lundi 30 juillet 2012

Curiosité sur Mars

Normalement, si tout va bien dans l'espace, Curiosity atterrira sur Mars le 6 août à 6h15.

"Curiosity" est un gros satellite fragile qui déambulera pour effectuer des observations et des prélèvements sur Mars. 

Vous devriez pouvoir assister à l'atterrissage en direct sur le site de la Nasa.

Pour vous donner un avant goût et faire mumuse, je vous invite à aller vous balader dans l'espace sur le site de "Eyes of the solar system" en 3D. Pas besoin de lunettes spéciales, juste le plaisir de faire basculer le système solaire dans tous les sens et de voir la trajectoire de Curiosity. Il vous faudra sans doute télécharger le module "unity web player".



dimanche 29 juillet 2012

jeudi 26 juillet 2012

Comment rompre une relation qui me fait souffrir ?

Ah la la cher petit monsieur, en voila une question qui paraît vaste et qui va intéresser bien du monde.

(cette relation concernait un homme vis à vis d'une femme, mais ça marche pareil pour une femme face à un homme et dans les couples homo)

Pourtant, la réponse à votre question ne serait pas si compliquée si vous ne mélangiez pas tout.

En effet, il faut bien voir que dans votre problématique il y a deux aspects :
- vous demandez comment on fait pour rompre
- vous êtes dans une relation qui vous fait souffrir.

Je m'attarderai peu sur la première partie car en effet, aussi béotien que cela puisse paraître, pour rompre il suffit de casser.
C'est un problème purement d'ordre technique.
On prend ses cliques et ses claques et on se casse. C'est aussi simple que cela.
Et ça n'a jamais été plus compliqué.

Ce qui complique par contre la situation c'est la seconde partie de la question.
En effet, cher petit monsieur, si vous êtes dans une relation qui vous fait souffrir on se demandera -fort légitimement d'ailleurs- pourquoi vous y êtes encore ?
On se demandera aussi qu'est-ce qui peut bien rendre la rupture difficile ?
Du coup, je serai un peu tordue (je le suis souvent il faudra vous y habituer), si je résume bien : vous avez une compagne qui vous gave, vous ne la supportez plus, elle vous fait mal, elle vous trompe peut être, vous êtes mal avec elle, mais vous n'osez pas partir.

Franchement, les autres là qui lisent, vous en pensez quoi ? Ca vous parait logique ?

Franchement bis, si je prends un coup de marteau sur le doigt et que ça me fait mal, je ne remet pas volontairement le doigt sous le marteau. 
Certains me diront "oui, mais à vélo on tombe, on se fait mal et pourtant on recommence". C'est vrai, mais on recommence parce qu'on sait que cela va s'arrêter et surtout parce que tout l'entourage n'arrête pas de vous dire que ça va aller mieux et que bientôt vous ne tomberez plus, foi d'adultes qui sont passés par là.
Mais là, qu'est-ce qui vous retient ?
Ne me répondez surtout pas "je suis amoureux" ! Comment peut on être amoureux de quelqu'un qui vous fait mal ? Comment peut on continuer à aimer une personne qui fait tout pour vous faire souffrir ?

Ne seriez vous pas un peu maso ?

Où donc avez vous appris que amour = souffrance ?
Où donc avez vous appris qu'il fallait subir ? (d'ailleurs personne ne vous l'a demandé)
Où donc avez vous appris qu'il fallait rester même lorsque ça faisait mal ?

Après quoi ou plutôt après qui courez vous ?
Maman ? Grand mère ? Votre premier amour ?
Vous avez pensé de façon fort naïve qu'en acceptant tout elle vous aimerait plus et elle cesserait de vous faire souffrir. C'est raté, parce qu'en acceptant tout je suis sûre que ses comportements n'ont fait que vous faire souffrir encore plus. 

Comment vous (re)tient-elle ?
Je suis certaine qu'elle applique des "techniques". Du style, vous dire qu'elle est désolée, qu'elle ne rend pas compte, que c'est dommage que vous preniez comme cela, qu'elle ne fait pas cela pour vous faire mal, que c'est vous qui interprétez tout mal, que vous avez des attentes trop élevées... Et j'en passe.

En fait, il faut que vous compreniez qu'elle veut que vous partiez mais qu'elle n'est pas assez gonflée pour oser vous le dire. Elle attend que ce soit vous qui le lui disiez. Comme ça c'est vous qui aurez le mauvais rôle, elle pourra vous reprocher de n'être qu'un salaud, de vouloir lui faire mal, elle vous fera plein de reproches et vous culpabiliserez à fond. Elle aura réussi ce qu'elle voulait : vous faire mal, vous virer de sa vie, vous voir vous décomposer et se marrer comme une folle au fond de son lit en pensant à comment elle vous aura manipulé... et sans jamais se remettre en question ou même, ne serait-ce qu'une seconde, penser que son comportement est totalement pathologique. 

Votre propre comportement actuellement fait que vous ne vivez pas. Vous ne profitez pas de la vie. Vous ruminez, vous voyez le monde en gris. Bref, avant d'être mort c'est déjà l'enfer sur Terre. 

Vous ne croyez pas que vous pourriez votre vie avec de l'amour et de la beauté ?
Ayez l'esprit pratique, claquez la porte et partez l'esprit soulagé. 



lundi 23 juillet 2012

Les problèmes psychologiques sont-ils héréditaires ?

Ca c'est une grande question qui tracasse beaucoup de personnes.
Maman n'allait pas bien, est-ce que je vais me taper les mêmes tares ?
Papa était alcoolo, est-ce que je vais le devenir ?

Les gens ont bien une idée sur le sujet des fois.
Lorsqu'une personne sombre dans l'alcoolisme, on dit "son père l'était déjà".
Ca aide.
Lorsqu'une personne ne réussit pas sa vie, on dit "de toute façon sa mère n'était déjà bonne à rien".
Ca aide aussi.

Ces gens ont raison.... et tort.
En fait c'est la question qui est mal tournée, c'est une question de vocabulaire.
En effet, la personne qui pose sa question confond deux choses : troubles du comportement/maladie mentale et éducation/hérédité.

Pour faire simple, quelques petits rappels :

un trouble psychologique est lié à un "mauvais" apprentissage qui donnera lieu à des pensées illogiques, irrationnelles et à des comportements appris qui sont basés sur les irrationnalités.
un trouble psychiatrique est une jolie expression qui remplace "maladie mentale". En fait "maladie" a été supprimée car ce ne sont pas des troubles contagieux ('anorexie ou la dépression ne s'attrapent pas grâce à de vicieuses bactéries). 

L'éducation est un principe général qui recouvre beaucoup d'influences. La façon dont nos parents nous "élèvent", mais aussi ce qui nous arrive dans la vie, les bonnes et les mauvaises choses. Mais aussi ce qu'on apprend, ce qu'on fait, ce qui exerce...
L'hérédité c'est ce qu'on ne peut pas contrôler car c'est potentiellement inscrit dans nos gènes. On naît avec. 

Alors pour répondre à la question de façon directe et claire :
NON, les problèmes psychologiques ne sont pas héréditaires.

Mais....
les troubles psychiatriques le sont.
En effet, les troubles psychiatriques sont ce qu'on appelle des "'maladies mentales". Elles sont basées sur des dérèglements  neurologiques, des problèmes de neurotransmission et j'en passe. Il existe donc des composantes physiologiques. Et les problèmes physiologiques (donc pour faire super simple, de dysfonctionnement cérébral) cela se transmet génétiquement. 
Mais attention, transmission ne veut pas dire développement.
On a coutume de dire que nous sommes tous porteurs de cancer mais que cela se développe chez certains et pas chez d'autres. C'est la réalité. 
Beaucoup de personnes sont "porteuses" d'éventuels troubles psychiatriques. Mais il faut quelque chose pour que cela apparaisse. Ce quelque chose, personne ne sait vraiment ce que c'est. Cela peut être un traumatisme, un environnement, l'éducation.... c'est totalement multifactoriel. Donc dire qu'on a découvert le gène du trouble bipolaire n'a aucun intérêt, car on peut être porteur et ne jamais devenir bipolaire parce que, pour plein de raisons, les déclencheurs ou les catalyseurs qui auraient permis l'apparition de la maladie mentale n'ont jamais été rencontrés sur la route de la vie.
Pour faire bref alors, les troubles psychiatriques sont donc héréditaires mais ce n'est pas pour cela qu'on présentera la maladie mentale. Et s'ils se déclenchent, aucune psychothérapie ne pourra résoudre cela.

Ensuite....
les troubles psychologiques ne sont pas transmissibles.
Par nature, psychologique sous-entend comportemental.
Les troubles psychologiques sont des troubles des apprentissages de la vie.
Ne pas avoir appris comment demander de l'aide ou ne pas savoir monter à cheval ne sont pas des choses codées par les gènes. Ce ne sont que des non apprentissages. 
Voler tout ce qui traine dans les magasins ou se laver les mains 30 fois par jours, ne sont aussi que des apprentissage qui reposent uniquement sur des distorsions cognitives donc des apprentissages. 
Or ce qui s'apprend n'est pas héréditaire. Si tout ce que nous apprenions de positif ou négatif dans la vie se transmettait il n'y aurait pas besoin d'aller à l'école car nous saurions déjà ce que nos parents ont appris. 
Donc tout ce qui comportemental, apprentissage ne se transmet pas... génétiquement.
Par contre, d'un point de vue purement éducatif, oui bien sur que cela se transmet. 
Prenons l'exemple d'un enfant qui voit sa mère toujours angoissée. Sortir de la maison l'angoisse, prendre l'ascenseur l'angoisse, rencontrer des gens inconnus l'angoisse... Qu'apprend la mère à son enfant ? Qu'il faut être angoissée dans plein de situations (voire partout et tout le temps). Mais cette transmission est purement éducative, apprise. Les enfants apprennent en imitant, ils pensent que si les parents pensent/font/disent certaines choses c'est parce qu'eux savent et qu'ils ont raison. Donc les enfant imitent leurs parent et se mettent à penser/faire/dire la même chose que leurs parents. Ils peuvent donc apprendre à être angoissés. Les parents ont transmis. Mais ce n'est pas codé dans les gènes. Et cela se désapprend avec une bonne psychothérapie.

Restez zen, tout n'est pas perdu.


Au prochain article, si je le veux bien !



 Si votre père était un criminel, le serez vous aussi ?




mercredi 18 juillet 2012

Comment vivre avec un homme qui ne me donne pas de plaisir au lit ?

Je commence aujourd'hui ce que j'appellerai "la saga de l'été".
Je suis inscrit sur un site où il n'y a que de psys et où les patients (ou des pseudos patients à mon avis) viennent poser des questions aux psys afin d'obtenir un début de réponse à leur préoccupation.
Les réponses sont en générale sibyllines, du genre "toi avoir besoin d'une psychothérapie, si toi habiter pas loin de moi toi appeler moi".
On va pas cracher dans la soupe c'est évident. Ce site ne m'a valut en 1 an qu'un seul contact réel avec une personne qui m'a contacté pour une toute autre raison qu'une psychothérapie...

Bref, donc des "patients" viennent poser une question. 
Et il va s'agir pour moi, ici d'y apporter MA réponse.
Pas sûr que cela soit toujours très sérieux, les questions ne l"étant pas toujours.
Mais bon voila, si ça vous intéresse, sachez que vous pouvez aussi poser une question à laquelle je tenterai de répondre dans un prochain article... si ça vous tente.

C'est parti.


Comment vivre avec un homme qui ne me donne pas de plaisir au lit ?

Soyons réalistes. Un couple, donc 2 individus qui décident de vivre ensemble par amour, ne peut vivre sans sexe.
La sexualité est une composante de la relation de couple.
Bien sur on peut être amoureux et ne jamais passer à l'acte. Mais est-on en présence d'un couple dans ce cas ?
On peut tout aussi bien passer à la casserole sans être amoureux et là, personne n'aura de réticence à dire que cela n'est pas un couple.

L'amour suffirait donc à faire le couple ? 

C'est peut être vrai lorsqu'on a 80 ans. La sexualité a évolué, la lubrification de la femme est plus difficile et rend la pénétration délicate, les érections de monsieur n'en sont plus vraiment... La sensualité, l'érotisme, le plaisir psychologique deviennent des composantes d'une sexualité qui a su se modifier au fur et à mesure du temps. Mais ceci dit, la sexualité même transformée est toujours là.

Un couple sans sexe ce n'est qu'une colocation. Un paire d'amis qui s'entendent bien, qui peuvent se confier l'un à l'autre, qui mangent ensemble dans la même pièce mais le dépassement de la limite, celle qui fait entrer dans la vraie intimité de l'autre, il n'y en n'a pas. Pas de sexe, pas de couple.

Vous me direz, car vous êtes des lecteurs et lectrices intelligent(e)s, que ce n'est pas ce que dit la petite dame. Elle dit juste qu'elle n'a pas de plaisir.
On pourra déjà se demander pourquoi si elle n'a pas de plaisir, elle s'obstine à avoir de la sexualité.
Après tout si c'est juste pour faire plaisir à l'autre à chaque fois, cela relève plus de la notion de sacrifice voire de masochisme qu'autre chose.
C'est qu'elle s'ennuie la petite dame, elle pense à autre chose, elle ne fantasme même pas, non elle se demande quand ça va bientôt s'arrêter. Elle se dit qu'elle aurait du prendre un livre, elle pense à sa liste de courses, à accompagner les enfants à leurs cours (rédhibitoires les pensées qui vont vers les enfants), elle compte les araignées dans les coins (non pas les siennes, celles au plafond)...

Elle ne jouit pas. D'aucune façon.
Monsieur n'est pas doué à la brouette chinoise ? Qu'importe ! Pratique-t-il le broutage de l'herbe tendre ? La manipulation digitale de l'Everest par beau temps ? Nous ne le savons pas. Soit monsieur reste sur ses acquis de famille, soit il n'est pas très doué... 
Et ça change tout.
En effet, certains hommes ne savent pas comment donner du plaisir à une femme. Certains pensent que la pénétration suffit. Certains n'osent pas toucher, lécher.... Tout un manque d'éducation.
Certes, certains, malgré leurs vaillants efforts, ne sont vraiment pas fait pour ça. Mais c'est quand même rare.

Alors avant tout, il faut se demander si madame a expliqué ce qu'elle attendait de monsieur.
C'est pas le tout de dire "il est nul", il faudrait peut être lui dire ce qu'elle veut, aime, aime pas aussi. Et surtout comment s'y prendre. Car le mode d'emploi n'est pas livré et il est parfois différent d'une femme à l'autre et même d'une journée à l'autre pour une même femme !

Venir se plaindre qu'on n'a pas de plaisir alors qu'on ne moufte pas et qu'on n'explique rien, c'est un peu facile. "je n'ose pas" disent certaines. Alors t'arrête de gueuler et tu prends rendez-vous chez un psychologue ou un sexologue voire un andrologue si monsieur a dépassé la quarantaine.

Maintenant si malgré la psychothérapie, les explications tout en doigté et les médocs, rien n'y fait... et bien, ma petite dame, soit tu restes et tu te contente de l'aimer pour ce qu'il est, soit tu t'en vas, soit tu prend un amant (et pour ça tu peux rester aussi).
 
A la prochaine... si je le veux bien !

 Ca ne nous dit rien de ses compétences au lit...mais ça fait du bien aux yeux

lundi 16 juillet 2012

Le con et le vit

La Scoumoune by Francois De Roubaix on Grooveshark



Eh oui, après une semaine de vacances, je fais fort pour mon retour. Impossible de me connecter sur Blogger pendant 8 jours alors que tout le reste passait bien... la force obscure du réseau reste impénétrable.

Alors comme impénétrable fait irrésistiblement penser à pénétration (je sais j'ai l'esprit mal tourné, c'est la faute à Freud), je me suis dit qu'aujourd'hui on ferait sessouel.

Le con !

Les adeptes d'une saine lecture littéraire et orientée, savent déjà de quoi je parle. Le fumeux marquis de Sade, ce puceau doté d'une imagination redondante mais aussi d'un humour mal placé, a su nous faire partager sa définitions de ce terme. 
Aujourd'hui insulte, ce qui est quand même plutôt amusant, le con, joli mot masculin servait à désigner le sexe de la femme. 
"Enconner", c'était pénétrer vaginalement, J'enconnais qui vont être surpris (elle était facile celle-là). L'obsédé sexuel n'aurait pas hésité une minute à vous dire qu'"il ne faut pas déconner", c'est-à-dire se retirer du vagin.

D'où l'insulte d'ailleurs. Traiter un homme de "con" c'était l'émasculer verbalement, le traiter en gros eunuque, de femmelette. C'était aussi le rabaisser au statut de la femme. C'était donc préciser que le femme et son 'absence' de sexe était d'un statut inférieur.
Ainsi donc Mademoiselle (ooops, c'est interdit désormais), Madame, lorsque vous traiter un homme de "con", vous le traiter de sexe de femme et vous en profiter pour lui expliquer que le statut des hommes est supérieur à celui des femmes. 
Nous ne parlerons pas de la "bande de cons", ensemble généralement composé d'éléments de sexe masculin auxquels on attribue, parce qu'ils sont en groupe, des comportements féminins (des "conneries") donc dénués de pensée et de réflexion, bref à l'intelligence limitée. D'où le fait que Brassens proposait d'aller regarder passer les cons du balcon.

Alors me direz vous, le dictionnaire toujours inventif, reconnait le féminin de con. "Une conne". Voila comment un mot devient redondant voire pléonasmatique (doit pas exister ce mot là, mais ça fait joli). Un con, est certes un mot masculin, désignant un sexe féminin, on se demande ce que peut bien représenter une conne, à part peut être une énorme vulve hypertrophiée digne d'une lanceuse de poids de l'ex union soviétique participant aux jeux olympiques.... Eh bien non. Car "conne", comme "connard", ne sont pas dérivés du mot "con", mais on une toute autre origine qui signifie "courageux". "Conne" n'est donc en rien le féminin de "con" et n'a pas la signification que le langage populaire lui donne.



Le vit

C'est là un mot qui a totalement disparu. C'était un mot d'argot, issus sans doute (l'origine reste douteuse...) d'un terme latin désignant un levier ou une poutre, qui permettait de désigner le membre viril.
Ce mot s'est semble-t-il transformé pour donner "bite" au XVIème siècle.
Il est assez amusant de constater que c'est un terme à la base masculin qui va se féminiser pour désigner le sexe masculin. 

Bref, si "con" était un mot totalement anodin et d'usage courant, "vit" quant à lui restait d'un usage vulgaire.


Et pour finir dans cette petite leçon d'ehtymologie, sachez que le mot "bordel" est une raccourci de "bordelière". En effet, au XIIIème siècle, les dames de petite vertu furent chassées de Paris et s'installèrent en bordure de la ville, après l'enceinte. Elles étaient donc "au bord" d'où l'appelation de "bordelières" qui se transforma en "bordel".






mercredi 4 juillet 2012

A la crèche...

Je passais devant une crèche.
De l'extérieur on voit la cour avec les petits et les éducatrices (je ne sais pas comment on dit pour les personnes qui travaillent en crèche).

Une toute petite gamine construit une espèce de tour, y a pas vraiment de forme spéciale en fait, bref elle empile de très gros légo.
A côté d'elle un petit gamin fait la même chose.

La gamine hurle brutalement. Le gamin essaie de lui faire tomber quelques légos.
Et l'éducatrice hurle "si tu lui fais tomber sa tour, je viens et je fais tomber la tienne !".

Ben tiens.
La toute puissance adulte contre la volonté de l'enfant.
Il aurait plus simple de faire preuve d'une explication éducative, un truc dans le genre "ce n'est pas très sympa, est-ce que tu aimerai qu'elle te fasse tomber ta tour ?".
Et s'il l'a fait tomber quand même dire à la gamine "puisque c'est comme cela tu es autorisée à faire tomber sa tour si tu en as envie". 
On renvoyait l'enfant à l'enfant. 
Le geste de l'un au geste de l'autre.
La légitime défense avec une vertu éducative et cognitive.
Non, tout de suite la violence adulte. L'enfant ne peut pas s'opposer à l'adulte. En plus ce gamin il n'a rien fait à l'adulte. Il s'en prend à la petite fille à côté de lui. Or c'est l'adulte qui répond en prenant fait et partie contre le gamin, sans même chercher à savoir ce qui a bien pu motiver le geste (la gamine lui a peut être tiré la langue).
Bref, une nana adulte décide qu'elle a le droit de s'attaquer à un enfant parce que lui s'en prend à la tour d'un autre enfant. 
Certes le rôle de l'adulte est d'être un référent et un protecteur, mais être protecteur de l'un veut-il dire d'être obligatoirement agresseur de l'autre ?

A quand des tests psychologiques pour les recrutements du personnel éducatif ?





lundi 2 juillet 2012

Relooking extrême

Il faut bien l'avouer il m'arrive de me perdre dans les méandres de la télé. Mais ça je crois que vous l'avez déjà compris.
J'aime bien tout ce qui est médical. Et psycho. Bien sur.
Alors il m'arrive de regarder des trucs débiles juste pour voir d'abord jusqu'au est capable d'aller la télé (et donc notre Société) et pour voir comment certaines personnes acceptent d'étaler en visualisation mondiale leurs problèmes.

Je suis donc tombée, sans me faire mal je vous rassure, sur l'émission "Relooking extrême".
Ne me demandez pas sur quelle chaîne c'est, je n'en n'ai pas la moindre idée. Hasard du zapping nocturne.
Le concept est simple : on prend des gens moches, le plus possibles afin de faire compatir dans les chaumières et on leur propose de se faire relooker de façon intégrale (vêtements, façon de se tenir, manière, coupe de cheveux, implantation des dents et chirurgie à tous les niveaux).
Et 6 semaines plus tard, on voit apparaître la "nouvelle" personne, qui telle sortie de sa chrysalide est aujourd'hui belle, lumineuse et adulée de tous.
Y a des femmes mais y a aussi des hommes.

Il faut bien avouer qu'il y a des cas où je peux totalement comprendre que la personne puisse avoir des complexes et avoir envie de changer les choses. La nature ne fait toujours de cadeaux et des fois elle force sérieusement sur la déconne.
Il y a des cas plus limites. Et ceux là sont majoritaires (ben oui la nature ne se trompe pas tant que ça et les gens vraiment laids ne sont pas légion, il faut donc continuer à remplir l'émission).

Premier constat, beaucoup d'américaines sont des gros tas (excusez moi). Je n'ai pas vu une seule nana pulpeuse ou "normale" ou mince ou maigre parmi les familles et les amis de ces gens. Ces gens viennent souvent du Texas. A bas les "happy hours" et les b-b-q dominicaux !

Maintenant, le problème n'est pas d'être bien portant, gros ou obèse, mais nous y reviendrons plus bas.
Prenons le cas que j'ai regardé.
Une mère et sa plus jeune fille de 21 ans (il y a une soeur aînée).
La mère n'est pas géniale, mais bon elle se coiffe avec le dos du peigne, elle ne se maquille absolument pas, elle s'habille comme pour aller faire un rodéo du matin au soir. Elle doit avoir dans les 55 ans maxi, elle est veuve. Et désormais elle veut refaire sa vie. Elle veut rajeunir, "devenir une soeur pour sa fille".
Fille de 21 ans que maman appelle toujours "bébé" ou "mon bébé", qui pense avoir l'air d'avoir 12 ans, pas de poitrine, plutôt mince mais le bide déjà bien gras et tombant. Et le même look que maman. Elle veut avoir l'air de son âge et l'air d'être une femme. Elle est mariée à un type pas super, énorme qui a certainement un rôle protecteur.

Vous avez déjà compris la problématique non ?
La mère n'accepte pas de vieillir et veut devenir la soeur de sa fille. Elle est donc en concurrence avec sa fille et n'accepte plus son rôle de mère.
La fille a une demande fort légitime de "maman lâche moi la grappe, je suis adulte". Que la mère n'entend pas.
Et chacune veut régler sa problématique en passant par la chirurgie.
Ben oui, c'est vâchement plus facile, d'autant que c'est totalement pris en charge par l'émission, que ça évite les clashs et de dire en face qu'on en a marre d'être infantilisée.

N'ayez aucun doute le relooking aura bien lieu.
Aucun psy ne viendra troubler la douce quiétude des gens qui savent parfaitement ce qu'ils font lorsque qu'ils règlent leurs problèmes psy à coups de bistouri.
La fille, contre toute attente ne sera pas tant retouchée que ça physiquement. Mais on l'habille différemment avec une robe de princesse (les couturiers de Los Angeles créent des trucs horribles) et des talons, on la coiffe, on la maquille et on lui dit qu'elle est belle.
La mère est bien retouchée, normal vu son âge ou j'oserais dire son état. Puis maquillage, facettes sur les dents, coiffure, démarche et robe strassée à deux balles).

La fin est sans surprise : la mère a désormais l'air d'une belle femme de 40 ans et la fille a désormais tout d'une bombe et à l'air d''avoir 30 ans.
Pari gagné, maman et fille sont désormais soeurs.
Sauf que la mère s'écrie "je ne reconnais plus mon bébé !". Ben ouais, elle aura du passer par là pour peut être enfin que sa mère la laisse grandir. Et ensuite elle s'écrie "on a vraiment l'air de soeurs maintenant !".
Le mari de la fille en a profité pour faire du sport et un régime, il a perdu près de 20 kgs et il sent bien que la bombe qui a été créée par sûr qu'il va réussir à la garder... et même qu'il pleure parce qu'il sait que ses efforts ne la retiendront pas.

Sauf que.... et oui, ce serait trop simple. Vous vous souvenez qu'il y a une soeur aînée. Cette soeur là, a toujours été assez fine et jolie. Elle a même été pom pom girl, ce qui semble être le summum de la beauté au Texas. Cette fille là contre toute attente ressemble comme deux gouttes d'eau à la mère : même nez avec la bosse, même visage carré plus jeune... Sauf qu'elle tout cela ne la gène pas. Sa mère l'a laissé grandir, elle a réussit à s'émanciper. Elle vit sa vie, a des enfants, un mari.... Mais elle a une coiffure qui lui va bien, elle s'habille simplement mais joliment. Elle est d'ailleurs plutôt jolie alors qu'elle ressemble à sa mère.

Bref, tout ça pour vous dire que si la mère avait été un peu moins dans la concurrence sexuelle avec sa fille cadette, elle l'aurait un peu moins infantilisée (ce qui lui permet de rester la seule a avoir une quête de sexualité, car il est évident que la fille est toujours fourrée chez la mère et que la mari n'a pas son mot à dire). Une bonne psychothérapie de la maman aurait permis cette prise de conscience, une remise à sa place de la mère, un gain en confiance et en maturité de la fille. La mère et surtout la fille se seraient évitées un passage sur le billard. 

Mais il n'y aurait pas eu d'émission.

(pour ceux qui regardent de temps en temps, vous constaterez que toutes les femmes qui sortent de ce relooking se ressemblent à la fin, jusqu'à la coiffure. L'intégration sociale par l'uniformisation corporelle. Beau sujet de philo.).

(vous remarquez qu'il n'y a aucun psy qui intervient dans cette émission. Ni avant pour connaître les vraies justifications des candidat(e)s, ni après pour qu'ils gèrent leur nouvelle image dans laquelle ils sont nombreux à dire qu'ils ne se reconnaissent pas)

Ok le nez a changé.
Mais regardez bien, ce qui fait le max c'est le maquillage et la coiffure....






dimanche 1 juillet 2012

Mon nouveau vélo



Rencontre insolite à Fontainebleau


Pendant que vous vous précipitiez tous en vacances, sachez que ce blog a déjà dépassé les 1 000 000 de pages lues. Et oui...

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