lundi 6 août 2012

Mon mari m'a trompé, je n'ai plus confiance, que dois-je faire ?

Chère Madame,

Votre demande est l'occasion de faire le point sur un questionnement désormais assez classique dans la relation de couple. Vous ne m'en voudrez pas que ma réponse soit un peu longue, car votre phrase en elle-même se divise en trois parties. Il en sera de même pour mes écrits.

"Il m'a trompé".
Aïe. Sans doute m'écrivez vous en espérant que je vais compatir. Soyons claires tout de suite, c'est raté.
Je vous rappelle que le psychologue ne juge pas. Il n'existe pas de "bons" comportements ni de "mauvais" comportements. Il vous a donc trompé. "Trahir" aurait été sans doute un verbe plus adapté. 
Puisque vous êtes mariés, il a trahi son serment de fidélité, ça c'est une réalité.
Car en quoi vous a-t-il trompé ? Sur ce qu'il était ? Sur ce qu'il ressentait ? Pas sûr.
Peut être faites vous partie de ses femmes qui pensent -encore- que sexe et amour son indissociables, vieux relents de votre éducation et de votre naïveté.
Si l'amour mène naturellement au sexe, après tout lorsqu'on aime quelqu'un on est attiré par cette personne et on a envie de lui faire l'amour, autant le sexe n'a pas besoin d'amour.
La sexualité est un vieux truc, un besoin totalement archaïque, qui est censé mener à la reproduction. L'humain a réussit à lui trouver d'autres finalités : le plaisir et la réduction des tensions.
Car ne vous trompez pas vous même, parfois le sexe ce n'est que de la masturbation à deux, histoire de faire tomber le stress, la colère, les angoisses.

Maintenant, je jouerai le rôle du candide. Sans chercher à vous accabler, il faut juste évaluer le poids de choses de tous les côtés possible. Pourquoi cet homme, qui s'il vous a épousé normalement vous a choisi et aimé (j'ai bien écrit normalement), a-t-il eu besoin de soulager un besoin primaire avec une autre que vous, qui êtes à sa portée et disponible ?
Qu'a donc "l'autre" que vous n'avez pas ? ou plus ? Vous qu'il a peut être trouvé si belle et si mince, n'avez vous pas gardé vos 20 kilos de grossesse au point de ressembler plus aujourd'hui à une baleine qu'a une naïade ?  Auriez vous imposé belle-maman comme garante de vos dires ? N'êtes vous justement disponible sexuellement que dans le noir et encore les soirs d'éclipse lunaire ? Votre communication se limite-t-elle aux reproches ou au silence ? Vous même avez vous cessé de le regarder comme le prince de vos rêves, après tout même Samson aurait fini par perdre sa belle chevelure ? Ce ne sont que quelques hypothèses, bien d'autres pourraient être trouvées.
Et puis ce qui vous importe réellement est-ce le fait qu'il ai "fauté" ou qu'il existe une concurrente ? Lorsqu'il a tiré un coup, votre égo en a pris un coup.  Etes vous en colère ou triste contre lui ou contre l'autre ?
Il n'empêche que pour moi le fait d'être "trompé" ne pourra se limiter à votre première approche. Il vous faudra en savoir plus et dépasser vos préjugés.

"je n'ai plus confiance".
Et je ne vais pas vous rassurer : vous n'aurez plus jamais confiance.
Si votre mari reste auprès de vous, le temps fera son oeuvre. Vous ferez semblant que rien ne s'est passé. Vous n'en parlerez plus et vous terminerez peut être votre vie ensemble en vous disant que tout ceci n'a été qu'un bref égarement.
Mais chaque jour vous vous demanderez s'il n'a pas recommencé. Une fois, deux fois, combien de fois ? Il rentre tard de sa réunion ? Il part en déplacement ? Il annule le déjeuner que vous aviez programmé depuis 15 jours ? Le doute est là. Et il vous ronge. .
Mais ne vous avisez pas de vous disputer, surtout pas. Car vous ne manquerez pas de lui jeter à la figure ses moments d'égarement, le fait que déjà une fois il n'a pas été fiable.
La paranoïa n'est pas loin, le jalousie s'installe. Et ce sont elles qui vont fournir tous les alibis à votre mari d'aller voir si ailleurs ce ne serait pas plus sympa. Et la boucle serait bouclée.

"que dois-je faire ?"
C'est vraiment à moi que vous posez cette question ? Le psychologue ne juge pas mais il ne donne pas de consignes de vie non plus. C'est VOTRE vie, ce sera VOTRE décision.
Mais, comme le disait judicieusement une commentratrice de ce blog sur un autre article, si vous posez la question c'est que vous connaissez déjà la réponse.
Ce que vous voudriez c'est certainement que j'abonde dans votre sens. Un regard extérieur et d'une professionnelle qui vous dirait que vous avez raison et tout serait tellement plus simple et surtout rassurant. 
Détrompez vous, vous êtes mal tombée. Mon rôle est justement de vous faire toucher du doigt qu'il existe au moins une autre solution.
Bien sur, vous me direz que tout cela emmêle tout, que ça rend les choses plus compliquées, que cela fait tergiverser. 

Et vous aurez raison, mais au bout du compte, une fois tout envisagé et analysé, vous aurez au moins le soulagement de vous dire que votre décision, quelle qu'elle soit, aura été prise en connaissance de toutes les causes et en ayant tout bien pesé.

Et si vous avez des questions, n'hésitez pas, chère Madame, à les poser.
Cordialement,


                                                                      Votre psy



31 commentaires:

  1. Toujours très intéressant mais là pour le coup, la photo d'illustration est génialissime!

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  2. Bonjour Vergibération,

    Je confirme également que votre blog est très intéressant et très bien fait! Chaque jour je regarde pour voir si il y a du nouveau!
    Dans cet article, le passage suivant m'a bluffé: "comme le disait judicieusement une commentatrice de ce blog sur un autre article, si vous posez la question c'est que vous connaissez déjà la réponse." C'est mot pour mot ce que m'avait dit un jour mon ancienne psy! Pouvez-vous me dire dans quel article puis-je retrouver cette citation?

    Merci! Stéphane de Grenoble.

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  3. Magnifique article !
    Tout y est : clair, précis, concis.
    Et surtout, tellement actuel. car selon moi, l'adultère... enfin, le p'tit coup en dehors du couple, soyons moderne, ça arrive, c'est arrivé ou ça arrivera à 90% des gens. Alors comment le gérer ? Tu poses la bonne question !!!

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    1. Ca n'a rien de moderne. Il faut relire Marivaux et même se pencher sur la Grèce antique... Rien de bien nouveau sauf que l'adultère est désormais totalement banni alors qu'avant on trouvait "normal" à la condition que seul le conjoint ne soit pas au courant mais tout le monde le soit.

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    2. Je ne suis pas tout à fait d'accord. De nos jour, l'adultère n'est pas banni, et même parfois glorifié dans certaines situations (un exemple parmi d'autres, c'est la façon dont on "apprécie" le côté coureur infidèle de nos présidents successifs)
      Ce qui est banni, c'est l'acceptation par le cocu de sa situation de cocu. Avant, on acceptait l'incartade car finalement, le côté animal de chacun peut bien s'exprimer une fois ou deux. Désormais, à la moindre incartade de l'autre, il faut immédiatement haïr et bannir comme si on avait oublié que amour et sexualité étaient dissociés.

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    3. Au XIXème chacun trompait l'autre, tant que l'autre ne savait pas ça allait très bien. Lorsque le mari apprenait l'infidélité de son épouse, il a répudiait immédiatement et en divorçait. Par contre, lorsque la femme apprenait l'inconstance de son mari, elle ne devait que s'en prendre à elle et faire profil bas et accepter de faire bonne figure en Société. Aujourd'hui les deux peuvent jeter l'autre. La seule différence où je te rejoins c'est qu'on veut continuer à nous faire croire qu'amour et sexualité son liées...

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  4. Bonjour,
    je lis ce blog depuis des mois sans jamais avoir osé commenté pourtant.
    La question posée est très intéressante et elle doit revenir souvent dans les thérapies de couple.
    Je suis en couple et n'ai pas été confronté à cette situation. Pourtant, et bien que vous disiez rester en quelque sorte "impartiale" Vergibération, je trouve que vous semblez à bien des égards plaider en faveur du mari volage?
    Pourquoi n'avoir pas aussi envisagé dans cet écrit les hypothèses autres, et qui mettraient non pas la femme en cause dans ses éventuelles manquements, si tenté qu'il y en ait eu, mais aussi celle du mari?
    Si on veut faire les choses bien, envisager d prendre une décision en connaissance de TOUTES les causes, il faut aussi se demander si cet homme n'a pas voulu se prouver après avoir pris 20 kilos, qu'il était encore plaisant? S'il n'en n'a pas simplement eu marre de sa promesse de jeunesse d'être fidèle? S'il n'a pas envie d'être polygame? S'il n'est pas hypocrite au point de vouloir faire croire à sa dulcinée qu'il l'aime encore depuis toutes ces années, alors qu'en réalité il ne l'a jamais aimé?
    Ce sont quelques hypothèses sans doute tirées par les cheveux, mais tout aussi plausible à mon sens que celles que vous évoquiez quand aux défaillances de la femme.
    Pardon pour ce pavé, mais pour le coup, ça m'a choquée ce parti pris l'air de rien.

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    1. Parce que d'abord c'est une femme qui pose la question... que je n'ai pas inventée. Or ici, comme dans les consultations, ce sont majoritairement les femmes qui consultent. Je n'ai encore jamais vu un homme qui arrive et me dise "ma femme m'a trompé" d'abord parce que d'abord il commence par se remettre en question et qu'ensuite il envisage que sa femme n'est peut être pas celle qu'il avait pensé qu'elle soit. Soit exactement l'inverse de ce que font les femmes. Alors vous pouvez envisagez toutes les hypothèses que vous voulez pour le mari, ce ne sont que des hypothèses de femmes. Les hommes sont beaucoup moins hypocrites que les femmes, ils sont beaucoup plus clairs dans rares pâroles et gestes. Mais la femme n'entend ni ne voit. SOuvent (je ne dis pas toujours) l'homme a montré qu'il s'était lassé ou que quelque chose n'allait plus, mais la femme préfère mettre cela sur le coup de l'âge, sur le stress, sur la vie de tous les jours. Je ne dis pas non plus que l'homme a raison. Mais pourquoi ici la femme reste t elle tant accrochée au serment de leur mariage ? Pourquoi se croit elle encore unique ? Pourquoi n'envisage t elle pas justement que le temps a modifié leurs rapports, ce qu'ils sont et ce qu'ils ont envie d'être ? Si vous avez bien lu, et vous l'aurez compris, la réponse est déjà dans la question. Si elle voulait rester, elle ne poserait pas la question et se dirait que tout ça n'est pas important.Si elle questionne c'est qu'en fait soit elle veut partir soit elle veut le punir. Le but est de lui faire voir qu'elle a peut être aussi des torts, mais surtout que tout n'est pas blanc et noir et qu'il faut envisager toutes les hypothèses qui ne peuvent être écrites ici.

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    2. Je m'étonne un peu qu'une psychologue puisse apporter ces genres de réponses - "Madame, si votre époux vous trompe, cela ne m'étonne pas du tout, vous n'avez qu'à vous regarder, grosse moche!"

      Je constante qu'il arrive autant aux naïades d'être trompées qu'aux "grosses baleines".

      En se mariant, un couple prend un engagement, sur lequel la famille se construit. A mon avis, ce n'est pas un engagement que l'on peut simplement balayer du revers d'une main, en insultant en plus la personne qui s'y fie et qui le tient.

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    3. Et pourquoi donc vous étonnez vous ? il ne faudrait donc que s'en prendre au bellâtre qui n'a pas su résister à l'appel de la chair ? Et pourquoi donc n'a t il pas pu résister ? Parce que soit il n'est pas capable de résister à son impulsivité (c'est une question d'éducation, remercions sa maman, une femme, en passant) soit il a trouvé chez sa maîtresse quelque chose qu'il ne trouve pas chez elle. Avant les hommes avaient une maîtresse parce qu'ils pouvaient lui demander des "trucs" sexuels qu'ils n'envisageaient pas avec leur épouse, mais au bout de 2 grossesses madame peut très bien avoir perdu de son attrait. Quant aux naïades qui se font trahir, oui bien sur que cela existe, mais pas pour les mêmes raisons, mais je constate aussi que les naïades trompent allègrement leur conjoint aussi.
      Pour ce qui est l'engagement, sur Paris 2 couples sur 3 divorces, donc pour ce qui est de la construction de la famille on repassera pour le modèle conventionnel ou plutôt conservateur. Insulter ? Humm, ça sent le vécu ce truc, vous vous sentez vachement concernée non ? Dire à sa femme qu'elle est devenue une grosse vache et qu'elle n'a plus aucun attrait sexuel n'est pas une insulte c'est la réalité qui devrait permettre à madame de se remettre en question et surtout de cesser de croire que tout bien acquis le reste à jamais.

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    4. A mon avis, la question qui se pose n'est pas "pourquoi n'a-t-il pas pu résister", mais "pourquoi n'a-t-il pas résisté?" et je pense que dans la majorité des cas, la réponse est bien simple: parce qu'il (ou elle) en avait l'occasion, parce qu'il (ou elle) a mis son plaisir du moment au-dessus d'un engagement pris à long terme, ce qui correspond dans une large mesure à fait à une philosophie qui marque notre époque: fais ce dont tu as envie, ne te fais pas choper, les engagements préalables? on s'en fout!

      Je suppose que toutes les femmes (et hommes?) trompé(e)s se demandent pourquoi il (elle) a préféré l'autre, et ce qu'elle (il) a qu'elle (il) n'a pas.

      Je trouve très délicat, de la part d'une psychologue, d'en rajouter encore à cette remise en question... Le faire comme vous l'exprimez dans cet article (tu t'es vue, grosse baleine?) irait à l'encontre de la déontologie du métier (mais peut-être que ça n'existe pas pour cette profession)

      Et je trouve mal à propos, dans ces circonstances,

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    5. Décidemment vous êtes très concernée par le sujet et vous focalisez sur le poids, j'en déduis que vous avez ce que vous considérez quelques kilos en trop et que le regard des hommes n'a pas du vous rater. J'en suis désolée, mais je m'en fous totalement car c'est votre vie et vous venez crier votre colère ici plutôt de la crier là où il faudrait.
      Mais oui, il faudra vous y faire en consultation on vient pour se remettre en question soi et pas l'autre.
      Ensuite, pourquoi donc faudrait il s'arrêter à la façade de la situation ? Oui, madame, si vous êtes une grosse baleine (selon lui) il ne faut pas vous étonner qu'il soit aller voir ailleurs, dans la mesure où il vous a dit je ne sais combien de fois qu'il n'aimait pas les femmes plantureuses. Lorsqu'on se met en couple avec quelqu'un il correspond d'abord aux critères physiques qu'on a en tête, si 10 ans plus tard vous n'y correspondez plus, il ne peut plus être amoureux de vous... La lâcheté n'est pas de tromper dans ce cas, mais de rester tout en ayant une double vie, mais c'est un autre sujet. Avec l'âge les gens changent, plus ou moins, certains plus que d'autres et s'éloignent de ce qui est acceptable par l'autre.

      Mais du fait de votre préoccupation personnelle, vous oubliez la question principale : y a t il quelque chose que l'on peut faire soi pour qu'il (elle) ne recommence pas ? Si ça doit passer par un régime, faudra vous y faire. Mais ça peut passer aussi par le fait de parler, de (re)devenir agréable et souriante (si on le ramène à la question du poids qui semble vous obséder, lorsqu'on ne s'assume pas on fait la gueule, on ne veut plus être touchée, on devient agressive et là ce n'est pas le poids qui est un problème mais bien ce que votre personnalité...) et pour s'en apercevoir encore faut il accepter de se remettre en cause.

      Par ailleurs, ici vous êtes dans un blog pas en consultation, j'y écris ce que je veux pas ce qui doit vous plaire à vous. Et justement, ça ne vous plaît pas ? Vous voyez il y a une petite croix en haut à droite de votre écran, vous cliquez dessus et vous verrez vous ne serez plus jamais remise en question. Ca demande de bouger le bras par contre...

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    6. La question que vous considérez comme principale est justement celle qui me dérange: "Que puis-je faire pour que mon/ma conjoint(e) ne recommance pas à me trahir".

      c'est justement la question qui déresponsabilise le/la conjoint(e) qui trahit.

      Voyons les choses comme elles sont: C'était SA décision de vous trahir, donc les raisons sont dans SA tête et ça ne sert à rien de spéculer.

      Par conséquent, je ne crois pas que le conjoint trahi a le pouvoir de "faire que cela ne recommence pas". A mon avis, tous les efforts que le conjoint trahi peut faire ne sont que de l'auto-flagellation. C'est pour cela que l'idée que la psychologue en rajoute me dérange.

      Cela dit: quelles sont les nouvelles approches prometteuses que vos clientes découvrent grâce à vos interventions si perspicaces?

      Finalement, la seule question qui se pose au conjoint trahi, c'est comment il réagit, comment il gère la situation.

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    7. De toute évidence vous ne savez pas lire, comme tous ses commentateurs pervers qui viennent en quête de toute puissance. "Principale" ne veut pas dire la seule, quant à comment gérer, le conjoint trahit le sait instantanément, c'était dans l'article. Fallait il encore aller au bout. Et je vous rassure, personnellement, je n'ai pas été trahie, n'inversons pas les rôle.

      Vous permettrez, comment déjà ? Ah oui, Michelle. Je vais utiliser vos commentaires comme études de cas pour mes lecteurs. Ni voyez aucune agressivité, c'est juste que franchement vous êtes un cas d'école. Ceux qui lisent je voudrai vous montrer comment fonctionne une personnalité perverse, dont nous avons ici la subtile illustration. Un pervers est une personne qui est dans la toute puissance, il sait, la Loi c'est lui. Nous voyons ici avec quelle agressivité le commentateur arrive, totalement centré sur lui même. L'autre, moi ici en l'occurrence et tous les autres lecteurs, n'existent pas. Il n'entend que ce qui l'arrange, oubliant au passage ce qui ne l'arrange pas. Le pervers est l'enfant non protégé. Adulte il continue a être l'enfant en danger, celui qui doit se mettre en avant pour vivre, mais le "manque" parental n'a pas été perçu, c'est la personne qu'on a tendance à abandonner sans cesse et qui ne comprend pas pourquoi. Le pervers souvent ne cesse d'être victime mais comme c'est insupportable il devient bourreau. En même temps il se met sans cesse dans des situations où il va tenter de se faire victimiser, ce qui lui démontrera alors qu'il avait raison. En fait, c'est une personne en souffrance qui passe son temps à chercher quelqu'un qui lui démontrera qu'il a tort, bref il chercher la Loi du père. Il comprendra alors que chacun peut penser ce qu'il veut et que les autres ne sont pas lui.

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    8. Un problème dans un couple n'est jamais unilatérale, ça ne saurait être un problème venant uniquement de l'homme qui trompe. La femme s'est forcément voilée la face à un moment en ne voyant pas les évidences. La dégradation des relations dans un couple me semble souvent due à des causes bilatérales, un qui prend trop le dessus, un qui laisse faire...et quand on laisse faire on est dans un sens coupable aussi de la situation.
      Dans votre raisonnement ce qui me gène Michelle c'est qu'on dirait que c'est une fatalité, tout un coup l'homme décide de tromper, c'est la faute à pas de chance, il n'y a plus qu'a en trouver un autre, qui risque aussi de tromper.
      Je crois que la victime doit faire en sorte de ne plus en être une. Quand je me fais agresser ou "marcher sur les pieds" je me demande ce qui dans mon comportement ou ma façon d'être ce qui pourrais éviter ça tout en restant ouverte aux autres. Et ça marche.

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    9. Bonsoir!

      Je trouve votre explication, on ne peut plus claire ! J'irai coucher moins bête ce soir, et j'en suis ravie ! (Oui, j'adore apprendre de nouvelles choses. En particulier sur la psychologie!). (J'en profite pour dire que votre blog est riche en apprentissage, merci!)

      Et en lisant votre explication, certaines caractéristiques me font penser à des personnes manipulatrices.
      Est-ce la personnalité perverse se rapproche de celle manipulatrice? Ou suis-je complétement dans le faux?

      Charlotte
      (Ps: J'aimerais mettre un pseudo mais je n'ai pas trouvé comment faire...)

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    10. un peu d'humour me semble nécessaire... donc si j'ai bien compris les kgs sont fondamentaux. Si je compte bien je dois être à + 15, il est peut-être temps de faire quelque chose, mieux vaut prévenir que guérir (au passage + 15 ne veut pas forcément dire baleine, enfin j'espère! tout doit être dans la différence, les 5 autres kgs.) Et puis franchement si j'avais le poids de mes 20 ans, à moins de faire de la muscu intensive, je donnerai l'impression de venir de somalie...
      Bref kgs = mal dans sa peau. Ah mais j'ai lu le blog donc je connais un remède : le chocolat donne le moral (mais pas n'importe quel chocolat, attention !). Qui dit chocolat dit nourriture non équilibrée, arggg. kgs en trop = régime mais régime = maltraitance de son corps. Mamamilla je ne m'en sors pas que faire ?! Je ne vois plus qu'une solution : aller consulter. Mais là encore ça pose problème : Si tout le monde va consulter, les psys vont être débordés, faut augmenter le nombre de psy. Avec 1 personne sur 2 psy, est-ce que le monde tournerait rond ?

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  5. Telle que tu racontes l'histoire il n'y a pas grand chose à dire, ta logique est implacable. Mais...on peut quand même discuter un peu. (J'ai l'impression que je peux écrire ces 2 phrases pour chaque article...)
    • dans l’article « comment rompre… » tu jouais sur les « il et elle » interchangeables, mais tout de même le vilain petit canard de l’histoire c’était elle. Ici les rôles sont figés (un peu imposés le cadre littéraire de la lettre) et bis répétita tu centres ton article sur elle. On peut donc se demander si c’est une question de statistique ou si la sage-psy a un certain parti pris …
    • si je change le elle en il ça pourrait donner :
    « Vous qu'elle a peut être trouvé si beau et si mince, n'avez vous pas pris 20 kilos de bière à regarder les matchs de foot tout en beuglant au point de ressembler plus aujourd'hui à une baleine qu'a un ondin ? Auriez-vous imposé belle-maman comme garante de vos dires ? N'êtes vous justement disponible sexuellement que pour satisfaire votre besoin physique plus rapidement que Buzz l’Eclair ? Votre communication se limite-t-elle aux propos sexistes ou au silence ? Vous même avez vous cessé de la regarder comme la princesse de vos rêves, après tout même Vénus aurait fini par prendre des rides ? Ce ne sont que quelques hypothèses, bien d'autres pourraient être trouvées. » (on dirait du Vergi, non ? mdr)
    • plus sérieusement si cette question est posée alors il s’agit de l’échec d’un couple et non de l’un ou de l’autre. Je pense aussi que la jalousie n’est pas systématique que cela dépend des fondements même d’un couple. La vraie question n’est elle pas (même si on connait déjà la réponse à partir du « qu’est-ce que je dois faire »): quels sentiments avez-vous pour votre conjoint ? Et si jamais la réponse est l'amour, il me semble nécessaire de préciser ce que cela veut dire, parce que la réponse est dans le pourquoi de l'attachement à une personne. Reste le fait qu'aimer une personne ne veut pas dire tout accepter.
    • enfin si un(e) psy me disait ce que je dois faire, je claquerais la porte !

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  6. Mais comme ci dessus, c'est lui qui est parti voir ailleurs et elle qui se plaint. La jalousie est souvent à l'égard de l'autre femme, car cela remet en cause l'estime de soi.
    Pourquoi serait ce l'échec d'un couple ? Enfin tout dépend de qu'on met sous "échec". Ca n'a pas peut être été un échec pendant des années, simplement le temps, leurs expériences, les ont éloigné. Ont il encore des points communs ? Le problème dans un couple c'est que chacun a tendance à regarder l'autre comme si il était resté le même qu'à leur rencontre, ce qui est faux. Ensuite, chacun peut décider de faire enfin face à ce qu'il est vraiment. Pourquoi a t on choisi ce partenaire ? Etait ce la "bonne" raison ? Que venait combler l'autre il y a quelques années ? Lui a t on laissé prendre son role de partenaire et ne lui a t on pas donné un rôle parental ou infantile ? Il y a tellement de questions. Mais une surtout...
    Car pour répondre à ta "décision", je dirai qu'il faut se demander lorsqu'on se pose la question de savoir quoi faire si on ne veut pas changer l'autre. Or personne ne peut changer l'autre à part lui même. Vouloir être dans la toute puissance, se croire capable de faire changer l'autre, de le "sauver" d"une "mauvaise" vie, tout ne peut mener qu'à l'échec car dans ce cas toute la vie est un leurre. ET c'est ça qui peut rendre la rupture difficile, s'apercevoir que toutes les années qu'on a passé ensemble n'ont été qu'une façade, façade dans laquelle on est ancré et dont on a du mal à se défaire...

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  7. 1 remarque % au com de Nakito : il me semble que ce qui est « moderne » ou plus exactement récent c’est la vision romantique du mariage. Il n’y a pas si longtemps que cela on « plaçait » les enfants dans des mariages arrangés, on discutait de la dot et tout le bazar. Autre point, l’espérance de vie s’est fortement allongé ce qui change un peu la donne.
    Sinon je suis globalement d’accord avec ce que tu dis mais je ne fais pas vraiment lien entre ton dernier paragraphe et ce que j’ai écrit au-dessus. Pour moi l’amour est assez viscéral, si la petite boule dans le ventre d’un des deux partenaires a disparue alors il n’y a aucune question à se poser, une époque est révolue, il faut tourner la page. Dans le cas contraire, on peut (doit) se poser toutes les questions ci-dessus (et ce à n’importe époque de la vie) et donc se demander comment changer soi même pour l’épanouissement du couple puisque le couple évolue. Concernant les changements, je ne crois absolument pas à la possibilité de faire changer qui que ce soit (et puis de quel droit, en fonction de quels critères….). Je suis surprise des termes « sauver », « mauvaise vie » qui relèvent vraiment du jugement. Si on est dans le jugement alors la notion même de couple est caduque. Non chacun est ce qu’il est avec ses besoins, ses envies... Il y a un socle de points communs, d’aspirations communes… et des différences. Face à une ou des difficultés, quelle est l’attitude à avoir soi même ? Le seul changement possible est son propre changement et encore, je crois qu’on peut seulement diminuer ou augmenter l’intensité de facettes qu’on a déjà en soi. Maintenant il reste à bien analyser quels sont les comportements à modifier et comment, l’aide n’est pas inutile.

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  8. J'utilise le terme de "sauver" et de "mauvaise vie" car si on dit "tromper" c'est bien parce qu'on porte un jugement. Certaines personnes se positionnent en "sauveuses" des autres. Ce qui démontre une volonté de contrôler l'autre mais aussi de croire que ses propres valeurs sont les seules valables. C'st parfois ce qu'on retrouve au moment de la formation d'un couple et bien sur cette construction de relation de couple faussée dès le départ ne peut qu'aboutir à un échec, soit parce que l'autre n'a plus besoin d'^tre "sauvé" parce qu'il a avancé, soit parce que le "sauveur" en a marre, soit parce que ça ne fonctionne pas.
    Mais comment savoir si l'autre est encore amoureux ? Parce qu'il "trompe" ? Ce n'est pas une preuve de désamour. C'est la preuve que quelque chose ne va pas dans le couple (et encore pas toujours). Maintenant pourquoi celui qui trompe reste ? Mais parce qu'il aime son partenaire ! Ou pour plein d'autres raisons : celui ci aussi a des habitudes, celui ci aussi a des valeurs sociales qui vont à l'encontre d'un départ, celui ci aussi a peur de se retrouver seul... Pour celui qui a été trompé (je reprends le terme utilisé dans la question) se remettre en question ne suffit pas, car comme je l'écrivais, chacun n'envisage pas vraiment les changements qui se sont produits en chacun et on reste avec l'image de ce qui a existé. Le "trompeur" ne comprend pas non plus l'impact que son comportement a sur l'autre. Il existe un décalage de perception. L'un ne considère pas avoir trahit, l'autre se considère trompé. Le niveau de perception n'est pas le même, du coup le niveau de remise en question ne l'est pas non plus.
    Mais encore une fois, toute ses tergiversations ne servent qu'a s'assurer qu'on peut ou pas rattraper quelque chose, mais aussi qu'on veut ou pas. Comme me disait une de mes patiente "je sais que je mérite mieux", alors pourquoi se poser toutes ces questions ?

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    1. "mais pourquoi celui qui trompe reste"

      C'est simple: il a le beurre et l'argent du beurre.

      Selon des études, les personnes vivant dans des relations fixes ont des rapports sexuels plus fréquents que les personnes sans partenaire fixe. Donc si on a un/une partenaire fixe plus une petite affaire à côté, on a le beurre et l'argent du beurre.

      Et si je vous comprends bien, vous voulez encore ajouter le sourire de la crémière... puisque le partenaire trompé n'a qu'à s'en prendre à soi-même, selon vous...

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    2. Celui qui est trompé et qui reste à aussi le beurre et l'argent du beurre.
      Non, justement vous ne comprenez pas ce que j'écris, je dis simplement qu'avant de s'en prendre à celui qui "trompe" il faut parfois aussi s'il n'a pas de bonnes raisons de le faire. Mais c'est toujours plus facile de se comporter en victime, parce que là encore il y a un sacré gain social, familial et... personnel.

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    3. Mais ce que vous dites n'est pas du tout original. Quand quelqu'un apprend que x a trompé y, la première réaction est en général "ben oui, y s'est vraiment laissé(e) aller" ou "qu'a-t-il (elle) fait pour le mériter?...

      A mon avis, cette réaction est simplement cruelle et déresponsabilise trop facilement celui (celle) qui est responsable et qui a décidé de ne pas tenir son engagement (parce qu'il (elle) en avait l'occasion pour une raison x.)

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    4. Je ne savais qu'il me fallait être originale...
      ben tiens, parce que responsabiliser celui qui est trompé c'est déresponsabiliser celui (ou celle) qui a trahit ? Vous avez la même notion de la Justice que tous ces gens que l'on croise dans les commentaires des articles sur les crimes... Quel raisonnement de bas étage !

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  9. "Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais s’il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux."

    Votre article m'a fait pensé à cette citation de De Musset.

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  10. Un article, qui a fait beaucoup parlé à ce que je lis. Je n'arrive toujours pas à comprendre tout votre raisonnement Vergibération, mais il est clair que s'en est un, qui peut sembler logique, et qu'il doit être comme les autres, entendu.
    L'histoire du pervers se faisant passer pour une victime (sous entendu "Michelle" un exemple comme ça), me laisse un peu septique quand même.
    Certains de vos propos ont choqué, m'ont choqué, mais je sais que c'est entré directement en raisonnance sans avoir jamais vécu cette situation, avec une phrase que m'a sorti ma psy, une fois où je lui parlais de mon conjoint. Au lieu d'écouter ce que je lui disais, elle me faisait la liste de mes manquements. Les siens sont bien réels aussi, et n'ont pourtant pas été évoqués.
    Dans de telles situations, on ne peut faire que des hypothèses au final. Personne, ni psy, ni autres, ne peut dire ce qu'on devrait changer chez soi pour que la situation s'améliore, et pourtant, certains psy se plaisent à le dire : Désir de toute puissance?
    Je trouve important de se remettre en question soi, mais ces remises en question ne sont qu'hypothèses. Tant qu'à faire des hypothèses sur soi (c'est ce qu'on fait a majorité du temps dans certaines thérapies), pourquoi ne pas en faire aussi sur l'autre?
    C'était tout simplement l'objet de mon commentaire plus haut.

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  11. Chouette, si ça a choqué, cela a provoqué débat et c'est le but. Mais il y a une différence entre débat et agression dissimulée sous la toute puissance.
    Le psy ne fait pas la liste des manquements, ce n'est pas son rôle. En faisant cela il se place en juge et pose des valeurs (les siennes). Il faut faire des hypothèses, mais le psy ne dit jamais ce qu'il faudrait change, c'est au patient de le découvrir si c'est le cas.
    Mais bien sur qu'il faut faire des hypothèses sur les deux, mais le problème c'est que le patient ne vient pas pour parle de l'autre mais bien de soi. S'il veut parler de l'autre, ils viennent tous les deux.
    J'ai encore eu un cas ce matin, d'une jeune femme 'trompée' et de découvrir qu'elle a tout mis en place progressivement pour que cela se fasse (c'est elle qui fini par le dire) parce qu'en fait elle se cherche une raison pour quitter son mari sur lequel elle projette sa relation à sa soeur et qu'il est tant qu'elle se sépare de sa soeur et donc de son compagnon... Le "trompé" n'est pas celui qu'on croit.

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  12. Très intéressant cette anecdote. C'est pas ce qu'on appelle en langage psy "être abandonnique?"
    C'est vrai que dès fois certaines personnes font tous pour que le conjoint se barre ailleurs. Perso, c'est pas faute d'essayer, il est toujours là le pauvre. Je trouve ça triste, mais dans ce cas à qui revient la culpabilité, les remords, tout ça?...

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  13. Toute la question est que si tu veux qu'il parte pourquoi tu ne lui dis pas en face plutôt de de tenter de lui faire comprendre indirectement ? Et toi pourquoi restes tu avec une personne que tu n'aimes plus ?
    T'as encore du chemin à faire dans ta thérapie !! lol

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  14. Quelqu'un m'a posé une question sur pervers et manipulation... Je ne sais plus qui désolée.
    Un pervers est toujours manipulateur. Mais un manipulateur n'est pas toujours pervers. Lorsqu'on manipule quelqu'un au moment où on le fait on se transforme en pervers mais cela ne veut pas dire qu'on a une structure pervers. Ainsi, lorsque par exemple on dit a un enfant "si tu es sage tu auras une glace", il y a manipulation puisque on lui d'obtenir quelque chose en échange de certain type de comportement. La perversité s'illustre dans le fait que on lui propose cela pour qu'il soit sage selon nos critères. Le but c'est d'obtenir qu'il fasse ce que nous nous voulons qu'il fasse, il doit obéir à notre loi et nous lui imposons que le fait d'être sage c'est ça qui est bien, valorisé par nous et donc en étant sage il pense qu'il sera plus aimé de nous. C'est pas beau tout ça, tss tss.. LOL

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