jeudi 31 janvier 2013

Illusions visuelles

Déjà jeudi soir. Le mois de janvier se termine. L'année commence sur des chapeaux de roue ! Je n'en crois pas mes yeux. 

D'ailleurs mes yeux me jouent des tours. D'ailleurs (bis) à vous tous vos yeux vous jouent des tours. Le cerveau est sélectif et ce que nous voyons du monde n'est qu'une représentation outrancièrement simplifiée de la réalité vraie. Du coup chacun sa vision et donc sa représentation. Pour toi c'est mauve, pour toi c'est bleu pourtant ce n'est ni l'un ni l'autre c'est juste une longueur d'onde. Et c'est comme ça pour tout. Heureusement ! Car vous imaginez si on devait voir tous les atomes, la plupart étant en mouvement, on ne saurait pas comment attraper un verre qui serait sans cesse en vibration. Bzzz bzzzz. Le verre et la table seraient liés par des liens chimiques et physiques et nous aurions l'impression qu'il faut une force énorme pour les séparer (d'ailleurs il faut une force énorme). 

Mais comme le cerveau réinterprète tout ce qu'il perçoit pour nous donner SA vision du monde, du coup il a tendance à tout interpréter sans se poser de questions. Et comme le corps est un gros fainéant, cerveau compris, il va à la simplicité. Tiens cette forme là, je crois l'avoir déjà vu, ça me rappelle... Et c'est comme ça qu'on se fait avoir par les illusions d'optique parce que Monsieur Cerveau se raccroche à l'image qu'il nous a déjà balancée et qui nous avait convenue. Habitude perceptive. Nous ne cessons de nous faire avoir ou de voir ce qui n'existe pas ou au contraire ne pas voir ce qui existe. Au point que par habitude, le cerveau fini par ne plus traiter certaines informations et c'est comme cela que tous les objets habituels qui vous entourent disparaissent de votre champ de vision. Il faudra un jour que quelqu'un déplace un objet pour que vous soyez en train de vous dire "y'avait pas quelque chose avant là ?". Certes mais quoi ? 

Les scientifiques, comme certains artistes, prennent un malin plaisir à tester les limites perceptives et interprétatives de notre cerveau. Les illusions d'optiques "classiques" tout le monde les a testé un jour, elles n'ont plus guère d'impact que sur les enfants qui les voient pour la première fois. Il faut bien inventer autre chose. Et c'est là qu'on s'aperçoit que le cerveau bidouille totalement l'image qu'il nous transmet du monde.

Prenons les "images hybrides".
Selon que vous regarder l'image de près, elle ne représente pas la même chose ou la même personne qui si vous la regardez de plus loin. Regardez les images l'une après l'autre. Allez collez vous à 20 cm de l'écran puis éloignez vous à 2 m.









Pour en voir d'autres vous allez LA.


Une autre technique d'images hybrides : 



Voici aussi une illustration du "regard fantomatique". Difficile de savoir où cette femme regarde. Tout va dépendre de votre distance à l'image. Pourtant elle regarde bien tout droit sur les deux images !



En fait, tout est une question d'indice lumineux. Selon la distance, les zones sombres et foncées, la position de la tête et du visage sont interprétées de façon à vous indiquer l'orientation du regard ou la forme du visage. Et ces indices sont bien interprétés différemment selon la distance à laquelle vous vous trouvez. 


Bref, vous ne voyez que ce veut bien vous faire voir votre cerveau !

(et franchement pour attirer les mecs pensez vous qu'il vaille mieux ressembler de loin à Marylin et de près à Einstein ou l'inverse ? Je m'interroge.)


lundi 28 janvier 2013

Dis moi à quoi tu ressembles, je te dirai qui tu es...

Je me demande si je n'ai pas déjà donné ce titre à un autre article. J'ai un doute, m'enfin avec l'âge et vu tout ce que j'ai écrit, à la fin j'ai quelques difficultés à savoir ce que j'ai rédigé ou pas... 

Tout ça pour vous dire que si l'habit ne fait pas le moine, vous le savez déjà depuis quelques temps, l'habit fait votre personnalité, votre appartenance, votre culture, vos choix de vie..... Alors je veux bien porter une bure mais avec une ceinture cuir pleine fleur et boucle argent massif... Histoire de faire vivre les mineurs de fonds et de me donner une raison supplémentaire de manger de la viande en toute bonne conscience. 

Bon je digresse comme toujours, tout ça pour vous rappeler que ça y est c'est confirmé la longueur de vos doigts raconte plein de chose sur vous. Non messieurs, rien à voir avec la longueur de votre cravate ou de votre membre viril (de moins en moins parait il d'ailleurs)... En fait sachez que la longueur de votre annulaire (le doit juste avant le petit doigt) est liée à votre imprégnation in utero en œstrogène (hormone féminine) et que la longueur de votre index est liée à votre imprégnation in utero en testostérone (hormone masculine). Donc fort logiquement, les hommes ont l'index plus long que leur annulaire et les femmes l'annulaire plus long que leur index.
Arrêtez de regardez vos doigts, ça me déconcentre.

Alors, j'en entends déjà me dire, tralala moi je suis une fifille et j'ai l'index plus long que l'annulaire et des p'tits gars au chocolat me dire tralalère moi j'ai l'annulaire plus long que l'index... et oui (haussement d'un sourcil et sourire narquois) qu'est-ce que tu crois que tu es ? En fait, 25 % des hommes ont l'annulaire plus long que l'index et près de 50 % des femmes l'index plus long que l'annulaire. Te voila rassuré. C'est tout simplement que certains hommes restent plus longtemps à baigner dans les oestrogènes et que certaines femmes ont eu l'occasion de faire trempette dans un peu de testostérone. 

Ce qui donne certains traits de caractères. 
Tu pensais pas t'en sortir comme ça, non ?
Les hommes qui ont l'index plus long que l'annulaire sont caractérisés par une meilleure réussite sociale, une agressivité verbale et une ambition plus grande. On les retrouve aux postes de commandement et ils sont décrits comme ayant l'air dominant par les femmes (dont on ne nous précise pas la longueur des doigts). Les femmes qui ont l'annulaire plus long que l'index sont considérés comme plus posées, plus douces, peu agressives... les hommes ayant l'annulaire plus long sont peu agressifs, arrivent peu aux couches supérieures de notre Société. Les femmes ayant l'index comme doigt le plus long, sont plus agressives et sont en général au postes les plus haut... Bref, l'index plus long que l'annulaire désigne des personnes dominantes, allant de l'avant et tendant à la réussite sociale. 

A contrario on pourra se demander si un cadre sup et agressif aura l'index plus long que l'annulaire. Au bureau lancez vous dans une étude générale et faites moi part de vos remarques.



Passons à la couleur des yeux.
Les "profilers" nord-américains m'ont toujours fait marré. Il y a 20 ans déjà, rien qu'en regardant la scène de crime, non seulement ils arrivaient à donner la marque de la voiture mais ils arrivaient à vous donner la couleur des yeux de l'agresseur. 
Et bien maintenant ça ne me fait plus rire, car c'est réellement possible aujourd'hui.
Bien que limité.

Ca a un côté test de magazine féminin, mais connaître certains traits de votre personnalité rien qu'en regardant vos yeux est possible.
D'abord sachez que la couleur définitives des yeux n'est pas fixée avant 12 à 14 ans, elle peut évoluer. Mais si votre enfant a les yeux clairs, ils ne vont pas devenir foncés, mais ils peuvent passer du bleu au vert..
Les différences constatées dans les études se limitent aux "yeux clairs" / "yeux sombres" (chez les caucasiens).

Les personnes aux yeux sombres sont plus instinctives, plus sensibles, peu analytiques, plus rapides et réactives. Elles sont plus sensibles à la symétrie et sur l'esthétisme. Elles sont aussi plus facilement suggestibles par la publicité car plus sensibles à leur environnement.
Les personnes aux yeux clairs sont meilleures dans les activités demandant de l'analyse, de la stratégie et du recul. Elles aiment l'asymétrie et les formes complexes.
Les yeux foncés sont plutôt autoritaires.
Les yeux bleus sont sujet au stress et réservés voire inhibés et ont plus de problèmes liés à l'alcool.

Vous me direz mais pourquoi donc ?
Parce que la couleur des yeux est certes génétique mais elle est liée aussi à l'activation/inhibition de mélanocytes. or cela est régulé par une hormone qui est la même hormone qui est plus ou moins sécrétée selon la présence de cortisol et noradrénaline, deux hormones liées au stress. Donc plus les enfants produisent de cortisol et noradrénaline, plus ils sont plus stressés mais plus ils ont de chance/risques d'avoir les yeux clairs. 

En ce qui concerne votre futur(e) partenaire ? En général qui se ressemble s'assemble pour ce qui est de la couleur des yeux. La couleur des yeux est d'ailleurs un des critères de choix des femmes, les hommes s'y intéressent peu ils ont d'autres critères de choix de partenaire.
Cela a un impact aussi sur un éventuel recrutement. Lors d'une manip expérimentale, les personnes aux yeux marrons ont été décrétées plus dominantes que celles aux yeux bleus par des recruteurs., mais dans ce cas la couleur des yeux n'expliquent pas tout, car si vous avez les yeux marrons vous avez aussi un mâchoire plus carrée, un nez plus fort, des sourcils plus rapprochés... 
Enfin sachez que si vous avez envie de suicider, si vous avez les yeux bruns vous le ferez plutôt par pendaison ou poison et si vous avez les yeux clairs vous vous suiciderez  plutôt par noyade ou arme à feu... Merci de rester dans les normes.

Pour finir ce chapitre, vous m'expliquerez que vous, vous avez les yeux verts et marrons, donc clairs et foncés à la fois. 
Vous vous croyez malin ? 
Ben non, tout est prévu. Si les yeux sombres se confient plus facilement que les yeux clairs, ceux qui ont les yeux "mixtes" se confient plus que les yeux clairs mais moins que les yeux sombres... Le pourcentage de plus et de moins n'étant pas précisé.


Bon allez une dernière pour la route.
Quelles chaussures portez vous ?
Et oui là aussi, vos chaussures parlent de vous.
D'ailleurs dans les grands hôtels ou grands restaurants, le personnel a l'habitude de repérer les gens qui ont vraiment de l'argent à leur montre et à leurs chaussures. Vous pouvez portez les vêtements les plus "cheap", vos accessoires dénoncent votre statut social... mais aussi votre caractère.
Ainsi les femmes à revenus élevés portent les chaussures les plus chères mais aussi les plus stylées (encore que "stylé" pour les américains ça me fait un peu peur). Par contre chez les hommes une chaussures type travail et montant (genre doc Martens, Timberland, Ranger...) démontre une personnalité froide, égocentrée et peu agréable. Des chaussures avec la marque apparente sont en adéquation avec des personnalités insécures ayant peur des autres.


C'est tout pour aujourd'hui.




dimanche 27 janvier 2013

jeudi 24 janvier 2013

les parents "si j'avais su..."


Vous me direz le week end on s'occupe comme on peut et aussi comme on veut. 
Tenez, une personne que je connais de loin, une jeune femme fort sympathique, souriante, grande gueule et toujours à la limite du burn out, n'a rien trouvé de mieux que de se suicider ce dimanche. Pendant que je dégustais un délicieux far aux pruneaux tout en buvant un tasse de thé et que les rues étaient pleines de neige, elle s'est pendue.
Y'a vraiment des gens qui ne savent pas quoi faire de leur dimanche.

Je devais vous parler de quoi déjà ?
Ah oui des parents qui ont des regrets.

Prenons un exemple (mes lecteurs aiment les exemples).
Une femme aujourd'hui à la limite d'entrer en retraite. Cadre super sup, CSP+++, 2 enfants, 1 mari charmant. Une très belle maison à 100 kms de Paris, un bon travail dans Paris. Partait le matin vers 6h30 pour ne pas avoir les embouteillages et ne rentrait pas avant 22 h pour la même raison.
Aujourd'hui ses enfants quittent la maison. Le grand pour se marier, la "petite" pour terminer ses études.
Grande claque.
Je n'ai pas vu mes enfants grandir ! Je ne les voyais jamais, je partais le matin ils dormaient encore, je rentrais le soir ils dormaient déjà. Plus grands, c'était différent mais nous n'avions rien en commun. On ne se connaissait pas. Pendant les week-end et les vacances, toujours dans un pays étranger et dans un endroit chic, les enfants m'évitaient et c'était les conflits avec leur père, je devais me battre pour reprendre ma place. Et maintenant je m'aperçois que je ne les ai jamais vu... Si j'avais su... j'aurai préféré vivre dans une hlm en face de mon travail, j'aurai pris mon petit déjeuner avec eux, j'aurai diner avec eux, j'aurai joué avec eux, je les aurai vu grandir, apprendre des choses. je n'ai rien fait de tout cela. Et maintenant à chaque fois que je les vois il me le reproche. "Où étais tu maman ?". Le cours d'équitation ? pfff. Les vacances aux Bahamas ? pfff. Les stages de tennis au Racing ? pfff. "On s'en foutait de tout ça, nous ce qu'on aurait voulu c'était passer du temps avec toi".
Si j'avais su...


Prenons un autre exemple.
Un père, directeur du pôle international d'un grand groupe. 
Toujours par monts et par vaux. 
Départ le dimanche soir pour être le lundi à la première heure en Estonie, le mardi en Espagne, le mercredi en Italie, le jeudi en Lettonie, le vendredi en Pologne. Retour le samedi midi.
Et cela pendant des années.
2 enfants. 1 fils de 14 ans, 1 fille de 7 ans.
Un jour le fils de 14 ans saute d'un pont. Multiples fractures, longue hospitalisation, suivi psychologique.
Mais pourquoi donc ? Tout allait bien, les enfants sont heureux, souriants, le père est hyper fier de son fils. Tout va bien.
Le père fouille les affaires de son fils afin de tenter de comprendre ce qui a pu justifier un tel geste. Pas de drogue dans les tiroirs, mais un journal intime.
"Papa est encore absent. Qui est ce père que je ne vois jamais ? Il s'en fout de nous. Papa jamais là."
Alors ce père aimant va décider de ne partir que 3 jours par semaine et d'être là le week end. 
Le fils reprend ses études avec 1 an de retard, tous ses amis ont passé de classe. Pas lui. On lui rend visite. il est souriant, a des projets, promets de tout faire pour rattraper son retard. Tout va bien.
Le père reprend ses habitudes, une urgence professionnelle, puis deux. Une promesse d'augmentation de salaire aussi s'il peut partir sur d'autres pays la semaine. Et puis, une envie de vivre à son rythme bien légitime, le plaisir de voir des cultures différentes. 
Son fils saute une seconde fois du pont. Et ne se rate pas.
Dans son journal on trouvera "Père à nouveau absent. Ca n'a pas duré longtemps. On ne se connaît pas".
Si j'avais su...





mercredi 23 janvier 2013

La photo du mercredi

(tss tss, faut pas être coincé dans les habitudes)


Train Corail : un wagon tout entier rien que pour la psy

lundi 21 janvier 2013

psychothérapeute ou psychopraticien ?

Pendant longtemps le terme de psychopraticien était une appellation totalement banalisée de psychologues issus de l'Ecole des Psycho Praticiens dite aussi "psycho prat' ", école privée cataloguée catholique. En utilisant le terme de psychopraticien ou de psychoprat' on savait donc tout de suite où avaient été formés ces psychologues... par opposition à ceux formés en université (oui les psycho prat' et les "autres" ne s'apprécient pas). On retrouvent principalement les psychoprat' dans les grandes entreprises comme Aéroport de Paris (ADP). Mais ils officient aussi en libéral et pouvaient être psychothérapeutes...comme tout psychologue.

Il y a peu la Loi ayant réservé le titre de psychothérapeute aux psychiatres et aux psychologues quelques soient l'école ou l'université dont ils sont issus, ceux qui n'avaient aucune de ces formations se sont organisés en créant une nouvelle terminologie, celle de "psycho-praticien" qui n'a donc rien à voir avec celles des psycho prat' ! Ca va pas être facile...

On trouve donc aujourd'hui des psycho-praticiens qui s'installent un peu partout et qui pratiquent des... psychothérapies ! Et rien que cela. les psycho-praticiens sont donc les professionnels des psychothérapies sans avoir besoin d'aucune formation. En effet, si la Loi a prévu et cadré le titre de psychothérapeute, elle n'a rien prévu pour tous les autres intitulés possibles et inimaginables. On a donc des psycho-praticiens coachs de vie, des psycho-praticiens relationnel, des psycho-praticiens en relation d'aide, des psycho-praticiens je ne sais quoi qui selon la fédération "psy en mouvement", se doivent de déterminer par eux-mêmes quelle formation serait la plus adaptée pour être de bons psycho-praticiens. Certains auront donc suivi des études de psychologies (mais n'auront pas le titre de psychologue car n'ayant pas fait leur 3 premières années en psycho) et d'autres n'auront jamais abordé aucune formation tout en prônant des "garanties professionnelles" sorties d'on ne sait où. 

Le SNPPsy -syndicat national des psychologues, psychiatres, psychothérapeutes et (maintenant) psycho-praticiens, propose lui une reconnaissance "officielle" à condition d'une formation très poussée (psychothérapie personnelle, inscription en école psychanalytique, formations diverses au sein de l'école choisie, supervision) qui ressemble très fort à une formation de psychanalyste ou au minimum à un passage obligé en institut privé payant (institut ayant obtenu son agrément de formation par le SNPPsy) puis supervision par un psychothérapeute proposé par le SNPPsy !

On commence à entendre et à lire quelques "difficultés" émanant des psychopraticiens. Il n'existe pas actuellement de code de déontologie des psycho-praticiens, ils ne sont donc pas tenus à la confidentialité ni à la neutralité ni au bien-être de leur patient. Ce qui peut amener à quelques dérives... comme j'ai pu en avoir connaissance dernièrement.

On se retrouve donc exactement au même point qu'avec le titre de psychothérapeute il y a peu... C'était bien la peine.




jeudi 17 janvier 2013

Le fumeur est-il accroc ou dépressif ?

(Retrouvez désormais aussi Vergibération sur Tumblr : autre endroit mais mêmes articles... Peut être pas d'ailleurs,hé hé, faudra suivre !!)


Bon, j'ai bien conscience qu'avec un titre pareil j'ai fait fuir d'office tous les fumeurs et fumeuses qui doivent se dire que ça va être encore un article moralisateur, qui va tenter de les faire culpabiliser, qui atteint à la liberté des personnes, que s'ils ont envie de se détruire c'est leur droit et gna gna gna.

Et bien si vous êtes quand même là c'est que soit vous n'êtes pas fumeur soit vous êtes curieux de ce que je vais écrire, alors attendez vous au pire.

J'ai bien envie de commencer par les culpabilisation habituelles.
Combien de cancer dus au fait de fumer ?
Et bien on n'en sait rien exactement, car on peut faire un cancer des poumons ou une leucémie sans être fumeur. Mais constatons que ce sont quand même, d'après les médecins, les fumeurs qui font le gros du paquet.
Cancer lèvre - bouche - pharynx : 27624
Cancer oesophage : 5797
Cancer estomac : 7677
Cancer colon rectum : 59295
Cancer larynx : 10436
Cancer poumon : 31838
Cancer vessie : 23123
Cancer pancréas : 2370
Cancer reins : 16251
Leucémies :10818
Col de l'utérus : 2810
Ca c'est le nombre de cancers en 2002 qui peuvent être liés au tabac. Soit au total d'un peu plus de 110 000.
Vous me direz que rapportez aux 14 millions de fumeurs, ça ne fait pas beaucoup de risque d'en attraper un. Certes, mais quand ça vous tombe dessus ça fait mal pendant longtemps.
On ajoutera 3 000 000 de bronchiteux chroniques, 300 000 emphysèmateux et 25 000 insuffisants respiratoires.

Pour visualisation, sachez qu'en fumant 1 paquet par jour, vous fumez 7 kgs de tabac par an et au bout de 10 ans vous aurez fumez 70 kgs de tabac.

Mais je ne suis pas là pour vous faire la morale, mais pour vous poser une question :
Pourquoi avez-vous commencé à fumer ?

Beaucoup vont me dire pour faire comme les copains.
Que doit-on entendre ?
Que vous n'étiez pas capable d'avoir votre personnalité propre ? 
Que vous étiez incapable de dire non ? 
Que le groupe était plus important que votre famille ? 
Que s'empoisonner est moins important que de faire plaisir au groupe ?

Tout cela relève d'une problématique psychologique. 
Car vous fumez pour le regard des autres et ce regard est plus important à vos yeux que vous-même.

Certains fument parce qu'ils ont essayé et n'ont jamais arrêté.
Ah bon ? C'est tellement génial la première fois ? Il m'avait semblé pourtant que la première cigarette est un véritable étouffement (pensez de la fumée au lieu de l'air dans les poumons, y'en a qui meurent dans des fumées d'incendie pour moins que ça) ? Et puis ça avait un sale goût.
Alors pourquoi avez-vous continué ?
Pas la force d'arrêter ?
Le regard des autres ?
La tentation ?

Tout cela relève d'une problématique psychologique non ?

Vous me direz la plupart des fumeurs ont commencé de bonne heure. Autour de 11 ou 12 ans pour les jeunes générations.

Qui leur a tendu la première cigarette ? 
Pourquoi le jeune n'a-t-il pas su s'y opposer ?
Pour faire "plus vieux" ? Pour entrer dans le groupe ? 
Pour exister aux yeux des autres ?
"T'es pas cap" ? 

Tout cela ne relève-t-il pas de problématiques psychologiques ?

Tout ça c'est bien joli.
Ne soyons pas dupes, aujourd'hui tous les fumeurs savent ce qu'ils risquent. Ils savent qu'ils ingèrent du poison et qu'ils le font volontairement.
Rien de nouveau et leur dire ne sert à rien.
Mais pourquoi continuent-ils ?
Parce que lorsque vous leur demandez pourquoi ils continuent, ils ne savent pas.
L'habitude.
Le stress.

Ah il a bon dos le stress. 
Donc certains fumeurs qui ont arrêté de fumer s'y remettent lorsqu'ils sont stressés.
Demandez leur si ça supprime le déclencheur stressant.
Ils vous diront non, logique.
Est-ce que cela les déstresse ?
Oui.
Certains vous diront même que ça les aide à se concentrer.
Oui car la nicotine accroît la sécrétion de dopamine et active ainsi le système de récompense plus ou moins comme la cocaïne. 
De plus la combustion du tabac, permet apparition de l'harmane  et de la norharmane (hallucinogènes et analgésiques) qui inhibent certains enzymes, les mêmes que pour certains antidépresseurs. 
Certains fumeurs, la plupart dirai-je, fument parce que cela leur sert d'antidépresseur.

Faut-il en déduire qu'ils sont dépressifs ou tout du moins déprimés ?

Quelque part oui. Puisqu'ils ne cherchent pas à supprimer ce qui génèrent du stress, il cherchent à se déstresser. Ils ne règlent rien, ne peuvent pas l'oublier, mais ingère un truc qui va légèrement leur permettre de se sentir comme s'ils ne se passait rien. "faisons comme s'il rien n'était arrivé" est la devise du fumeur.

La réalité est difficile, il faut ne pas la voir.
Le dépressif non fumeur, lui ne voit que la réalité et ne la supporte pas. Le fumeur lui décide de ne plus la voir.
(on pourra d'ailleurs faire le lien avec l'accroissement de la consommation de cannabis qui endort et permet d'échapper à la réalité).
Ne prenons pas d'antidépresseurs car nous allons bien mais prenons du tabac ou du cannabis, c'est plus sain n'est-ce pas ?

Si vous êtes fumeur et que vous me lisez, vous vous dites "n'importe quoi, je ne suis pas déprimé ou dépressif !".
Petit joueur va !
Tente donc d'arrêter de fumer et reviens m'en parler dans 3 jours.
Oh, ne vient pas me dire que tu n'as pas pu résister parce que tes amis t'ont mis un clope sous le nez, trop facile. J'ai beau aimer les chocolats, si je n'en n'ai pas envie ou si j'ai décidé de ne pas en manger alors que j'en ai envie, on peut m'en coller sous le nez je n'en mangerai pas. Mais que pourquoi tu n'y arrives pas ?

Je vois, Ô fumeur, tu vas me ressortir la liste des différents produits addictifs que les fabricants mettent dans leur tabac.
Tu auras raison... sur le fond.
D'abord ça prouve que tu sais bien que le tabac est nocif et un super attrape-nigaud.
Ensuite, ça prouve surtout que tu te cherches des alibis.
Parce que OK, je ne dis pas que c'est facile d'arrêter de fumer, mais c'est tout à fait possible et plutôt sans trop d'effort.
N'importe quelle psychothérapie cognitivo-comportementale peut t'y amener.

Bon faut pas le crier trop fort, parce les labos pharmaceutiques n'aiment pas.
Y a plein de produits en vente pour faire arrêter de fumer les fumeurs, et c'est un sacré gagne-pain. Si les gens se mettent à croire qu'ils peuvent arrêter de fumer tout seul et facilement, ce sont des milliards de perdus. Restons raisonnables. Intoxiquons un max pour faire vendre un max du désintoxiqueur. Je m'égare...

Il n'est pas si difficile d'arrêter de fumer.
Il suffit d'être motivé.
Une femme enceinte arrête facilement de fumer si elle pense que c'est mieux pour son enfant (mais il faut arrêter plusieurs mois avant, m'enfin ne pas fumer pendant la grossesse c'est déjà mieux que rien). Une personne gravement malade trouve une motivation immédiate à arrêter de fumer et ça ne lui pose aucun problème.

Question de force de caractère alors me direz-vous ?
Peut être. Peut être l'absence de la même force qui vous a permis de commencer à fumer et qui vous empêche d'arrêter qui sait ?
Pas toujours non plus n'exagérons pas (j'aime bien faire culpabiliser mes lecteurs).
L'addiction est parfois simplement gestuelle. C'est un comportement appris et quasi automatique.
Et puis arrêter ça fait resurgir les pensées que vous cherchez à éviter.
Cerveau légèrement anesthésié, effet antidépresseur, tout ça s'arrête et hop tout refait surface, surtout la réalité, vous savez le truc flou derrière l'écran de fumée.

En tout cas fumeur, fumeuse, vous êtes prévenu(e)s. Avec votre clope, vous montré que vous êtes stressé et que vous assumez difficilement la réalité, voire que le regard des autres vous est très important.

Bon, de toute façon mon but n'est pas que vous arrêtiez de fumer. 
Je mourrai de quelque chose aussi, si ce n'est pas ça, ça sera autre chose tout aussi toxique et planqué ailleurs (les touches en plastiques de mon clavier sont-elles toxiques ?)

Le tout était de vous faire réfléchir.
Comme toujours.


mardi 15 janvier 2013

C'est toujours la faute des mères !

C'est comme cela que la mère d'une de mes patientes à pris la réaction de sa fille.

Ben oui, ceux qui sont en psychothérapie savent combien les psys aiment à "taper" sur les parents, surtout sur les mères. Les pauvres. Si j'avais le temps je les plaindrai...

Beaucoup de personnes censurent leurs pensées, surtout lorsqu'elles concernent leurs parents. 
De plus, il faut bien constater que c'est quand même tout ce qui s'est passé dans l'enfance qui construit l'adulte. L'adolescence est vraiment une phase de passage où les acquis antérieurs se renforcent, mais il ne se créé rien de vraiment nouveau à ce stade. C'est tout ce qui a été fait, dit ou entendu avant qui fait de vous ce que vous êtes. C'est seulement une fois l'âge adulte atteint qu'une personne pourra se remettre en question. A l'adolescence c'est toujours possible, mais comme l'ado n'arrive pas à exprimer son ressenti (ou alors à l'hyper exprimer ce qui fait qu'on n'y comprend rien) il faut qu'il passe par des troubles du comportements pour que ses proches l'envoie en thérapie. Et là, franchement on "thérapiserait" plutôt les parents que ça ferait du bien à tout le monde. Surtout les mères, niark niark.

Il faut bien l'avouer, jusqu'à il y a encore peu, c'était principalement les mères qui éduquaient et élevaient les enfants. Maman donne le bain, habille, donne le petit déj, discute, emmène à l'école, retourne chercher à l'école, aide aux devoirs, re-le bain, miam miam, histoire, dodo. 
Et papa dans tout ça ? Papa est parti au travail ou papa joue le soir lorsqu'il rentre.
C'est caricatural, mais ça été quasi comme cela pendant plusieurs décennies... Du coup, la mère avait tout le loisir de faire de son enfant ce qu'elle voulait, elle lui transmettait ce qu'elle voulait aussi, même ses problémes. Certaines avaient tout le loisir de régler leur problématique personnelle à travers leur enfant, d'autres jouaient à la poupée, d'autres manipulaient et dévastaient à tout va et d'autres, d'autres surprotégeait en affirmant que le monde hors maman était horrible, d'autres au contraire montrait à l'enfant que c'était bien plus cool dehors que dans la cellule familiale, et pour d'autres ça allait bien merci, y a pas que des gens à gros problèmes non plus. Et j'en passe. Qui sait ce qui peut bien se passer dans les secrets des appartements ?

Les psys n'ont jamais dit que c'était la faute des mères. Mais vu le temps qu'on passe en séance à parler des mamans, ça peut finir par donner cette impression.

Mais ne rêvons pas. Que font les pères ?
Oui parce que pendant que maman créée des traumas ou construit une personnalité inadaptée ou permet la mise en place de mécanismes de défense inadaptés, que fait le père pour lutter contre ça ?
Lorsqu'il y a un couple parental à la maison, on peut s'en prendre autant qu'on veut à l'un, mais il faut toujours se demander ce que voyait et faisait l'autre pour tempérer ou empêcher ce qui se passait.
Et je vous rassure ça marche aussi dans l'autre sens, car certains pères sont une problématiques à eux tout seul et la mère ? Et bien la mère on se demande ce qu'elle faisait...

L'alter ego dans le couple a une fonction. Si le rôle du père est principalement d'apporter la sécurisation et la "loi", on peut légitimement se poser la question de savoir pourquoi il n'a pas sécurisé le périmètre de l'enfant ou pourquoi il n'a pas appliqué la loi à sa chère et tendre.

S'en prendre à la mère, c'est donc aussi s'en prendre au père.
Si en séance on va donc passer beaucoup de temps sur les conséquences des comportements maternels, il faudra aborder aussi les conséquences des comportements (ou non comportements) paternels. L'un ne peut aller sans l'autre.

Ne croyez pas par contre que parce qu'une mère n'a pas aidé à une construction d'une personnalité "saine" qu'elle n'a pas aimé son enfant. Ca n'a rien à voir. Aimer ne veut pas dire savoir bien s'y prendre. Et bien s'y prendre ne veut pas dire aimer. La mère parfaite n'existe pas. Et c'est tant mieux parce que sinon les psys n'auraient pas de patients, euh, parce que sinon le monde serait triste. Les gens vous aiment comme on leur a appris à aimer. Car aimer s'apprend. Un parent qui s'occupe d'un enfant doit bien avoir aimé cet enfant quelque part sinon il ne se serait pas occuper de lui. Mais c'est oublier qu'une mère qui vous balance ses propres problèmes ne fait que reproduire ce qu'elle même à reçu. Merci grand-mère, merci grand-père. 

Mais si Freud a tout basé sur la relation à l'Oedipe mais aussi à la relation à la mère, c'est parce que "dans son temps" c'était la mère qui prenait en charge les enfants. Et on a pu tout à loisir dire que décidément les mères n'avaient pas la tache facile et qu'elles créaient parfois des monstres. 

Mais les temps changent.
Depuis je dirai 5 ans, fini les mamans à l'entrée des crèches ou la sortie des maternelles. Les hommes ont pris le relai et parfois la place tenue par les mères jusqu'à là. Ce sont les pères qui donne le bain, donne à manger, habille, accompagne à l'école, aident aux devoirs et tout le toutim. J'ai donc hâte de voir s'ils feront mieux. Je ne doute pas en tout cas qu'ils feront au moins "aussi bien". J'ai surtout hâte de voir quels types de troubles de la personnalités vont émerger face à l'éducation par le père. 

Parce que ne rêvons pas, il n'y a pas de père idéal non plus. Et donc désormais c'est le père qui a venir avec ses problématiques. Pour l'instant, sur la première génération de ces pères impliqués, leurs "traumas" viennent principalement encore de leur mère. Mais la génération suivante, celle pris en charge par les pères, verra les interrogations du père se transmettre. 

Ca risque d'être très intéressant dans l'évolution de la psychanalyse et de la psychologie. 
Pourra-t-on alors dire "c'est toujours la faute du père" ?


Folle cochonne !

dimanche 13 janvier 2013

mercredi 9 janvier 2013

Les cadeaux de Noël impensables (2/2)

Et oui, je ne suis pas la seule à recevoir des cadeaux impensables. 
Vous n'avez pas été nombreux à vous précipiter pour nous faire partager la surprise que vous avez du ressentir lorsque vous avez ouvert le paquet. Après la curiosité, l'excitation, vos grands yeux écarquillés n'en revenaient toujours pas. Oui, quelqu'un qui vous connaît bien et que vous appréciez vous offre le "machin". Si encore c'était un Picasso ou un Soulage, moche mais cher et surtout symbolique socialement s'entend. Pas faciles non plus à revendre sur Leboncoin j'en conviens... (oui l'art c'est une question de goût, d'époque mais surtout d'intégration sociale).

Bref donc, seulement 2 ont souhaité faire part à la population générale de leur souffrance. Pourtant lorsqu'on voit tout ce qui se vend dans certains magasins de déco, certains libraires, je me doute que beaucoup d'entre vous ont vu passer "le" cadeau impensable. Sans doute, avez vous préféré refouler cet événement. Je le comprends.

Voici le cadeau impensable  n° 1 :


On l'imagine contenant des bonbons ou des chocolats. Est-il sorti de sa boîte en jaillissant causant un traumatisme irréversible chez le receveur ? Vous remarquerez la main droite tendue. Tout comme mon chat qui tentait d'un léger sourire de séduire son nouveau possesseur, ce "lutin" cherche à attendrir celui qui le reçoit. Une vile manipulation qui doit être dénoncée. 


Le cadeau impensable n° 2 :


Comme je dois être une obsédée (ce qui expliquerait que je sois psy), j'ai tout d'abord vu dans cet étrange ustensible une toute nouvelle technique de contraception. Que nenni. Est-ce un compte goutte ? Un biberon ? un godemichet d'un genre nouveau ? Un aspirateur pour prélèvement spermatique ? Un thermomètre rectal pour amateur d'élargissement anal? Une gourde peut être...

Ah c'est chouette Noël !!



lundi 7 janvier 2013

Invivable !

Non pas moi, je vous rassure je suis parfaitement "vivable" pour mon entourage. 
Enfin je crois....
J'ai un doute brutalement.

Dans invivable, il y a tout "vie" et il y a "in", joli préfixe construisant l'interdiction ou le contraire.
"Invivable" c'est donc qui ne permet pas la vie.

Ca vous parait évident ?
Oui, ça l'est même tellement qu'à force ça a des répercussions.

Prenons cette toute jeune femme par exemple.
Jolie, en train de finir de grandes études.
Elle vit encore chez ses parents. 
Elle est dans une phase où elle ne les supporte plus. 
Surtout sa mère.
Engueulades, colères, évitements... 
La jeune femme n'en peut plus.
La mère non plus.
La nature rappelle gentiment à chacune qu'il est temps de se séparer et qu'il faut que l'oiseau quitte le nid.
Mais entre la nature et la Société il y a un gouffre. Difficile de partir aujourd'hui...
Mais la mère s'accroche et se plaint chaque jour "ma fille est IN-VI-VA-BLE !".

Et c'est là que cette jeune femme m'arrive en pleine anorexie-boulimie.

Elle veut mourir.
Logique non ?
Après tout n'empêche-t-elle pas sa mère de vivre ?
Alors elle culpabilise. 
Autant qu'elle meurt, comme ça sa mère pourra vivre tranquillement. Elle ne gènera plus.
Mais elle n'a pas envie de se suicider, alors elle a trouvé un moyen.
Ne plus rien ressentir et maigrir le plus possible afin de devenir transparente. 
Et se remplir devant le vide affectif de cette mère qui dit sa fille mortifère.
Mais se remplir c'est redevenir visible, alors vite se vider et cessez de manger....

Maman a fini par dire "qu'elle ne le pensait pas".
Et elle a ajouté "Ne dis pas que c'est de ma faute, rassure-moi... "






dimanche 6 janvier 2013

La photo.... du cadeau le plus impensable de Noël

Je suis sûre que tout comme moi, cette année encore, vous avez reçu un cadeau exceptionnel. 
Celui qu'on planque dans un coin noir de l'appartement. 
Mais comme il vous a été offert avec le coeur vous avez quelques scrupules à vous en débarrasser rapidement. Il restera donc dans son coin pendant quelques semaines, quelques mois voire quelques années pour les plus sentimentaux.

Mon cadeau le plus impensable de ce Noël est certainement issu de l'imagination fertile d'un entrepreneur Chinois ami des bêtes et faisant probablement parti de l'amicale des félins pékinois (la ville pas les chiens). Cette admirable et rare statuette (tirée à au moins 50 000 exemplaires) est fabriquée dans la plus pure résine de synthèse de dernière technologie. Recouverte d'une agréable couche de peinture argentée posée très certainement par des petites mains expertes de moins de 12 ans, les seules capables de déposer les ombres noires dans les dessins de feuilles finement ciselés rappelant, s'il est est besoin, toute la tradition séculaire sino-japonaise de lien à la nature.

Vous remarquerez le léger sourire et la patte délicieusement posée sous le menton, qui ne peut manquer de nous interpeler sur notre réalité sans cesse active pour nous ramener à la vérité de l'ultime contemplation. Le chat exprime tout son bien-être à la vue de son maître. Toute la conception artistique est là : le message de l'adoration résumé en une pose.

Bref, si ce monument d'art contemporain, malheureusement non signé par l'artiste, vous intéresse je le mets en vente au prix de 1 € (plus les frais d'envoi) (je n'ai pas osé le mettre sur Leboncoin). Qui dit mieux ?
(à moins qu'ébloui(e) par tant de candeur émise vous souhaitiez négocier un échange avec votre cadeau le plus impensable de Noël)




Vous aussi vous avez -encore- gardé votre cadeau le plus impensable de Noël ? Envoyez m'en la photo avant mardi midi à vergiberation[@]gmail.com (sans les crochets), toutes les photos seront publiées dans l'article de mercredi.



mercredi 2 janvier 2013

Combien de séances par semaine chez le psy ?

Marilyn Monroe voyait son psy tous les jours, même le week-end, et chaque séance durait au minimum 3 heures. 

Sans en arriver là, un patient qui entreprend une psychothérapie a toutes les raisons de se demander combien de séances ça va prendre et combien de fois il va devoir venir consulter par semaine.

Pour ce qui est du nombre de séances, je crois que je l'ai déjà abordé, c'est impossible de savoir à l'avance. Tout va dépendre de la problématique, du patient et du savoir-faire du psy.

Pour ce qui est de la fréquence de consultation, tout va dépendre de la problématique, du patient et du savoir-faire du psy (lol).

Certaines questions peuvent être résolues en 2 séances, d'autres en 100. 

Ensuite il est clair que la notion financière peut être un frein au rythme idéal des consultations. Si Freud disait que le patient doit payer très cher afin que son implication soit réelle et que son travail avance, le but du psychologue n'est quand même pas de mettre son patient sur la paille ou de passer avant certaines priorités. Maintenant les priorités sont fonction des psys il est vrai. Ensuite, il faut tenir compte des revenus du patient. Si les psychanalystes se "collent" -normalement- aux revenus de leurs patients, ce n'est pas le cas en général des psychologues ou psychiatres qui appliquent le même tarif à chacun. Il apparait donc clairement qu'un patient touchant 600 € par mois ne pourra pas venir aussi souvent qu'un patient à 4000 € mensuels. Donc oui l'aspect financier est une contrainte au nombre de consultations par semaine.

Ensuite, il y a les contraintes professionnelles ou privées du patient. Je sais normalement, ça ne doit pas entrer en ligne de compte et c'est au patient de faire l'effort de se trouver du temps pour consulter. Mais là encore, difficile parfois de faire avec les contraintes de réunions ou tout simplement d'horaires de présence obligatoire. Sans compter les participations aux kermesses... Soyons réalistes, tout à chacun à des créneaux et des moments où il n'est pas possible de consulter. 

Pour finir, le psychisme met un certain temps à "digérer" ce qu'il a travaillé ou entendu. Il faut compter environ 3 jours. Si vous avez déjà effectué des apprentissages importants, vous savez qu'il ne sert à rien de recommencer le lendemain car vous n'y arriverez toujours pas. Attendez 3 jours et hop, comme par magie, tout est plus simple. C'est le temps nécessaire pour les apprentissages soient intégrés et interprétés. Ca marche aussi en psychothérapie. D'abord vous allez sortir assommé de la consultation, vous allez continuez à y réfléchir même en tache de fond, vous allez en rêver puis ça va rentrer. "Eureka" ! 

Or dans une semaine il y a 7 jours. Si vous divisez 7 par 3, ça fait un peu plus de 2 n'est-ce pas ?  Donc 3 consultations par semaine c'est trop. 

Je trouve que 2 c'est déjà beaucoup et j'évite particulièrement ce rythme soutenu, sauf en cas de crise ou de situation particulière et toujours sur une très courte durée. 

Une consultation par semaine est un bon rythme. Surtout qu'en psychothérapie, vous le savez maintenant, il y a souvent du "travail" à faire à la maison. Il faut donc aussi le temps de réfléchir, de trouver l'énergie et de faire ce travail et plus de l'intégration psychique de ce qui s'est passé en consultation. 

Contre toute attente une consultation chaque 15 jours est un rythme satisfaisant lorsque le trauma sur lequel on travaille est important. Un rythme plus soutenu est vite épuisant et replonger 1 à 2 fois par semaine dans un vécu traumatique peut renforcer les effets du trauma chez le patient, ce qui est l'inverse du but recherché !

Ne croyez surtout pas qu'en consultant plus souvent vous irez plus vite. Ca prendra exactement la même durée et ça risque même d'en prendre plus. En effet, entre chaque consultation le psychisme n'aura pas eu le temps d'intégrer le contenu de la consultation précédente et il n'y aura eu aucun bénéfices qui pourront même être remis en cause par le contenu de la séance suivante ! 

Une psychothérapie ce n'est pas un remède miracle qui se prend rapidement.
C'est un travail qui demande encore une fois de l'implication, de la motivation et du temps de réflexion. C'est un temps sur soi pour soi.





mardi 1 janvier 2013

Bonne Année 2013 !


Vergibération vous souhaite
une excellente année 2013 !
Que cette année vous apporte
bonheur, santé, joie et prospérité.

(et puisque ça vous intéresse, au moment où j'écris plus de 2 040 000 pages auront été vues sur ce blog.
Merci à tous les lecteurs et lectrices)





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