n'avait pas manqué de me poser quelques questions déjà louches pour mon jeune âge : qui donc avait allumé l'étincelle ? S'il n'y avait rien comment pouvait il y avoir eu brutalement quelque chose ? Et l'univers il était dans quoi ? Et y avait quoi avant ?

Ca ne s'arrangea pas à ma jeune adolescence où, poussé par mes lectures, je fini par lire alors que j'avais 11/12 ans, les livres d'Edward Rice Burroughs.
Non par les Tarzans, mais les "John Carter de Mars".
Rien à voir avec le remake cinématographique qu'on vient de nous sortir (que je ne suis pas allée voir préférant garder mes souvenirs personnels de cette lecture).
Je me rêvais en Cartheris et je me voyais déjà sur Mars.
Je fini donc par devenir une fan d'astronomie.
Et lorsque je me décidais vers 13 ans m'essayer à l'écriture de quelques nouvelles science-fictionnesques je signais, comme il se devait, "Cartheris".

Mais tout ça ne résolvait pas les questions que soulevait le Big Bang.
Et bien des années plus tard, la question n'ayant toujours pas trouvé de réponse, mon intérêt astronomique retomba plus bas que Terre.

Néanmoins les sciences avancent.

Nous savons aujourd'hui que le big bang n'a certainement rien d'un commencement.
C'est sans doute le commencement de notre univers tel que nous tentons de le connaître, mais c'est sans doute aussi la fin d'un autre univers.
Quand j'écris sans doute c'est parce qu'il y a plusieurs difficultés.
D'abord vous connaissez pour les avoir subi au collèges les sciences physiques. La loi de Newton, la gravité.... ça c'est la "physique". Or ces lois ne s'appliquent pas à l'infiniment petit. Ben non. Les atomes et leurs copains obéissent (si l'on veut) à d'autres lois qui se nomment la "physique quantique".
On sait que les atomes et leurs potes semblent faire un peu ce qu'ils veulent. Ils apparaissent brutalement là, ils disparaissent tout aussi brutalement pour réapparaître ailleurs. Sans qu'on sache comment. Mais cela permet déjà de comprendre comment à pu avoir lieu le big bang.
Le big bang, en fait personne ne sait ce que c'est.
Mais le fait que des particules puissent apparaître à un endroit permet d'expliquer comment l'énergie du big bang a pu apparaître brutalement là.
Enfin là.... je devrais plutôt dire quand. Parce qu'il y a un moment où le lieu n'existe pas mais c'est le temps qui est la mesure principale. Et comme le temps personne ne sait vraiment ce que c'est non plus, ça aide vachement.
Il faut bien comprendre que de nos jours on ne peut pas "voir" plus loin qu'un millardième de seconde après le big bang.
C'est ce qu'on appelle le "mur de Plank".
On ne sait donc pas ce qui s'est passé au moment fatidique ni même avant s'il y a un avant.
Les astronomes et mathématiciens pensent que les lois de la physique quantique ne s'appliquaient peut être pas au moment du Big Bang. Elles n'ont commencé à s'appliquer que quelques milliardièmes de secondes après lorsque la gravitation est apparue. C'est seulement à ce moment que le fameux e=mc2 devient efficace. Avant rien de tout ça.

Ne vous imaginez pas le Big Bang comme une grosse explosion digne de "l'arme fatale". 
Il faut tenter de s'imaginer un point minuscule, tellement minuscule qu'en fait il est impossible à imaginer.
Il truc tellement petit qu'il n'est visible que grâce à sa luminosité. Mais un truc qui n'est qu'énergie avec une masse qui pèse des milliards de fois notre soleil. 
Comme cette masse n'est plus stable à un moment donné, ce point explose.
Aucun bruit, il n'y a pas de son dans l'espace.
Pas de flamme. Juste un feu d'artifice silencieux avec des particules qui partent dans tous les sens.
Un univers qui se met en expansion.
Il s'agrandit sans cesse.
Attention contrairement à l'idée reçue, les étoiles, les galaxies ne s'éloignent pas les unes des autres. Non ce n'est pas elles qui s'éloignent, c'est l'espace entre elles qui s'agrandit.
C'est comme si vous posiez deux balles sur une table et que l'espace entre les deux se mettait à grandir. Par la force des choses, les deux balles s'écarteraient de plus en plus mais pas de leur fait à elle.

Mais tout ça c'est bien beau parce qu'on sait que l'espace n'est pas vide.
On sait aussi que là où on pensait qu'il n'y avait vraiment pas grand chose, en fait il y a quelque chose : la matière noire et la matière sombre.

On pense aussi que notre univers en expansion est peut être une phase parmi d'autres.
Ce qui amènerait à une expansion avec une limite qui entrainerait un freinage puis une agrégation petit à petit de tout l'univers jusqu'à un seul point très petit, très brillant et très massif. Et paf, on repartirait vers un nouveau Big Bang.
Notre univers serait peut être un univers venant après un autre et qui mènera lui même vers un autre univers.

Ce qui ne résoud pas grand chose pour l'instant.
Ca ne nous dit pas non plus à quoi pouvait bien ressembler l'univers "d'avant" s'il a existé.
Ca ne nous dit pas comment et quand tout à commencer et à quoi l'univers suivant pourrait ressembler.
Ca ne nous dit pas non plus si en fait il n'existe pas des milliards d'univers qui à l'instant où vous lisez pour certains vivent leur Big Bang, pour d'autres disparaissent ou pour d'autres en sont au même point que nous.
Pourrait-on passer d'un univers à l'autre ?
Mais que ce soit le cas ou pas, ça ne nous dit toujours pas dans quoi sont ces univers....

Comme pour tout, plus on sait moins on sait.






3 commentaires:

  1. plus on sait moins on sait, plus on a envie de comprendre et de savoir... souffrance et plaisir de la connaissance.

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  2. Des chocolats au big bang... ou vice versa... bel effort!
    Le big bang, c'est comme le Tao de Lao Zi: celui dont on parle n'est pas le big bang car nous sommes là aux limites de la science.
    Tous deux sont en éternel développement et tous deux prennent appuis sur le vide qui n'est pas vide...
    Lire le Tao de la physique de Fritjof Capra et, pour le Daode jing, voir le blog www.daodejing.fr
    Frat'airnellement.

    Le Mendiant

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  3. Il n'y a pas de limite à la science, il n'y a que les limites de l'imaginaire (et parfois des matériaux et des finances !). Les sciences ne cessent de repousser leurs limites. Lorsque j'ai commencé mes études, on nous gonflait avec les maths en nous expliquant que la psycho était une science "molle" face aux sciences "dures", stables et explicatives. Aujourd'hui, les maths sont reconnus pour être aussi mous que la psycho. Cela évolue sans cesse, les grandes théories sont remises en questions. Einstein s'est planté dans sa démonstration... Tout fout le camp ! lol

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