mercredi 13 février 2013

Elle m'énerve, mais elle m'énerve...

Ben oui quoi, y a jamais des gens que vous avez envie de baffer au bout de 5 minutes ?
Moi si.

Une patiente.
On est mal partie elle et moi. Enfin surtout elle.
Elle a pris RDV par email. No blem.
Puis m'a renvoyé un email rapidement pour me dire qu'en fait sa consultation devait durer 1h30 parce qu'elle en a vraiment besoin et que comme j'étais super compétente ça irait plus vite. Sans même me demander si ça me convenait ou pas. En plus vous savez ce que j'en pense. La consult durerait 1 heure et pas une minute de plus.

Le lendemain re-email pour me raconter comment elle avait tendance à se faire malmener par ses ex compagnons. Et en profitait pour me dire que le rdv serait à 17h, parce que c'était plus facile pour elle et que comme j'étais super agréable je comprendrais ses contraintes.
Le rdv était fixé à 11h et il l'est resté.

Surlendemain... rere-email hyper long. Pour me dire que les échanges avec moi par email étaient fructueux (je n'avais pas mis 2 lignes !) et que désormais j'étais tellement sympa qu'elle m'écrirait souvent pour entretenir la psychothérapie. Ou comment me faire un compliment pour faire passer la pilule. Le genre de truc que je ne supporte pas.

Et que je lui ai répondu un truc super sec de 10 mots maxi.

Bon faut vous dire qu'à la fin de ces quelques jours, je n'avais qu'une envie c'était de lui mettre une baffe.
Ce qu'avaient d'ailleurs fait TOUS ses compagnons précédents.
Ca alors.

Première séance, une nana ouverte sympa que j'installe sur le canapé.
Et qui se lève brutalement au bout de 3 minutes, saisit une chaise, s'installe sur le bureau à 30 cm de moi, sort un dossier, me met des documents sous le nez et continue sa parlote.
Je lui coupe la parole.
Moi : "il n'y a rien qui vous choque dans ce qui vient de se passer ?"
"Ben, non, pourquoi ?"
Moi : "Je vais vous dire. Vous m'avez envoyé 3 emails et par l'effet du contre-transfert je n'ai une qu'une envie c'est de vous envoyer vous faire voir. Alors là vous voyez, le fait que vous vous rapprochiez m'est égal, mais le fait que vous ne me demandiez pas la permission de vous mettre sur le bureau ni de savoir si je veux bien lire vos documents, m'agace fortement. Alors je ne vous connais que depuis 5 minutes et j'ai déjà envie de vous sortir, alors imaginez un type avec lequel vous vivez et qui vous voit 4 heures par jour ce qu'il doit avoir envie de vous faire..."

Ca l'a laissé sans voix.

Après réflexion, elle m'a dit qu'elle se doutait qu'il y avait une part d'elle qui avait du participer au climat délétère qui avait existé avec ses compagnons. Et comme elle en avait trouvé un nouveau qui venait s'installer quelques jours plus tard chez elle, elle avait besoin de savoir ce qui clochait afin de ne pas revivre la même chose. Et qu'en plus ce serait bien de savoir d'où ça vient.

Et c'est de là que je vous expliquerai bientôt pourquoi cette patiente était TROOOOOOP gentille.

Qu'elle dit.

Quel suspens !




4 commentaires:

  1. Quel teasing! Je suis curieux de connaître la suite de sa thérapie! =D

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  2. Bonjour
    (Super site je viens de le découvrir)
    Effectivement l'histoire me laisse un peu sur ma faim;vivement la suite.

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