vendredi 1 juin 2012

Voyage à Rome (suite)




Enfin quand je dis rentrée dans l'avion c'est vite dit.
Après 15 minutes d'attente, l'embarquement commence.
L'embarquement dans un car. 
M'enfin avant l'hôtesse pas aimable m'a piqué mon billet imprimé du coup je n'ai plus rien à présenter dans l'avion si on me demande...
Le car s'ébranle, on roule bien 5 bonnes minutes.
Enfin l'avion est là. Les gens se précipitent.
Moi j'suis maligne (comme une tumeur !), j'avais fait des folies et je nous avais pris des réservations avec choix des places.  J'ai dépensé sans compter, mais je suis sûre qu'on sera ensemble.
Alors on rentre quasi les dernières et on est accueillit par un "buenas dias !".
Un doute m'étreint.
Euh, c'est bien l'avion pour Rome ? Oh la la pourvu qu'on se retrouve pas à Madrid. J'ai rien réservé moi à Madrid.
M'enfin bon quand on prend des billets auprès d'une compagnie espagnole, faut s'attendre à entendre parler Espagnol, hein.
Je range mon bagages à main quand le type assis derrière moi essaie maladroitement de faire entrer le sien. L'hotesse nous parle dans un anglais approximatif pour tenter de nous expliquer un truc. Le type et moi on se regarde, on a très envie de se marrer. On ne comprend rien. La nana essaie l'espagnol. Enfin je crois, parce qu'entre son espagnol et son anglais, je ne suis pas vraiment sûre de faire la différence. Elle passe aux gestes et on fini par comprendre que le bagage du monsieur doit être mis en dessous du mien du fait de sa forme. Mais il ne veut pas, dans son sac y a un truc fragile qui ne peut supporter beaucoup de poids. La nana comprend pas, on ne le comprend pas. Bref, 5 minutes de dialogue de sourd et de langage gestuel à tout va. L'hôtesse a fini par obtenir gain de cause, c'est une question de sécurité.... 

La musique d'ambiance démarre. Ca hurle, mais surtout, ceux qui connaissent voit ce que ce je veux dire, ça grésille atrocement. 

Une fois installés on attend. Tout l'arrière de l'avion est vide. D'un seul coup, un autre car, plein de touristes.
Ben oui, l'avant est réservé aux billets d'une compagnie low cost et l'arrière aux billets d'une grande compagnie. Billets beaucoup plus chers.... dans les mêmes conditions que les nôtres ! M'en fout, on est vachement bien où on est. (je vous déconseille les sièges XL qui a priori doivent avoir moins de 5 cm de plus pour les gambettes).

On décolle.
Je lis les consignes de sécurité (je lis toujours les consignes de sécurité, j'adooore).
L'hôtesse vient présenter les consignes juste à côté de moi.

D'abord en espagnol. Puis en anglais (je crois, à moins que ce soit du patois espagnol), puis en français (je crois):

"Repliezlatablettequiestdevantvous.Attachezvotreceinturedecettefaçon
PourenlevervotreceintureilvoussuffitderamenerversvouslapoignéePourplusde
sécuriténousvousconseillonsdegardervotreceintureattachéependanttoutlevol.  Encasdedépressurisationdel'appareillesmasquesoxygènetombent
automatiquementduplafond.Mettezlemasquesurvotrevisagecommececipassez
lecordonderrièrevotretête.Voustrouverezsousvotresiègevotregiletde
sauvetage.Lessortiesdesecourssetrouvental'avantaumilieuetal'arriere
del'appareil"
Et tout ça avec des gestes absolument pas explicites, une espèce de chorégraphie étrange et molle que Noureev renierait certainement, et de toute évidence un manque de motivation dans la présentation...

Arrive la distribution des boissons.... enfin la vente des boissons.
Je vois le toujours aussi pathétique et horrribeule café instantané avec 2 ml d'eau chaude à 2 €.
Citons aussi le fameux croissant brioché tout écrasé sous sachet cellophane à 2,50 €... qu'une de mes voisines à tenté. Vu ses yeux, ça a du être une sacrée expérience gustative.

"Tu veux goûter ?" J'ai fais un bond dans le passage en criant "naaaaaaaaaaaan !"
J'ai raté une occaz je sais.

Bon allez le vol s'est bien passé.
On a même réussi à atterrir.
Il est 9h40. Il fait 16°. Déjà.

Tiens, pour vous dire. J'avais lu sur le net : "surtout ne prendre que les taxis officiels qui sont blancs avec un logo rouge. Tarif 45 € jusqu'à Rome".
Faut vous dire que du port de Rome (là où est l'aéroport et qui n'est pas à Rome) jusqu'au centre de Rome y a environ 35 kms... Ben ouais, faut ce qui faut.

On arrive, l'air paumé des touristes sur le visage.
Je dis "boire un café ?"
Et tout le monde fait "yo !".
Le café dans un aéroport, même ça, c'est meilleur que dans l'avion.
Un mec nous alpague.
Il porte un gilet marqué d'un truc genre "aide aux touristes".
Y'en a plein devant les entrées/sorties de l'aéroport des comme ça (et plein la ville aussi, c'est bien pratique car ils parlent au moins 4 ou 5 langues).
"Je peux vous aider ?" avec un accent chantant mais dans un français impeccable.
"Oouui, on voudrai boire un café sympa"
"Ho la la, pour cela il vaut mieux allez dans Rome. Je vous propose un taxi ? Enfin, le taxi c'est 95 €".
"Quoi ?" (menteur va !)
"Ah oui, c'est 45 kms de route quand même. Mais si vous voulez je vous trouve un transport pour 50 €... ?" (ça alors ! ;-)
"C'est quoi ?" (air niais de circonstance) (si si il m'arrive de prendre l'air niais) (qui a dit que je l'ai tout le temps ???)
Et là il nous conduit à un Mercedes Vito conduit par une nana. Ok dis-je 50 € (ouais, c'est moi qui négocie) mais vous ne prenez personne d'autre (je connais le truc). Ok fini par dire la nana. Et pour 5 € de plus que le taxi, on a un transport avec beaucoup de place et en plus elle nous fera faire le tour de Rome...

On sait déjà qu'on n'ira pas visiter le musée du Vatican. Il est à peine plus de 10 heures du matin, y a déjà au moins 4 heures de queue pour entrer... De toute façon, je viens voir le Colisée et le forum impérial pas le Vatican.

Et si vous êtes sages, je vous mettrai quelques photos dimanche.

 


Un petit sketch de Gad Elmaleh... c'est du vécu c'est sur.


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