mardi 23 avril 2013

Gérer sa colère

La colère est un sentiment comme un autre. C'est, contrairement à ce qu'on veut bien en dire, souvent un sentiment positif car la colère aide à se sortir de situations difficiles. 

Comme je viens de l'écrire la colère est issue de quelque chose qui atteint une valeur interne. On a pour habitude de résumer par


humiliation --> colère --> révolte (et passage à l'acte)

La colère est parfois bonne conseillère car source de stress elle pousse à la réaction physiologique, à la préparation à l'action et donc à la défense, qu'elle soit verbale ou physique. 

Mais la colère a tendance à faire déraper. Car, comme nous sommes bien élevés et que notre censure est bien construite (et qu'on a surtout peur du code pénal) le passage à l'acte est retenu. Le stress est trop contenu, il devient négatif et peut nous pousser à des comportements inadaptés soit débordants, pour ne pas dire exaltés, donc socialement inacceptables (en d'autres temps tuer celui qui vous énervait était totalement acceptable, ce qui faisait baisser la colère et donc le stress, question de Société et d'époque).

La colère est généralement orientée vers les autres mais elle peut l'être envers soi. D'ailleurs même en se prenant aux autres, on s'en prend aussi à soi, c'est le moment idéal pour faire une crise cardiaque ou un AVC... Vous me direz faire l'amour aussi... ça se défend j'en conviens.

Ok vous êtes donc en colère. Mais qu'est-ce qui vous met donc en colère ?
Lorsque votre colère explose prenez vous le temps de vous demander ce qui peut bien vous mettre dans un état pareil ?

Une parole ? Les paroles s'envolent et n'ont que la valeur que vous voulez bien leur accorder.
Un acte à votre égard ? Pourquoi cet acte a-t-il eu lieu ? Y avait il une situation particulière ? Votre vécu vous pousse-t-il dans une situation précise ? Votre comportement a t il été mal interprété ? Qu'est-ce qui a bien pu pousser cet autre a faire ceci ?

En tout cas, cela a provoqué du déplaisir, une frustration ou une atteinte à vos valeurs. Mais d'où viennent vos valeurs ? En quoi sont-elles supérieures à celle de cet autre ? La frustration vous devriez avoir appris à la gérer de multiples façons... Du déplaisir ? Etait-ce une souffrance, ne pouviez vous pas vous en soustraire ?

Demandez vous aussi ce que génère dans votre corps cette colère. Une pression interne, une envie d'exploser, l'envie de faire mal...


Je lisais il y a peu un article d'un point de vue bouddhiste sur la colère. Très intéressant d'ailleurs, mais partant du principe que nous avons tous la possibilité de nous soustraire d'une situation qui générerait de la colère et qu'il fallait se mettre à la place de cet "autre" générateur de colère afin de comprendre sa colère et sa souffrance à lui. Entre celui qui fait souffrir et celui qui souffre, il faut plaindre les deux. Oui, oui j'entends bien. Mais cela c'est bien gentil lorsqu'on est extérieur à la situation, mais lorsqu'on est aux prises de la situation ? Un enfant en colère en situation d'abus doit il se demander contre quoi est en colère son agresseur afin d'aller mieux ? "je le plains mon agresseur"... Cela est possible. Après. Bien du temps après. De même au moment où un individu dans la rue vous tabasse parce que vous n'avez pu lui donner une cigarette, compatissez et plaignez sa souffrance pendant que vous subissez ses coups. Ne vous mettez pas en colère car ne plus des coups, le débordement d'adrénaline vous fait risquez une accident cardiovasculaire.

Seule la colère vous sortira de là. L'instinct de survie, la pulsion de vie.

Après vous aurez tout le temps que vous voulez pour comprendre la colère de l'autre (et du coup sa violence) et vous débarrassez de la vôtre au cours une bonne psychothérapie, je ne dis pas le contraire. Mais sur le coup, là subitement j'ai comme un doute. 

J'ai rencontré bien des patients abusés qui s'en sont sortis psychologiquement grâce à la haine. La haine de leur abuseur pendant l'acte, la haine du parent incestueux, de l'ami maltraitant... La haine leur a permis de survivre, de supporter, de s'annihiler aussi c'est vrai parfois. Car la haine comme la colère, vous transforme en monstre. Mais cela les a aussi aidé à se reconstruire "autrement" pour avancer. La psychothérapie les a aider ensuite à en sortir. 

J'ai rencontré aussi des patients qui ne ressentaient plus aucune émotion, tout avait été "trop" lors du trauma. La seule émotion abordable était la colère. Mieux vaut la colère que rien.  La colère est facilement activable. D'autant que chez les patients, s'ils sont là, c'est qu'en général ils ont vécu un trauma quelconque contre lequel ils sont en colère ou au moins contre la situation ou la personne qui a généré le trauma. Et c'est en faisant (ré)apparaître la colère qu'ils ont pu accéder ensuite à d'autres registres émotionnels. 

Il est vrai que dans la vie, nous ne nous faisons pas tout le temps abuser (enfin si, par le marketing !) et que nos réactions sont parfois disproportionnées. D'où le fait que parfois la colère n'a pas de raison d'être. Elle est basée sur un énervement déjà présent, une contrariété qui fait que la colère est là, juste au bord. Mais elle ne serait pas nécessaire en fait pour régler la situation présente. Prenons un exemple basique : la énième question de votre ado préféré alors que ça ne fait même pas 2 minutes que vous êtes rentré(e). Il s'agit alors d'en prendre conscience et d'accepter de la verbaliser. Dire "là il ne faut pas m'embêter, je suis déjà énervé, alors si tu ne veux pas que j'explose tu me laisses tranquille" n'est pas difficile en soi. Encore faut-il être capable de la reconnaître et oser le dire, car cela revient à exprimer ce que l'on ressent et donc à se découvrir.

Comme je l'expliquais dans des situations quotidiennes la colère n'est pas toujours dirigée contre la personne qui la reçoit. Ainsi une ado violente contre sa mère pourra être en fait être en colère contre son père peu présent ou peu valorisant, mais comme il est plus facile de s'en prendre à sa mère qu'au père, c'est la personne la plus facilement atteignable et vulnérable, voire tolérante qui prend. On retrouve ce processus dans les violences conjugales, où la personne violente règle avec son/sa partenaire une problématique enfant/parent qu'il est impossible de régler en "vrai".

Vous aurez d'ailleurs remarqué qu'il est plus facile de se mettre en colère contre quelqu'un perçu comme plus faible que soi (que ce soit physiquement ou psychologiquement) que contre quelqu'un perçu comme plus fort. Dans ce dernier cas, la colère n'arrive pas à s'extérioriser même si elle est présente en interne. Nous ne sommes pas fous, nous ne tapons pas sur quelqu'un qui risque de vous le rendre surtout au centuple !!

Nous savons donc bien en général contrôler notre colère. Certains ne savent pas et explosent pour un rien. La frustration, l'humiliation est partout même là où elle n'est pas et toute situation génère de la colère. Contrôler sa colère s'apprend. Cela s'apprend très jeune. Les jeunes enfants sont tyranniques, tapent du pied, exigent, hurlent. Je te leur foutrais une baffe tiens ! Non je blague, car c'est répondre à la colère par la colère (même si ça fait du bien des 2 côtés parfois), mais cela ne recherche pas la compréhension de la cause de la colère. Pourquoi un enfant fait il un scandale parce qu'il n'a pas eu son tour de manège ? Est-ce vital ? non bien sur. D'abord il ne supporte pas la frustration, il va devoir apprendre qu'il faut savoir attendre et que c'est en attendant que les choses qu'on obtient ont un goût merveilleux. Ensuite il va devoir apprendre qu'il y a des cas où ce n'est pas possible, par exemple le budget est serré. Et que ce n'est pas en exigeant et en exprimant de la colère qu'il va obtenir ce qu'il veut. La gentillesse, la tendresse sont bien plus efficace. Bref, on va lui apprendre à attendre et surtout à savoir manipuler pour obtenir ce qu'il veut. Vils parents pervers va ! lol

A l'âge adulte, on rencontre encore de ces grands enfants qui n'ont pas appris à gérer leur colère. Certains font du sport pour se défouler, c'est bien. D'autres harcèlent, agressent verbalement voire physiquement, ne supportant pas la frustration et l'échec. En psychothérapie ils vont devoir apprendre les règles sociales mais aussi des petits "trucs" pour retenir leur colère. Et surtout faire un fort travail sur eux-mêmes pour comprendre contre qui ils sont vraiment en colère. Par constat, souvent les patients arrêtent la thérapie lorsqu'ils arrivent à cette phase, car la colère contre cette personne ou cette situation est inacceptable donc inabordable.


Ah oui, j'oubliais un truc important : y'a plein de gens qui vous disent 'je ne le pensais pas je l'ai dit sous le coup de la colère'. Menteurs ! Bien sur qu'ils le pensent et même que pour une fois ils ont osé dire ce qu'ils pensaient vraiment car dans la colère difficile de se retenir...





32 commentaires:

  1. Salut Vergi, forcément, je me sens appâtée par ce sujet.
    Je suis en désaccord avec toi sur quelques points, et c'est ça qui permet la discussion !
    Déjà en tant qu'artiste martiale je peu t'assurer que les grands et vrai combattants te diront que la colère ne sert à rien dans un combat, à part à perdre ta lucidité, elle aveugle. (t'as pas vu le dernier samouraï no penser zen etc..?) Oui c'est une énergie, mais il faut la transformer, le bouddhisme nyingma dit que la colère transformée donne la clairvoyance, c'est pour cela qu'on peut avoir des paroles incisives dans certaines disputes. Ce courant nous dit aussi que l'on doit non pas se demander qui ou ce qui nous à mis en colère, mais pourquoi nous sommes-nous autorisé à nous mettre en colère. Les "théories" bouddhistes ne sont pas que palabres, elles sont expérimentations, ainsi les plus grands guides n'ont pas vécus dans du coton. La haine et la colère détruisent le corps, à long ou court terme. Je trouve que de se dire que l'autre est dans un tel état de détresse qu'il en vient à agresser quelqu'un aide à transformer sa colère....en compassion, et pourtant moi non plus je n'ai pas vécu dans du coton. Les victimes ne réagissent pas toujours avec colère, et il y a des mécanismes de défenses plus évolués que d'autres non?

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  2. C'est partir du principe que celui qui agresse est en état de détresse, ce qui n'est pas toujours vrai, car certains y prennent un vrai plaisir et cela devient un principe de vie. Lorsqu'une femme brûle son enfant avec une cigarettes sur 50 points du corps, je devrai la plaindre d'en être arrivée là, surtout lorsqu'elle dit que c'est super marrant et que ça lui a plu. Certes je pourrai la plaindre d'être tombée si bas et d'avoir échappé à tant d'humanisme et d'être aveuglée par tant de bestialité, mais ce que je vois ne me fait pas tendre vers le fait que l'humanisme est la norme, bien au contraire.

    D'abord le bouddhisme ce n'est pas des théories mais des règles de vie. Expérimentations ? je n'ira pas jusqu'à là, combien de groupes contrôles et quels contrôles des variables, dis moi ? Ce sont des constats généraux, comme tant d'autres. Certains sont avérés d'autres pas. Car ces règles de vie sont adaptées dans un milieu donné, à une époque donnée. Ne pas accepter leur évolution revient à faire de l'intégrisme.

    La colère n'aveugle que lorsqu'elle se transforme ou plutôt lorsqu'elle transforme celui qui la subit en "monstre". La colère peut éclairer, comme tout stress, tant que cela reste à un certain niveau. C'est justement ce niveau qu'il faut tenter de cerner puis ne pas dépasser. Aujourd'hui les combats martiaux ne sont que du sport, mais bien des sportifs te diront que pour gagner ils ont haï leur adversaire, ce qui leur a donner la force de les battre... Cela décuple les forces physiques, car la colère permet de dépasser les censures sociales. Encore une fois, question de situation et de limites. Certains enfants que j'ai vu en consultation ne sont sortis de leur situation d'abus que par la haine. Ce n'est pas cette haine qui les a atomisé psychiquement mais bien ce qu'il ont vécu.

    Croire qu'il existe une échelle de valeur dans les mécanismes de défense, revient à appliquer une règle sociale implicite de jugement. Pourquoi la colère serait elle moins bien que la compassion ? En quoi la compassion est-elle supérieure à la colère ? Qui a fait ce classement et quels intérêts avait il à mettre les émotions dans cet ordre ?

    Quant à ce que la colère détruise les corps, si c'est à long terme ça ne change rien. Et puis de toute façon, on meurt tous un jour et la compassion ne nous ajoute pas 100 ans de vie... Les dalaï lamas ne font pas de vieux os... ils devraient non ? lol

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  3. Oui cette femme est à plaindre d'être tombée si bas.
    Quand je dis "expérimentation" c'est que le savoir théorique est inutile, il faut en faire l’expérience (de la transformation de la colère en clairvoyance par ex)
    "D'abord le bouddhisme ce n'est pas des théories mais des règles de vie." heu excuse moi mais il y a bien tout une théorisation derrière, tu es bien catégorique!
    La société évolue, mais les émotions humaines ne changent pas, les mécanismes pour les transformer fonctionnent toujours, puisque la nature humaine reste ce qu'elle est.

    Quels sont ces constats avérés et non avérés dont tu parles?

    Je n'est pas besoin de me mettre en colère pour m'affirmer, ni même pour me battre.

    Tous les débutant ont le sentiment que la colère les aide.
    Je ne parles pas de combattants sportifs mais de véritable artistes martiaux, des maitres, aucuns d'entre eux ne te tiendra un discours soutenant que la haine et la colère sont des alliés en combat, aucuns. Pourquoi des guerriers (des vrai, des commandos d'élites) me disent que la colère est une ennemie?
    Je ne peu pas te suivre quand tu fais l'apologie de la haine, c'est extrémiste.
    Et ne pense pas que je ne comprend pas comment avec la haine et la colère il s'en sont sortis (oui c'est un force) mais c'est une lame à double tranchant. Ton but ses de les faire vivre dans le bien être non?
    Il me semble que j 'ai eu des cours de psy sur les mécanismes de défense mature et immature (humour, sublimation.....déni, dissociation etc)

    En quoi la compassion est supérieur à la colère? J'espère qu'un jour tu le ressentira, dans ton corps, bien mieux que de le comprendre dans ta tête.

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  4. "tombée si bas", mais en quoi est elle tombée bas puisqu'elle trouve cela normal ? Elle n'est tombée nulpart, elle est dans sa 'normalité", ce sont ceux qui ne fonctionnent pas comme elles qui, pour elle, relèvent de ne pas avoir compris ses instincts. Pourquoi plaindrai-je quelqu'un qui prend du plaisir et de la joie dans ce qu'il fait ? C'est chouette de jouir non ?

    Si le savoir théorique est inutile pourquoi y a t il une théorisation derrière le bouddhisme ? Tes écrits sont paradoxaux.

    Les émotions humaines ne semblent pas changer en effet, mais en fait je n'en sais rien et toi non plus. Nous n'étions pas là il y a 200 000 ans. Ce que je constate de la matière humaine c'est qu'elle naît agressive (j'en avais déjà parlé ailleurs) pour pouvoir survivre. L'agressivité n'est pas de la colère j'en conviens. Mais l'agressivité mène à la colère lorsqu'il y a frustration et la colère renforce l'agressivité, elle fait donc appel à notre pulsion de vie (même si elle croit que notre vie est en danger et qu'elle ne l'est pas).

    Bien sur qu'il n'y a pas besoin d'être en colère pour s'affirmer qui dit le contraire. Affirmation de soi va avec estime de soi, ça n'a rien à voir. Pour se battre, tout dépend de pour quoi et pour qui tu te bats. Je ne te parle pas de sportifs, mais de personnes en situation de violence. Lorsqu'on te jette contre un mur, 5 fois, 10 fois, qu'on te tape à coups de pieds dans tout le corps, que la souffrance t'annihile, ta personnalité disparait, tu arrêtes de penser, la chose émotion qui va te sortir de là c'est la colère. La compassion ? pas vraiment. L'amour non plus. L'agressivité qui s'exprime via la colère est pulsion de vie. Tu vas me dire qu'il a fallut arrêter de penser et que si cette personne avait continué à penser peut être aurait elle trouvé une autre solution et les points faibles de son adversaire. Bien sur c'est évident. Mais ce n'est pas toujours possible. Les commandos, j'en connais, réfléchissent pour ne pas se faire prendre. Ce n'est pas la colère qui travaille. Mais lorsqu'un de leur camarade se fait descendre juste à côté d'eux, la colère reprend le dessus mais comme ils savent la contrôler et la contenir elle va devenir stress positif, accélération de la pensée.

    Non le rôle du psy n'est pas d'emmener les patients dans le bien être mais dans leurs retranchements, la compréhension de leurs pensées, des apprentissages reçus, l'évacuation des traumas. Tout va dépendre de la demande du patient. Encore une fois, il ne s'agit pas de rester dans la colère, mais d'accepter d'y passer. D'ailleurs tu remarqueras que dans un deuil tu as obligatoirement une phase de colère. Pourquoi ne pas accepter la colère comme une émotion comme une autre ? Lorsque la victime n'arrive plus à rien ressentir, c'est la colère qui sera la plus facile à mettre en oeuvre en premier. Ce qui va réveiller les autres émotions, ouf l'amour pourra enfin surgir.

    Bon tu te défiles pour la dernière question.... Parce que tu n'as pas de réponse ?


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  5. Je vois pas pourquoi on devrait ou pas faire de vieux os, je vois pas trop de question, chacun est libre de choisir si il veut rester longtemps ou pas.

    Il ne faut pas rejeter la colère, je n'ai jamais dit ça, il faut la transformer. Les bouddhistes voient cette émotion comme une chance, car une fois transformée elle est positive, mais comme telle est à double tranchant.
    La pulsion de vie ne passe pas forcément par la colère. Bien sûr que au moment du drame tu n'est pas dans la compassion, je sais comment on sort de son corps, ta colère (lol) te fais lire ce que tu veux, parce que tu es en plein dedans là, la colère. je parle pas des sportifs (X3)
    Les commandos comme il savent transformer cette énergie vont...etc...donc ils réagissent pas avec leurs colère, sinon ils sont cuits.
    Quand à ton premier paragraphe tu es plus dans la provoque qu'autre chose, donc je sais pas si je continuer à discuter, travaille ta prise de Terre, en toute amitié.

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    1. Tu me fais rire car tu finis par dire l'inverse de ce que tu as dis au départ.... C'est exactement ce que je disais, la colère est positive et lorsque tu la contrôle elle te pousse en avant sinon elle ne fait que stresser négativement (ce que tu appelles double tranchant).
      Tu lis ce que tu veux, j'ai écris que la pulsion de vie c'était l'agressivité pas la colère, c'est écrit noir sur blanc. Je ne suis pas dedans justement, ça n'a aucun intérêt, je relève juste les incohérences de ce que tu écris.
      Ce que tu appelles transformer, je l'appelle contrôler. Ce n'est qu'une énergie, on ne la transforme pas, on la contient, on la retient, on la libère, elle pousse, elle freine.
      Mon dernier paragraphe ne faisait que répondre au tien dans lequel je te rappelle tu nous expliquais que la colère faisait mourir prématurément. Mais si la compassion aussi, autant rester libre de ressentir ce qu'on veut.
      Ce que tu proposes ne laisse pas de libre arbitre et part d'un principe de valeur bien/mal, c'est incompatible avec la psychologie qui part du principe que l'individu doit être le plus libre possible de faire/dire/penser ce qu'il veut.

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    2. non la colère est négative. elle est positif transformée.
      non non transformer et contrôler c'est pas pareil. La clairvoyance c'est plus de la colère. et si, on la transforme, c'est pas facile au début, mais ça s'apprend, non quand je dis double tranchant ça veut dire qu'elle agresse l'autre et sois-même. Mais tu es libre de détruire mais après viens pas réclamer un bien être.

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    3. "Mais l'agressivité mène à la colère lorsqu'il y a frustration et la colère renforce l'agressivité, elle fait donc appel à notre pulsion de vie (même si elle croit que notre vie est en danger et qu'elle ne l'est pas)."
      Wowowowo on peut comprendre les deux hein ! :)

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    4. C'est drôle de donner des valeurs positives ou négatives à des émotions... Pour moi il n'y a pas d'émotion négative ou positive. Toutes les émotions se valent, il n'y a pas d'échelle de valeur, avec une supérieure à l'autre. Elles sont toutes nécessaires à la survie et chacune vient soutenir l'autre.
      Ce qui serait plus proche de ta transformation, serait la sublimation je pense. Mais la sublimation ce n'est pas vraiment transformer, c'est déplacer pour contrôler.
      J'ai du mal à te rejoindre car je pense que tu perçois la colère avec un stéréotype basique de montée de pression, de visage rouge, de joue gonflée, d'envie d'exploser. Sais tu ce qu'est la colère froide Furia (tu parles d'un pseudo sur un sujet pareil !) ?
      Et je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi détruire ne procurerait pas de bien être... Cela renvoit à une valeur sociale qui est que faire mal c'est pas bien. Certes, je ne dis pas le contraire en tant qu'être humain personne n'aime l'idée qu'une autre personne puisse faire du mal puisque cela nous oblige à envisager qu'on puisse nous faire du mal. Mais si nous étions sur que cela ne nous arrivera jamais, serions nous si concerné ? Mais ça c'est une façon de voir égocentrée qui est devenue loi sociale pour se protéger (il y a écrit "tu ne tueras point" pas "je ne tuerai point"), mais sur le principe purement psychologique faire souffrir, être en colère a la même valeur qu'aimer ou aider.

      Et si je devais donner une valeur négative à une émotion, ce serait à la peur. Car elle fait perdre tout moyen, donne lieu à des réactions rarement contrôlée et cette émotion pour la contrôler et la transformer ça demande bien plus de travail que la colère. Pourtant la peur est vitale pour la survie.

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    5. Alors pour le bouddhisme nyingma la réaction initiale est la peur (de chose qu'on peut appréhender) , son énergie "distordue" (c en anglais alors..) donne la haine la colère l'agression la violence. Son énergie libérée donne
      (tu traduiras) Clarity, mirror-wisdom, penetrating insight.
      La peur est une énergie au même titre que la colère, transformée elle est positive, elle donne pas plus de mal ça dépend juste des gens.

      Non non ma colère à moi est (était?) très contenues, enkystée, chronique, je suis pas sanguine du tout, suis très rancunière (était?) au contraire.
      Tu as de drôle d'à priori sur moi, je sais qui je suis donc quand quelqu'un d'autre détruit je n'ai pas cette peur. Alors je ne sais pas ce que tu appelles "d'un point de vue purement psychologique", le corps et l'esprit sont liés, et je sais retrouver les effets de la colère sur le corps, en médecine chinoise on dit que ça brûle le foie, la compassion elle, libère le corps. Peut-être que si tu t'écoutais plus tu percevrai mieux le goût des différentes émotions dans ton corps et ton esprit.
      Transformée, on aboutit pas à une émotion, mais à une caractéristique de la personnalité qui se cultive, comme la générosité par ex.


      L'équilibre se situe entre la destruction et la miséricorde, càd que si je dois casser le nez de quelqu'un, parce que je juge (et si je me trompe tant pis pour moi) que je suis légitime (protection immédiate de la vie de quelqu'un ou la mienne) Je le ferai, mais je n’appellerai pas ma colère pour m'aider et je transformerai ma peur avant de passer à l'acte, puis dans un second temps, quelque soit l'issue, j'essayerai de développer ma compassion en repensant à cette situation.

      Tu te trompes sur ma notion du bien et du mal, la dernière fois j'ai foutu un coup de pied dans les parties d'un garçon qui pour moi avait dépasser les bornes...mais je l'ai fait très calmement lol, après je lui ai dit qu'on allait essayer de réagir en adulte lui et moi, et on a bossé ensemble. Mon lama lui, disait que dans sa grande compassion si il fallait casser le bras de quelqu'un pour le remettre sur le droit chemin il le faisait, faut pas croire qu'on est des niais lol, mais je maintient, que le compassion est mille fois supérieure à la colère.

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    6. La peur donnerait la colère et la haine et tout ce qui en découle ? Parfois oui, mais souvent non. La peur donne aussi la fuite, l'effondrement psychique... La peur est une énergie tout à fait, au même titre que la colère. Là je suis d'accord parce que tu ne classes pas les émotions du négatif au positif. Comme pour toute autre émotion, il y a des degrés. Avoir peur d'une araignée (phobie) est facile à "démonter". La peur est puissant lorsqu'elle devient irrationnelle.
      La colère n'est pas obligatoire chronique. La colère froide rend calculateur, planificateur, intelligent, elle aiguise les sens.
      Par "purement psychologique", je me suis mal exprimée, je voulais dire que je peux faire la différence entre ce que je vis et ressent au quotidien dans ma vie d'être humain et ce que vit et ressent en tant que psy. Un abus va me révolter dans le premier cas et générer beaucoup d'émotions que je peux contrôler, dans le second cas cela ne génère rien, que de la neutralité, juste le constat. Heureusement pour mes patients je ne suis pas dans le jugement, je ne classe pas leurs actes et leurs pensées selon des critères de bien et de mal. Le code pénal est la limite légale et sociale.
      Percevoir les émotions ne veut pas dire qu'elle ont prise sur nous. Mais d'un autre côté on peut décider de les lâcher l'une après l'autre ou toutes ensemble.
      C'est trop facile ton truc, tu tapes et après tu réfléchis et tu demandes pardon. Les cathos font la même chose en confession. J'ai tué untel, mais je me confesse, c'est absoud. C'est avant qu'il faut réfléchir. Réagir en adulte ç'aurait été de ne pas le frapper.
      Si tu considère que ce garçon avait dépassé les bornes, c'est que tu considérais qu'il avait atteint tes valeurs, ta réaction est donc de la colère rien d'autre. Sinon cela aurait glissé.
      Ton lama est un dictacteur qui est prêt à utiliser la force physique pour placer quelqu'un sur un chemin qui est celui de ton lama pas de cette personne. En quoi son chemin serait-il meilleur que celui de cette autre personne ? En quoi ce lama détient-il la vérité ? Quelle est la vérité ?

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    7. Oui enfin quand la peur donne la fuite on est toujours dans la peur là lol.

      Mais je lui ai jamais demandé pardon lol ! Et je ne me sens pas absou mais je culpabilise pas non plus! Non je vois pas obligatoirement de la colère,une fausse croyance tout au plus.
      Je juges pas, je dis qu'il est bénéfique de transformer, tu peu pas soutenir que la haine est bénéfique pour l'esprit et le corps.
      Et(pour le lama ) assistance à personne en danger? c'est une obligation dans les textes ! (c dans ce contexte évidement, il va pas taper quelqu'un comme ça)

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    8. Lorsqu'on fuit on cesse d'avoir peur puisqu'on s'écarte du danger. C'est comme si tu devais caresser un lion enragé, plus tu approches plus tu flippes, plus tu t'éloignes mieux tu te sens. Et tout devant, tu perds tes moyens ! lol

      Si tu l'as frappé parce qu'il remettait en cause une "croyance", c'est qu'il a atteint une valeur personnelle (acquise certes). Si cette atteinte à ta valeur ne t'avait pas mise en colère, tu ne l'aurais pas frappé. Tu aurais pensé, cela atteinte telle valeur mais cette valeur étant un acquis social, ce qu'il dit (ou fait) ne peut m'atteindre moi, je n'ai aucune raison de lui en vouloir et encore moins de le frapper.

      Assistance à personne en danger ? Mais qui défini le danger ? Tu ne parles pas d'un danger concret (comme risquer de se faire écraser par un camion), mais de ne pas être sur le "bon chemin"...

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    9. On était dans un contexte d'art martiaux, donc on échangeait des frappes, et je me suis permise de changer de cible, c'est tout, avec humour, bon lui forcément il a moins rit.
      Je parle d'une intervention sur une personne qui se fait agresser.

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    10. Faire mal à quelqu'un avec humour... Voila qui me laisse pantoise et qui nous rapproche du sadisme non ?

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  6. Ps: ce que cherche les bouddhiste c'est justement à arrêter de s'incarner...alors les vieux os... certains les donnent aux vautours.

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    1. oui mais Bouddha lui même n'a jamais atteint le renoncement,
      Les os, une fois qu'on est mort, ne nous servent plus à rien, les vivants peuvent bien en faire ce qu'ils veulent.

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  7. Vergi : qu'est-ce que tu appelles sublimation en psycho ? se sublimer = aller au delà en sautant des étapes ? en physique c'est effectivement une transformation, le passage directe de l'état solide à l'état gazeux sans passer par l'état liquide. Toujours en physique, une énergie se transforme mais on a du mal à la conserver ou à la contenir(ex. l'électricité qu'on transforme en chaleur). Donc si tu vois la colère comme une énergie je dirais qu'elle se transforme (amertume, dérision...).
    Je trouve également que c'est pas très sain d'agir puis réfléchir, ça donne bonne conscience. Dit comme tu le dis Furia ça me fait penser à certaines sectes...

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    1. y'en a qui suive la discussion ça fait plaisir ! ;-)
      Pour Furia, je l'ai déjà mise en garde, je pense qu'elle navigue en pleine dérive sectaire. Mais ce sont ces choix et tant qu'elle y trouve son compte nous ne lui casserons pas le bras pour la sortir de là ! lol
      (D'ailleurs je voulais faire un sujet là dessus la semaine prochaine car le rapport sur les dérive sectaire vient de paraître.)

      La colère est une émotion qui donne de l'énergie serait plus juste. la colère décuple les forces, mobilise l'ATP, l'adrénaline, le cortisol... C'est très physiologique, car psychologiquement il n'existe pas de définition de l'émotion. C'est indéfinissable même si on est capable de lister les émotions de base. Pour Freud, la sublimation c'est un détournement de la pulsion qui détourne la libido de la sexualité vers une autre activité qui donnera de la satisfaction. Ce n'est pas une transformation, mais un déplacement. C'est en cela qui je parlais de contrôle car on choisi ou pas de sublimer (certains ne font que ça).

      L'amertume et la dérision ne sont pas pour moi des dérivés de la colère mais plutôt de la tristesse.

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    2. Ha oui genre ça ne vous est jamais arrivé d'agir sans réfléchir?
      Et dire que la victime s'en sort grâce à se haine pour l'agresseur, ça vous choque pas? Que la colère est bénéfique? Mais ça va à l'inverse de la notion de santé.
      "Je suis en pleine dérive sectaire" mais ça veut rien dire cette phrase lol ^^ dans quelle secte suis-je? qui me force à penser, à m'éloigner de mes proches, me prend mon pognon et me pique mon cerveau? Je me suis jamais autant affirmée, j'ose m'opposer quand il faut, agir à l'inverse de ceux que j'écoute parfois. Je me considère même plus vraiment comme bouddhiste lol, mais je continue à utiliser leurs outils.
      Êtes-vous bien sûres d'être vous, aussi libre que vous le prétendez? De ne pas être bloqués par vos peurs et conditionnements? Alors Vergi? Dans quelle secte dangereuse suis-je? Comment peux-tu savoir si ce que je décris n'existe pas ou si c'est juste toi qui ne l'a pas expérimenté?

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    3. Parfaitement d'accord concernant l'amertume et la dérision! Nombreuses sont les fois où je l'ai expérimentai.
      Pour rebondir un petit peu sur le débat, j'ai l'impression que vous discutez selon des points de vue différent. Personnellement, je vois très bien l'absolutisme dont parle Vergibération. Frapper pour ramener dans le droit chemin est une démarche totalitariste en ce qu'elle ne dialogue pas avec l'autre: elle impose. On peutdire que 'oui, mais c'était pour son bien, ça n'était pas méchant etc etc ...'; néanmoins, ça reste un acte totalitariste parce que la douleur que l'autre va ressentir l'amènera plus à la colère, à l'amertume, qu'à la vérité. Et puis, honnêtement, c'est une preuve de frustration que de recourir à la violence. C'est admettre que la 'destruction' de l'autre lui est nécessaire; quelque part, je trouve que c'est l'aliéner. Parce que c'est brusquer, détruire sa liberté.
      D'un autre côté, peut-on se contenter de la liberté? Que le bien et le mal n'ait pas de justification suffisante pour établir une légitimité morale suffisante afin de construire une société sur ces valeurs, certes, mais est-ce qu'on peut se 'contenter' de la liberté des uns et des autres dans un cadre social donné? Et surtout, où donner une limite à cette liberté? Si ni le bien ni le mal n'existe en soi, qu'est-ce qui borne les sociétés?

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    4. Bonnes questions Maenwe. Ce qui borne notre Société ce sont les codes juridiques. Rien d'autre. Et ce ne sont que des limites sociales, rien à voir avec des limites psychologiques. Par exemple, si le meutre est interdit par le droit, cela ne veut pas dire qu'il n'est pas nos individualités. On le voit avec certains passage à l'acte agressifs qui ne diminuent pas (viols par exemple), il ne suffit pas d'édicter des lois pour cadrer la psychologie.

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    5. Furia (je ne peux pas répondre sous ton com)... Non normalement si tu as bien intégré les notions bouddhistes tu n'agis pas sans réfléchir. Agir sans réfléchir veut dire se laisser dominer et contrôler par les émotions. Normalement, il faut réfléchir avant ne serait-ce qu'aux conséquences pour toi et/pour pour l'autre. Agir sans réfléchir relève d'une problématique immature, infantile.
      Tu interprètes, et cela prouve qu'un point sensible a été touché. Tu réagis uniquement avec ta colère et de l'agressivité. Tu t'es fait avoir Furia. Tu peux nous faire la morale, mais tu es parmi ceux qui commentent celle qui exprime le plus de colère et qui se laisse dominer par tes émotions... négatives, selon toi, de surcroît. Faites ce que je dis, pas ce que je fais.
      Passons à autre chose.

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    6. Et dons si vous arrivez sur une situation d'agression que faites-vous? Vous regardez la victime perdre la vie en attendant la police? Ce bras cassé est à remettre dans un contexte de légitime défense (X2) C'est la loi je vous rappelle, et la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. Libre à lui après de réagir par la colère. ça vient de cette vieille légende qui dit qu'un moine bouddhiste ne tue jamais mais qu'il peut vous couper les quatre membres. Et les dictateurs qui font des bains de sang, ne pensez-vous pas qu'un spiner serait indiqué? Mais tout en disant que la destruction est parfois nécessaire, je continue de dire que la colère haine etc sont des vipères à deux têtes. Sachons intégrer ce qui nous paraît être opposés. Pas besoin d'être dans la haine pour agir sur une situation d'agression. Alors la colère c'est bien, mais défendre quelqu'un en tapant son agresseur c'est mal, je vous suis plus.

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    7. Parce que tu confonds violence et colère. Il peu avoir violence sans colère. Pas besoin d'être en colère pour se battre ou défendre quelqu'un et on peut être en colère sans vouloir se battre.
      Je ne dis pas que la colère c'est bien, c'est toi qui dis cela depuis le début. Tu attribues des notions sociales voire religieuses de bien et mal à des émotions. Je dis que la colère aide à se sortir de certaines situations. Je le répète je n'attribue aucune valeur aux émotions, je ne pense pas qu'il en existe des positives et des négatives, je ne pense qu'une ait plus de valeur qu'une autre.

      La loi dit que la liberté des uns commence où commence la liberté des autres. Ca c'est la Loi sociale. La loi individuelle, psychologique dit que la liberté des autres s'arrête là où notre peur commence.

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  8. Après 25 messages métaphysiques, je vais presque culpabiliser de revenir avec une question ultra terre-à-terre :
    J'estime (et mon entourage me le confirme) ne jamais me mettre en colère. Selon toi, est-ce plutôt une force, une faiblesse ou bien est-ce que ça dénote un trait de caractère spécifique ? (parce que j'entends tout et son contraire !)
    Je précise quand même que je tire une certaine fierté de cette capacité à gérer la colère (mais à l'inverse je suis incapable de gérer une personne en colère)

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    1. Quoi ? C'était sympa cette discussion non ? Même si on ne parle pas exactement de la même chose et qu'on ne regarde pas du même point de vue.
      Il existe des personnes qui en effet ne se mettent pas en colère. Je n'ai pas voulu entrer dans ce débat mais Furia m'a tendu la perche en parlant des "commandos". Des personnes qui ont bossé dans les commandos j'en connais, ce n'est pas qu'ils gèrent leur colère c'est qu'ils ont été sélectionné parmi plein d'autres aspirants pour avoir une personnalité peu émotive. Pas de peur, pas de colère. Enfin en tout cas de façon limitée.
      Ne jamais se mettre en colère est-ce une force ou une faiblesse ? Je n'ai pas la réponse. Mais il y a une chose évidente, c'est que la colère est une émotion. Et une émotion comme une autre. Si tu es capable de ressentir la tristesse, l'amour, la joie... pourquoi ne ressens-tu pas de colère ? Est-ce la seule émotion que tu ne ressens pas ? Normalement tu devrais ressentir toutes les émotions, même la colère. Ne pas ressentir que cette émotion relève d'un apprentissage. D'ailleurs maintenant que je repenses à ce que tu as écrit, tu ne dis pas 'je ne ressens pas la colère" tu écris "je ne mets jamais en colère"... Cela voudrait dire que tu la ressens mais que tu la contrôle. J'ai une patiente qui a peur de sa colère, pas pour elle, pour l'Autre. Elle ne se met jamais en colère, car elle sait que si sa colère affleure elle est capable de tuer l'Autre, donc surtout ne jamais jamais se mettre en colère. Qu'en est -il pour toi ?

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  9. Vergibération: Oui, ce qui bornent les limites sociales, c'est ce qui est dans le code juridique, en clair tout ce qui est contenue dans les lois. Bon, soit. Mais quelle est leur légitimité? D'où viennent-t-elles? Justement, tu le dis toi-même: les lois n'ont rien à voir avec les limites psychologiques. Admettons (et je l'admets bien volontier, puisque cela me parait vraisemblable). Cependant, si ces lois ne sont pas en accord avec les limites psychologiques, c'est à dire avec les psychée, on peut considérer qu'elles ne sont pas justes, non? Parce qu'édifier un code sur des réalités inexistante, c'est mal envers les citoyens, puisque c'est mal évaluer leur besoin, et mal y répondre.

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    1. Si tu as lu mon dernier commentaire à Furia, tu as une partie de la réponse. La limite c'est la peur. Nous avons interdit le meurtre non pas parce que ce n'est pas bien, mais parce que nous avons peur de nous faire tuer. Si nous savions que nous n'avions aucun risque dans notre vie, ni de nous faire tuer, ni de nous faire agresser, ni de nous faire rouler dessus, les codes n'auraient pas lieu d'être. Les codes (à part le code de la route) servent à contrôler l'autre, lui fournir des limites comportementales afin qu'il ne puisse nous atteindre négativement.
      Dans les codes, il y a une autre partie qui est religieuse. ben oui faut s'y faire, quelqu'un a édicter qu'il existait le bien et le mal, ce qui permet de justifier l'existence du Diable et par là l'existence de Dieu. On peut ne pas être d'accord, mais s'il n'y avait pas le Diable (le mal, la tentation, la colère...) il n'y aurait pas besoin de Dieu pour compenser. Je disgresse, mais pas tant que ça. Le problème en général c'est que beaucoup de personnes, et c'est ce que tente de faire croire certains gourous, croient que l'être humain est foncièrement bon. Il n'est qu'amour et jamais Ô grand jamais il n'envisage le mal. Le mal serait acquis. Mais c'est oublier un peu vite, et j'en ai déjà discuté ailleurs, que l'enfant naît tyrannique (survie). C'est oublier, en collant ses propres valeurs, que certains nomme "bien" ce que d'autres nomment "mal". C'est pour se protéger qu'il a fallut édicter des coutumes et des lois. On remarquera que les lois principales coutumières sont basées sur la protection de l'être humain et/ou de la Société dans laquelle il vit. Ne pas tuer : en soit tuer bof, mais tuer revient à faire souffrir ceux qui restent et à supprimer des générations futures. Ne pas commettre l'inceste : ouais bof (il y a des Sociétés archaïques dans laquelle cela a été pratiqué), le problème c'est que la reproduction via l'inceste mène à la dégénérescence génétique puis à la disparition de la lignée (voire de la race humaine). Donc nos codes sont basés sur des coutumes protectrices de l'être humain, puis elles ont été étendues sous forme de lois à la protection de l'individu (piquer son argent à quelqu'un peut le mener à la mort dans nos Sociétés)... puis à des formes qu'on jugera iniques (ou non tout dépend) de protection de sociétés morales. Le droit s'est détaché de la protection de la race humaine, mais se centre sur l'être humain. Mais en contrepartie plus on se centre sur l'individu, plus on doit édicter de Lois car l'être humain est capable de tout et surtout du pire !

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  10. C'est logique, mais, pour moi, cette façon de voir les choses donnent aux lois un pouvoir illégitime. Si on considère les choses de cette manière, alors, la seule chose qui justifie la 'moralité', c'est le seul intérêt des individus envers eux-même, ce qui est contraire à la notion même de morale. Evidemment, c'est une conception utopiste, ou plutôt irréaliste, qui a été contestée depuis pas mal d'années. Je comprends bien que nos sociétés sont, en grande partie, fondées sur des codes acquis de l'expérimentation: tuer revient à supprimer notre espèce l'inceste vire à la dégénerescence. Cependant, ce sont des mesures pratiques. Leur légitimité est purement conjoncturelle, et évolueront dans le temps. En soi, je ne récuse pas ce code, d'ailleurs.
    Cependant, (et j'en suis persuadé) n'y a-t-il pas des lois pouvant être posée comme intemporel et irrécusable, et dont la légitimité serait parfaitement établie? Que l'être humain soit bon, je ne le crois pas. Qu'il soit mauvais, je le récuse. Si l'homme, constamment, cherche à atteindre une forme 'd'idéale'; s'il s'efforce de faire 'de son mieux' (que ce soit en bien ou en mal'), n'est-ce pas qu'il est fondamentalement tournée vers le Bien?
    Cependant, loin de moi l'idée de dire qu'il est bon par nature. Simplement d'emettre l'hypothèse qu'il est 'fait' pour le bien, bien qu'il soit capable du 'pire'. Et que c'est là-dessus que devrait se fonder les lois de nos sociétés.

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    1. Difficile d'écrire sans se reporter aux notions de bien et de mal n'est-ce pas ? Pourtant, il faut s'en détacher car ce ne sont que des notions religieuses devenues sociales.
      Les lois universelles qui semblent exister sont très peu nombreuses et touchent -et c'est pour cela que je les citais- le meurtre et l'inceste. Ce sont des lois qui visent à protéger la race humaine.
      L'Homme naît "neutre" mais l'instinct de survie le pousse à devenir tyrannique. Pourquoi dire que cela est mauvaise ? En vertu de quoi ?
      Pourquoi l'idéal de l'être humain devrait il être de faire le "bien" ? Pourquoi pas le "mal" ? Les sadiques aiment faire souffrir et ils trouvent cela "bien". Leur idéal de "bien" est de faire du "mal". Et ils font de leur mieux pour y parvenir.
      Aujourd'hui nos normes comportementales sont basées sur des notions religieuses. Cela tend à changer. Les notions de biens et mal bougent, de même que les notions de pathologique et normal. Prenons l'homosexualité, la religion considère toujours que c'est mal, pourtant plein de monde considère que c'est bien (ou s'en fout tout autant que l'hétérosexualité). Avant c'était pathologique, de nos jours on ne peut même plus dire que c'est un Oedipe mal réglé LOL.
      Maintenant, s'il n'y avait pas des personnes qui tuaient, volaient, violaient, il n'y aurait pas besoin de loi.
      La morale, comme les Lois, à commencer par service la Société puis les individus. Oui les lois sont illégitimes, on l'a vu il y a encore peu lorsqu'une loi était passée pour répondre à 1 cas. Pour 1 personne ayant un comportement déviant, tous les composants de la Société sont contraints et considérés (voire jugés d'avance) comme étant capables d'en faire autant.

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  11. Voilà le genre de truc qui m'énerve : http://www.lepoint.fr/monde/video-fusils-pour-enfant-un-business-florissant-02-05-2013-1662963_24.php, faut franchement être stupide. A quand une loi ?

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