lundi 16 juillet 2012

Le con et le vit

La Scoumoune by Francois De Roubaix on Grooveshark



Eh oui, après une semaine de vacances, je fais fort pour mon retour. Impossible de me connecter sur Blogger pendant 8 jours alors que tout le reste passait bien... la force obscure du réseau reste impénétrable.

Alors comme impénétrable fait irrésistiblement penser à pénétration (je sais j'ai l'esprit mal tourné, c'est la faute à Freud), je me suis dit qu'aujourd'hui on ferait sessouel.

Le con !

Les adeptes d'une saine lecture littéraire et orientée, savent déjà de quoi je parle. Le fumeux marquis de Sade, ce puceau doté d'une imagination redondante mais aussi d'un humour mal placé, a su nous faire partager sa définitions de ce terme. 
Aujourd'hui insulte, ce qui est quand même plutôt amusant, le con, joli mot masculin servait à désigner le sexe de la femme. 
"Enconner", c'était pénétrer vaginalement, J'enconnais qui vont être surpris (elle était facile celle-là). L'obsédé sexuel n'aurait pas hésité une minute à vous dire qu'"il ne faut pas déconner", c'est-à-dire se retirer du vagin.

D'où l'insulte d'ailleurs. Traiter un homme de "con" c'était l'émasculer verbalement, le traiter en gros eunuque, de femmelette. C'était aussi le rabaisser au statut de la femme. C'était donc préciser que le femme et son 'absence' de sexe était d'un statut inférieur.
Ainsi donc Mademoiselle (ooops, c'est interdit désormais), Madame, lorsque vous traiter un homme de "con", vous le traiter de sexe de femme et vous en profiter pour lui expliquer que le statut des hommes est supérieur à celui des femmes. 
Nous ne parlerons pas de la "bande de cons", ensemble généralement composé d'éléments de sexe masculin auxquels on attribue, parce qu'ils sont en groupe, des comportements féminins (des "conneries") donc dénués de pensée et de réflexion, bref à l'intelligence limitée. D'où le fait que Brassens proposait d'aller regarder passer les cons du balcon.

Alors me direz vous, le dictionnaire toujours inventif, reconnait le féminin de con. "Une conne". Voila comment un mot devient redondant voire pléonasmatique (doit pas exister ce mot là, mais ça fait joli). Un con, est certes un mot masculin, désignant un sexe féminin, on se demande ce que peut bien représenter une conne, à part peut être une énorme vulve hypertrophiée digne d'une lanceuse de poids de l'ex union soviétique participant aux jeux olympiques.... Eh bien non. Car "conne", comme "connard", ne sont pas dérivés du mot "con", mais on une toute autre origine qui signifie "courageux". "Conne" n'est donc en rien le féminin de "con" et n'a pas la signification que le langage populaire lui donne.



Le vit

C'est là un mot qui a totalement disparu. C'était un mot d'argot, issus sans doute (l'origine reste douteuse...) d'un terme latin désignant un levier ou une poutre, qui permettait de désigner le membre viril.
Ce mot s'est semble-t-il transformé pour donner "bite" au XVIème siècle.
Il est assez amusant de constater que c'est un terme à la base masculin qui va se féminiser pour désigner le sexe masculin. 

Bref, si "con" était un mot totalement anodin et d'usage courant, "vit" quant à lui restait d'un usage vulgaire.


Et pour finir dans cette petite leçon d'ehtymologie, sachez que le mot "bordel" est une raccourci de "bordelière". En effet, au XIIIème siècle, les dames de petite vertu furent chassées de Paris et s'installèrent en bordure de la ville, après l'enceinte. Elles étaient donc "au bord" d'où l'appelation de "bordelières" qui se transforma en "bordel".






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