vendredi 5 juillet 2013

la psychologie, science des conditionnements

On m'a appris en fac -et ailleurs- que la psychologie était la science des comportements.

Et que le but des psychologues était de permettre à leurs patients d'avoir les comportements les plus adaptés avec ce qu'ils sont en eux (et non avec les attentes de la Société).

Il faut bien dire qu'avec le temps et l'expérience, j'ai compris une chose c'est que la psychologie n'est pas la science des comportements.
Non c'est la science des conditionnements.

D'ailleurs à la fac, une des premières choses qu'on nous apprend c'est les types de conditionnements qui sont susceptibles de nous manipuler. Y avait le conditionnement de type 1, de type 2, pavlovien... et j'en passe. Depuis mes années de fac, les noms ont changé mais les techniques restent.

Il y a bien sur l'éternel débat entre l'inné et l'acquis.
J'affirme haut et fort que l'inné a un bien faible impact dans ce que nous sommes et ce que nous faisons dans notre vie.

Mais j'affirme aussi haut et fort que les apprentissages infantiles restent prégnants toute la vie... tant qu'ils ne sont pas remis en cause.

Du coup, ce qui marche à 3 ans, ne fonctionne plus à 30.
Et parfois, ce qui marche avec les parents ne fonctionne pas avec le patron.
Pourtant, comme ça a bien fonctionné avant et que ces apprentissages sont devenus des automatismes de défense, on continue à les "coller" partout même lorsqu'ils ne sont pas/plus adaptés.

Le but de la psychothérapie cognitivo-comportementale va être de mettre le doigt sur les conditionnements infantiles.

Puis de permettre au patient de se rendre compte que ces conditionnements arrivé à un moment c'est lui et lui seul qui les met en place et les entretien.

Prenons l'exemple d'une jeune fille à laquelle sa maman, nutritionniste, a appris à super surveiller son alimentation afin que sa fifille chérie ne devienne pas grosse (car son fantasme d'enfant idéal vient nourrir son fantasme d'estime de Soi et d'image sociale). Et bien cette jeune fille à chaque fois qu'elle mange avec ses parents, fait attention. Et si elle ne fait pas attention, sa mère la rappelle à l'ordre.

Quelques années plus tard, cette jeune fille quitte enfin la maison. 
Elle passe devant une pâtisserie. Oh le bel éclair au chocolat !
Mais non, elle ne cèdera pas, elle risque de grossir et que va penser maman.
Mais maman n'est pas là. 
Elle n'est pas en face d'elle.
Elle ne dit rien.
Elle ne lui fera aucun reproche parce qu'elle n'en sera rien.
Et puis manger un éclair de temps en temps n'a rien d'une catastrophe.
Mais cette jeune fille fait comme si maman était là.
C'est dans sa tête.
Que va en penser maman ?
Mais maman n'en pense rien !
C'est cette jeune fille qui pense.
Elle qui renforce le conditionnement appris en se disant que si maman était là, elle dirait ci, elle ferait ça.
Mais fifille a grandi, maman peut toujours dire ce qu'elle veut, si fifille veut manger des éclairs c'est SON choix, plus celui de maman.

C'est un exemple, mais cet exemple vaut pour plein de situations.
Les patients ont été conditionnés, manipulés.
Il faut casser ces conditionnements pour recréer la liberté de choix.


Pour faire de la psycho, on apprend les conditionnements.
Ce n'est que pour mieux les comprendre pour permettre de les détruire en psychothérapie.

Demandez vous toujours pourquoi vous faites tel choix.
Le faites vous parce qu'il vous parait judicieux pour vous ou parce que vous cherchez à répondre à une attente dont vous ne savez rien ?

Conditionnement pavlovien : 
dès que la musique du marchand de glaces se fait entendre, les gosses salivent...
(les parents aussi)




1 commentaire:

  1. ça paraît logique... nos comportements découlent de nos conditionnements, ce que nous avons appris depuis tout petit, nos manières de faire et d'être dans telle situation... ensuite, il faut faire un tri, c'est d'ailleurs l'avantage d'être adulte, savoir et faire ce qui est bien pour nous même.
    il y a comme un fil conducteur. Par exemple, si pendant toute ta jeunesse on t'a dit que t'étais con, non seulement tu es conditionné à l'état de con, mais en plus tu vas y croire et, une fois adulte, tu attireras des gens, des situations ou des jobs qui continueront à alimenter cette identification. Difficile parfois de comprendre, prendre conscience de nos conditionnements. Heureusement, pour certains, leur petite voix :-) leur souffle gentiment que tout ceci est incohérent avec la notion de bien être et de bonheur. D'où les remises en question et psychothérapie (pour les plus courageux!).
    A mon goût, la société d'aujourd'hui est trop pervertie. Les gens restent coincés dans leurs conditionnements parce qu'ils croient que changer, ne leur apportera rien de plus puisque de toute façon, la société est comme ça ! Mais comme tu avais dit si justement dans un autre article, si nous changeons, la société changera. A croire que nous sommes conservateurs !

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