jeudi 26 juillet 2012

Comment rompre une relation qui me fait souffrir ?

Ah la la cher petit monsieur, en voila une question qui paraît vaste et qui va intéresser bien du monde.

(cette relation concernait un homme vis à vis d'une femme, mais ça marche pareil pour une femme face à un homme et dans les couples homo)

Pourtant, la réponse à votre question ne serait pas si compliquée si vous ne mélangiez pas tout.

En effet, il faut bien voir que dans votre problématique il y a deux aspects :
- vous demandez comment on fait pour rompre
- vous êtes dans une relation qui vous fait souffrir.

Je m'attarderai peu sur la première partie car en effet, aussi béotien que cela puisse paraître, pour rompre il suffit de casser.
C'est un problème purement d'ordre technique.
On prend ses cliques et ses claques et on se casse. C'est aussi simple que cela.
Et ça n'a jamais été plus compliqué.

Ce qui complique par contre la situation c'est la seconde partie de la question.
En effet, cher petit monsieur, si vous êtes dans une relation qui vous fait souffrir on se demandera -fort légitimement d'ailleurs- pourquoi vous y êtes encore ?
On se demandera aussi qu'est-ce qui peut bien rendre la rupture difficile ?
Du coup, je serai un peu tordue (je le suis souvent il faudra vous y habituer), si je résume bien : vous avez une compagne qui vous gave, vous ne la supportez plus, elle vous fait mal, elle vous trompe peut être, vous êtes mal avec elle, mais vous n'osez pas partir.

Franchement, les autres là qui lisent, vous en pensez quoi ? Ca vous parait logique ?

Franchement bis, si je prends un coup de marteau sur le doigt et que ça me fait mal, je ne remet pas volontairement le doigt sous le marteau. 
Certains me diront "oui, mais à vélo on tombe, on se fait mal et pourtant on recommence". C'est vrai, mais on recommence parce qu'on sait que cela va s'arrêter et surtout parce que tout l'entourage n'arrête pas de vous dire que ça va aller mieux et que bientôt vous ne tomberez plus, foi d'adultes qui sont passés par là.
Mais là, qu'est-ce qui vous retient ?
Ne me répondez surtout pas "je suis amoureux" ! Comment peut on être amoureux de quelqu'un qui vous fait mal ? Comment peut on continuer à aimer une personne qui fait tout pour vous faire souffrir ?

Ne seriez vous pas un peu maso ?

Où donc avez vous appris que amour = souffrance ?
Où donc avez vous appris qu'il fallait subir ? (d'ailleurs personne ne vous l'a demandé)
Où donc avez vous appris qu'il fallait rester même lorsque ça faisait mal ?

Après quoi ou plutôt après qui courez vous ?
Maman ? Grand mère ? Votre premier amour ?
Vous avez pensé de façon fort naïve qu'en acceptant tout elle vous aimerait plus et elle cesserait de vous faire souffrir. C'est raté, parce qu'en acceptant tout je suis sûre que ses comportements n'ont fait que vous faire souffrir encore plus. 

Comment vous (re)tient-elle ?
Je suis certaine qu'elle applique des "techniques". Du style, vous dire qu'elle est désolée, qu'elle ne rend pas compte, que c'est dommage que vous preniez comme cela, qu'elle ne fait pas cela pour vous faire mal, que c'est vous qui interprétez tout mal, que vous avez des attentes trop élevées... Et j'en passe.

En fait, il faut que vous compreniez qu'elle veut que vous partiez mais qu'elle n'est pas assez gonflée pour oser vous le dire. Elle attend que ce soit vous qui le lui disiez. Comme ça c'est vous qui aurez le mauvais rôle, elle pourra vous reprocher de n'être qu'un salaud, de vouloir lui faire mal, elle vous fera plein de reproches et vous culpabiliserez à fond. Elle aura réussi ce qu'elle voulait : vous faire mal, vous virer de sa vie, vous voir vous décomposer et se marrer comme une folle au fond de son lit en pensant à comment elle vous aura manipulé... et sans jamais se remettre en question ou même, ne serait-ce qu'une seconde, penser que son comportement est totalement pathologique. 

Votre propre comportement actuellement fait que vous ne vivez pas. Vous ne profitez pas de la vie. Vous ruminez, vous voyez le monde en gris. Bref, avant d'être mort c'est déjà l'enfer sur Terre. 

Vous ne croyez pas que vous pourriez votre vie avec de l'amour et de la beauté ?
Ayez l'esprit pratique, claquez la porte et partez l'esprit soulagé. 



15 commentaires:

  1. Bonjour,
    Cela fait un petit moment que je traîne sur votre blog et après avoir lu la majorité des articles, je me décide (enfin!) à y laisser un petit commentaire...
    Il faut dire que ça fait quelques heures qu'une question me trotte dans la tête ! :)
    Peut-on sortir d'une relation familiale qui nous fait souffrir de la même manière qu'on le ferait avec un conjoint qui nous fait souffrir?
    (Je ne sais pas si ma question est très claire, je l'espère du moins ... ).

    Charlotte.

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  2. oui et non tout va dépendre du lien qui vous retient à cette famille. Ce n'est pas parce qu'on est du "même sang" ou de qu'on a été élevé(e) par des personnes qu'on est obligé de s'attacher à eux. Sur le principe ce n'est pas plus compliqué donc. Mais le problème c'est que couper les ponts d'avec des proches peut vous amener à ne plus être en relation avec d'autres. Et puis il y la culpabilité face à ces personnes qui sont vos proches (la Société accepte mal l'idée qu'on rejette sa famille)... je l'ai déjà écrit dans un autre article, le problème avec la famille c'est qu'on attend toujours quelque chose d'elle. S'il n'y avait pas cette attente la rejeter serait facile, mais on espère toujours... Les enfants (devenus adultes) maltraités, rejetés, négligés devraient haïr leurs parents, mais lorsqu'ils le font en fait au fond ils espèrent toujours qu'un mot gentil viendra arranger la situation. C'est cette attente qui rend la "rupture" difficile.
    Maintenant, je ne connais pas votre cas, mais là où il y a du négatif il y a souvent aussi du positif qu'il faut accepter de voir. Car il ne faut pas oublier que rompre les relations avec sa famille, c'est rompre avec ses origines et son passé...

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  3. Ce soir, je peux simplement vous dire merci pour votre réponse. Un énorme merci!
    Je suis incapable d'y réagir, de dire ce que j'en pense. Du moins maintenant...
    Mais, dès que les mots me reviendront, je n'y manquerai pas!

    Charlotte

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  4. Rompre avec un membre de ma famille. Je l’ai déjà fait. Et ça n’a pas été sans conséquences même si je vis (survis ?...) mieux maintenant.
    Et c’est vrai qu’il y a toujours une attente malgré tout. Peut-être pas un mot gentil, j’aurai plutôt dit un signe de vie. Mais cela n’est pas logique parce que j’ai de ses nouvelles par une tiers personne…
    Et la culpabilité… Pour le moment, je culpabilise seulement de me dire que parfois cette personne me manque.
    Comment une personne qui vous a fait du mal peut vous manquer ??
    Soit.
    Aujourd’hui, je voudrais m’éloigner du reste de ma famille. Pas rompre, seulement m’éloigner pour pouvoir prendre du recul sur certaines situations, me reconstruire,… et par la même occasion essayer de voir le positif comme vous dites parce que, pour le moment, j’ai les yeux grands ouverts mais je ne vois rien…
    Charlotte

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  5. "Il y a un adage qui dit qu’on fait toujours du mal à ceux qu’on aime mais il oublie de dire qu’on aime ceux qui nous font du mal." Fight Club.

    Je crois que ça résume bien ma pensée sur cet article.

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    1. On n'aime pas tous ceux qui nous font du mal. Certains seulement.Et il faut se demander pourquoi.
      Maintenant il y a des personnes qui dans toutes leurs relations se débrouillent pour se retrouver en souffrance. Elles rejouent une scène qu'il faut identifier pour que ça cesse.

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  6. Une fois la scène identifiée, cela cesse-t-il vraiment?
    Parce qu'il se peut que ces personnes y trouvent leur compte dans ces situations de souffrance, non ?

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    1. Ca ne cesse qui si on veut que ça cesse. L'esprit humain est tordu. Car dire consciemment "je veux que ça cesse" n'est pas toujours ce que pense vraiment la personne... Il y a parfois (souvent) un gain à souffrir ou en tout cas à montrer qu'on souffre. Et puis l'apprentissage est fait, on ne se démord pas de 25, 35,50 ans de comportements en 1 séance. Il faut se rendre compte, comprendre, désapprendre et apprendre un autre comportement. On passe de l'analytique, au cognitif et au comportemental.

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    2. Mais... Et ceux qui souffrent en silence, est-ce qu'il y a aussi un gain ?
      Charlotte

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    3. Il faut bien lire ce que j'écris. Je n'ai pas dit qu'il y avait un gain pour tous, mais c'est souvent le cas. Difficile toujours sans connaître votre cas, mais on pourrait imaginer, et ce n'est ici que pure conjecture, que le bénéfice de continuer à souffrir en silence est d'entretenir les griefs pour ne pas les oublier et les reprocher sans cesse, encore et encore. Mais bon, encore une fois, tout dépend des victimes.

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  7. Telle que tu racontes l'histoire il n'y a pas grand chose à dire, ta logique est implacable. Mais...on peut quand même discuter un peu.
    • s'il (elle) vient te voir pour te demander comment faire pour rompre c'est qu'il (elle) a déjà pris sa décision. Comme rompre c’est se tirer et tout le monde le sait, ce n’est donc pas pour ça qu’il est venu te voir,
    • il (elle) recherche peut-être ta bénédiction :-) car c’est une décision difficile du fait des valeurs morales (et on confond souvent valeur et principe), % à la famille, la société, les idéaux ancrés depuis l’enfance… ou des conseils pour rompre "proprement" à cause des enfants pour garder contact…
    • je ne crois pas un instant qu’elle (il) ne se remet pas en question. C’est également l’enfer pour elle donc impossible de ne pas se poser de questions. Le problème c’est de se poser les bonnes questions. (J’arrête avec les il et elle, c’est fatiguant.)
    • Dans ta description il est blanc et elle est noire. Un couple c’est l’équivalent d’un système émetteur/récepteur alternatif. Tu dis par exemple qu'il accepte tout pour qu’elle l’aime plus. Mais elle recherche peut-être l’inverse, la fermeté, le combat… donc il commence par dire oui pour une chose, elle est déçue, elle râle car elle ne comprend pas qu’il veut lui faire plaisir, lui ne comprend pas qu’elle cherche la résistance… c’est un peu tordu mais ce que je veux dire c’est que le signal émis peut être brouillé, et que la réception peut être filtrée ou amplifiée (il suffit de voir l’effet d’une mauvaise nuit, d’une journée de stress…). Bref même s'il a l'air de bonne volonté et qu'elle a l'air insupportable, comment les filtres ce sont-ils mis en place et pourquoi ?

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    1. Pour ce qui est la prise de décision dans cette situation, je ne te répondrai pas ici, car un prochain article va revenir sur ce sujet.
      Je ne me base que sur ce qui est écrit, cette relation le fait souffrir lui. Il n'écrit pas que la situation LES fait souffrir, mais LE fait souffrir. Donc pour lui c'est elle qui est du côté obscur. A tort peut être, mais il n'y a pas de raison des respecter sa façon de voir.
      Rien ne nous dit que c'est l'enfer pour elle, ça c'est ton interprétation.
      Pour ce qui est de ce que tu écris sur le fait qu'elle réagit lorsqu'il se soumet, je suis tout à fait d'accord. C'est d'ailleurs ce qu'on retrouve dans la violences conjugales. Mais je ne voulais pas me lancer dans quelque chose de trop profond car du coup cela revenait à traiter plusieurs sujets en un et on s'y perd. J'y reviendrai car je pense que c'est un phénomène d'intéraction très intéressant et... inattendu (mais on va me taxer de sexisme et de réactionnaire, je le sens).

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    2. pff, en fait tu ne réponds rien si ce n'est que je dois patienter, moi qui pensais que tu allais t'engouffrer... Pour l'enfer je suis effectivement sortie des faits relatés mais toi aussi lorsque tu dis qu'elle applique des "techniques", qu'elle veut lui faire porter le chapeau...

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  8. bsr j'ai une question "je suis enceinte et je veux rompre avec le pere de mon enfant parceque il me fait grave souffrir mais je n'arrive pas parceque je l'aime encore" que faire aidez moi svp

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    1. La réponse est dans votre question.
      Vous ne dites pas "mon compagnon" mais "le père e mon enfant". Cela démontre que vous n avez pas/plus de sentiments pour lui mais que vous kui reconnaissez sa place de père. Vous restez donc pour votre enfant mais pas pour vous.
      Dans les faits je ne sais pas ce que vous entendez par "il me fait souffrir". Mais personne ne vous demande de vous sacrifiez et surtout pas votre enfant.
      Vous devriez entamr 1 psychothérapie afin de comprendre pourquoi vous acceptez puis en culpabilisez. Pourquoi aussi pensez vous que vous devez rester pour votre enfant.
      Bref un petit côté maso qui vous mantient sous emprise.
      Bon courage

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