mercredi 19 décembre 2012

Parler sexe chez le psy

C'est vrai qu'il y a longtemps que ça n'a pas été "sessouel" ici !
Pourtant, croyez moi, c'est pas faute d'en parler tous les jours (et le premier qui dit "c'est ceux qui en parlent le plus qui le font le moins", je l'étrangle virtuellement).

Non parce que faut pas croire, y a pas plus détendu qu'un psy lorsqu'on parle de sexe, de bite, de bander, de chatte, de sodomie, de branlette, de troubles musculo-squelettiques du poignet ou tout simple de cul. 

Ne croyez pas tout de suite que ça veut dire que les psys ont tout essayé et sont revenus de tout...
(enfin euh, je sais plus quoi dire là), mais comme disait l'autre dans Sister Act 2 "c'est pas parce qu'on n'a jamais goûté la noix qu'on ne sait pas quelle goût elle a"...
Ca se respecte comme vision vous me direz.
(et vous aurez constaté que mes références filmographiques sont particulièrement intellectuelles)

Assez cul-rieusement, ce sont les hommes qui sont le plus détendus (demi-molle ou demi-Moore) pour en parler avec moi.
Je dois avoir une bonne tête. 
Ou ils se disent que j'ai l'air d'avoir tout vu.
Ou ils se disent qu'ils vont y aller franco et qu'ils vont voir la tête que je vais faire.
Bon, ils sont mal tombés, parce que perso parler sexe ça me dérange pas. Il m'arrive souvent même d'en rajouter une couche dans le graveleux, histoire de décomplexer la situation.

Y a des patients qui vous parlent sexe en se marrant.
Y'en a qui en parlent avec gravité.
Y'en a qui découvrent qu'on peut essayer autre chose (je ne vous dirai pas quoi non mais) et qui sont tout ébahi.

Mais on se marrent bien en général, surtout avec ceux qui en font le moins.
C'est pas pour certains qu'ils ne voudraient pas pratiquer je vous rassure, c'est que parfois ça ne marche plus.
Question mécanique, question hormones, question psychologique. 
Question aussi de la tronche du conjoint(e) avec le temps.
Question quantitative aussi dans la pratique, la fonction créant l'organe.
Je dis ça, je dis rien.

Les nanas, ah les nanas, pour les faire vous expliquer leurs relations sexuelles, c'est tout un programme.
Et que je tergiverse, et que je tourne autour du pot. 
Et que j'utilise des expressions pas imagées.
Et que je n'ose pas prononcer les mots.
Et que ça dit "enfin, vous voyez ce que je veux dire"...
Ben non justement.
Et que ça prend l'air outrée ou que ça rougit comme une pivoine lorsque la psy utilise "le" mot.
Dès qu'il s'agit de sexe, avec les nanas y a plus personne.
Il est rare d'ailleurs que les femmes consultent pour leurs problématiques sexuelles. C'est toujours la faute du mec. Il n'est pas assez doux, pas assez prévenant, il ne fait pas assez de préliminaires, il n'a pas payé le restaurant ou offert le diamant assez gros...
La frigidité ? Euuuh
La masturbation ? Ah non, non, vous vous rendez pas compte et puis c'est pas pareil (nooon ?). Quelques fois..
Avec les doigts ? Euuuuuuuuuuh, non j'ose pas.
Le plaisir tout simplement ? Si si, des fois. En fait si plutôt souvent, mais bon c'est pas ça (faut savoir). 
Vous lisez "Elle" ? OUUIIIII !!! Alors arrêtez ça ira mieux.

Ce que j'aime c'est quand un des deux consulte pour l'autre.
Ma femme m'a dit...
Mon mari, ouh la la !
Et vous, vous, vous en pensez quoi ?


Pourtant les problématiques sexuelles sont très nombreuses. D'abord parce qu'elles ramènent souvent à l'éducation que nous avons reçu. Plutôt coincée, plutôt explicite. Certains ont obtenu des réponses, d'autres pas du tout. 
Et puis la façon dont se comportaient les proches. Avait-on la possibilité de prononcer certains mots, d'aborder la sexualité ? Comment chaque parent aborde le corps de l'autre... Et l'Oedipe, qui décidemment se met partout, qui non résolu ne vous aide pas. Sans compter les différents traumas, inceste, viol, attouchements.... qui vous inhiberaient un troupeau d'éléphants en rut. Et tout cela chez les deux partenaires, chacun cherchant souvent dans l'autre une façon de régler ses problèmes.

Alors bien sur lorsque ça ne fonctionne pas bien, il est évident qu'il faut passer d'abord par une phase médicale. Diabète, problèmes vasculaires, problèmes cardiaques, prostate (chez les hommes hein), infections vaginales (chez les femmes hein bis)... bref, il faut éliminer les causes physiologiques possibles. Ensuite on se penche sur les questions psychologiques. Avoir du diabète non régulé ça n'aide pas à avoir de belles érections, mais si on plus on part du principe que ça ne peut plus fonctionner et qu'à la moindre panne Madame se plaint ou se moque, ça demande un peu d'aide psychothérapeutique pour retrouver confiance en soi et renfiler son string panthère pour s'adonner aux joies de la brouette japonaise ou de Tarzan au couvent.

Bon, tout ça pour vous dire, que le sessouel chez le psy ça vous secoue la glotte !

Ne pas confondre : 
chez le psy on parle sessouel, mais on ne le pratique pas.


22 commentaires:

  1. chez le psy on parle sessouel, mais on ne le pratique pas.
    --------------
    :o Je savais pas qu'il faisait voeux d'abstinence... Pas cool...

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  2. Si pendant les séances ! Avant et après c est une autre histoire ( mais pas avec les patients, franchement ça ferait pas sérieux ! Lol)

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  3. C'est drôle parce qu'il me semble que dans la vie de tous les jours, ce sont les femmes qui parlent le plus de sexe entre elles, et les hommes pas trop. Comme quoi !

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    1. Il est vrai que les hommes parlent peu de sexualité, sauf avec un verre dans le nez et encore ils vont surtout parler des femmes et pas vraiment sexe. Alors que les femmes sont bien plus crues entre elles. Pourtant en consultation, les hommes ne sont pas complexés de parler sexualité même de la leur, alors que les femmes n'abordent que difficilement le sujet en général.

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  4. Moi j'y suis à parler sexe avec mon psy... plus précisement ? Mes fantasmes ! Il y va pas avec le dos dla cuiller. J'y arrive pas. Malgré le transfert , ( vous savez ce merveilleux espace entre analyste et analysant où tout est rejoué, exacerbé, théatral ) rien à faire. Je vais le voir demain ! Et encore je peux prévoir : silence :p

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    1. Ben non c'est normal. Si le transfert s'effectue sur une représentation parentale on imagine facilement qu'il soit difficile de parler sexe avec son "père" ou sa "père"...

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  5. J'y suis à cette étape. Sexe chez le psy. Précisement ? Mes fantasmes ! Il y va pas avec le dos dla cuillère... La galère.... j'y vais demain et je sais déjà ce qui va arriver: Silence. Malgré tout mon désir pour lui , y'a que dalle qui sort. Ouais je sais , joli transfert. C'est pratique quand même, comme un terrain de jeu. Souhaitez moi du courage ! :p

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    1. Nouvelle info, tu as du désir pour ton psy. Oedipe non réglé très cher, pourquoi aurais tu du désir sexuel pour une représentation parentale ? Imagine la situation : comment peut on parler à un de ses parents de ses désirs pour lui ? Impossible ! Tout va donc dépendre de ce que tu dis à ton psy, mais la première chose à dire c'est que t'as envie de lui/elle.

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    2. Déjà dit ! ...j'ignore si je reposterai anonyme ou sur mon compte, depuis mon téléphone c'est pas évident. On à beaucoup ( pour moi ) parlé de mon désir à son égard. Il dit qu'il représente mon amant symbolique idéal.

      Et pas de gêne avec ça , on joue le "jeu". Je suis sa maitresse , il est mon amant. Bon ok y'a quand même une gêne :p je trouves étrange qu'il me qualifie très naturellement de sa " maîtresse. Ça fait tout drôle. J'ai beaucoup de lectures de faite côté psy et surtout côté transfert.

      Le problème avec moi c'est mon mutisme. Je refuse carrément de parler de mes désirs et de mon intimité. J'en ai très envie pourtant !

      À la dernière séance il m'a dit que mon transfert , c'est mon désir. Pas certaine d'avoir compris ? C'est mon besoin ? Mon désir ?

      Bref , je lui parles toujours pas de mes envies intimes. Les fantasmes et tout le patatra... autre rencontre demain ! Un autre bonne chance ? :)

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  6. Tu sais quoi ? Rien à voir avec le sexe ! J'ai peur de m'investir dans ma thérapie parce j'ai peur d'avoir à la terminer. Donc silence. Toutes mes relations sont comme ça. Peur d'être abandonnée.... c'est ma théorie... je quittes mes amants sans affects particuliers... ma famille aussi.


    Mon père s'est débbarassé de moi quand j'avais 6 ans..il avait ma garde , et m'a renvoyé avec ma mère , qui m'à détestée, battue , martyrisée et laissée à mon compte avec des pédophiles....histoire compliquée.

    Je n'en ai jamais vraiment ressenti Quoi que ce soit .. j'ai haussé les épaules quand ma mère m'a dit qu'on allait pas chez elle juste pour la fin de semaine... rien... que dalle...

    Bref je déblatère :p bonne nuit les amis ;)

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    1. Rien à voir avec le sexe ? N'est-ce pas toi qui parle de désir pour ton psy et du fait que c'est ton amant symbolique ?!?
      Faire un transfert parental ("mon psy est une représentation paternelle") et avoir du désir pour lui, c'est avoir du désir pour son père, d'où l'Oedipe non réglé, logique puisque tu avais 6 ans en pleine résolution oedipienne lorsqu'il ta laissé.
      Pas beaucoup de sécurisation dans ton enfance... J'imagine pas beaucoup d'affects ou plutôt impossibilité de montrer ses affects. Tu as déjà ressenti plein de trucs, rappelle toi avant tes 6 ans.

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    2. Oh ça a commencé très tôt. Mais tu n'as pas été tout le temps avec ta mère... Si j'ai bien compris tu es parties chez ton père puis tu es retournée chez ta mère.

      Tu sais si ça ne passe pas ou plus avec ton psy, il faut envisager d'en changer.

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    3. Tiens jviens de voir , je peux "répondre" désolée , sur mon téléphone l'option est décalée et pas vraiment visible ;)

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  7. De la terreur.... sans arrêt.... c'était pas très rose.... ma mère à faillit ma casser les jambes quand j'avais 3 ans... tu vois le portrait ? :p
    J'ai plein de travail à faire....

    Et je suis très silencieuse... et ça empire....

    Mystère :p

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  8. Notre père nous à kidnappés, pendant 9 mois.... c'est très compliqué.... après 9 mois... il nous à renvoyé avec notre mère en disant " juste pour la fin de semaine "... elle me terrorisais... puis j'apprend qu'il à laissé une lettre qui explique qu'il ne veut plus de nous...


    Fais pas cette tête , mon psy fait la même, j'imagines bien la tienne. Les sourcils froncés , parfois les lèvres serrées. Jlui raconte des choses parfois qui l'ébranlent un peu. Mais il sait bien nous re-centrer tout les deux. ;)

    J'ai parlé aujourd'hui ;) Je ne quitterai pas ma thérapie. Ça se passe bien avec lui. On rit, on prend ça léger les jours où j'ai plus de mal. C'est bien :) Avec de la chance je vais m'autoriser à entrer en relation avec lui :p

    Comme je sais que certains psys sont passionnés, bah je te raconterai ma splendide histoire par courriel si tu t'en sens curieuse. Puis taper ici avec mon téléphone , c'est dur ça bogue ;p


    Mon courriel tu le trouvera probablement avec le lien que mon nom te fourni sur mon premier commentaire ;)

    Bonne nuit !

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    1. Tu as tort je ne serre jamais les lèvres et je fronce pas les sourcils, c'est ta vie pas la mienne. Des choses qui m'ébranlent... non je suis une femme (comprenne qui pourra). Ensuite je suis neutre, je n'ai pas à juger si c'est bien ou pas, alors de là à être "touchée".
      Non tu me racontes ton histoire uniquement si tu en as envie. Des "histoires" j'en entend à longueur de journée tu sais.

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    2. C'est pas parce que c'est ma vie que tu n'a aucun ressentis. Lol , t'es encore un être humain ;)

      Non ? ... Ah bin moi qui croyais, merde jme suis gourrée, hahaha. Bon fini les plaisanteries.

      Tu sais , l'humanité de mon psy ( je déteste dire "mon" ) c'est une chose que j'adore ! Tsais être neutre ça veux pas dire être froid.

      La neutralité se veut bienveillante. Et puis , laisser sa fille se faire abuser par un pédophile , t'aura beau dire que t'es "neutre " c'est pas un jugement de croire que quelque part , ça ébranle un chouilla n'importe quel être humain doué d'émotions.

      La neutralité n'égale pas froideur.

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    3. La neutralité n'a rien à voir avec la froideur, ce sont deux notions différentes. La neutralité bienveillante c'est l'inverse de la neutralité malveillante, c'est à dire que quoi que dise le patient, le psy le croit et est de son côté. C'est tout.
      Quant à ressentir quelque chose, non je ne ressens rien. Je ne suis pas à la place du patient, je ne sais de ce qu'il a ressenti et c'est sa vie pas la mienne.
      Quant à croire que ton histoire devrait m'ébranler, je ne vois pas pourquoi. Cela devrait donc remettre en question mes valeurs (et les valeurs de ton psy) ? je devrai donc penser que ce qu'a fait ta mère est "mal" (donc attribuée une échelle de valeur aux comportements) ? Et bien non, toi tu l'as mal vécu, c'est condamné par le code pénal et donc par la Société, certes. Mais le psy ne peut que s'appuyer que sur ça. Qui serait il pour s'octroyer le droit de dire ce qui est bien ou mal. Et il n'y aurait donc plus de neutralité...

      Quant à être touchée, c'est une encore une autre histoire. Mais tu sais j'ai entendu bien pire, s'il peut y avoir des pires à partir d'un certain niveau d'atrocité. La seule différence c'est le vécu du patient, certains font un drame de petits trucs, d'autres survivent très bien à des événements particulièrement destructeurs. La seule chose qui intéresse le psy ce ne sont pas les faits, mais ce que le patient en fait lui de ces actes ou situations.

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    4. Prendre parti n'a rien de neutre. Mon psy ne prend pas toujours (même pas souvent ) mon côté, comme tu dis. Il crois mes ressentis , mais il est là pour me présenter une réalité qui m'échappes trop souvent.

      " Je ne ressent rien " Voyons ! Ne me dit pas que tu n'a jamais entendu parler de contre-transfert !? Tu sais , la notion de contre - transfert me dérange car elle appose comme vérité seule que tout les affects du thérapeute son causés par le transfert du patient, ce qui me semble peu probable. Les psys sont des humains , qui transfèrent sur tout le monde , comme tout le monde.

      Il n'y à rien de "mal " à "ressentir" en consultation. La consultation est d'abord et avant tout une "relation " entre deux êtres "humains ".

      Je m'exprime correctement non ?


      Et franchement , la pédophilie , moralement, concrètement , c'est ni "normal " ni "acceptable" que la loi le condamne ou pas.

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    5. Vile manipulatrice va. Tu sais toujours tout mieux que les autres et tu tiens absolument à ce que je te dises que oui tu n'es qu'une pauvre victime et que oui ta maman était vraiment méchante, ça te ferait tellement plaisir.
      Or tu sais très bien que ton comportement ne génère que de l'agressivité chez les autres. Tu as besoin de continuer à être agressée alors tu te transformes en agresseur pour recevoir des "coups" en retour. Tu n'es qu'au début de ton travail crois moi.

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  9. Oh waw ! C'est ça pour toi un travail de psy ? LOL Si moi je suis au début de mon travail alors le tien n'est toujours pas commencé ??

    C'est quoi ce diagnostique vite fait mal fait ?

    Crois moi je ne prétend pas tout savoir mieux que les autres.

    "Je ne ressent rien " me semble être une phrase qui ne contient aucun sens. Surtout venant d'un psy !

    Je ne veut de la pitié de personne ? On ne parlais même plus de moi en fait ? Je comprend pas sur quel chemin t'es , mais c'était le mauvais ..

    Ma mère à eu ses torts oui, mais la discussion portait sur le " je ne ressens rien ".

    Je cesses d'argumenter ici puisqu'il parait impossible d'avoir une quelqu'onque argumentation avec toi. Et d'ailleurs tu n'a toujours rien dit de constructif ? Tu ne fait que m'attaquer ?

    Bref , lâche pas !

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    1. Hé hé ça marche tous les coups ! Ca fait du bien.

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