vendredi 7 juin 2013

Les effets de la méditation Jhana ou l'autostimulation des centres du plaisir

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Mais restons zen !

Des neurologues se sont penchés sur les personnes pratiquant la méditation. 
On sait depuis longtemps déjà que la pratique de la méditation favorise la diminution du stress et on la recommande en psychothérapie cognitivo-comportementale à certains patients.

La méditation contemplative dite méditation Jhana est particulière car ses pratiquants arrivent à une sensation de joie intense qui inonde tout leur corps et dont ils disent eux même que c'est bien plus jouissif qu'un orgasme.

la médiatation Jhana démarre comme une méditation "classique" puis repose sur 8 phases à passer qui apportent chacune sont lot de joie. Pendant ces 8 phases la personne en méditation perd le contact avec l'extérieur et est en altération de la conscience. 

La phase 1 apporte du plaisir intense.
La phase 2 étend le plaisir à tout le corps
En phase 3 la joie se transforme en contentement et sérénité
La phase 4 est une phase de paix et de repos
La phase 5 est appelée "espace infini"
La phase 6 est la "conscience infinie"
La phase 7 est le "rien"
La phase 8 est la phase de "ni perception ni non perception"
Les phases 1 à 3 sont donc centrées sur la joie et le bonheur et les phases 4 et 5 sont des phases intermédiaires.
Chaque phase isolant un peu plus de l'extérieur que la phase précédente. 
Le passage d'une phase à l'autre prend entre 5 et 20 secondes.

Aussi des psychologues comme des neurologues s'intéressent à la compréhension de ce phénomène, la quête du bonheur suprême restant le Graal de nos Sociétés (bon pour moi ce sera la superficialité suprême, mais l'extase n'est pas loin non plus ! lol).

Les dernières études montrent que les pratiquants de la méditation à long terme possède plus de matière grise que les non pratiquants. Mais 4 semaines de pratique suffisent à réguler l'attention et les émotions. Lors d'une séance de méditation Jhana, 11 zones cérébrales modifient leur activité et en particulier le noyau accumbens qui représente le système d'activation de récompense dopamine/opoïde.

Bien sur tout le monde ne peut atteindre cette altération de la conscience et seuls quelques rares pratiquants expérimentés sont capables d'expérimenter de la joie sans stimulus externe de récompense. Lorsqu'une récompense est obtenue chez les humains, comme chez les animaux, les neurones dopaminergiques sont activés et amène un plaisir subjectif. La stimulation peut provenir de n'importe quel canal, ça fonctionne de la même façon. Ce système intervient aussi dans les addictions. Les pratiquants de la méditation sont-ils accros à la stimulation de leur système de récompense ?

Quel suspens.

La médiation Jhana n'est pas une simple altération de la conscience, il n'y a pas d'hallucinations visuelles ou auditives ni de mise en jeu des sens et la diminution de l'activation des zones visuelles ou auditives est différente de celle qu'on observe en repos et cela jusqu'en phase 3. La méditation est uniquement centrée sur le sujet de médication. Et le système de récompense est activé de façon interne et non par les mouvements rythmiques du corps typiques dans ce type de méditation. Le cerveau est en fonctionnement global soit pour s'activer soit pour inhiber certaines zones. Et plus l'isolement du monde extérieur est intense plus d'activation de l'orientation diminue. 

Bien que lors de la méditation, le pratiquant affirme pouvoir déclencher la joie sur commande, contre toute attente le système de récompense dopaminergique n'est pas stimulé ni par des pensées, ni par des hallucinations sensorielles, ni par le rappel d'un souvenir sensoriel, ni par les mouvements rythmiques. Mais rien n'empêche qu'il soit activité par un fonctionnement en boucle rapide de l'un de ces stimulii ou par la mise en place de taches à accomplir dont l'accomplissement stimulerait le système de récompense (comme par exemple réussir à bien respirer à tel moment). L'activation du système de récompense est très forte, mais ce n'est pas lorsque le pratiquant dit qu'il a le plus de plaisir qu'il est le plus stimulé. 

Alors où la psy va-t-elle vous emmener ?

D'abord si vous êtes adepte de la méditation comprenez que la méditation Jhana n'a rien à voir avec la méditation transcendantale ni avec la médiation dite de compassion qui activent des zones et des ondes cérébrales différentes. 

Psychologiquement, on pense que l'atteinte de certains états d'altération de la conscience a permis la cohésion de groupes sociaux, d'où leur apprentissage facile. 

Mais le fait d'être capable d'auto-stimuler son centre de récompense a un effet négatif sur la survie de l'espèce car cela court-circuite la motivation d'activation de l'instinct de survie. Un individu qui s'auto-stimule ne répond plus aux demandes issues de l'environnement ou physiologique et est amené à ne pas survivre. Les neurologues proposent donc de se livrer à l'auto-stimulation de notre système de récompense avec précaution. Ceci dit avouons qu'aujourd'hui il y a de nombreuses façons de se sur-stimuler par le recours à de nombreux toxiques. La stimulation du centre de récompense peut aussi pousser à ne pas faire de projets dans le but d'apprendre, bouger ou travailler...  L'idéal serait non pas uniquement de stimuler mais d'être capable de le gérer et le réguler afin de rester adaptatif.




1 commentaire:

  1. Je ne connaissais pas du tout ce type-là de méditation, c'est intéressant.
    Passez une bonne semaine.

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