samedi 15 septembre 2012

Mon amie n'a pas l'air d'aller bien, comment puis-je l'aider ?

Au risque de paraître brutale -ce n'est pas mon genre- je dirai "fous lui la paix à ta copine".

Ne croyez pas que je sois sans sentiment ni empathie, loin de là. Mais franchement c'est quoi ce besoin d'aller aider les autres lorsqu'ils ne l'ont pas demandé ?

Alors bien sur il existe des situations dans la vie qui font qu'on se précipite pour aider sans savoir si les gens le veulent. Tiens il y a deux jours à la Poste une petite dame s'est effondrée devant moi en pleine crise d'épilepsie. Comme on était dans un coin plutôt isolé, je me suis demandée si je devais me tirer mine de rien ou en profiter en douce pour lui fourguer quelques coups de pieds bien placés afin de l'achever. Mais noooon, je me suis précipitée pour que personne ne la touche et la laisse surtout se tortiller dans tous les sens toute seule. Comme en plus elle était sur le côté c'était parfait, elle s'est mordu et le sang a coulé hors de bouche, c'était nickel. Je lui parlais, elle a repris lentement contact avec la réalité les pupilles totalement dilatées et elle m'a doucement mais surement envoyé me faire voir parce que je m'occupais d'elle. Je m'y attendais et dès qu'elle a été suffisamment forte pour s'assoir je l'ai laissé en plan (je vous rassure les pompiers arrivaient).

Vous savez c'est comme quand vous vous cognez dans un meuble. En général à un endroit plein d'os (vous pas le meuble), le coude c'est parfait ou le petit orteil, c'est pas mal aussi. Vous hurlez "p.... de b.... de meuble !" (ça fait pourtant 2 ans qu'il est là et que vous passez sans vous cogner). Rien de cassé mais ça fait super mal et vous voyez des étincelles. Et là, un ami, votre copain, votre mère, bref quelqu'un se précipite pour voir se qui se passe "tu t'es fait mal ? Y a un problème ? T'as très mal ?". Quelle est votre réaction ? Ben oui vous les envoyez se faire voir, c'est tout juste si c'est pas de leur faute d'avoir poser ce foutu meuble ici il y a 2 ans. Ben voila lorsqu'on n'a pas besoin d'aide on n'en veut pas et on jette ceux qui vous en apporte.

Et dans la vie c'est toujours comme ça, quand les gens veulent qu'on les aide ils vous le disent. Bon certains n'osent pas, mais bon ceux là de toute façon si vous leur proposer ils refuseront d'office, question d'éducation, de politesse, de honte ou de fierté. Alors ça revient au même.

Dans tous les cas on propose et après on voit ce qu'ils en disent. S'ils disent oui on fonce, s'ils disent non, on fait rien.

Car il faut bien voir que les gens qu'on force à être aidé (lorsqu'ils sont conscients !) n'y gagnent rien. Et en plus si ça ne marche pas après ils vous le reprochent. Après tout ils avaient rien demandé et en plus vous leur fourguez une solution qui ne fonctionne pas ! Vous vous prenez pour qui ?

En psychologie d'ailleurs on part du principe que c'est le patient qui doit être demandeur et pas les autres.
Perso, à partir de 15 ans je considère que le futur éventuel patient à son mot à dire sur le fait qu'il souhaite consulter ou pas. Tant qu'il n'est pas majeur, je demande à ce qu'il ma rappelle personnellement. A la majorité, c'est lui qui décide pas papa/maman, même si les parents me contactent en premier (et déjà des parents qui appellent pour un majeur ça me questionne).

Tu vas pas bien ? Tu veux te faire soigner ? Alors tu appelles, tu fais le premier pas, tu te bouges. Sinon c'est que tu veux pas t'en sortir. Et personne, personne d'autre ne pourra t'en sortir.


J'ai le souvenir d'un patient dont le frère avait fait une tentative de suicide. Ce jeune homme avait rencontré le psychiatre qui suivait son frère et lui avait demandé qu'est-ce qu'il pourrait faire pour que cela ne recommence pas. Le psychiatre, fort judicieux, lui avait répondu "rien". On ne sauve pas les gens qui ne veulent pas être sauvés, les personnes se sortent elles-mêmes de leurs difficultés si elles le veulent et en plus ce n'est pas votre rôle. Ce psychiatre avait alors sauvé deux personnes : le suicidant qu'il avait soutenu mais aussi le "sauveur" en lui ôtant le poids de l'inutile sacrifice de son temps et de son énergie. 

Si on n'aide pas les gens qui ne veulent pas être aidés, on aide qui ? Et bien on s'aide soi même et c'est très différent. 

Que veut-on donc se prouver à aller sauver l'autre ? Qu'on sait mieux que lui ? Qu'on est la "sauveuse" ? Est-ce une façon de rendre l'autre redevable ? Bref, celui ou celle qui se positionne en "sauveur" ferait mieux d'aller en psychothérapie au plus vite afin de se demander pourquoi il cherche tant à s'occuper des autres plutôt que de soi.

Car il ne faudrait pas confondre aider et soutenir.
On peut soutenir, donner quelques conseils mais cela ne veut pas dire se positionner en donneur de leçon ou d'agir à la place de... Or c'est souvent ce qu'il y a sous la notion d'aide.

Quelqu'un qui n'agit pas en agissant à sa place, on lui confirme qu'il n'a pas besoin de s'y mettre puisqu'il y aura toujours "une bonne âme" pour le faire à sa place. Ca ne va pas vraiment l'aider à retrouver de l'autonomie, de l'initiative et et montrer sa volonté d'avancer. Et on se retrouve en fait dans une relation de pouvoir avec un pseudo dominant qui sait lui, qui peut lui et surtout qui veut lui. 

Alors faites votre job d'ami(e), parlez lui, dites lui qu'elle n'a pas l'air d'aller bien, proposer lui de consulter (et si vous avez quelqu'un à proposer donnez lui le numéro), mais c'est tout. N'appelez pas à sa place. Ne lui forcez pas la main. Ne faites rien à sa place. Elle ne bouge pas ? C'est que soit elle n'est pas prête, soit elle est encore dans le déni, soit elle trouve un avantage à rester dans son mal-être. N'ayez pas de regret, vous aurez fait votre travail et de temps en temps revenez à la charge, mais stop, c'est tout, ce n'est pas vôtre vie c'est la sienne et elle en fait ce qu'elle veut.

(il existe bien sur des situations de maladies mentales dans lesquelles la personne n'est pas apte à évaluer sa dangerosité pour elle ou pour les autres, il convient alors d'intervenir pour elle puisqu'elle n'est plus en mesure de faire une demande d'aide du fait de sa "déconnexion".)




22 commentaires:

  1. Je pense que c'est trés juste. Mais j'ai l'impression qu'un certain nombre de personnes trouve parfaitement "humain" de vouloir secouer l'autre et imposer leurs solutions, quand elles pensent savoir comment se sortir d'une situation donnée (même si chacun est différent et qu'une solution adaptée à quelqu'un ne l'est pas forcément pour quelqu'un d'autre) quand elles voient l'autre incapable d'agir et en train de s'enfoncer peut-être irrémédiablement ?

    Laisser faire juste en essayant de faire réfléchir l'autre par certaines paroles et conseils éventuels et se dire, si elle n'en tient pas compte et ne réagit pas : "c'est sa vie" peuvent leur paraitre trés égoiste et indifférent, non ? Mais ça marquerait en fait leur besoin de pouvoir sur l'autre ?

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    1. Il est difficile de rester neutre devant quelqu'un qui s'enfonce il est vrai. Mais toute la réalité est là, jusqu'à un certain point on informe, on dit qu'on est là. A partir d'un autre, lorsque la personne n'est plus apte à agir il faut agir pour elle. Mais avant d'arriver à ce point, il faut souvent beaucoup de temps. Par ailleurs, aider n'aide souvent en rien certaines personnes. Par ex. un dépressif n'ira de toute façon pas bien si on l'aide car il ne supporte pas la réalité par rapport à ses aspiration idéales. L'aider c'est sous entendre qu'il est un incapable ce qui l'enfonce encore plus dans sa dépression. Personne ne peut faire changer son monde, il faudra qu'il finisse par comprendre qu'il doit changer ses aspirations de vie. Cela seule une psychothérapie à long terme le peut et pas quelques conseils ou "coups de pied au cul"... Par ailleurs aider ne veut pas dire sacrifier sa vie. "c'est sa vie" c'est vrai mais nous avons chacun la nôtre. Lorsque notre vie ne devient que le reflet des préoccupations de celles des autres, il est tend de couper le cordon et de laisser l'autre dans sa bulle.

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  2. Tout a fait d'accord. Sauf que moi la vieille je l'aurais frappé et dépouillée c'est plus drole et plus rentable ^-^



    A savoir aussi que la plupart des gens qui saute sur l'autre pour l'aider ne sont pas du tout qualifié pour, que se soit pour les premier secour ou pour le copain qui déprime la plupart du temps ceux qui veulent aider font beaucoup (beaucoup) plus de dégats qu'autre chose.

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    1. Mince, j'ai même pas penser à lui piquer son fric... Pfff, quel médiocre esprit ai-je là !

      Sans compter les copains/copines qui aident mais qui en fait font tout pour enfoncer celui qui ne va déjà pas bien parce qu'après tout parfois ils sont bien contents de le voir dans cet état. Mais lorsque l'aide est sincère, il faut partir de l'idée qu'on vient pour proposer son aide et pas pour aider d'office.

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  3. Ah, qu'est-ce que je suis d'accord! Votre article tombe à pic, en plus! Je devrais le faire lire à plusieurs personnes... Histoire qu'elles en prennent de la graine..

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    1. Ne jamais hésiter à donner le lien vers le site ou à imprimer les articles pour les laisser trainer ! ;-)

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  4. La photo utilisée en fond d'écran est trés belle, mais on dirait qu'il n'y a que le chat qui a envie de jouer...

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  5. Je n'en suis pas au point de tenter d'aider de force tous ceux qui m'entourent mais je dois reconnaître que pouvoir aider les autres quelque soit le sujet est une des choses qui m'apporte le plus de satisfaction dans ma vie. Est-ce que c'est grave?

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    1. Et t'es du genre qui ne sais pas recevoir non ?

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    2. Non, je suis plutôt du genre à ne surtout pas m'imposer, je ne risque pas d'envahir les autres. Je n'hésite pas sur les blogs ou les forums ou la discussion est justement demandée mais je suis plus réservée dans la vie. Je me demande surtout si ce besoin d'aider peut être naturel ou si il est le signe d'un manque , d'un défaut...

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    3. Je pense que le besoin d'aider est culturel, éducatif. En général, on nous apprend soit à être "bons" soit en tout cas à ne pas être indifférents. L'entraide n'est utile que parce qu'elle permet de survivre. C'est pour cela que l'homme préhistorique s'est mis en tribu, pour mieux lutter contre le froid et mieux manger via la chasse en groupe. C'est donc donnant/donnant, "je t'aide parce que quelque part si ça m'arrive j'espère qu'on m'aidera aussi". Donc aider n'est pas un défaut ou un truc en plus, d'ailleurs pourquoi lui coller une valeur positive ou négative ? C'est juste un principe éducatif qui se veut adaptatif.

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    4. Je voudrai juste ajouter que certaines personnes se croient obligées d'aider car elles pensent qu'en retour on va les aimer plus. Ce qui est un leurre, d'autant que quelque part du coup elles en attendent une reconnaissance, ce qui les mettrait au-dessus des autres. Lorsque cela ne vient pas, c'est une grosse déception, soit elles se sentent nulles (je n'ai pas su apporter l'aide qu'il fallait) soit elles sont en colère (ils n'ont pas vu tout ce que j'ai fait pour eux).

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    5. certains matins je trouve ta lecture assez démoralisante. Je pense que mis à part les besoins vitaux (boire, manger, dormir...) tout est culturel mais pour moi ça ne veut pas dire tout est calculé. Ça ne t'arrive jamais de faire des choses gratuitement ? Tu passes devant une boutique et tu vois le stylo à 2 sous que tes parents utilisaient pour faire la liste des courses, ils le trouvaient super mais un jour ils ne l'ont plus trouvé dans les magasins. Là tu le vois, tu te précipites pour l'acheter et tu as du plaisir rien qu'à l'idée de la surprise que tu vas leur faire. C'est ça la vie, non ? une somme de tout petits rien alors tu vas me dire que ce n'est pas gratuit puisque tu t'es fait autant plaisir que tu leur as fait plaisir, soit, un peu triste comme façon de voir les choses. Je ne dis pas que chez certaines personnes ce n'est pas calculé, et je suppose que tu dois en voir mais il n'y a pas que ça. Ensuite j'imagine qu'à un moment difficile de la vie il est possible de voir la vie en noir et de voir sa propre vie avec un voile déformant, au lieu de voir les choses positivement il y a un filtre déformant : j'ai passé ma vie à faire attention aux autres et voilà comment on me le rend (la personne se plaçant alors en victime), mais c'est une expression de la souffrance présente, non de la réalité qui est tout simplement qu'elle a fait plaisir parce que c'est sa manière d'être, de se faire plaisir, que c'est viscéral.

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    6. "certains matins je trouve ta lecture assez démoralisante" T'as qu'a me lire le soir.
      Si je reprends ton exemple, tu vois les 2 stylos, jamais il ne te viendrai à l'idée que tes parents n'en veulent plus ? Tu satisfait qui ? Toi ou eux ? Et leur satisfaction, elle vient bien te nourrir non sinon t'en n'aurai rien à faire ! Donc ce n'est pas gratuit.
      Il existe une réalité qui est commune mais pas individuelle, nous avons tous notre perception des faits, des couleurs etc... Il ne s'agit nullement de se demander ce que l'autre en pense, mais bien de pourquoi on fait les choses tout simplement. On peut aider les autres parce que cela nous remonte le moral, pourquoi pas ? Mais il faut être conscient qu'on le fait pour ça et pas pour aider l'autre. Quant la gentillesse viscéralisée tu sais ce que j'en pense.

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  6. Et dans des cas comme celui-ci? Qui sait à l'avance quand ça va exploser?

    "Minneapolis - The family of the man who killed four people at a Minneapolis sign company says he struggled for years with mental illness.

    Police said Friday that Andrew J. Engeldinger of Minneapolis opened fire at Accent Signage Systems just hours after being let go from the company Thursday morning.

    His family says in a statement released through the National Alliance on Mental Illness that they aren’t trying to excuse Engeldinger’s actions, but perhaps partially explain them.

    Alliance director Sue Abderholden says the family had approached the group for help about two years ago. That’s about when Engeldinger’s uncle says his nephew broke off contact with his family.

    Abderholden says Engeldinger’s parents took a class on understanding and dealing with mental illness. But she says they couldn’t convince Engeldinger to seek help."

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  7. je l'ai écrit les gens qui ne veulent pas être aidé ne peuvent pas l'être.
    Ceci dit, comme je l'ai écrit aussi (si si) les personnes atteintes de maladies mentales ne sont plus en état de décider si elles ont besoin d'aide et là pas le choix il faut agir, rarement pour elle, surtout pour les autres...
    Maintenant ici le plus important n'est ni de savoir comment s'est déclenchée sa maladie mentale, si savoir si il aurait du être aidé, mais bien ce qui a déclenché le passage à l'acte.

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  8. Cet article me pose beaucoup de questions car je suis dans le cas de la personne aidante qui s'est faite jetée. Mon meilleur ami à bout à la suite d'une rupture et qui a coupé les ponts avec tout son entourage. je l'ai laissé seul un mois comme il le demandait.Le mois passé, j'ai commencé à me dire qu'en le laissant ainsi, je le laissais tomber. C'est un homme orgueilleux et je pensais que même si il en avait besoin, il n'oserait pas demander de l'aide. J'ai pris ma voiture, traversé la France, réservé un hôtel pour ne pas m'imposer et il m'a jeté avec une violence extrème...
    Depuis notre amitié est entre parenthèse. Il est en colère et moi je trouve sa réaction indigne d'un ami. Mais j'admets que j'ai été maladroite. De prime abord, j'ai trouvé cela injuste...Difficile de faire un bon dosage entre présence et intrusion...surtout lorsqu'on a vraiment peur pour la santé de cette personne.

    Sandrine

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  9. Il faut que vous vous posiez plusieurs questions. Votre ami vous demande de le laisser tranquille. 1. vous ne le faites pas. Au nom de quoi ? 2. vous avez l'impression de le laisser tomber. Pourquoi cette impression de l'abandonner ? A quoi cela vous renvoie t il dans votre vécu ? 3. Vous avez essayé de l'aider, il a dit non. Pourquoi insister ? Pourquoi vouloir à tout prix être intrusive dans sa vie ? 4. Il veut qu'on lui foute la paix, vous vous incrustez et vous le trouvez injuste. N'y voyez vous pas une certaine inversion des rôle ? Pourquoi plutôt que de voir son statut de victime face à votre harcèlement ne voyez vous que votre statut de victime face à la non reconnaissance de votre existence ? 5. Pourquoi avez vous si peur ? Les gens meurrent tous un jour.
    Bref vous voulez le sauvez pour vous et pas pour lui au premier abord.
    Pourquoi avez VOUS si peur de ne plus mériter son attention ?

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    1. Je vous remercie pour votre réponse. A force de réflexions, j'avais bien compris que ma lecture instinctive de la situation n'était pas la bonne. Je trouve juste votre terme de harcèlement excessif. Parce qu'il est clair pour moi que mon intention était de lui apporter un peu de chaleur humaine et certainement pas de l'agresser. La violence de son rejet m'a tellement choquée qu'elle m'a empêchée ensuite de me remettre en question...Je le fais aujourd'hui.
      J'imagine que j'ai eu cette réaction parce que j'ai l'impression de n'avoir de valeur que par ce que je donne et non par ce que je suis...
      Reste maintenant à réparer les dégâts de ma bêtise, en présentant mes excuses sans doute. Merci encore pour votre avis éclairé.
      Sandrine

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    2. C'est là qu'on voit que votre perception n'est pas la vôtre. Lui n'a pas vécu ça comme de l'aide ou de la gentillesse mais bien comme du harcèlement sinon il ne vous aurait pas jeté comme cela. Mais je comprends qu'il vous soit plus simple de vous regarder en vous disant "j'ai voulu l'aider" que plutôt "je l'ai harcelé", c'est un mécanisme de défense qui vous permettait de vous dire que c'est lui le "méchant" et qu'il a eu tort de vous traiter comme cela. Car vous voyez bien qu'une fois l'idée de harcèlement émise sa réaction perd de sa force et prend toute sa logique.
      Quant au fait que vous n'existiez qu'en vous donnant aux autres, ça ouvre quelques hypothèses sur votre vécu et sur le travail psychologique qui peut vous être nécessaire. Il n'y a pas de dégâts, ne croyez pas que vous l'avez détruit comme vous avez pu l'être. Il n'y a pas d'excuses à présenter, car votre vécu vous a poussé à réagit ainsi et c'est plus cela qu'il faut lui dire. Je pense que reprendre contact en lui disant simplement que vous venez juste aux nouvelles et sans doute plus tard lui expliquer pourquoi vous avez eu un tel comportement devraient suffire amplement.

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    3. oooops, première phrase lire "... que votre perception n'est pas la sienne"...

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  10. Je comprends ce que tu veux dire, on ne peut agir que par et pour soi donc on doit se poser des questions % à soi et non % à l’autre, quelle que soit la situation. En dehors de ce qui touche à la survie de l’espèce, tout ce que l’on fait est à la fois culturel et profit. Le comportement des autres agit sur le notre et inversement mais uniquement via l’interaction qu'on a avec nous-même. En poussant à l’extrême, jusqu’à l’absurde, est-ce que la vie n’est pas la juxtaposition d’une myriade de bonshommes dont les agissements sont uniquement tournés vers eux-mêmes, est-ce que les maîtres mots ne sont pas individualisme et égoïsme ? Quelle est la nature de l’interaction avec les autres ? Est-ce que la cohabitation est une relation où on privilégie l’aspect culturel (la politesse, l’intérêt "sociétal") et la vie de partage (couple, parents-enfants, amis) est une relation où on laisse place à plus de spontanéité, de sentiments cad qu'on attribue quelque chose de nous aux autres sans forcément sans rendre compte (avec toujours en arrière plan un profit : besoin d'amour, de reconnaissance, d'écoute...)?
    Euhh je dois pas être très claire c'est un peu obscur.

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