lundi 14 mai 2012

Voyage à Rome

(Voici un article que vous avez faillit lire ailleurs. En effet, dans ma quête obsessionnelle pour la suprême superficialité, je m'étais à décider à publier sur un site de bloggeuses "occupées". Un site qui parlait de tout, de rien. De rien surtout, ce qui me paraissait pas mal vu mes aspirations.

J'écris donc l'article, je leur envoie. On se met d'accord sur la date de publication. On m'informe qu'on va me proposer des modifs. On m'a expliqué que toutes les fautes seraient corrigées. Je vais pas dire non vu les fôtes de grammaire que je laisse passer lorsque j'écris ici. On me renvoie mon texte. Les fautes sont corrigées. On m'a effacé la ponctuation, on me l'a remise ailleurs, on m'a corrigé les expressions jugées non correctes (du genre "yakafonkon" est devenu "il n'y a qu'à, il faut qu'on"), on m'a remis à l'endroit mes inversions de verbes et de compléments d'objets... Aaarrgh, je me meurs, ce n'est plus mon texte ni mon style. Bref, j'ai refusé la parution et il parait aujourd'hui ici. En plus avec MON langage écrit de blog (lorsque je voudrai écrire un livre, je ferai dans le livresque). Et j'ai corrigé quelques fautes, j'en ai laissé... exprès.)




Voyage à Rome (partie 1)



J’ai pas mal voyagé dans ma vie, mais Rome j’y étais jamais allée.
C’était un rêve d’enfance.
Passionnée de vieux trucs et surtout d’histoire des périodes antiques, ne pas avoir vu Rome me paraissait inepte.
J’avais vu les pyramides que j’avais contemplées… du bas. Encore qu’à l’époque on pouvait encore grimper dessus si on était courageux et doté d’une carrure athlétique.
Les pyramides m’avaient laissé pantoise. J’avais été soufflée de voir ces formes simples posées au milieu du désert et qui avait vu passer des pharaons et Napoléon.

J’ai vu bien d’autre chose, mais le Colisée non.
Fallait y aller. Après tout si on ne se décide pas aller quelque part, y a toujours quelque chose pour vous en empêcher, du genre au moment de prendre les billets la prime qui saute et la machine à laver qui tombe en panne, sans compter qu’on découvre brutalement que c’est l’heure du contrôle technique et qu’au moment où le relevé de compte s’affole le chat vous fait une intoxication qui le mène, un dimanche férié, chez un vétérinaire d’urgence qui fini de vous saigner.

Non, c’était décidé, rien ne m’arrêterait.
Je pars avec deux amies mais c’est moi qui organise tout. J’aime tout organiser.
Après avoir tenté tous les comparateurs de prix existants, je découvre effarée que les prix des billets augmentent chaque quart d’heure. Je fais un rapide calcul, il fallait que je me dépêche de réserver.

Je cherche un hôtel, ce qui relève du casse-tête car par expérience je sais qu’un bon hôtel à l’étranger, même en Europe, est souvent l’égal d’un mauvais hôtel français et qu’il faut taper haut si je ne veux pas passer le séjour dans une chambre de 6 m2, les murs recouverts de peinture écaillée, les cafards dans la salle de bain et les cheveux de l’occupant précédent dans la baignoire. Mais bon faut ce qu’il faut, mais y a quand même un budget à tenir, que je sache moi et mes amis ne sommes pas issus de la famille Rockefeller et pour les stocks options, on est plutôt génération perdue.

Bon tout est prêt.
A 4 jours du départ, gros stress.
Je m’attends à tout, surtout à rien. Grève des transporteurs aériens, grève du personnel au sol… Je nous vois déjà dans l’obligation de poireauter pendant des heures à l’aéroport, notre vol étant reporté de 15 minutes en 15 minutes.
J’imagine aussi l’hôtel bien joli sur le net, n’être qu’en fait un boui-boui dont les photos diffusées dateraient du temps de sa splendeur plusieurs dizaines d’années auparavant. Sans parler de la réservation non prise en compte qui nous obligerait à passer notre première journée à trouver le premier truc libre à un tarif qui permettrait de combler le PIB de la Grèce.

Le jour dit tout est nickel. Arrivées 45 minutes avant l’embarquement, ce n’est pas de trop pour passer les contrôles, où vous le savez peut être, bientôt on nous demandera de nous mettre à poil afin de vérifier qu’il n’y a rien de cacher dans nos orifices naturels. La ceinture, hop sur le plateau. Les chaussures, hop sur le plateau. La montre, hop sur le plateau, le sac à main, hop sur le plateau. Sans compter les bagages à main ouverts, les sachets de congélation (de 1 litre siouplé) transparents et bien visibles et ouverts (comme ça tout le monde sait que j’utilise une crème Nivea, moi qui m’efforçait d’épater les copines avec de pseudo pots Dior…). Passage sous le portique, une main qui retient le pantalon qui tombe, l’autre qui vérifie ce qu’il peut bien y avoir dans mes poches qui vient de faire « biiiiiiiiiip » sous l’œil suspect des cerbères en uniforme. « Repassez madame ». re-biiiiiip. J’ai pourtant rien. Pas de pacemaker non. Pas de plaques en métal non plus, non non. L’abrutie que je suis avait oublié de couper une étiquette antivol sur son tee-shirt ! (ben oui je me suis mise en frais pour le voyage).

Après avoir fait le spectacle pendant 10 minutes et avoir permis à la file de s’allonger, enfin je rentre dans l’avion. 2 heures de vol ça devrait être viable. Il est 7h10 et il fait 9° à Paris….



A suivre










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