jeudi 31 janvier 2013

Illusions visuelles

Déjà jeudi soir. Le mois de janvier se termine. L'année commence sur des chapeaux de roue ! Je n'en crois pas mes yeux. 

D'ailleurs mes yeux me jouent des tours. D'ailleurs (bis) à vous tous vos yeux vous jouent des tours. Le cerveau est sélectif et ce que nous voyons du monde n'est qu'une représentation outrancièrement simplifiée de la réalité vraie. Du coup chacun sa vision et donc sa représentation. Pour toi c'est mauve, pour toi c'est bleu pourtant ce n'est ni l'un ni l'autre c'est juste une longueur d'onde. Et c'est comme ça pour tout. Heureusement ! Car vous imaginez si on devait voir tous les atomes, la plupart étant en mouvement, on ne saurait pas comment attraper un verre qui serait sans cesse en vibration. Bzzz bzzzz. Le verre et la table seraient liés par des liens chimiques et physiques et nous aurions l'impression qu'il faut une force énorme pour les séparer (d'ailleurs il faut une force énorme). 

Mais comme le cerveau réinterprète tout ce qu'il perçoit pour nous donner SA vision du monde, du coup il a tendance à tout interpréter sans se poser de questions. Et comme le corps est un gros fainéant, cerveau compris, il va à la simplicité. Tiens cette forme là, je crois l'avoir déjà vu, ça me rappelle... Et c'est comme ça qu'on se fait avoir par les illusions d'optique parce que Monsieur Cerveau se raccroche à l'image qu'il nous a déjà balancée et qui nous avait convenue. Habitude perceptive. Nous ne cessons de nous faire avoir ou de voir ce qui n'existe pas ou au contraire ne pas voir ce qui existe. Au point que par habitude, le cerveau fini par ne plus traiter certaines informations et c'est comme cela que tous les objets habituels qui vous entourent disparaissent de votre champ de vision. Il faudra un jour que quelqu'un déplace un objet pour que vous soyez en train de vous dire "y'avait pas quelque chose avant là ?". Certes mais quoi ? 

Les scientifiques, comme certains artistes, prennent un malin plaisir à tester les limites perceptives et interprétatives de notre cerveau. Les illusions d'optiques "classiques" tout le monde les a testé un jour, elles n'ont plus guère d'impact que sur les enfants qui les voient pour la première fois. Il faut bien inventer autre chose. Et c'est là qu'on s'aperçoit que le cerveau bidouille totalement l'image qu'il nous transmet du monde.

Prenons les "images hybrides".
Selon que vous regarder l'image de près, elle ne représente pas la même chose ou la même personne qui si vous la regardez de plus loin. Regardez les images l'une après l'autre. Allez collez vous à 20 cm de l'écran puis éloignez vous à 2 m.









Pour en voir d'autres vous allez LA.


Une autre technique d'images hybrides : 



Voici aussi une illustration du "regard fantomatique". Difficile de savoir où cette femme regarde. Tout va dépendre de votre distance à l'image. Pourtant elle regarde bien tout droit sur les deux images !



En fait, tout est une question d'indice lumineux. Selon la distance, les zones sombres et foncées, la position de la tête et du visage sont interprétées de façon à vous indiquer l'orientation du regard ou la forme du visage. Et ces indices sont bien interprétés différemment selon la distance à laquelle vous vous trouvez. 


Bref, vous ne voyez que ce veut bien vous faire voir votre cerveau !

(et franchement pour attirer les mecs pensez vous qu'il vaille mieux ressembler de loin à Marylin et de près à Einstein ou l'inverse ? Je m'interroge.)


2 commentaires:

  1. Excellent, on a regardé en famille. Ça m'a rappelé l'époque ou on regardait ces images sur des bouquins en se tordant les yeux, là c'est instantané.

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  2. Très intéressant, je ne connaissais pas ce type d'images hybrides. Merci pour cette découverte. Bonne journée à vous.

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