mercredi 18 avril 2012

Le psy est-il remboursé par la sécurité sociale ?

A cette grave question existentielle, je ne répondrai qu'une chose :

ça dépend.

Non, mais là ça va plus, vous voulez tout de suite une réponse claire et nette. Je vous ai mal habitué, je sais, c'est de ma faute. Je suis d'humeur à faire un mea culpa (je ne sais pas bien pourquoi, mais je le fais).

J'ai pris les devants depuis longtemps.
Lorsqu'une personne me téléphone pour une prise de rendez-vous, je ne tourner pas autour du pot "et ce n'est pas remboursé par la Sécurité Sociale !" dis-je ne me marrant.

"Je sais" répondent l'air malheureux la majorité des gens.
D'autres s'affirment et me disent "ah, alors je vais voir avec ma mutuelle qu'elle est la possibilité de prise en charge".
"y'en n'a pas (na na nère)" dis-je de l'air de celle qui compatis.

Alors il faut bien comprendre qu'il y a deux régimes de psychologues.

Celui qui exerce en libéral et celui qui exerce en centre hospitalier.

Celui qui exerce en centre hospitalier rentre dans un système conventionné. Ces consultations sont remboursées et donnent droit à une prise en charge par certaines mutuelles. Mais uniquement à l’hôpital.

Celui qui exerce en libéral, donc dans son propre Saint des saints, n'est pas pris en charge par la Sécurité Sociale et donc pas par la mutuelle non plus. Ces psys là ne sont pas conventionnés et pratiquent les tarifs qu'ils veulent. (c'est à dire le plus cher possible) (lol) (j'en vois qui pestent devant leur écran "quels nantis ces psys !").

Je rappelle que normalement les séances du psy ne sont pas remboursables. 
Etre psychologue ce n'est pas pratiquer une profession médicale (généralistes, psychiatres) ni même paramédicale (comme les kiné ou les osthéo). Nous sommes des auxiliaires de santé et nous sommes assimilés... marrez vous... aux radiesthésistes et autres Madame Irma !

Si les psychologues hospitaliers sont remboursés c'est parce qu'il pratique à l’hôpital, donc ils interviennent normalement dans le cadre d'un service particulier : pédiatrie, oncologie... et à ce titre ils font partie du service public. Ce sont des assimilés fonctionnaires si vous préférez et perçoivent un salaire fixe en fin de mois (catégorie A ou convention de 1960 selon les cas). Mais en dehors de ces services qui comptent un psy, il n'y a pas de consultations avec un psychologue possible. Vous suivez ? En gros, si vous consultez dans un service qui a un psy en son sein, vous pourrez avoir des consultations avec lui. Si ce service n'a pas de psy, pas de consultation possible. Et je serai même plus nuancé, le psy en interne peut se limiter aux son consultations aux personnes hospitalisés et pas aux consultations externes. Sans compter que les psychologues hospitaliers ont souvent deux jobs : une partie à temps partiel à l'hosto et une partie en libéral. Ce qui fait que les consultations avec le psy hospitalier sont difficiles à obtenir et uniquement un certain jour à une certaine heure.

D'où le réflexion d'une de mes patientes handicapées "si j'ai besoin d'une machine pour m'aider, c'est pris en charge à 100 % mais pour vous faire venir alors que ça me fait 100 fois plus de bien que l'aide d'une machine, la sécu ne vous prend pas en charge".

A côté, les psychologues en libéraux ne sont assimilés à rien ni ne travaillent pour personne, ils ne perçoivent aucun salaire fixe d'où des tarifs fluctuant selon les praticiens... et le nombre de patients. De plus, le tarif -qui se doit selon Freud d'être très élevé- sert à l'implication et à la motivation du patient dans sa psychothérapie.

Alors vous me direz, certes un psychologue en libéral pratique le tarif qu'il veut, mais pourquoi ne rembourse-t-on pas au moins une partie de ce qu'on lui verse (comme pour un spécialiste par exemple) ?

Et bien pour la raison que je vous donnais ci-dessus, à savoir que le psychologue n'est pas une profession paramédicale. Ce qui veut dire qu'il n'accepte pas de prescription de nombre de séances, de techniques à mettre en oeuvre, ni de pré-diagnostic. Lorsque vous allez chez le kiné, votre médecin a indiqué sur votre ordonnance de soin ce que vous avez, le nombre de séances et ce qui doit être pratiqué (après vous vous arrangez avec votre kiné, mais ça n'engage que vous). Les psychologues ont refusé ce type de pratique imposée. S'entendre dire, Madame X - personnalité dépressive - 10 séances - thérapie cognitivo-comportementale, c'est niet. Nous considérons que si diagnostic de trouble de la personnalité il y a, personne ne peut le faire à notre place (le médecin généraliste n'est pas formé pour cela et le psychiatre ne s'occupe que des maladies mentales, faut pas confondre). Ensuite, le nombre de séances va varier en fonction de chaque individu, certains sortent de leur problématique en 4 séances d'autres en 50... cela dépend de plusieurs paramètres intrinsèques au patient, mais aussi, nous l'avons vu de son implication et sa motivation. Quant à la "technique", elle est censée faire l'objet d'un accord entre le patient et son thérapeute. Je dis bien censée, parce que perso, je serai bien incapable à la fin de la première séance de savoir ce que je vais faire et comment je vais travailler avec tel patient. Je m'adapte à ses demandes et à ses troubles. 

Bref, et pour faire très court
- psychologue/hôpital = remboursement, 
- psychologue/libéral = de ta poche.

me too ...


38 commentaires:

  1. Tu te souviens peut-être j’ai déjà dis que je n’aime pas trop conduire, je préfère être sur les siège passager à rêver, lire, réfléchir sans avoir à chercher mon chemin ni risquer de tuer quelqu’un. Tu vas dire Vergi que je suis hors sujet… attends un peu ! Ce que je n’aime pas non plus c’est qu’il faut s’occuper de sa voiture, lavage, garage… Donc ce matin j’ai récupéré ma voiture chez le garagiste. Comme d’hab la note est salée mais c’est quand même bien agréable d’avoir une voiture en bon état, propre et tout et tout. Donc voici la chute de mon histoire. Un psy c’est comme un garagiste : indispensable, ça coûte cher et ça peut apporter du plaisir ! Ok je n’entre pas dans le débat psy/psy mais ça m’amuse d’imaginer la tête de la sage psy devant son écran lorsqu’elle est comparée à un garagiste…

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  2. J'ai vu plusieurs psys différents, un psychologue en libéral pratiquant la thérapie cognitivo-comportementale et qui était remboursé une partie par la sécu l'autre par la mutuelle (il était médecin en plus d'avoir passé son diplôme en psycho ce qui lui permettait d'être remboursé), une autre pas remboursé en libéral proposant l'hypnose ericksonienne (thérapie que je trouvais pour ma part complètement perchée), puis un psychiatre spécialisé en TCA totalement remboursé par la sécu.
    Dans tout les cas l'engagement est différent, avec celle qui n'était pas remboursé je n'ai pas attendu 10 séances pour lui dire que sa thérapie ne me convenait pas.

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  3. Joker : oui mais ton médecin trichait, à savoir qu'il te faisait des consultations de psychologue tout en les facturant à la sécu comme des consultations médicales. Ce qui pourrait lui valoir une belle radiation de son statut et le remboursement de sa poche de quelques milliers d'euros... Je dis ça, je dis rien. Mais du coup, c'est vrai que tu y étais totalement gagnante.

    Sinon, aujourd'hui les psychiatre, des médecins et donc remboursés par la sécu, sont habilités à faire des psychothérapie, mais ces thérapies sont pratiquées dans le cadre des pathologies mentales. Donc oui la thérapie chez un psychiatre sera remboursée puisqu'elle passe par un praticien médical (mais de moindre façon que la consultation), mais normalement si vous faites une thérapie avec un psychiatre c'est que vous avez un trouble mental et pas un trouble de la personnalité (ben oui). Perso, je n'aime pas trop ce cumul, parce qu'en fait le psychiatre -petit malin- va être à la fois le médecin qui prescrit et le psychothérapeute qui "thérapise", on imagine très vite comment ça peut déborder. Mais la Loi ayant accepté cette situation, les patients feront avec puisqu'ils seront remboursés. youpi.

    Je connais beaucoup de personnes qui vont chez le psychiatre parce que c'est remboursé. Ils ont le plaisir de ressortir avec quelques boîtes d'antidépresseur ou des anxiolytiques, alors que quelques séances avec un psychologue -non remboursées- aurait réglé la question... Mais je comprends que lorsqu'on a un budget limité, le choix ne soit pas cornélien.

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  4. Cocci : dois-je en déduire que tu avais tué quelqu'un avec ta voiture et que tu as été faire effacer les traces ? J'adooore conduire, c'est une pratique totalement automatisée chez moi, je peux penser, réfléchir (beaucoup) tout en conduisant. Lire en même temps par contre non pas encore, j'avoue là j'ai une lacune. Lol

    Le psy est indispensable à tout moment de la vie. Pas spécialement pour suivre une psychothérapie, mais juste pour trouver un endroit où exprimer ses doutes, ses réalités, pouvoir dire tout haut quelque part ce qu'on ne peut pas dire ailleurs, réfléchir tout haut et obtenir un feedback neutre et désintéressé.

    Et la sage psy te dira qu'avec une voiture en bonne état, non seulement on roule mieux mais on protège aussi les autres. Ca me rappelle quelque chose.... La psy retombe toujours sur ces pied ;-)

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    1. Lire en même temps oui!!! avec les livres audio, j'adore surtout quand tu as un conteur extraordinaire, je trouve ça trop génial

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    2. ah non je ne supporte pas, je décroche aussitôt parce que je vais penser à autre chose.

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    3. comme quoi la concentration c'est très personnel. "L'étranger" lu par Michael Lonsdale, c'est trop top!

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    4. ah oui j'ai oublié: vendredi j'avais 2 passagers que j'ai estropié, damned je suis découverte...
      Je vais avouer mes inattentions : se retrouver sur l'autoroute en mobylette, rouler en sens interdit (ça je ne suis pas la seule), en contre sens... Bon sur les trajets habituels c'est bon, le pilotage automatique est correct. Je rassure tout le monde : 0 accident.

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    5. Ils étaient à l'intérieur du véhicule et tu les as estropié ????

      Au fait pour répondre à la comparaison entre garagiste et psy, le garagiste n'est il pas Dieu pour une voiture ? J'y vois comme un lien.. Lol

      Bon on fait un dialogue là et très éloigné du sujet de l'article.

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  5. c'est pas mal comme question aprés demander un RDV ^^'
    Autant demander tout de suite aussi le prix de la scéance (préciser la 1er aussi parce que yen a qui prenne plus pour la première) demander s'il prend des chéques ou meme des cartes bleu.
    Oh puis tant qu'a faire autant faire la scéance direct au téléphone, commencer a raconter sa vie en prenant le 1er RDV "oui vous savait c'est parce que... etpuis que... et aussi .... nia nia nia..."

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    1. Je te rassure Lymphe j'ai des encore non patients qui me tentent de me faire une consultation par téléphone. Certaines problématiques personnelles poussent les gens à avoir besoin d'expliquer en détail ou pas. Certains confondent aussi le psy avec SOS amitié... Ce n'est pas très important.

      Il est évident que le patient doit demander le prix des séances si on ne lui dit pas. J'imagine la tête du patient s'il ne connait pas le prix et s'il ne sait pas que ce n'est pas remboursé...

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  6. Bonsoir,
    C'est la première fois que je commente et je me posais une question. Quelle est la différence entre un trouble mental et un trouble de la personnalité ?
    Si je me pose cette question c'est aussi parce que je suis suivie par un psychiatre/psychanalyste dont les séances sont en partie remboursées. Avant de consulter j'ai donc tu faire le choix entre psychiatre et psychologue, et étant sous anti-dépresseurs prescris par mon généraliste, j'ai choisi un psychiatre. J'ajoute qu'étant étudiante, si mes séances n'était pas remboursées je serais dans l'incapacité financière de me soigner.
    Bref, tout ça pour dire qu'avant de consulter on ne sait pas si on souffre d'un trouble mental ou d'un trouble de la personnalité et pour une personne lambda, dont je fais partie, je trouve qu'il est difficile de bien saisir les nuances entre psychologue et psychiatre.
    J'espère que c'est à peu près cohérent.
    Bonne soirée.

    Piou

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  7. Bonjour,
    D'abord l'idéal serait que vous preniez un pseudo, normalement je n'accepte pas les commentaires anonymes mais votre question est intéressante.
    Il y a plusieurs articles sur ce blog qui explique la différence entre psychiatre et psychologue. Pour faire rapide, un psychologue s'intéressent aux troubles des comportements et de la personnalité (névroses), pour faire très très simple à ce qui gène au quotidien et qui peut disparaître. Le psychiatre est un médecin spécialiste des maladies mentales (qui ne se guérissent pas comme la schizophrénie). Donc tout dépend de votre diagnostic. Si vous prenez des antidépresseur, on peut facilement supposer que vous être en dépression. La dépression est à la fois une maladie mentale et entraine des troubles des comportements. Donc normalement vous devez en effet voir un psychiatre pour votre traitement et un psychologue pour les répercussions que cela entraîne dans votre vie (et celle de votre entourage).
    Pour faire encore une fois très simple, à partir du moment où on vous donne un traitement médicamenteux on considère que vous êtes atteint d'un trouble mental (et donc que vous n'êtes pas en mesure de vous en sortir). Dans le cadre de la dépression c'est un peu différent, car ce qui se passe c'est que pendant la période dépressive le patient ne peut plus est accessible à la psychothérapie (difficile de penser, d'agir, d'envisager un avenir), il faut donc souvent passer par une phase d'antidépresseur (quelques semaines à quelques mois) pour pouvoir réintégrer une psychothérapie qui vous permettra de vous passer des médicaments. il y a donc plusieurs niveau de dépression (déprime, dépression, dépression grave (mélancolie), état bipolaire).
    je comprends tout à fait que le remboursement permette un meilleur soin, mais par expérience je sais aussi que le patient ne payant pas tout de sa poche, son implication est moindre et donc la thérapie est plus longue, ce qui fait qu'au bout vous aurez sans doute déboursé plus qu'avec un psychologue. Mais ce sont les règles du jeu... Soignez vous bien.

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  8. Bonjour,
    Je vous remercie de m'avoir répondu.
    Je souffre en effet de dépression. J'ai pris des anti-dépresseurs pendant environ trois ans mais cela ne m'a pas permis de remonter correctement la pente. C'est alors que j'ai pris la décision de voir un psychiatre.
    Et c'est pourquoi je me permets de vous poser une nouvelle question : pensez-vous que la psychanalyse soit un remède efficace à la dépression ? Je ne connait guère les autres méthodes thérapeutiques et je vois mon psychiatre 6 fois par semaine depuis plus d'un mois, sans grands résultats.

    Bonne journée.
    Piou

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  9. Piou je n'ai malheureusement pas la réponse, la méthode qui fonctionne dépend de chacun de nous. La psychanalyse est surtout adaptée, d'après moi, après une psychothérapie lorsqu'on a envie d'approfondir, de comprendre et de défaire les derniers "noeuds".
    Maintenant je considère que le dépressif est quelqu'un qui n'accepte pas la réalité, il a dans la tête une vie idéale à laquelle il ne peut accéder. Plus le décalage entre la réalité et l'idéal est important plus la dépression est profonde. Parfois le dépressif arrive à sortir de sa dépression parce que la vie, l'entourage.. font que l'idéal est proche. Et puis, paf, un truc, un trauma, font que le dépressif replonge car il s'aperçoit qu'il n'a aucun contrôle. A chaque rechute c'est plus profond. Le dépressif doit donc apprendre à faire face à la réalité et donc abandonner son idéal, cela relève plutôt de la psychothérapie. La psychanalyse aidera surtout à comprendre qui a lui mis cette idée en tête et pourquoi elle a été renforcée.
    Je ne comprendrais jamais, mais jamais l'intérêt de faire autant de consultations par semaine (à part le fait de gagner plus d'argent) ! Après une consultation, il faut au psychisme 3 à 4 jours pour intégrer le travail fait en séance et donc voir une modification. C'est aussi le temps pour que le patient s'en aperçoive et en tire des conclusions et analyses. C'est un peu comme lorsqu'on apprend quelque chose : entre deux cours il faut attendre pour que la mémoire ait intégré ce qui a été appris. Donc 1 consultation par jour, je ne vois vraiment pas ce que ça apporte au patient. Maintenant, je ne connais pas ton cas, peut être es tu dans une situation extrême qui nécessite que tu sois encadrée pour ne pas passer à l'acte, je ne peux parler que pour une généralité et pas au cas par cas.

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  10. Ben tu as oublié qu'il y a d'autres psychologues qui proposent des consultations (bilans, suivis) gratuites : le psychologues de l'éducation nationale !!

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    1. Les psychologues de l'EN ne sont à la base pas des psychologues. Ils ont le titre, pas la formation. Même si une bonne partie aujourd'hui possèdent un master 2 de psycho. Rappelons que pour être psy dans l'EN et porter le titre de psy, il suffit d'avoir enseigner 5 ans et de postuler auprès de l'Inspection d'Académie... sans jamais avoir pris un cours de psychologie !

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  11. Excuse -moi mais tu as absolument tout faux!!! Je suis psychologue dans l'EN et je peux te dire que je suis psy à part entière. J'ai un Master 2 Enfance et ado, comme la plupart de mes collègues et j'ai suivi en outre la formation permettant de décrocher le DEPS (diplôme d'état de psy scol). Cette formation s'effectue à l'université dans le même département que le Master enfance et ado, avec les mêmes enseignants et avec un grand nombre de cours communs + un stage de 300 heures mini.
    J'ai un numéro ADELI et je peux m'installer en libéral. Mon travail est essentiellement un travail clinique (bilans et suivis psy), J'ai enseigné 3 ans (et non pas 5), c'est le passage obligé pour devenir psy scol. Un certain nombre de psy scol travaillent également parallèlement en CMPP.
    Je suis stupéfaite de voir combien les clichés concernant les psy scol sont résistants et de voir comment on peut imaginer un professionnel de la psychologie manier WISC, TAT, CAT, WEPPSI, Kabc pour ne citer que les tests les plus usités sans jamais avoir suivi aucun cours de psycho ???!!!
    Que cache donc cette non reconnaissance, c'est une bonne question à se poser...

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  12. Je n'ai absolument pas tout faux, je suis bien placée pour le savoir pour avoir postulé comme psy dans l'EN (car j'en avais marre de voir les dégâts que faisaient certains "psy" scolaires). J'ai encore le courrier que m'a envoyé l'IA m'informant qu'ils étaient vraiment désolés car au vu de ma formation et mon expérience ils auraient bien aimé me recruter mais je n'avais jamais enseigné, passage obligatoire pour devenir psy scolaire. Par contre, je l'ai écris, sans doute y a t il encore des personnes qui arrivent à devenir psy sans savoir lire je m'interroge, il y a de plus en plus de psy dans l'EN qui sont psy. Mais avoir une formation de psychologue ne veut pas dire être "psy" car pour avoir le tire il faut, rappelons le, 1 L3 + 1 M1 + M2 en psychologie, ce qui n'est pas le cas pour tous. Sans compter les psychologues qui ont le droit au titre mais qui ne sont pas cliniciens/patho. Tous les psys scolaires n'ont pas eu à passer par le réforme de recrutement il ne faut pas l'oublier.

    Pour les tests, normalement, pour y avoir accès il faut pouvoir présenter ses diplômes en psychologie pour y avoir accès. Certaines entreprises m'ont déjà demandé de bien vouloir leur acheter des tests car ils n'avaient pas de psy en interne !

    En tout cas quel gros besoin de se mettre en avant et de reconnaissance, ça interpelle.

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  13. Savoir lire et comprendre ce qu'on lit... Je réagissais simplement à ce que tu écrivais et qui est je le répète FAUX ! Aucun psy de l'EN n'exerce sans le DEPS qui est l'un es diplôme donnant le titre de ... Psychologue ! et oui ! Cf le Décret n° 90-255 du 22 mars 1990
    fixant la liste des diplômes permettant de faire usage professionnel du titre de psychologue :

    Art. ler.

    - Ont le droit en application du I de l'article 44 de la loi du 25 juillet 1985 susvisée de faire usage professionnel du titre de psychologue en le faisant suivre, le cas échéant, d'un qualificatif les titulaires

    1° De la licence et de la maîtrise en psychologie qui justifient, en outre, de l'obtention :

    a) Soit d'un diplôme d'études supérieures spécialisées en psychologie ;

    b) Soit d'un diplôme d'études approfondies en psychologie comportant un stage professionnel dont les modalités sont fixées par arrêté du ministre chargé de l'enseignement supérieur.

    2° De diplômes étrangers reconnus équivalents aux diplômes mentionnés au 1° par le ministre chargé de l'enseignement supérieur après avis d'une commission dont la composition est fixée par arrêté de ce ministre.

    3° Du diplôme d'Etat de psychologie scolaire. (!!!)

    4° Du diplôme de psychologue du travail délivré par le Conservatoire national des arts et métiers.

    5° Du diplôme de psychologue délivré par l'école des psychologues praticiens de l'institut catholique de Paris.

    Pour le reste : ben oui les psy scol sont comme les autres psy : il y en a des bons et des mauvais.
    Besoin de reconnaissance dis-tu ? pas plus que toi je pense, sachant que la reconnaissance est indispensable dans son travail..

    Je pense que nous suscitons une certaine envie (la preuve est que tu désirais travailler dans la maison) : nous travaillons 21H30 par semaine, 36 semaines par an ce qui nous laisse le temps d'avoir un cabinet, le tout pour des revenus plus que corrects comparés aux psy travaillant en institution ou à l'hôpital. Supervisions et formations diverses sont facilement accessibles, compte tenu du temps disponible que nous avons.
    Dois-je aussi rappeler que ça n'est pas la formation qui donne le titre de clinicien contrairement à ce que l'on veut faire croire dans les universités mais la pratique elle-même...
    Mais je te rejoins tout à fait sur le fait qu'une solide formation est nécessaire pour exercer un tel métier. j'ai en plus un DESS de philosophie, ce qui facilite grandement l'accès aux concepts psychanalytiques, mais là je concède que tous les psy ne s'inscrivent pas dans cette démarche de réflexion...

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  14. Ha et j'oubliais tous les psy scol achètent leur test aux ECPA qui exigent en effet de leur envoyer lors de la première commande le diplôme ad hoc. Sont ils sots ou quoi aux ECPA, ils acceptent le diplôme de psy scol, ces inconscients.... !

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    1. D'abord il existe des tests qu'on peut acheter au ECPA sans montrer patte blanche et que le DEPS donnant un titre de psychologue, tu as accès aux tests (tout autant qu'un psychologue spécialisé en psycho différentielle) (et puis parfois tu les as même sans être psy, mais chuuut...).

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  15. Alors je te renvoie vers le décret. Pour être psy scolaire il suffit d'avoir une licence (L3) en psycho. N'importe quelle psycho (différentielle, travail, sociale... même clinique) et tu passes un diplôme (le fameux DEPS) en 1 an et tu as le titre.

    Ce d'ailleurs tout le problème c'est que pour être psychologue clinicien, il faut normalement obligatoirement avoir fait une L3 en psycho + M1 et M2 en clinique. Soit 5 années de formation dont 2 de spécialisations. Ce que n'ont pas les psy scol qui ont un bac + 4 et avec 1 année d'enseignement généraliste. Et on vous colle le titre de psychologue, mais sans aucune spécialisation (merci au Conseil d'Etat) tout autant qu'un psychologue statisticien est "psychologue" sans aucune connaissance clinique.

    Tu verras le site de l'AFPEN http://www.afpen.fr/Le-DEPS-diplome-d-Etat-de,333.html
    et celui des ASH http://eduscol.education.fr/cid46954/devenir-psychologue-scolaire.html

    Quant à l'envie que vous pouvez faire, absolument pas je l'ai dit. Je récupère tellement de jeunes patients (et leurs parents) vus par des psys scolaires dans des états pas possibles (et je vois encore des gosses qui sont des surdoués auxquels ont fait passer des TAT et des Rorschach en se demandant quelles pathologies ils peuvent bien avoir...) que, je l'ai écrit, je me suis dit qu'avoir des psychologues formés en 5 ans avec des spécialisations en clinique ça ne pourrait que faire du bien à l'EN (et à la réputation des psys scolaires). Mais il n'empêche qu'il y en a des très bien et très bien formés aujourd'hui, de plus en plus même. Heureusement.
    Et que je persiste, l'IA recrute parfois sans DEPS parce qu'il n'y a pas assez de candidature, c'est comme ça.

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  16. Ah oui j'oubliais, les psys scolaires uniquement doté du DEPS n'ont pas le droit de pratiquer en libéral. Pour cela il faut une formation bac + 5. Et les psys scol ne sont pas thérapeutes.

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  17. C'est ballot, j'ai cru un instant qu'avec mes années d'enseignements je pouvais me reconvertir psy :-)... peut-être en demandant une équivalence de diplôme !

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    1. Tout à fait, en passant par la VAE aussi. Maintenant, si tu es encore en fonction d'enseignement et si il n'y a pas assez de candidat tout n'est pas perdu, tout dépend des départements.

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  18. Alors oui je te concède que certains psy scol n'ont que la licence + le DEPS mais comme tu le reconnais toi-même nous sommes de plus en plus nombreux a avoir un M2.
    Ensuite, le DEPS, malgré ses défauts, reste une bonne formation et un complément indispensable à tout psy qui prétend exercer en milieu scolaire. Certes, il y a de nombreuses redites lorsqu'on a déjà un M2 enfance et ado par ex mais la spécificité du contexte scolaire est véritablement prise en compte. Mes collègues qui ont un M2 et qui n'ont pu bénéficier de cette formation menant au DEPS se trouvent en difficultés en début de carrière.
    Et tu te trompes encore une fois lorsque tu dis que les détenteurs du seul DEPS ne peuvent pas s'installer. Ils ont un numéro ADELI et peuvent ouvrir leur cabinet sans problème car L’ouverture d’un cabinet de psychologue nécessite uniquement que l’on soit psychologue et les psychologues scolaires sont des psychologues, que tu le veuilles ou non...
    Concernant la clinique : Seul le titre de psychologue est protégé, les qualifications ne sont pas réglementées. En conséquence, les domaines de la psychologie portant mention clinique varient d'une université à l'autre, cette mention ne comporte donc pas en soi de valeur règlementaire. Je le répète, c'est la posture du psychologue dans sa pratique qui fait de lui un clinicien ou pas.
    Quant aux ratés des psy scol, il doit y en avoir, tout comme ceux des psy en libéral ou en institution. Je rattrape aussi des situations rendues difficiles par des prises en charge inadaptées, des bilans faits en cabinet qui sont incomplets (et comportant même parfois des erreurs dans le chiffrage du wisc) et qui figent des situations.
    Quant aux enfants surdoués... mais qui parle encore en ces termes réducteurs ? Moi je préfère parler d'enfant à haut potentiel car cela peut aussi cacher un surinvestissement cognitif qui demande quasiment toujours un approfondissement avec des projectifs.

    Pour ce qui est de la psychothérapie, personne ne dit que le psy scol a vocation d'être un psychothérapeute mais sais-tu que beaucoup d'entre nous continue à se former (pour ma part, je me forme à la thérapie psychanalytique familiale) dans ce sens ?

    En bref, je dirais que si le diplôme est une garantie de formation, c'est surtout ce que l'on en fait qui importe...

    PS : LA VAE n'a jamais permis à un PE/instit d'accéder aux fonctions de psy scol. Si tu as un exemple, néanmoins, ça m'intéresse car c'est à dénoncer absolument.. !

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  19. Je cite le syndicats des psychologues : "A propos de l'installation en libéral (... des psys scolaires...): elle est en principe interdite aux fonctionnaires, sauf pour les enseignants qui peuvent obtenir l'autorisation d'exercer une activité en libéral, à la condition que celle-ci soit le prolongement de leur activité principale (les profs peuvent donner des cours particuliers par ex)."

    Quant aux enfants "surdoués" qu'ils soient à haut potentiel ou en douance, il y a bien une différence, un enfant à haut potentiel peut ne pas avoir montrer sa douance, alors qu'un surdoué l'a montré. Mais ce n'est qu'un jeu de mot sur les termes. Ce qui est important c'est ce qu'on en fait... et comme c'est une de mes spécialités.

    A dénoncer ? Ca me fait rire, tu veux faire taire une querelle entre les psys universitaires et les psys scolaires, mais tu veux en créer une entre les psys scolaire doté du DEPS et ceux qui ne l'auraient pas.... Il n'y a pas assez de psy, il faut bien en trouver quelque part. je te renvoie là aussi à la Loi : "Pour être psychologue scolaire, il faut :

    • être enseignant du premier degré (concours IUFM) et avoir enseigné 3 ans dans une classe.
    • être titulaire de la licence de psychologie
    • être Envoyé en stage de DEPS d'un an

    OU BIEN, SI et seulement SI l'Inspecteur d'académie du département le souhaite

    • être enseignant du premier degré (concours IUFM) et avoir enseigné 3 ans dans une classe.
    • être psychologue, c'est-à-dire titulaire d'un MASTER de psychologie
    • être titularisé comme faisant fonction au bout d'un an sur le terrain "

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  20. Je ne vais pas rentrer dans la polémique... n'en ayant jamais vu dans les écoles de mes enfants je me demande quel est le rôle d'un psychologue scolaire ? Perso je me suis également posée cette question au sujet du médecin scolaire. Pour mon fiston au collège après discussion avec le principal (qui était top) on a été obligé de faire une réunion pour que le médecin qui le suit vienne expliquer ses problèmes, ensuite chaque année je devais récupérer les papiers pour faire les PAI et lui expliquer comment les remplir... Au lycée heureuse découverte : coup de fil du médecin scolaire pour que le médecin envoie un descriptif écrit des problèmes. Le médecin nous a convoqué (chaque année) avec l'enfant et les principaux professeurs pour expliquer, répondre aux questions, donner des conseils (qui ensuite n'étaient pas suivis mais c'est un autre pb), remplir les dossiers. Là j'ai compris quel rôle pouvait avoir un médecin scolaire. Des psys scolaire y en a où et quelle est leur mission ?
    PS : je ne pense pas me reconvertir !!!

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    1. Y a pas de polémique, y a ergotage. Ca devient d'ailleurs fatiguant. La Loi est la Loi.

      Le psys scolaires, on en trouve qui interviennent en maternelle et primaire. Les enfants (ou les parents) sont repérés par les enseignants qui soit leur propose d'aller voir un psychologue scolaire pour présenter une problématique soit les signale et les adresse à la psy scolaire. les psys scolaires font normalement des évaluations et des bilans. Jamais de psychothérapie (même si j'en connais qui en pratique à l'EN !!). Voir le site de l'APSI, simple mais explicatif : http://www.apsi.eg2.fr/spip.php?rubrique29

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    2. franchement je suis assez surprise que tu ais postulé, d'autant plus que tu as dit si je me souviens bien que tu pratiquais assez peu les tests, et je t'imagine mal t'arrêter là.
      Sinon ma fille a eu une psy du privé reconvertie à l'enseignement en CE1. Au bout d'une semaine les parents hurlaient, au bout d'un mois ma puce avait mal au ventre tous les matins. L'année suivante j'ai été convoquée par la nouvelle instit après les bilans de début d'année pour me prévenir que ma fille n'était pas mon fils ainé, que la scolarité ne serait pas facile (lol). Soit, ils sont chacun comme ils sont, tant mieux. 2 mois après elle me re-convoque pour me dire très gentiment que ma fille est très différente de son grand frère mais qu'elle déménage tout autant. Bref la psy ne devait pas être très psy et elle n'était pas du tout enseignante.

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    3. j'aime beaucoup travailler avec des enfants et le courant passe très bien entre eux et moi. J'ai une bille de clown, je n'y peux rien ! lol
      Tu as vécue la situation inverse, le passage du psy vers l'enseignement. je n'aurai pas la patience et surtout j'aurai trop peur de percevoir l'innommable chez certains enfants, déjà que je le vois parfois rien qu'en allant rendre visite à des enseignants...

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  21. Oui ça devient lassant quand l'interlocuteur fait mine de ne rien comprendre. J'espère au moins qu'elle le fait exprès, sinon cela m'inquiète.. Elle ne manie visiblement pas non plus l'ironie et connait fort mal la loi mais se fait fort de la connaitre mieux que tout le monde. Ha le sacro-saint savoir du psy.... !

    Tu as une vision tellement étriquée et simpliste des choses... Quand je lis le contenu de ton blog et ta façon de réagir à la contradiction, je suis un peu inquiète et à la fois rassurée que tu n'officies pas à l'école.

    Et maintenant la question qui me vient c'est : pourquoi cet appel intempestif à la loi ? (Et là c'est la psy qui parle...)

    Je te conseille donc un livre de chevet épatant : les Méditations Métaphysiques de ce bon vieux Descartes et notamment la question plus fondamentale du doute, ça peut toujours servir.

    J'arrête donc ici mes commentaires et la lecture de ce blog...

    Et pour finir, un dernier mot pour la route : Les projectifs ne sont pas utilisés seulement dans le cadre d'une investigation psycho-pathologique mais dans une perspective développementale lorsqu'il s'agit d'enfant. Mais ça, apparemment il faut une solide formation en psycho de l'enfant pour le savoir...

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    1. Tu as raison. Tu ne supportes pas la contradiction, c'est bien pour cela que tu es venue faire tes commentaires pour poser ton savoir. Le recours à la Loi est simple : comme partout lorsque la négociation à l'aide de preuve ne suffit plus, il faut recourir au droit. Tu sembles ignorer les textes qui régissent ton statut. Tu sembles, d'après tes dires, officier en libéral dans un domaine dans lequel tu n'as pas le droit de le faire, ce qui fait quand même sacrément peur. C'est amusant comment tu généralise ce que j'ai dit. Je n'ai pas dit que les projectifs en pouvaient pas être utilisés pour autre chose, j'ai dit que dans ce cas particulier les projectifs avaient été utilisés pour rechercher une pathologie, la douance n'ayant pas été perçue bien qu'évidente. Tu ramènes donc tout à ton savoir. Je persiste : apprend à lire... mais pas ici.

      Et comme tu n'as pas l'air d'être informée, ici c'est un blog, le mien qui plus est et j'y écris ce que je veux. Et les psychopathes sont comme ça, ils ne respectent pas les autres.

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  22. Concernant le refus des psy d'être affiliés sécu, l'argument "médecin généraliste qui prescrit après avoir donné un pré-diagnotic psychologique etc...niet" (je résume en très gros). Je pense qu'il y avait d'autres solutions : les orthophonistes ont les séances prescrites, mais ce sont eux qui font le diag. Le médecin fait l'ordonnance pour le bilan et ensuite pour les séances.
    On aurait pu imaginer la même chose pour les psy. Bilan, compte-rendu avec diag., et prescription des séances. Oui il y a toujours des cas particuliers (motivation en berne, etc, etc). Mais l'idée était de proposer au moins une base. Je travaille pour une asso qui propose un point écoute pour les jeunes de 11 à 25 ans et leurs familles. Pas le droit de faire du suivi. Quand je dois orienter je suis en galère : CMP temps d'attente 1 à 3 mois et plusieurs mois parfois avant de rencontrer un psychologue ou un psychiatre. Libéral ? Pas d'argent...d'autres asso ? Même problème que pour nous. Et je ne parle même pas du manque de structure pour adultes qui veulent consulter...Si la sécu devait chiffrer le parcours de soin d'un patient suivi par un psy et non suivi par un psy, on y réfléchirait à deux fois. J'ai vu trop de gens sur le carreau avec leur mal être. Si on peut aider une plus grosse partie, quitte à être conventionné, je prend sans hésiter. La psychologie me fait parfois penser que nous vivons encore dans l'obscurantisme...En attendant, le patient, client, consultant etc. paye et souffre ou ne paye pas et souffre...
    Merci de m'avoir lu,
    Bien à vous

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    1. Le problème en psycho c'est justement le diagnostic. Il est parfois long à établir. On le voit bien en psychiatrie. Les patients ne comprennent pas que parfois il faut 1 an d'observation pour dire de quoi il souffre (je peux prendre l'exemple de patient borderline, qu'on étiquette au départ dépressif, puis bipolaire avant de comprendre qu'en fait ils sont borderline).
      Ensuite, comment chiffrer le nombre de séances nécessaire chez le psychologue ? Renouveler l'ordonnance sans discuter ? Je vois avec les orthophonistes qui se voient donner 50 séances puis 50 autres et encore 50 autres.... 150 séances ! C'est le rêve du psy de passer 150 séances avec son patient, les psys gagneraient enfin leur vie.
      Pour finir, beaucoup de patients préfèrent voir un psychiatre, d'abord parce que c'est remboursé (alors que le psychiatre prend aussi chez que le psychologue pour seulement 15 minutes de consultation contre 55 chez chez le psychologue) et que surtout ils croient encore qu'une prescription médicale va miraculeusement régler leur problèmatique.
      Je comprends pour le patients qui n'ont pas les moyens. Le CMP c'est un temps d'attente monstrueux, je suis d'accord, mais j'ai aussi exprimé pourquoi : les patients ne payant pas, ils ne viennent pas et ne prennent pas la peine de prévenir. D'où d'énormes "trous" dans l'agenda des psys de CMP avec une liste d'attente longue comme un bras, alors que d'autres auraient pu venir.
      Je reçois des patients qui ont peu de moyens, ils viennent quand ils peuvent, parfois au maxi 1 fois par mois.
      Ce que je trouble déplorable aujourd'hui dans l'image de la psychologie c'est de faire croire au patient qu'il doit venir 2 fois par semaine pour aller mieux. Lorsque cette image aura disparu, les personnes en souffrance hésiteront moins à aller en libéral. Vous le savez ce qui est important dans la psychothérapie c'est déjà d'y aller.

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  23. bonjour je suis étudiant en psychologie je m’intéresse au refus des psychologues dans le passé a être remboursé par la sécurité sociale . j'ai vu que dans ton article tu y fait allusion . pourrait tu développer un peu plus sur les raisons de ce refus, il semblerait que les psychanalystes se seraient appuyé sur des textes de Didier Anzieu pour argumenter ce refus, est ce vrai ? connait tu des articles traitant de ce sujet ( je n'arrive pas a en trouver ) sinon j'aime beaucoup ton blog et ton style d'écriture bravo :)

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    1. Les psys ne refusent pas d être remboursés, ils refusent ce que sous entend être remboursés : dépendre d une prescription médicale pour avoir accès à une patientèle et pour appliquer telle ou telle méthode sur une durée définie par le prescripteur. Or le psy s adapte au rythme du patient et applique des procédures qui s adaptent à l implication du patient.
      Des textes ? Je pense qu il faut voir avec le SNPsy....

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