mardi 29 mai 2012

De l'impact du prénom sur la vie

J'avais déjà parlé à divers endroit du choix du prénom par les parents.

Envisageons maintenant l'impact que ce prénom a sur le rejeton.

En fait, je dois bien avouer que comme beaucoup de mes concitoyens, j'ai constaté dès l'enfance que les prénoms semblaient avoir un effet sur la personnalité de chacun. J'ai trouvé pendant longtemps que tous les Benjamin ont des traits de caractères communs, les Catherine aussi.... et je ne vous parlerai pas des Philippe.
Certains me diront que c'est comme l'astrologie.
Je leur répondrai "de quoi je me mêle ?".
Franchement, j'ai dépassé ce stade (enfin pas tout à fait) mais il faut bien constater que la vie réserve parfois quelques surprises qui apportent des réponses.

Si les prénoms n'ont pas d'impact direct sur les comportements de ceux qui les portent, ceux qui les portent s'arrangent parfois pour ce prénom ait un impact sur eux.
Si vous êtes un lecteur de science-fiction, rappelez vous "Jézabel" dans "les Cavernes d'acier" d'Isaac Asimov qui faisait tout pour "coller" ses agissements et sa personnalité à ce lourd prénom.

Et bien, dans la vie parfois c'est comme dans les romans.
Je vous passerai le père agressif, cadre sup d'une grosse boîte pas très éloignée de chez moi qui prend une couleur faite de rouge et de jaune. Monsieur, soit-disant surdoué et sans difficultés dans ses apprentissages scolaires ne supportait pas l'idée que son fils ne soit pas comme lui et qu'il n'arrive pas apprendre du premier coup ses tables de multiplications.  D'ailleurs il avait prénommé son fils "Côme". Il fallait qu'il fasse tout "côme" lui...

C'est une facette intéressante.

Une de mes profs se prénommait Angélique.
C'était infernal pour elle. Vrai "garçon manqué" comme elle aimait à le dire, adepte de sports extrême, au langage peu châtié et plutôt brutale, elle m'avait dit un jour qu'elle en avait eu marre de ce prénom. Tout le monde s'attendait à une jeune femme douce, féminine, gentille. Et depuis son enfance, on ne cessait de lui reprocher qu'avec un prénom pareil elle aurait pu faire un effort.

Un patient dans une autre facette est devenu papa. Pendant sa thérapie diverses problématiques apparaissent dont la proximité incestueuse d'avec sa mère. Donc, ce patient a un fils. Il le prénomme "Louis". Au premier abord, c'est un prénom assez classique et plutôt dans l'air du temps. Jusqu'au moment où il est apparu que sa relation (conflictuelle) à sa compagne n'était que le rejeu de sa relation à sa mère. Il lui faisait les reproches qu'il n'avait pu faire à sa maman. Et puis en parlant de sa relation à sa compagne et à son fils il dit "en fait je suis Louis, euh lui." "Louis est vous ?" ai-je instantanément demandé. Il s'est pris la tête dans les mains. La psychothérapie a fait un grand pas ce jour là.

Et puis, je vous parlerai bien de ma dernière patiente, mais bon elle est en cours de thérapie c'est donc trop tôt pour vous décrire ce qui se passe. Mais encore une qui a décidé de faire coïncider sa vie avec celle d'un film, enfin le plus possible en fonction de la différence de situation. Elle l'a dit, ça a le mérite d'être clair. Film dont son prénom est le titre et qui avait en son temps influencé consciemment le choix de ses parents.  Film que je n'ai pas vu depuis mon enfance et dont qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Il va pourtant falloir que je me plonge dedans pour comprendre et tenter de savoir vers quoi elle va cette patiente.

Si jamais vous pourriez me passer "Angélique, marquise des Anges", je vous en serai reconnaissante.


N'hésitez pas à broder son prénom partout, des fois qu'elle l'oublierait
(elle est blonde sans doute...)




dimanche 27 mai 2012

Le profilage criminel (suite)


Pas trop le temps d'écrire, mais je reviens vite.
En tout cas si le "profilage criminel" (ou analyse comportementale) vous intéresse, vous pouvez toujours écouter le dernier interview trouvé sur le net d'une spécialiste...


mardi 22 mai 2012

Pour vivre longtemps, soyez intelligent !

Il n'est jamais trop tard pour bien faire.
Et si vous continuez à surfer sur ce site, gageons que vous récupérerez quelques minutes de vie supplémentaires, une vie pleine de connaissances mais surtout de réflexion.

Alors avant tout, vous allez me demander "c'est quoi être intelligent ?".
C'est ce que tu es voyons ! (basse flatterie de ma part et belle façon de se défausser).
Binet disait que c'était ce que mesurait son test. 
Pourquoi pas après tout ? Je suis sûre que nous avons tous une définition personnelle de l'intelligence et que celui qui te parait intelligent est l'abruti d'un autre (l'inverse étant assurément avéré).
Personne ne sait vraiment ce qu'est l'intelligence. Cela est surtout défini comme à la fois la capacité d'adaptation à l'environnement et la capacité d'usage du savoir déjà détenu pour s'adapter à cet environnement.
Ainsi si un pigeon est un vrai couillon chez nous, dans son environnement nous ne ferions guère mieux. Essaie donc de picorer des graines de tournesol (sans les mains j'ai dit et sans la langue aussi) et voyons si sans GPS tu sais encore retrouver Azay le Rideau en partant de chez toi après n'avoir fait qu'une fois le trajet de nuit. (si tu habites Azay le Rideau tu peux t'abstenir du test) (si si, y'en a).

L'intelligence aujourd'hui se mesure en utilisant en général plusieurs tests ou plusieurs catégories de questionnement dans un test. Il s'agit de mesurer le fameux "facteur G" (facteur général) qui caractérise plusieurs pans de notre savoir.

Une étude portant sur quelques milliers de personnes et de façon longitudinale (c'est à dire dans le temps) a démontré que plus les gens étaient intelligents (donc résultats supérieurs aux tests), plus leur durée de vie s'allongeait.

En fait, comme toujours, on ne sait pas trop si c'est du à l'intelligence ou à l'environnement.

Ainsi, par exemple, on constate que les gens plus intelligents pratiquent moins d'activités à risque ou font plus attention aux risques (en traversant la rue par exemple). Du coup, il est évident que si tu anticipes lorsque tu traverses, tu as moins de risque de te faire renverser et donc tu vis plus longtemps. Jusqu'à là tu suis. Mais on se demande si c'est l'intelligence qui permet de prendre moins de risque car les gens intelligents sont plus informés, sont plus conscients des risques et donc décident de faire plus attention et donc se font moins renverser et donc vivent plus vieux.

Bref, la prochaine fois que tu vois un(e) abruti(e) qui traverse d'un air hautain  au feu vert sans regarder alors que tu roules à 52 km/h (pour échapper au radar), tu pourrais en déduire que son QI culmine vers un extrême inférieur. La désormais illustrissime exclamation "Cass' toi pov'con !" sera alors ici totalement adaptée à son égard.

Pareil pour la santé. Il s'avère que les gens qui mangent équilibré et pratique du sport vivent mieux et plus longtemps. Or ceux qui mangent équilibré et pratiquent du sport ont en général un QI plus élevé. On pourra donc se demander sans complexe si c'est le fait de manger équilibré qui rend intelligent ou si c'est parce qu'on est intelligent qu'on mange équilibré. 

Du coup là, lorsque tu regardes ton ado en train de bouffer son MacBacon vintage, tu te demandes s'il le mange parce qu'il n'est pas intelligent ou si c'est parce qu'il l'enfourne qu'il va devenir bête ? Eh bien la réponse n'est pas claire. Il y aurait un peu des deux. 

Car l'intelligence repose sur des facteurs multivariés.
Et la longévité aussi.
Bref, on ne sait pas trop comment ça s'imbrique. L'autorenforcement semble primordial. En effet, être intelligent rend plus prudent (en comportements, en alimentation...) et le fait d'être prudent améliorerait l'intelligence, puisque pour être prudent il faut prévoir et donc s'informer, acquérir du savoir et réfléchir. Et lorsque tu réfléchis, tu fais plus gaffe donc tu améliores ta qualité de vie et donc ta durée de vie s'allonge.

Ce qui sous-entend quand même que les intelligents tendent à devenir plus intelligents. Et les pas intelligents à rester bêtes mais à mourir plus jeunes. Dans quelques siècles, si nous ne disparaissons pas tous en décembre 2012, la race humaine sera donc composée uniquement d'une élite intellectuelle et physiquement saine.

Elite terrienne se délectant d'un gloubi boulga équilibré et nutritif pour nourrir son intelligence (XXXVIIIème siècle).


dimanche 20 mai 2012

Un bras robotisé commandé par la pensée

Penser ce n'est pas qu'avoir des images mentales ou calculer les prises de risques pour aboutir à une décision.
Penser c'est aussi bouger, faire des gestes. Même si cela se passe de façon peu consciente ou même totalement automatique.
Qu'on croit.

Ceux qui ont eu l'expérience de travailler avec des patients atteints de sclérose en plaque  savent que se mouvoir demande des efforts de commande cérébrale.

Je donnerai un exemple. J'avais une patiente qui n'arrivait plus à saisir sa petite bouteille d'eau. Dès qu'elle arrivait au but, paf, elle se cognait brutalement dedans du fait des ajustements des mouvements de l'avant bras et elle renversait systématiquement sa bouteille. Ce qui énervait passablement son entourage, mais c'est un autre sujet.
Après avoir discutée avec elle, je me suis aperçue qu'elle continuait à penser ses gestes comme une personne valide. En gros, c'est "je vais attraper la bouteille".Et après vous ne pensez plus à ce que vous faites et vous vous retrouvez avec la bouteille dans la main.
En fait, vous avez "pensé" à tous les gestes nécessaires, vous avez ajusté vos mouvements et cela sans même vous en rendre compte.
Pour un patient atteint de sclérose en plaque, chaque ordre cérébral arrive plus on moins vite et du coup il y a souvent collusion entre les ordres. D'où une partie des tremblements et d'où surtout les grands mouvements d'ajustement.

Alors il faut apprendre au sclérosé à décomposer ses gestes. Ma patient ne me croyait pas. Je lui ai demandé de décomposer ses gestes. Il lui a fallut comprendre ce qu'elle faisait lorsqu'elle attrapait une bouteille.
Tendre le bras c'est bien beau, mais c'est d'abord élever l'épaule, déplier le coude, tendre l'avant bras...
Bref nous avons tout décomposé. Bien sur impossible de contrôler les jeux musculaires (tension du triceps et détente du biceps). Mais cette concentration empêche d'envoyer tous les ordres en même temps. Les tremblements diminuent et surtout en prenant son temps, cette patiente a découvert qu'elle pouvait encore très bien attraper sa bouteille sans se cogner et sans la renverser. Bien sur il faut appliquer cela partout, cela devient vite fatiguant et difficile aussi pour l'entourage car le patient fait tout lentement. Mais il le fait, ce qui est gage d'autonomie et de joie pour le patient.

Mais il arrive un moment où tout cela n'est plus possible. Et le patient devient totalement dépendant des autres.
C'est très difficile à vivre. L'état d'esprit des personnes dépendantes est rarement au beau fixe. Ils sont dépressifs, se sentent dévalorisés. C'est une régression infantile illogique psychologiquement s'entend car elle n'est pas souhaitée ni consentie. Sans compter tous les conflits que cela génère, les valides toujours pressés passent leur temps à rabrouer le dépendant.

Mais bref, la science avance comme j'aime à le dire.
Vous imaginez bien que si on tente encore de compenser les déficits du malade en modifiant son corps (on vient de permettre à un tétraplégique de remuer sa main et de faire une opposition pouce/index ce qui lui permet d'écrire par un simple jeu de "branchement" de nerfs), on tente aussi de palier par une aide extérieure. Mais cette fois en se passant du "gentil" humain valide. D'où la robotisation.
Les patients gravement handicapés ne peuvent souvent plus parler et leur seule façon de communiquer reste les clignements d'yeux et les déplacements oculaires qui permettent de "taper des lettres"... Une communication lente et non représentative de leurs pensées qui, bien que souvent diminuée, reste en fonctionnement.

Alors des chercheurs américains ont créé un bras robotisé qui répond à la pensée.
Les patients pensent à tel mouvement et le bras l'exécute.
Vous verrez dans la vidéo comment une patiente handicapée arrive à amener une canette à sa bouche pour boire.

Pour faire simple son cerveau est couplé à un ordinateur qui lui même envoie les ordres au bras robot.




Vous regarderez les mouvements du bras et les mouvements de la patiente. Vous verrez qu'elle essaie de faire les gestes, Son cerveau envoie-t-il les ordres dans ses propres bras ? Tente-t-elle de faire les gestes par imitation ? Vous verrez aussi les errements du bras. Ce qui correspond d'abord aux difficultés qu'on rencontre chez les patients sur des ajustements fins, mais aussi sur le fait que pour faire un geste nous ajustons et compensons sans cesse sans nous en apercevoir, alors que là il faut donner l'ordre de compenser. (pour faire le test c'est très simple, vous prenez une baguette d'un mêtre de long que vous attrapez à une extrémité et vous essayez de toucher les objets avec. Ca tremble, ça demande des ajustements, le moindre mouvement du poignet génère un grande amplitude de réaction. C'est exactement ce que font ces patients avec leur propre bas qui ne sont après tout que des prolongement de leur cerveau).



Pour en savoir plus un article de la Brown University, Massachussetts.


mercredi 16 mai 2012

La fellation, acte de domination masculine ?

Peur Sur La Ville by Ennio Morricone on Grooveshark
Je corrigeais les copies de mes étudiants de Toulouse.
Il s'agissait d'analyser les crimes d'un tueur en série. Un homme tueur de femmes.
Comme il se doit. Diront certains. Et ils n'auront pas totalement tort.
Mais ce tueur appréciait de se faire faire une petite gâterie avant l'assaut final et mortel.

Ce qui est étonnant dans le copies, c'est que la fellation y est perçue comme un acte de domination masculine.
Cela m'interpelle toujours.
En quoi il y a-t-il de la domination en soi dans un acte sexuel, quelqu'un soit le type, lorsqu'il est consenti ?
Et qu'il soit consenti ou pas, pourquoi donc la fellation serait une domination masculine ?
Alors bien sur vous me direz que dans le viol, la fellation c'est l'homme qui la demande. Ou plutôt qui l'exige. 
Certes. Mais c'est l'exigence qui est une domination par l'acte.


On pourra se demander alors pourquoi ces messieurs semblent tant apprécier (encore queue que...)

Soyons clairs dès le départ, la fellation n'est pas un acte de domination masculine. 
Bien au contraire cela renvoie l'homme à la peur de la castration.
Bien sur, en général, ils finissent par comprendre et surtout apprendre, qu'il ne se passe rien ne négatif et comme ils y prennent un certain plaisir, il associe le fait d'en sortir "entier" au plaisir. D'ailleurs le plaisir n'en serait il pas décuplé justement parce que derrière il y a toujours cette peur diffuse qu'il arrive quelque chose ? Cette angoisse sourde qui fait résonner le rappel du "vagin denté" qui pourrait détruire l'homme dans sa masculinité ? Bref, comme il ne se passe rien, il y a une réassurance psychique non pas de la domination de l'homme sur la femme mais de l'homme sur la mort.

Mais ne nous y trompons pas, c'est bien la femme qui décide que l'homme gardera son intégrité physique et donc psychique. C'est elle qui domine. On pourrait -poliment- dire que la vie de l'homme est entre ses lèvres. Et la relation bouche/vagin n'en n'est que plus forte.

Pour un tueur, l'exigence d'une fellation est une mise en danger. Il sait ce que la femme peut faire. Il table qu'elle ne le fera pas. Car elle a oublié qu'elle détient le pouvoir, toute à ses images que nous vendent et assènent les médias et les séries diverses qui font de la femme une pauvre victime incapable de prendre une initiative surtout violente. Alors la femme accepte, sa vie est en jeu après tout. Elle oublie ce qu'elle peut faire. Et dans cet oubli, dans le fait qu'elle ne détruira pas l'intégrité physique et donc psychique de sont agresseur, elle lui permet de renforcer son image de dominant. Il devient le "Mâle" auquel aucune femme ne résiste.

C'est donc la femme qui par sa nature de domination sur l'homme à laquelle elle se refuse va venir renforcer l'idée que l'homme est dominant lors de la fellation. Chacun de son côté est dans un apprentissage de déviance cognitive. 

Elle se croira soumise, il se croira dominant.


Serrez donc les dents mesdames et revenez donc me dire qui domine l'autre.



lundi 14 mai 2012

Voyage à Rome

(Voici un article que vous avez faillit lire ailleurs. En effet, dans ma quête obsessionnelle pour la suprême superficialité, je m'étais à décider à publier sur un site de bloggeuses "occupées". Un site qui parlait de tout, de rien. De rien surtout, ce qui me paraissait pas mal vu mes aspirations.

J'écris donc l'article, je leur envoie. On se met d'accord sur la date de publication. On m'informe qu'on va me proposer des modifs. On m'a expliqué que toutes les fautes seraient corrigées. Je vais pas dire non vu les fôtes de grammaire que je laisse passer lorsque j'écris ici. On me renvoie mon texte. Les fautes sont corrigées. On m'a effacé la ponctuation, on me l'a remise ailleurs, on m'a corrigé les expressions jugées non correctes (du genre "yakafonkon" est devenu "il n'y a qu'à, il faut qu'on"), on m'a remis à l'endroit mes inversions de verbes et de compléments d'objets... Aaarrgh, je me meurs, ce n'est plus mon texte ni mon style. Bref, j'ai refusé la parution et il parait aujourd'hui ici. En plus avec MON langage écrit de blog (lorsque je voudrai écrire un livre, je ferai dans le livresque). Et j'ai corrigé quelques fautes, j'en ai laissé... exprès.)




Voyage à Rome (partie 1)



J’ai pas mal voyagé dans ma vie, mais Rome j’y étais jamais allée.
C’était un rêve d’enfance.
Passionnée de vieux trucs et surtout d’histoire des périodes antiques, ne pas avoir vu Rome me paraissait inepte.
J’avais vu les pyramides que j’avais contemplées… du bas. Encore qu’à l’époque on pouvait encore grimper dessus si on était courageux et doté d’une carrure athlétique.
Les pyramides m’avaient laissé pantoise. J’avais été soufflée de voir ces formes simples posées au milieu du désert et qui avait vu passer des pharaons et Napoléon.

J’ai vu bien d’autre chose, mais le Colisée non.
Fallait y aller. Après tout si on ne se décide pas aller quelque part, y a toujours quelque chose pour vous en empêcher, du genre au moment de prendre les billets la prime qui saute et la machine à laver qui tombe en panne, sans compter qu’on découvre brutalement que c’est l’heure du contrôle technique et qu’au moment où le relevé de compte s’affole le chat vous fait une intoxication qui le mène, un dimanche férié, chez un vétérinaire d’urgence qui fini de vous saigner.

Non, c’était décidé, rien ne m’arrêterait.
Je pars avec deux amies mais c’est moi qui organise tout. J’aime tout organiser.
Après avoir tenté tous les comparateurs de prix existants, je découvre effarée que les prix des billets augmentent chaque quart d’heure. Je fais un rapide calcul, il fallait que je me dépêche de réserver.

Je cherche un hôtel, ce qui relève du casse-tête car par expérience je sais qu’un bon hôtel à l’étranger, même en Europe, est souvent l’égal d’un mauvais hôtel français et qu’il faut taper haut si je ne veux pas passer le séjour dans une chambre de 6 m2, les murs recouverts de peinture écaillée, les cafards dans la salle de bain et les cheveux de l’occupant précédent dans la baignoire. Mais bon faut ce qu’il faut, mais y a quand même un budget à tenir, que je sache moi et mes amis ne sommes pas issus de la famille Rockefeller et pour les stocks options, on est plutôt génération perdue.

Bon tout est prêt.
A 4 jours du départ, gros stress.
Je m’attends à tout, surtout à rien. Grève des transporteurs aériens, grève du personnel au sol… Je nous vois déjà dans l’obligation de poireauter pendant des heures à l’aéroport, notre vol étant reporté de 15 minutes en 15 minutes.
J’imagine aussi l’hôtel bien joli sur le net, n’être qu’en fait un boui-boui dont les photos diffusées dateraient du temps de sa splendeur plusieurs dizaines d’années auparavant. Sans parler de la réservation non prise en compte qui nous obligerait à passer notre première journée à trouver le premier truc libre à un tarif qui permettrait de combler le PIB de la Grèce.

Le jour dit tout est nickel. Arrivées 45 minutes avant l’embarquement, ce n’est pas de trop pour passer les contrôles, où vous le savez peut être, bientôt on nous demandera de nous mettre à poil afin de vérifier qu’il n’y a rien de cacher dans nos orifices naturels. La ceinture, hop sur le plateau. Les chaussures, hop sur le plateau. La montre, hop sur le plateau, le sac à main, hop sur le plateau. Sans compter les bagages à main ouverts, les sachets de congélation (de 1 litre siouplé) transparents et bien visibles et ouverts (comme ça tout le monde sait que j’utilise une crème Nivea, moi qui m’efforçait d’épater les copines avec de pseudo pots Dior…). Passage sous le portique, une main qui retient le pantalon qui tombe, l’autre qui vérifie ce qu’il peut bien y avoir dans mes poches qui vient de faire « biiiiiiiiiip » sous l’œil suspect des cerbères en uniforme. « Repassez madame ». re-biiiiiip. J’ai pourtant rien. Pas de pacemaker non. Pas de plaques en métal non plus, non non. L’abrutie que je suis avait oublié de couper une étiquette antivol sur son tee-shirt ! (ben oui je me suis mise en frais pour le voyage).

Après avoir fait le spectacle pendant 10 minutes et avoir permis à la file de s’allonger, enfin je rentre dans l’avion. 2 heures de vol ça devrait être viable. Il est 7h10 et il fait 9° à Paris….



A suivre










dimanche 13 mai 2012

Cheap Trick est un groupe américain composés de 4 garçons de l'Illinois. Je dis est car depuis leur premier album en 1977, et si leur dernier album date de la fin des années 90, ils n'ont jamais cessé de faire des concerts jusqu'en 2011. 
 
 

Et si vous avez vu "Top Gun" vous avez entendu du Cheap trick !


En 2009 Cheap Trick fait une reprise globale de l'album "Sergent Pepper" des Beatles. 

Le temps passe. Reprise en 2009 d'un titre de 1977


Reprise en 2011 d'un titre de 1977




Si vous voulez un long extrait de tous leurs albums cliquez ICI.


vendredi 11 mai 2012

C'est pas mon jour...

La semaine a été "ouf". 
Bon en même temps je ne vais pas me plaindre. Après tout, une semaine bien remplie c'est plutôt sympa surtout que j'ai pu faire des trucs inhabituels.

C'est vrai quoi, ras le bol de la routine. 
Aujourd'hui vendredi tout spécialement. 
Alors qu'ai-je fais aujourd'hui vous demandez vous, bande de petits curieux :

- j'ai roulé sur une lame en ferraille et j'ai éclaté mon pneu.
- ma voiture, comme toutes les nouvelles voitures, n'a plus de roue de secours et la bombinette anti-crevaison, ben, tout est parti par la longue entaille du pneu... snif (et j'en ai plein les mains, mais bon comme toujours quoi) et que ça fait une belle mousse blanche sur la route
- j'ai poireauté pour joindre l'assistance ("appuyer sur 1 si c'est pour un accident de voiture", "appuyer sur 2 pour un accident domestique", "appuyer sur 3 pour tout autre chose") (est-ce que vous avez remarqué qu'en fait ce qui  vous arrive ne rentre JAMAIS dans les catégories proposées et qu'il faut toujours se coltiner la totalité du répondeur pour enfin savoir sur quelle touche appuyer lorsque notre cas n'est pas prévu ?)
- j'ai pas arrêté de me faire klaxonner (raison ci-dessous)
- j'ai poireauté sur le bord de la route, en étant super mal garée, que le gentil dépanneur vienne en fait transporter ma jolie voiture aux 4 pneus neufs (oui t'as bien lu) dans un joli garage
- sauf que mes pneus y sont spéciaux (pas la voiture pourtant) et qu'y en a nul part
- surtout qu'ils veulent tous absolument me changer les 2 pneus alors que je me tue à leur expliquer que mes deux pneus sont neufs et qu'ils persistent en me disant que quand on en change un on doit changer l'autre, question d'équilibrage
- que j'ai parfois l'impression que les garagistes ne m'écoutent pas (serait-ce parce que je suis une femme ? Je m'interroge)
- et que le gentil transporteur il a autre chose à faire que de me trimballer de garage en garage
- que d'après le garagiste qui se marre "j'ai du pot aujourd'hui". Ben oui, des pneus comme les miens il vient juste d'en recevoir
- que j'ai doublement du pot, parce que chez lui il prend moins cher que chez Midas (ce que je confirme largement)
- j'ai attendu que 30 minutes, le temps de m'enfourner un triangle aux amandes histoire de calmer mon stress et un café aussi, histoire de me DE-TEN-DRE
- que j'ai quand même dépenser le budget que j'avais mis de côté pour le cadeau de mariage d'un pote (je pense d'ailleurs à lui offrir mon pneu crevé en compensation)
- j'ai dépensé tout mon forfait mobile à décaler mes RDV de l'après midi et de la soirée
- j'ai enfin repris la route.
- j'enquille le périphérique qui est tout bouché (c'est un pléonasme)
- je suis sur la file de gauche et j'aimerai bien aller à droite maintenant vu que je sors bientôt
- que ça roule pas et que je me décale gentiment
- et que ça s'arrête et que je me retrouve coincée entre deux files
- et qu'un motard indélicat, ça lui plait pas, me balance un coup de pied dans la portière et m'éclate mon rétro droit.
- (je hais -parfois- les motards)
- et que je suis rentrée chez moi, j'ai bu un autre café.


Décidemment on s'ennuie pas avec moi.

Et j'ai toujours pas appelé l'assurance, deux fois dans la même journée, ils  vont pas me croire....






lundi 7 mai 2012

Le test de Stroop

Le test de Stroop est un grand basique chez les étudiants en psychologie. On est obligé de se le coltiner parce que ça fait marrer tout le reste de la classe d'abord et ensuite parce que c'est vraiment parlant. 

Il s'agit de créer une ambiguité entre une réponse qui doit être donnée et une information non pertinente. C'est pas clair je vois.

En fait on donne une information non pertinente qui doit être "filtrée" pour pouvoir donner la bonne réponse.

Dans le test de Stroop il faut arriver à lire le nom écrit d'une couleur alors que ce mot est écrit dans une autre couleur que celle qui est pertinente. Par exemple, le mot affiché est ROUGE et il est écrit en vert. Il faut répondre ROUGE. 

ROUGE

On compare avec des mots congruents, par exemple ROUGE écrit en rouge ou BLEU écrit en BLEU.

Et on constate que les mots non-congruents avec leur couleur d'affichage sont lus beaucoup plus lentement. 

On pensait que lorsqu'on savait lire la lecture d'un mot était totalement automatique. Ce ralentissement montre qu'il n'en n'est rien. Si le cerveau ne fait pas d'effort, en fait le sens du mot est inconscient et l'information non-congruente modifie cette compréhension.

Attention, ce texte ne fonctionne qu'avec des personne sachant lire sans difficulté. Un bon lecteur tombe obligatoirement dans le panneau de l'allongement du temps de lecture, même s'il connait le test. Plus on est bon lecteur, plus ce test est difficile. Ce test permet justement de cerner des difficultés neurologiques car un effet stroop "trop fort", c'est à dire une grande difficulté à discerner le mot de sa couleur indique une non automatisation de la compréhension du sens des mots. Il est étalonné pour les enfants entre 7 et 15 ans, mais se fait passer aussi auprès de personnes âgées avec atteinte pathologique (qui peuvent comprendre la consigne).

Le test de Stroop se compose de 3 planches :

- planche de mots de couleur écrit en noir sur fond blanc
- planche de mots de couleur écrit en couleur non congruente avec le sens
- planche de rectangles de couleurs

Chaque planche doit prendre au maxi 45 secondes. (ah ben ouais faut y aller).


planche n°1






planche n° 2






Planche n° 3




On peut ajouter aussi le retour à la planche 2 mais en demandant cette fois de dire dans quelle couleur est écrit le mot.

Si la lecture est automatique, la dénomination des couleurs ne l'est pas, d'où l'interférence.

Ce test permet de cerner des pathologies telles que :
la schizophrénie, les troubles obsessionnels compulsifs, la dépression, les trouble de l'attention et les maladies dégénératives.

Ce test est aussi très amusant à faire passer aux potes après quelques verres... vous y verrez l'effet de l'alcool sur vos capacités cognitives !





vendredi 4 mai 2012

Parfois le patient rêve de la psy...

Ho la la, comme j'ai horreur de ça.

Là tranquillement détendu sur mon canapé, le (ou la) patient(e) me sort "j'ai rêvé de vous !".
Aïe, me dis-je, pourvu qu'il ne m'ait pas vu lovée dans une guêpière et des bas résilles, lascivement allongée sur les coussins du canapé en train de lui proposer d'ouvrir une bouteille de champagne que je caresse voluptueusement de ma main gantée de noir...

Non, mais Ô lecteur, Ô lectrice, ça va oui ? Veux-tu bien effacer tout de suite cette image de ton esprit ! Tss tss, je la voie encore.

En fait, ce type de "rêve" ne m'a jamais été raconté. Soit les patients ne font pas de rêves sexuels avec moi, soit ils n'osent pas le mes raconter. Mais à chaque fois qu'on me dit "j'ai rêvé de vous", dans ma représentation de schéma corporel je croise les doigts et je serre les lèvres, parce que je crois que ça me ferait bien marrer. 

En fait, non. Je serai étonnée et j'essaierai de comprendre ce qui se passe entre ce patient (cette patiente) et moi, car du coup, au premier abord, cela ne relèverait pas du transfert. 

La majorité du temps lorsque les patients me disent "j'ai rêvé de vous", ils ont plutôt cauchemardé avec moi.
Bin oui, quoi, la psy peut être mise au musée des horreurs au même titre que le grand méchant loup, le croque-mitaine, la mère castratrice et le père dévalorisant. 

Il parait qu'en général je dis quelque chose de banal mais sibyllin. Qu'oublie totalement le patient dès son réveil. Et qu'il est donc totalement dans l'impossibilité de me rapporter. Je dois certainement balancer une vérité tellement criante que c'est inacceptable et que c'est refoulé instantanément afin de ne pas surtout plus l'entendre et s'en souvenir. 

Il parait que des fois je ne dis rien. Je suis juste là, image mentale flottante. Toute seule ou parmi d'autres personnes. Et que ça génère une angoisse. Comme Zeus, je vois, j'observe, j'écoute. Je châtie peut être aussi. Je deviens la "conscience" du patient, celle qui vous dit que c'est pas bien en pointant un doigt vengeur. Celle qui réveille un doute, une peur aussi (de rater le RDV parfois !).

En général, les patients rêvent de moi la nuit juste avant la consultation. Ils redoutent de venir. Il y a quelque chose qu'ils veulent dire, mais qu'il se refusent à dire. Ils redoutent aussi mon interprétation, niark niark. En fait ils savent, mais ne veulent pas savoir.

Le travail sur les rêves ou cauchemars est toujours intéressant. Bien sur, en consultation on ne joue pas à "les 100 clés pour interpréter vos rêves". Mais chaque rêve apporte une info, ne serait-ce que les sensations et les émotions ressenties. Il arrive aussi que ce soit évident. 

Dans tous les cas, ce qui me fait bizarre c'est de me dire que mon image peut être dans l'esprit de quelqu'un. Quelqu'un peut me "donner vie", me faire faire et dire ce qu'il veut dans son esprit. Il me voit, m'imagine. Alors que je n'y suis pas et que je ne le sais pas. 


Et vous, vous avez déjà rêvé de votre psy ?






mercredi 2 mai 2012

Les remèdes traditionnels Chinois

Dalang tao sha by Chinese Classical Music on Grooveshark




Les remèdes traditionnels Chinois sont en vente libre.
On peut en trouver dans les "quartiers Chinois" des grandes villes. On en trouve à la pelle sur le net.
Ils font souvent partie des pharmacopées "bio" et "naturelles" auxquels les adeptes de naturopathie se raccrochent.

Contre toute attente, ces "remèdes" ne sont soumis à aucune législation (au contraire de l'herboristerie et herbothérapie). Tout le monde peut donc en vendre et on peut facilement s'en procurer.

Diverses études sur le sujet montrent pourtant que tout ceci n'est pas inoffensif.
Ainsi une étude Australienne a trouvé, il y a peu, des plantes toxiques en quantité non négligeable dans certaines préparations. Or les quantités des produits contenus ne sont pas indiqués (pas plus que la posologie souvent d'ailleurs). On trouve aussi des produits allergènes (noix...) non indiqués non plus et, comme on pouvait s'y attendre, des produits animaux souvent issus d'espèces protégés (gazelle...). Il existe 68 plantes reconnues comme utilisées en médecine Chinoise, dont certaines à la limite du dosage toxique dans certaines médicaments, gélule, paillettes ou tisanes.

On trouve aussi beaucoup de métaux lourds (mercure, arsenic...).

Nos amis Australiens ont aussi constaté que l'arnaque est aussi là. Parfois il n'y a pas ce qui est vendu dans le produit. Ainsi des gélules à base d'antilope, contiennent en vérité du mouton et/ou de la chèvre. Le méchoui en gélule, dans les années 70 les scientifiques en rêvaient !

Des chercheurs américains se sont penchés sur des cas de cancers du rein. A Taïwan, on retrouve l'usage d'une plante médicinale dans la moitié des cancers du rein. L'aristoloche. Cette plante, que l'on trouve dans le monde entier, est "connue" depuis l'Antiquité. Les Grecs la faisait brûler pour écarter les maléfices, aux USA c'était un porte bonheur... Dans les pays asiatiques elle est utilisée pour calmer les douleurs stomacales et articulaires et accélérer la perte de poids, mais elle est surtout très toxique. L'acide qu'elle contient provoque cancer des reins, cancers de voies urinaires et des mutations génétiques.

Dans nos contrées, ces remèdes sont moins utilisés mais causent néanmoins des problèmes de santé. En France le commerce officiel de l'aristoloche est interdit, mais cette plante reste néanmoins commercialisée dans les remèdes Chinois. On en trouve en vente sur le net. Et j'ai même trouvé des blogs de personnes férues de naturopathie qui en recommandent la consommation surtout aux femmes enceintes pour calmer leurs nausées !





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