lundi 25 mars 2013

Le regret

Nous l'avons précédemment, le remord s'appuie sur ce que l'on a fait ou dit et qu'on aimerait ne pas avoir fait ou dit. Une volonté de changer le passé à la lumière de normes sociales/familiales.

Le regret, c'est l'inverse. Le regret s'appuie sur ce qu'on aimerait avoir fait ou dit et que l'on aimerait avoir fait ou dit. Et le regret s'appuie surtout sur des normes individuelles.

Lao Tseu disait : "méfie toi des rêves, ils finissent par se réaliser".

Les rêves sont ils fait pour être réalisés ?
Nus avons déjà eu cette réflexion pour les fantasmes, qui ne sont pas si éloignés des rêves. Le rêve est fait en dormant, le fantasme éveillé. 

Ce qu'on aimerait avoir fait ou dit... Rêves ? Fantasmes ?
Regretter de ne pas avoir su dire 'je t'aime' à un enfant..
Regretter de ne pas être parti aux sports d'hiver...
Regretter de ne pas avoir osé serrer sa mère dans nos bras...
Regretter de ne pas avoir choisi un polo bleu plutôt que jaune...
Regretter de ne pas avoir assez écouté en classe et de n'avoir pas réussi à être pilote de ligne...

Mais si cela avait été fait, cela aurait-il changé la face du monde ? Ou plus simplement votre vie ? 
Auriez vous été réellement plus heureux ?
Vous pensez que oui.
Sinon vous n'auriez pas de regret.
Mais en fait vous n'en savez rien.
Parce que vous ne savez pas ce qu'aurait réellement engendré ce geste ou ce choix.
Si vous aviez dit "je t'aime" à cet enfant, peut être vous aurait-il fait une grimace tout en vous répondant "arrête avec tes sentiments à deux balles"...
Si vous étiez parti aux sports d'hiver, peut être vous seriez vous tué en chutant et vos proches auraient été effondrés...
Si vous aviez serré votre mère dans vos bras, peut être vous aurait-elle rejeté encore une fois...
Si vous aviez choisi le polo bleu au lieu du jaune, peut être que vous n'auriez pas rencontré le partenaire de votre vie qui n'aime pas le bleu et qui vous a approché en vous traitant de "poussin" en se marrant...
Si vous aviez écouté en classe, peut être qu'au fond vous n'auriez pas été doué pour les études...

Avoir des regrets c'est toujours imaginer que si on avait fait ou dit, tout aurait été mieux.
Vous. Votre vie. Les autres. Leur vie.
Peut être avez vous raison.
Mais peut être aussi avez vous tort.

Vous n'en saurez jamais rien.
Alors pourquoi avoir des regrets ?

Il y a un travail de deuil à faire sur ce qui aurait pu être. 
Ce qui est important c'est ce qui est.
Maintenant, aujourd'hui.
Ce qui sera aussi.
Car si on ne peut récupérer ce qui n'a pas été fait dans le passé, parfois rien n'empêche de le faire dans le présent ou le futur. Et si ce n'est pas possible, tant pis. C'est trop tard de toute façon. Alors autant passer à autre chose.

Chaque chose faite ou non faite est une expérience dans la vie. Vous saurez pour la prochaine fois, pour l'expliquer aussi.

Ce qui est important dans la vie, ce sont les projets. 
Inatteignables ou pas.



De la bonne utilisation du mot "regret"... sacré Georges ! (1974)


vendredi 22 mars 2013

Le remord

Le remord s'appuie sur la "bonne conscience".
Comme s'il y en avait une bonne et une mauvaise.
D'ailleurs on a des remords parce qu'on a "mauvaise conscience" n'est-ce pas ?
Pourtant la conscience n'est ni bonne ni mauvaise. Elle est. Point.

La "bonne conscience" est un truc social.
Quelque chose qui ressort des règles apprises au sein de la famille et de la Société.
Respecter ces règles c'est respecter les valeurs codifiées par tous au sein d'une même Société et donc agir en respectant ces règles et en vertu de ces règles construit notre "bonne" conscience.

Mais il y a un problème.
C'est que "bonne" conscience et envie ne vont pas toujours ensemble.
On peut avoir envie de tuer et ne pas le faire. 
On peut avoir bonne conscience de ne pas le faire. On peut aussi avoir bonne conscience de l'avoir fait. Tout va dépendre des valeurs essentielles auxquelles on adhère à un certain moment.

Prenons un exemple bénin que j'aime aborder souvent dans ces multiples pages :
vous déambulez dans un magasin et au détour d'une vitrine vous écrasez le pied fragile et fin d'une passante inconnue.
Vous faites quoi ?
En général vous présentez vos excuses.
Puis vous vous en allez. Et vous oubliez.
Mais est-ce que cela diminue la souffrance du pied de la nana ? non.
Est-ce que vous croyez qu'une fois que vous lui avez présentez vos excuses et tournez le dos, elle cesse d'avoir mal et de vous maudire jusqu'à la 7ème génération ? non.
Pourtant dans ce type de cas, vous n'avez aucun remord.
Vous ne vous dites pas "si j'avais su..." ou "j'aurai du faire plus attention..." ou "qu'est-ce que je suis maladroit(e)..". 
non. (d'ailleurs c'est plutôt en général "quelle abrutie, elle avait qu'à mettre son pied ailleurs...")
En fait vous lui avez même présenté vos excuses par automatisme, car vous avez bien été éduqué par vos parents et que vous savez que la politesse évite bien des conflits. Vous avez adhérez à vos valeurs.
Et en plus ça soulage votre conscience.
Parce qu'en fait le pied de la nana, vous vous en foutez totalement. Ok ça lui a fait mal, mais tant que c'est pas le vôtre de pied...
Vous n'avez pas honte ?

Parce que le remord c'est ça.
Se dire qu'on a fait ou pas quelque chose qui est en désaccord avec les valeurs des autres.

Après tout, la nana vous auriez pu l'envoyer au diable.
Si c'était en accord avec vos idées, vous n'auriez pas eu "mauvaise" conscience.
En vous excusant, en compatissant même, vous allez dans le sens de ce qu'attendent vos parents et les autres autour de vous.
Pour avoir "bonne conscience" on respecte donc bien des règles, une certaine morale sociale si vous préférez.

Mais lorsqu'on ne respecte pas ces règles et qu'on le sait, on peut le regretter.
Le regret et les remords ne sont pourtant pas les mêmes notions. Je reviendrai un de ces jours sur les regrets. Restons aux remords. 

Le remord c'est avoir envie de changer ce qui a eu lieu.
Se dire qu'on n'aurait pas du parce que la morale le réprouve. 
Or la morale c'est un truc appris auquel on accepte plus on moins d'adhérer.
La morale c'est "tu ne tueras point".
Pourquoi ? Parce que c'est mal.
On est bien avancé.

Certes mais une fois que c'est fait, faut il avoir des remords ?
Faut il se torturer la conscience en se disant "je n'aurai pas du, que vont en penser les autres ?"
Les remords, c'est d'abord la honte.
La peur des regards, la comparaison avec un comportemental social moyen et accepté par tous (sauf par vous du coup, sociopathe que vous êtes).
Le remord c'est pour ceux qui sont socialisés il parait.
D'ailleurs, si la nana à laquelle vous avez écrasé le pied vous traine au tribunal pour coups et blessures involontaires, on attend de vous que vous montriez votre socialité en exprimant des regrets mais surtout des remords. Il vous faudra demandez pardon et montrer votre humanité voire votre humanisme pour tenter de rester catalogué(e) comme être humain ressentant des émotions pour bénéficier d'une peine minimale.

Donc si vous avez des remords, vous êtes pardonné, voire innocenté.
Votre souffrance morale générée par le conflit entre votre "bonne conscience" et votre "mauvaise conscience" sera votre plus grande punition. Vous revoyez encore votre papa, représentant de la Loi familiale et sociale, vous tancer d'un doigt tendu en avant : "c'est pas bien ce que tu as fait, tu as fait une grosse bêtise, demande pardon"...

Comme si demandez pardon allait changer la grosse bêtise qui a été faite.
Parce que la nana à laquelle vous avez écrasé le pied, vous pourrez lui dire que vous avez des remords, vous pourrez lui payer tous les dommages et intérêts qu'elle veut, vous pourrez vous torturez l'esprit jusqu'à la fin de votre vie, jamais Ô grand jamais vous ne changerez le fait que vous lui avez écrasé le pied et qu'elle a eu mal. Ca été fait et ça restera écrit dans le passé.

Le remord c'est essayer de changer le passé. Et cela à la lumière d'une loi sociale.
Mais comme c'est impossible, il vous faudra faire avec.
Soit vous avez des remords et vous ne vivez que dans le but d'espérer que les choses changeront, soit vous n'en n'avez pas et basta, passons à autre chose !

Mais attention ce n'est pas pour cela qu'il ne faut pas avoir de regret. 
Nous allons y revenir.


Les remords d'Oreste


mercredi 20 mars 2013

Les autres séries que vous avez oublié ou ratées !

(en fait je pense que sur Tumblr je vais désormais surtout mettre uniquement des videos et des photos que vous ne verrez pas ici)

La dernière fois que j'ai fait le tri dans les séries, toutes n'avaient pas refait surface dans ma mémoire et surtout je n'allais pas faire un article long de plusieurs kilomètres. Mais je ne peux résister à l'envie de vous faire re/découvrir d'autres séries télévisuelles qui ont marquées, voire traumatisées, deux générations (voire plus avec les rediffusions).


Max la Menace

L'agent secret qui rate toujours tout mais qui s'en sort totalement par hasard -et grâce à n°99- en héros. Pleins de gadgets savoureux et surtout le téléphone chaussure !




La quatrième dimension

Ici un épisode complet. Des situations étranges, du voyage dans le temps.. tout était possible avec le but de faire réfléchir les téléspectateurs. Avec parfois des révélations d'acteurs qui deviendront des stars (Charles Bronson, Mickey Rooney, Lee Marvin, Robert Redford...)





Les contes de la crypte

Série présentée par un squelette. De l'humour, de l'horreur et du macabre mais toujours un peu de réflexion... et le tout réalisé par des grands producteurs.




Hulk

Le vrai, pas l'objet numérique. Une série pas super mais juste pour le plaisir de voir Lou Ferrigno faire "grrrrrrrrrr" à chaque apparition (et qui fait d'ailleurs une petite apparition dans le film). Hulk, le monstre qui a lui tout seul, à force de craquer ses pantalons, ses slips et ses chemises arrivait à faire vivre l'industrie du textile de tous les Etats-Unis...




Le frelon vert

Pour rester dans le vert...Une musique de générique imbuvable, une série Z de justicier masqué, avec un héros aux magnifiques yeux.. verts et sa voiture aux phares... verts. Et surtout pour admirer Bruce Lee dans sa première apparition aux Etats Unis, mais déjà star, jouer au faire-valoir muet. (la seconde partie de l'épisode est sur youtube)





Au-delà du réel

Tout est dans le générique




Le sixième sens

Restons dans le fantastique, mais aussi surtout ici dans le paranormal. Une super série, de... 6 épisodes diffusés en France mais toujours des trucs flippant liés à la puissance de l'esprit (oui, on ne se refait pas...)





Buck Rogers

Astronaute projeté 500 ans dans le futur, Buck et son robot qui faisait "bidi bidi bidi"... Du gratiné...


pas intégrable, suivre le lien ICI


Manimal

Un homme qui a la capacité de se transformer en animal et qui va profiter de cette force pour aider la police. De mauvais acteurs au service de mauvais scénarii, mais de super transformations... pour l'époque !






C'est tout pour aujourd'hui, il y en a tellement d'autres....


lundi 18 mars 2013

Sortir avec un thon ou comment magnifier son estime de Soi


Le thon c'est bon parait-il.
Même pour l'estime de Soi.

Beaucoup d'entre vous, et à juste titre, me diront que la beauté est une notion totalement subjective.
Nous en avons déjà parlé.

Certains me diront que le plus important c'est la beauté intérieure, ce concept inventé par les moches. Mais la "mocheté" se devrait d'être subjective tout autant que la beauté n'est-ce pas ? Pourtant il n'en n'est rien. Les gens sont souvent bien plus d'accord sur ce qui est moche que sur ce qui est beau et ce quelques soient les cultures et les époques.

Mais si la beauté est une perception totalement individuelle et culturelle, toutes les études convergent vers des canons moyens et universels, masculins comme féminins : petit nez, grands yeux, face enfantine, pommettes saillantes, absences de bajoues, visage ovale et symétrique.

De plus, la beauté est associée au "bien", à la réussite, à la gentillesse, à un bon salaire.

Mais tout le monde n'est pas "beau" ni "laid". Il y a plein de gens au milieu, ceux qu'on dit "banals". Ou en tout cas qui se perçoivent comme tels.

Or pour ces banalités sociales, comment réussir à se mettre en avant ?
Sortir avec une belle personne, physiquement s'entend, n'est pas toujours facile.
Lorsqu'on pense qu'on est moche ou banal, sortir avec quelqu'un de beau est un défi au quotidien. Déjà, avoir réussi à attirer son attention a été un vrai combat. Mais une fois cette phase réussie se posent quelques questions existentielles : vais-je réussir à le/la garder ? Pourquoi cette personne est-elle attirer par moi (alors qu'elle pourrait sortir avec des "beaux") ? A quoi est-ce que je sers ? De quoi ai-je l'air à côté ? Quel regard posent les autres sur nous ? et j'en passe...

Qu'en pense le beau ou la belle de son côté ? On le sait rarement. Mais en fait, si cette personne est avec une personne banale ou laide c'est que lui (ou elle) lui trouve un attrait (cette beauté intérieure). Ou tout simplement que cette personne ne se trouve pas belle, puisque c'est une question de perception personnelle et qu'elle sort avec une personne qui lui parait en adéquation avec cette perception.

J'ai rencontré un couple que beaucoup dirait totalement non assorti. Lui, grand, brun, athlétique, très beau (selon mes critères) (et aussi d'autres personnes puisqu'il était mannequin professionnel pour de grands couturiers). Sa compagne était d'une banalité totale. Fade, mal fagotée, bof quoi. Il faut bien dire que lorsqu'on le voyait, il semblait difficilement croyable qu'ils soient mariés. Lui ? Il aimait son épouse. En tant que mannequin, il avait dans ses bras de "belles" filles qui le laissaient de glace (parce que de près et sans maquillage parfois ça faisait peur) et qu'en plus la beauté de sa femme lui convenait parfaitement. Elle ? Ouille. Elle flippait à longueur de temps qu'une femme plus belle qu'elle finisse par le lui prendre. Elle ne comprenait pas ce qu'il lui trouvait et elle avait l'impression, réelle, qu'elle n'existait pas à côté de lui. Elle l'aimait et était en extase devant ce beau jeune homme qu'elle avait réussi à mettre dans ses filets, mais les angoisses quotidiennes étaient le prix à payer.

Nous voyons donc que pour les banals et les moches s'acoquiner avec des beaux peut nuire à la santé mentale.

Alors l'idéal est de trouver plus moche que soi. Hola, j'ai pas dit qu'il fallait faire sa vie avec. Non. Mais bon avant d'être capable de comprendre que même pas super (selon notre propre perception toujours) on a quand même le droit d'avoir accès aux "beaux" / "belles" et diminuer les angoisses qui surgiront à cet emboîtement, il faut récupérer de l'estime de Soi.

Alors ne doutons de rien : sortons avec des moches.

Et oui, car dans un couple banal / moche, le banal parait (presque) beau ! 
Logique non ?
Le banal est mis en valeur, c'est lui qui attire les regards (enfin ceux de compassion). Si le couple parait mal assorti, le banal passe pour un gentil qui fait une fleur au moche et acceptant de sortir avec, d'être vu avec... 
Encore que.

J'ai une amie qui sort avec un type. Elle est (selon mes critères) très jolie. Elle plait beaucoup aux hommes (et aux femmes), elle se fait draguer partout où elle passe. un véritable enfer (on a l'enfer qu'on peut). Elle me dit qu'elle sort avec un type. Il est gentil, sympa, il la respecte. Je lui sors qu'il a donc une sacrée beauté intérieure. "oui !". "Et l'extérieur ?"... .... .... Elle n'ose même pas être vu avec lui. Pas super, look ringard, la totale. Et comme je suis bonne fille, je lui demande si lorsqu'elle lui suce l'oreille si c'est sa beauté intérieure qu'elle voit ? Il semblerait que non. Alors que fait elle avec ? Et bien, ça lui permet de reprendre confiance en elle. Suite à diverses histoires (que je ne vous raconterai pas) elle se croit incapable de plaire et de séduire. Alors là, c'est du gâteau. Un type pas super qui voit arriver une super nana se sent flatté et elle n'a pas beaucoup de 'travail' à faire et c'est elle qui attire l'attention... Et puis lui il est content, regarde Ô monde le joli trophée que j'ai attrapé (revanche sur la vie et patati et patata). Elle, wouah, elle vient de redécouvrir qu'elle plait et qu'elle sait draguer. Merci le moche. Y a juste un problème, il veut vivre avec elle, ben oui, une comme ça à montrer à ses potes il a peu de chances d'en trouver une 2ème... 

Et pour la petite histoire, maintenant qu'elle a le moral regonfler à bloc, elle va s'attaquer aux "beaux". Parce que la perception de notre beauté est juste une question d'estime de Soi.


Je suis cynique ce matin non ?


Ce type sort avec des thons et il en est fier

(et même que j'ai corrigé des fautes)

jeudi 14 mars 2013

Joue au psy ! (6)

Il y a 2 ans la mère de Justine a repris contact avec elle... alors qu'elle ne l'avait pas revu depuis qu'elle avait 7 ans lorsque sa mère était partie. Élevée par son père, Justine allait très bien.

Puis sa mère est revenue en demandant qu'elle la pardonne et qu'elle lui redonne sa place. Mais depuis que Justine a accouché il y a quelques mois, Justine n'est que colère et haine. Elle n'a plus envie de voir sa mère et se demande si elle l'avait vraiment pardonné.

Qu'en pensez vous docteur ?

A vos écrit ! 

(et dès lundi, on revient aux articles) 


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Pour commencer, bien que nous n'aurons jamais la réponse, on pourra se demander pourquoi cette mère est revenue. Savoir qu'elle laissait une petite fille ne l'a pas empêché de partir. Pourquoi revenir alors que celle-ci est adulte ? Justement peut être parce qu'elle n'avait pas les compétences avec les enfants ? Parce que ce n'était pas comme cela qu'elle voyait sa vie ?... Toujours est-il qu'elle revient en demandant sa place de mère...  qu'elle n'a jamais perdu. Mère un jour, mère toujours. Que Justine aime ou pas sa mère, elle ne peut nier que c'est bien sa mère, ne serait-ce que génétiquement. Mais certainement aussi affectivement puisqu'elle l'a connu. 

On peut comprendre que Justine soit remplie haine pour cette mère. Lorsqu'on est enfant comment survivre à l'abandon d'un parent ? Soit on continu à l'attendre et c'est un trauma quotidien, soit on se met à la haïr et on se construit en se disant qu'après tout on a bien fait de ne pas mieux la connaître... C'est bien sur un mécanisme de défense. Car quelque part l'enfant "intérieur" de Justine reste en quête de cette mère. Si sa mère est partie, l'enfant s'est dit que soit sa mère ne l'aimait pas (comment mériter d'être aimer ensuite ?) soit qu'elle n'en valait pas le coup (estime de Soi faible)...  Mais Justine a fait comme si... 

Le retour de la mère a donc été plutôt bien vécu, car c'était ce que souhaitait Justine sans oser se l'avouer. Elle lui a rendu sa place, même si elles ne se connaissent pas bien. 

Puis survient la grossesse et l'accouchement et là, paf, tout est remis en question.
D'abord très simplement, le fait d'avoir un enfant modifie la perception de la place de l'accouchée dans sa famille. On passe d'enfant de parents, à parent d'un enfant. C'est lâcher la main totalement à ses parents. C'est ne plus se retourner et n'aller que vers l'avant pour soutenir ce jeune être qui vient d'arriver. Or pour Justine, lâcher sa mère alors qu'elle vient de la retrouver n'est pas facile. Il y a une part d'elle qui ne veut pas lâcher, cette part qui a besoin de continuer ce qui n'a pas été achevé dans la relation à la mère. Il y a donc conflit intérieur.

Et puis, surtout, la mère de Justine ayant repris sa place, l'enfant de Justine va avoir une grand-mère. Cette même mère qui n'a pas été présente pour Justine sera présente pour cet enfant. Quelle injustice ! Pourquoi cet enfant aurait-il le droit à cette présence dont elle même n'a pas bénéficier ? Mais dans cette jalousie, Justine fait judicieusement le choix ne pas détester son enfant et retourne sa colère contre sa mère.  

Le conflit s'intensifie : joie de retrouver la mère / colère que cette mère profite à son propre enfant. 

Sans compter peut être la crainte pour Justine de faire un jour comme sa mère, partir en laissant son enfant. En serait-elle capable ? Elle ne sait pas...   

Justine devra donc affronter sa jalousie et sa colère et sans doute les dire à sa mère. La reconciliation viendra lorsqu'elle saura pourquoi sa mère est partie et lorsque sa mère sera capable de dire la souffrance qu'elle a eu à laisser cette enfant, car souffrance il y a eu car sinon elle l'aurait oublié et ne serait pas revenue. 

 



lundi 11 mars 2013

Joue au psy ! (5)

Sofia s'est mariée il y a 10 ans. Elle a arrêté de travaillé. Elle a un mari qu'elle aime, un enfant de 9 ans, une belle maison, elle se dit heureuse. Un après-midi son époux rentre plus tôt car il doit lui parler. Il lui annonce qu'il souhaite la quitter. Elle pense tout de suite à une autre femme, mais il l'a rassure, il n'en n'est rien. Au travers d'explications floues, elle comprend qu'il s'ennuie dans cette vie. Après quelques heures sous le choc, Sofia décide de reconquérir son mari pour réussir à le garder. Elle fait à nouveau attention à elle, elle est moins centrée sur leur enfant et propose même d'entamer une thérapie de couple. Contre toute attente les relations entre son mari et elle se détériorent rapidement. Il devient infernal. Elle ne sait plus que faire pour améliorer la situation.

Qu'en pensez vous docteur ?

A vos écrits !

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Emma le jour où j'ai besoin d'une assistante je te fais signe !
Mais oui, bon sang, mais c'est bien sur ! Joséphine s'accroche à une vie qui n'existe plus.

Je suis sûre que beaucoup d'entre vous ont cogité, sans rien écrire, en se demandant ce que Joséphine pourrait bien faire de plus. Et bien rien. Son mari a été clair, il veut partir. Pourquoi donc le retenir ? Quelle envie de toute puissance, quel besoin de domination, quelle emprise psychologique ! Que du pathologique là-dedans. Lorsqu'une personne veut partir, il faut la laisser partir. Pourquoi chercher à en faire une esclave ou un pantin ?

Joséphine, bien sur a été surprise. Son compagnon a fait son cheminement de son côté, il y a déjà quelques temps certainement qu'il se prépare à cette séparation. Elle non, elle prend la nouvelle de plein fouet et elle est donc "en retard" dans les processus psychologiques. Ce que l'on peut comprendre. Mais cela va plus loin, elle n'accepte pas cette séparation. L'aime-t-elle vraiment ? Après tout si on aime une personne on pourrait penser qu'on va lui laisser sa liberté... Aime-t-elle surtout l'image sociale que lui permet d'avoir son compagnon ? Sans doute. Cette image est rassurante, tout est beau. Elle pensait même ne plus besoin d'avoir à faire d'effort dans la séduction. Dans cette vie tout paraissait acquis, mais c'est une vie fantasmée et elle est rattrapée par la réalité où tout peut changer et où rien n'est acquis.

Joséphine va devoir admettre que son compagnon a déjà changé de route. Il ne suit plus la même qu'elle. Et elle de son côté, va devoir accepter l'idée de quitter cette route pour en construire une autre. Apprendre à ne pas vouloir contrôler les autres et comprendre aussi qu'un couple ça s'entretient...

 





jeudi 7 mars 2013

Joue au psy ! (4)


Joséphine n'en peut plus.
Elle pense de plus en plus à son collègue de travail, même lorsqu'elle a des rapports sexuels avec son mari. Du coup son mari la gonfle et elle n'a plus de désir pour lui.

Pourtant elle connaît peu ce collègue et il ne s'est jamais rien passé avec lui, leurs relations sont purement professionnelles.

Elle souhaite sortir cet homme de sa tête.

Qu'en pensez vous docteur ?

A vos écrits !

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Franchement, je ne sais plus quoi dire. Vous devenez super bons psys !

Oui Joséphine n'en peut plus, mais on ne sait pas vraiment de quoi. Elle fini en annonçant qu'elle veut sortir son collègue de sa tête, mais rien ne nous dit qu'elle parle bien de cela.

Fantasmer sur son collègue de travail pendant ses relations sexuelles avec son mari n'a rien d'une tare. Son collègue ou Brad Pitt ou un mec imaginaire, c'est pareil. Le plus difficile est certainement de se retrouver face à face le lendemain matin avec la réalité. Quant on fantasme sur Brad Bite, on sait, à part si on s'appelle Angelina Jolie, qu'on ne le verra pas le lendemain. Pas de culpabilité, pas de honte (et parions que A. Jolie fantasme sur quelqu'un d'autre...). Là, Joséphine, elle fantasme sur son collègue et on peut imaginer que cela pose un problème car lorsqu'elle le voit le matin elle l'imagine dans une position, son "instrument" à la main ou je ne sais quoi de sexuel qui peut générer face à lui une certaine gène. Or cela pourrait être marrant, il n'en n'est rien pour Joséphine. D'où peut être le fait que cela devienne obsessionnel. 

Or vous l'avez compris si vous lisez ce blog depuis quelque temps, dans l'obsession il y a toujours l'envie inverse. Celui qui se lave les mains 50 fois par jour n'accepte pas l'idée d'avoir envie d'avoir les mains sales. Joséphine, elle n'accepte pas l'idée de ne plus penser à ce type. Pourtant c'est sa demande.

Le mari de Joséphine la gonfle et elle n'a plus de désir pour lui, mais si vous lisez bien c'est uniquement parce qu'elle passe son temps à penser à l'autre. L'autre rempli toutes ses pensées, son temps. Elle ne peut plus penser à son mari ni à son désir. 

Et vous remarquerez qu'elle ne vous dit pas qu'elle désire son collègue. Elle fantasme sur lui certes mais uniquement dans un contexte bien précis : lors de l'acte sexuel avec son époux.

On peut donc percevoir qu'il existe une problématique sexuelle entre elle et son compagnon. S'ennuie-t-elle avec lui ? A-t-elle remplacé son visage par celui de son collègue (seul moyen d'avoir des relations sexuelles) ? Mais surtout a-t-elle tout simplement encore envie de sexualité ? Car si elle nous dit qu'elle n'en n'a plus envie avec son époux, elle n'en n'a pas non plus envie avec son collègue. Elle ne cherche même pas à le séduire et n'attend pas de lui qu'il lui renvoie une image de femme attrayante. On est face à une absence de désir tout court. Et le désir c'est le sel de la vie.

Joséphine s'ennuie dans sa vie. 
Son collègue n'est qu'un dérivatif. Le symbole d'une autre possibilité de vie.
Ce mari là, bof...
Cette vie là, bof...
Le collègue représente la nouveauté. Le besoin de passer à autre chose, dans un dynamique moins plan-plan. 

Alors elle souhaite sortir cet homme de sa tête. C'est elle qui l'y a mis, lui n'a semble-t-il pas cherché à y être.
Pendant qu'elle pense à lui, elle ne pense pas à la réalité. Et c'est pour cela que c'est obsessionnel, car cesser de penser à lui permettrait à ses vraies problématiques de refaire surface dans son esprit. Il est la censure. 

Joséphine devra travailler sur ses problématiques d'ennui, de jeunesse "perdue", de renouveau. Et peut être passer à autre chose. Mais en acceptant que ses problématiques fassent surface, son obsession disparaîtra brutalement. Elle passera par un épisode de déprime et en sortira si elle accepte le changement.





lundi 4 mars 2013

Joue au psy ! (3)

Un homme de moins de 30 ans se plaint de pannes sexuelles.
Depuis quelques mois, à chaque essai avec une fille, il n'arrive pas à faire l'amour.
Or c'est nouveau car avant il n'avait pas de panne avec les filles rencontrées en soirée.
Il en a parlé à sa sœur qui lui suggère que sans doute il a besoin d'être amoureux pour y arriver.

Qu'en pensez-vous docteur ?

A vos écrits !

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Vous avez de bonnes questions et il est vrai que nous disposons de peu d'infos, c'est tout le problème des questions posées par le net, on fait avec ce qu'on a.

Alors d'abord il sera nécessaire que des contrôles médicaux soient effectués car avant d'envisager toute problématique psychologique, il peut exister des raisons physiologiques isolées ou conjointes...

Mais, partons du principe que tout va bien et constatons que ce jeune homme nous dit. 
Il nous dit qu'avant tout allait bien, mais qu'aujourd'hui ça ne fonctionne plus.
Hier il allait en soirée, il s'envoyait en l'air et ça fonctionnait.
Aujourd'hui, il veut faire l'amour mais ça ne fonctionne pas.
La différence vous saute-t-elle aux yeux ?
La différence est dans les relations. Avant c'était crac crac boum maintenant c'est "love me tender". 
Il semble donc que le fait de vouloir être dans une relation stable, amoureuse pose problème. Peur de l'engagement ?
Or s'il a peur de s'engager, d'être amoureux ont voit bien qu'il y a un autre problème.
C'est celui de la soeurette.

Oui, je suis d'accord parler de sa sexualité avec sa soeur est assez inhabituel. Cette intrusion -c'est le moment de le dire- dans l'intimité de l'un comme de l'autre relève d'une problématique incestueuse, psychologiquement s'entend.
Et la soeur de ce jeune homme est une grande maligne. Alors qu'il a peur de s'engager et que cela créé chez lui des troubles érectiles, elle lui conseille judicieusement qu'il faudrait qu'il tombe amoureux pour que sa sexualité reprenne son fonctionnement. Or c'est justement ce qui le "coince".
Elle lui propose donc la solution qui va mettre fin à sa sexualité avec d'autres filles.
Et qui c'est qui garde alors le partage de la sexualité ? C'est elle !
Après tout, la seule capable de l'écouter, de le conseiller c'est elle.
Certes ça reste psychologique, verbal mais la sexualité resterait entre eux.

On en saura que conseiller fortement à ce jeune homme de cesser tout "rapport" à sa soeur, il ne s'agit pas de casser les liens mais bien de ne plus parler de sexualité.
Il lui faudra travailler sur le peur de l'engagement, car il semble qu'ici l'engagement soit celui de la relation frère/soeur. Et on comprendra que cette relation pseudo incestueuse ne pouvant donner lieu à engagement, l'érection devienne difficile. Plus il se rapproche d'elle, plus l'accès à la sexualité devient difficile. Bref, elle ne le fait pas bander...

(quant à l'alcool, certes je veux bien entendre le côté relaxant à petite dose, mais l'alcool est néfaste à la fonction érectile).





dimanche 3 mars 2013

L'Opéra Garnier

Soyons culturel aujourd'hui.
Comme toute bonne parisienne (enfin bonne, bonne et demie hein), les monuments parisiens je me les suis coltinée petite (merci papa, merci maman). Une fois qu'on les a vu, on n'y retourne quasi pas et surtout on ne les voit plus. Les parisiens sont tous blasés, c'est bien connu.
Y a encore des trucs que je n'ai pas fait (ou plutôt vu ou visité) (je ne dis pas que j'ai tout fait non plus, je vous vois venir bande de pervers) et l'opéra Garnier, appelé aussi "opéra de Paris", c'était le truc imposant place de l'Opéra (comme il se doit) mais que je n'avais jamais vraiment visité.
Certains en déduiront fort justement que je ne vais jamais à l'opéra. Ils n'auront sans doute pas tort, mais sachez qu'il n'y a pas qu'à l'opéra qu'on peut voir et écouter de l'opéra à Paris croyez-moi. D'ailleurs à l'opéra on n'y va pas toujours que pour voir et entendre de l'opéra. C'est compliqué et pas clair je sais. Mais les parisiens qui me lisent, il y en a, m'auront comprises. Les autres aussi parce que vous n'êtes pas taré(e)s.

Breeeffff, j'ai visité l'opéra Garnier.
Un jour où la salle de spectacle n'était pas visitable.
(j'en vois qui se marrent devant leur écran).
Ben oui, j'ai mal choisi ma journée, mais comme ça faisait déjà deux fois que je venais (je suis tenace) et que les visites étaient fermées - exceptionnellement- ces deux fois là,  je me suis tout de même lancée.
Faut ce qu'il faut.
Bon déjà, c'est pas parce que la salle de spectacle n'est pas visitable que le prix du billet d'entrée diminue (9 €). Vous me direz chez Disney c'est pareil, c'est pas parce que les attractions ne sont pas accessibles car privatisées par je ne sais quelle entreprise qui pense que payer une journée au Monde des Poupées va mettre en place une synergie dynamisante vectrice d'enthousiasme, de motivation et de créativité au sein de ses équipes que le billet pour les pov' visiteurs est moins cher (je m'égare là non ?).

Non, je n'ai pas pris la visite guidée. Et j'ai bien fait, vous verrez plus tard pourquoi. Encore que c'est une question tout personnelle.

Il y a une expo temporaire de costumes de scènes, vous en verrez donc un peu partout sur les photos. Il fait sombre dans l'opera, donc les photos sont prises en mode nuit...

Alors que voit-on dans l'Opéra Garnier ?

L'entrée, monumentale avec le grand escalier.













Les foyers, décorés en Art Déco, avec leur ascenseur aux mosaïques d'origine



 
 

 









Le Grand Foyer, bien plus beau que la galerie des Glaces de Versailles







 Le salon du Glacier, très clair






La bibliothèque (toute petite) et dans laquelle se croisent tous les groupes en visite guidée.


Les salles d'expo, si on peut appeler ça comme ça...








Pour conclure, il y a des belles choses à voir, mais je regrette qu'en fait on ne puisse visiter qu'environ 10 % du bâtiment.

Les groupes pour les visites guidées sont au moins composés de 50 personnes. Ca se croise dans les couloirs et ça se bouscule car plusieurs groupes circulent en même temps. A éviter, attendez que le groupe soit passé et profitez -seul(e)- des salles. Si vous avez besoin d'explications, il est toujours possible de vous caser dans un groupe mine de rien. Mais si vous bouquinez un peu avant, vous vous en passerez très bien.

Pour sortir, obligation de passer par la boutique où vu le prix des "souvenirs" made in China il y aurait de quoi renflouer la sécurité sociale rien qu'avec un porte clé. Beaucoup de DVD de spectacles. Boutique Repetto avec les derniers modèles tout au fond pour les puristes et les amateurs/trices de danse.

Compter 1h à 1h30 de visite... le temps de prendre plein de photos !

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