vendredi 2 août 2013

Terra Nova...

Comme il y a longtemps qu'une nouvelle série n'était apparue sur nos écrans, j'ai cru bon de me pencher sur "Terra Nova", sur je ne sais plus quelle chaîner.

Terra Nova est une série produite par Spielberg. 
Ce qui déjà n'est pas bon signe.
J'aime beaucoup les films de Spielberg, mais en ce qui concerne le choix des séries qu'il produit il n'est pas doué. De prime abord, cela ne préjugeait rien de très valable.

Et bien...
Tu le sauras à la fin.

Tout en faisant autre chose, je me suis coltiné les deux premiers épisodes de la série.

En gros on nous explique que désormais les humains ont pourris le climat de la terre. Il y a 50 ans, on nous aurait dit qu'il y avait eu une explosion nucléaire, il y a 40 ans qu'il y avait un cataclysme, il y a 30 ans qu'on avait été attaqués par des extra-terrestres (des méchants forcément), il y a 20 ans qu'on s'était pris un astéroïde sur la tronche, il y a 10 ans qu'on avait tout pollué et aujourd'hui qu'on a bousillé le climat terrestre.Il s'agit donc de faire culpabiliser l'humain et tout particulièrement le téléspectateur. "Regarde donc Ô idolâtre ce que tu as fait au climat et voit le monde que tu vas offrir à tes enfants !". Il fait gris, sombre, pas de soleil, un décor à la "Blade Runner" sans la pluie.

Ensuite, on nous présente une famille qu'on tente de nous définir charmante. 1 papa flic, 1 maman docteur en biologie immunologique et leurs 3 bambins. Le grand, la moyenne et la petite. Sauf que... dans ce monde pollué où il n'y a plus assez d'air pour respirer les couples n'ont droit qu'à 2 enfants. Et bien sur la charmante famille se fait choper. Le père part en tôle direct. Après tout dans son pays, à son époque (en 2200 et des poussières) c'est un criminel.

Sauf, que depuis quelques années certains humains triés sur le volet ont le droit de partir ailleurs pour reconstruire une nouvelle civilisation ("Terra Nova" voulant dire "nouvelle terre"). (Vous en déduirez donc logiquement que "Mamie Nova" veut dire "Nouvelle grand mère", quelle culture sur ce blog). Et comme par hasard sont choisis la charmante maman et ses deux grands enfants. La petite 3ème étant interdite de voyage car les familles ne sont composés que de 4 personnes (et du coup le père étant en prison, on se demande pourquoi la 3ème gamine ne pourrait pas venir puisque ça ferait 4 personnes...). 

Le père s'évade (on ne sait pas vraiment comment vu que c'est une prison super haute sécurité) et rejoint sa famille sur le pont de départ. Pont de départ pour les cinéphiles qui ressemblent fort à celui utiliser par les envahisseurs dans "Invasion Los Angeles" de John Carpenter et une porte dématérialisée, copie de celle utilisée dans "Stargate, la porte des étoiles". Et pour ceux qui s'inquiètent, la dernière gamine est planquée dans le sac à dos.

Bon pas de suspens, tout le monde passe la porte pour se retrouver dans le passé de la terre. A l'époque des dinosaures. Afin qu'on ne s'enlise pas dans une incohérence temporelle (si les humains ont vécu au temps des dinosaures, comment peuvent ils apparaître 60 millions plus tard ? Et si les humains ont commencé à polluer au Trias, la terre serait invivable bien plus tôt qu'au 23ème siècle et nous n'aurions pas eu la technologie pour revenir en arrière...), on apprend que les humains sont bien revenus en arrière mais dans un autre espace temps, un univers parallèle de la Terre. Air, arbre, fleurs, fruits, le monde est beau.

Donc Spielberg nous ressort un remake de Jurassic Park, avec les gentils dinosaures (les mêmes diplodocus) avec la gamine qui les nourrit à la main.

Sauf que moi, un monde dans lesquels les citoyens sont dirigés par des soldats armés jusqu'au dents auxquels il faut obéir, vous je sais pas, mais moi j'appelle ça une dictature.

Le chef des soldats tout en noir et pête sec ne vous rappelle pas quelqu'un ? Mais si, bien sur. La silhouette de Lee Van Cleef dans "New York 1997" toujours de ce sacré John Carpenter. Spielberg connaît ses classiques.

Alors bien sur le vilain criminel devient le héros (parce que du coup -presque- tout le monde a déjà oublié que c'était un criminel qui s'est pris 7 ans de prison et pour ceux qui, comme moi, n'auraient pas oublié le chef des soldats s'empressent de rappeler qu'ici son crime on s'en fout).

Le héros redevient flic, sa famille a une belle maison. La mère a retrouvé un super travail, le grand fils pleure sa copine, la grande fille commence à draguer et la petite nourrit les dinosaures. Fin du premier épisode.

Ah si si, j'ai oublié y a des méchants. Oh la "les classes 6", les fameux rebelles qui refusent de rester dans la communauté et qui tentent de détruire le monde rêvé du soldat en chef. Des vilains entrés on ne sait comment dans ce monde. Des anti-civilisation, qui volent de la nourriture, qui roulent en bagnoles blindées brinquebalantes et tentent de survivre dans la jungle entourés de bestioles très hostiles... et qui nous rappellent les rebelles sous-terrains de "Demolition man" de Brambilla avec un zeste de "Mad max"...


Au début du second épisode, je ne m'étais pas endormi, mais je m'étais encore plus sérieusement plongée dans une autre activité. (non je ne vous dirai pas quoi). 

Alors je ne sais même plus comment ça débute. Mince, c'est commencé.

Bref, ils sont de retour. Le soldat en chef a pris sous son aile le gentil flic.
Le grand fils tombe sous le charme d'une demoiselle (dont on sait tout de suite que c'est elle qui informe les classes 6 - y a que le chef qui n'a pas compris). Ils partent dans la jungle. Se font attaquer par les classes 6 puis par des dinosaures sanguinaires.

Mais entre temps, dans le camps de concentration, euh pardon dans le nouveau village à la campagne où des bestioles ailées attaquent. 
Je me dis "nooon, ils ne vont pas nous faire le coup des "Oiseaux" d'Hitchcock ?". 
Et si.
Bon les oiseaux attaquent tout le monde.
Ils rentrent dans la maison par l'aération (ben oui y a plus de cheminée...).
Ils attaquent la femme et ses gosses (qui s'en sortent, pas d'inquiétude).
On ne sait pas pourquoi ils attaquent. 
Mais bon comme la technologie est ce qu'elle est on comprend qu'en fait le camp est construit sur leur lieu de ponte et hop que la charmante maman nous fabrique en quelques heures une phéromone pour les attirer plus loin.

Ouf, tout le monde est sauvé.

Fin du second épisode. Qui pose quand même une question vachement existentielle : et quand ces "oiseaux" seront des millions, on fera quoi ? 

J'en suis encore toute retournée.

Ah juste un constat amusant. Vous avez remarqué l'inversion des rôles entre hommes et femmes. Avant c'étaient les mecs qui avaient la force, la puissance, le savoir et qui prenaient des initiatives. Les nanas se contentaient de hurler et d'être protégées. Là, ce sont les nanas qui en fait détiennent le pouvoir. C'est elles qui décident, c'est elle qui prennent des initiatives, c'est elles qui sont les chefs et qui se battent, c'est elles qui détiennent le savoir, tout en rappelant aux mecs qu'ils ne sont pas capables) (car la femme ne protège pas les hommes, elle se protège elle et ses enfants, les autres démerdez vous vous êtes censés savoir vous défendre). Et les mecs pleurent, souffrent, hurlent, ne savent pas quoi faire. Les pauv'.

Bon vivement le prochain épisode.
Que ne je regarderai pas.










3 commentaires:

  1. je parie que tu t'es acheté une balance hyper-précise et que tu mangeais de la confiture devant ta TV... Hum ça donne envie de regarder le truc en question, c'est fou! Qu'as tu pensé de Band of brothers et de The Pacific ? Et comme en ce moment on ne nous parle plus que du combat de Wolverine, à quand une analyse de X-men ?

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  2. Non je mangeais des groseilles... Na.
    Band of brothers était super nul. Ca part dune bonne idée ms je n ai absolument pas accroché et pourtant je m intéresse à la seconde guerre. L autre série dont tu parles je ne sais mème pas ce que c est.... Lol
    X-men et Volverine c e n est pas la même chose. Ds X men tout tourne autour de la relation entre Eric et Magneto, les mutants n étant que des accessoires au service de leur idéologie commune (c est juste la façon d y arriver qui les sépare).
    Je ne connais pas bien le personnage de Volverine je n en n ai que l image que véhicule Hugh Jackman (le dessin original étant plus bestial, moins humain) dont j apprécie je l avoue le physique (sauf le nez trop long. Ms ne dit on pas qu à la longueur du nez correspond un autre longueur ? Lol)

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  3. Sur le dernier paragraphe je suis d'accord avec toi, il est pas mal du tout !

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