vendredi 6 septembre 2013

Chez le psy, sortez vos mouchoirs !

Avec moi on se marre souvent. 

Des fois pas.

Des fois je dis des trucs pas drôles.
Des fois les patients racontent des trucs qui leur remontent et qui les font pleurer.

L'émotion monte, submerge et paf, le loup les pleurs.

Mais tadaaaaaa Super Psy est là !
Avec sa super boîte de mouchoirs.

Oh la, je n'en donne pas à n'importe qui.
Non juste à ceux qui le méritent. 
Mais non, juste à ceux qui ont de grosses larmes ou qui ont besoin de se moucher en même temps (et là, la main sur le coeur, je donne même deux mouchoirs).

En fait certains ne veulent pas de mes mouchoirs (pourtant tendus avec empathie), ils effacent rapidement les larmes qui perlent.
Surtout ne pas pleurer, surtout résister et ne pas émettre d'émotionnel.
Ne pas pleurer parce qu'on a appris que ce n'était pas super ou par pudeur, on ne pleure pas devant n'importe qui (et la psy est n'importe qui. Y'en a qui se souviennent que je suis Dieu ?)
A moins qu'ils aient peur que je leur facture le mouchoir en sus à la fin ??

Y'en a qui préfèrent LEUR mouchoir ! Lol 
Les patients sont prévoyants (les femmes surtout).

Les larmes ça fait couler le rimmel.
Et j'ai des patientes qui ressortent avec un look émo.
D'autres avec des yeux de lapins russes.
D'autres auraient bien besoin d'une compresse de thé sur les paupières inférieures.
Chez d'autres ça laisse des traces dans le fond de teint.
Bigre ! Y'en a aussi à qui ça ne fait rien.

Bref chez la psy on rit, on pleure, ce n'est pas comme la vache qui rit (mais ne pleure pas).
S'il y a bien un endroit où on peut exprimer ses émotions chez bien chez le psy. Lâchez prise, criez, riez, pleurez (non ne tapez pas, enfin pas sur la psy).

Une de mes patientes m'avait dit qu'elle ne pouvait pleurer qu'en consultation. Le reste du temps il fallait qu'elle montre une image forte, à son compagnon, à ses enfants, à ses proches. Pas question qu'ils la voient affaiblies, en pleurs, pas question qu'ils la consolent, pas question qu'ils sachent que quelque chose n'allait pas.

Chez le psy pas besoin de contrôle de soi, on se laisse aller et les larmes peuvent monter et sortir.
Il y a les petites larmes juste parce que l'émotion refait surface et les gros chagrins parce que le patient revit la scène, il ressent la souffrance, la tristesse, l'isolement peut être qu'il a ressenti à ce moment là. 

Des situations peuvent enfin être abordées, la censure a sauté et les émotions peuvent enfin s'exprimer.

Et le psy c'est aussi du transfert. Le patient pleure parce qu'il redevient le petit enfant sans défense, seul avec sa peur, son abandon.

Est-ce que le psy doit vous sauter au cou lorsque vous pleurez à chaudes larmes ?
Et bien non ! 
Car le psy se doit de rester ce qu'il est : quelqu'un d'extérieur qui vous aide à trouver votre chemin. Mais vous êtes adulte, c'est à vous d'apprendre à vous sécuriser, c'est à vous de trouver les forces qui vous feront rationaliser et prendre de la distance.

Je ne vous dit pas que je ne l'ai jamais fait, je ne suis pas une bête non plus.

Mais bon pleurez chez le psy, c'est l'occasion d'exprimer et de 'sortir de soi' certains souvenirs ou certaines sensations ou émotions qui restaient contenues. Le souvenir est vécu au travers du corporel ce qui diminue aussi les tensions et somatisation liées à ce souvenir.


(et laissez vos petits garçons pleurer, qu'ils apprennent un mode pour abaisser leurs tensions et exprimer leurs émotions)



32 commentaires:

  1. Bonjour,
    Moi je n'ai jamais reussi a pleurer chez la psy, j'y suis allé pendant 3 ans et j'aurais beaucoup aimé reussir a me laisser aller j'avais l'impression que j'aurais enfin pu "tout mettre sur la table" si j'avais reussi mais pas moyen. je riais beaucoup par contre, de crispation surtout. de ce fait j'ai toujours gardé cette impression qu'elle n'etait pas a mon écoute parce qu'elle ne reussissait pas a me mettre assez en confiance pour que je puisse me "lacher". j'y allais la peur au ventre et ressortais décue de ne pas avoir reussi a etre sérieuse.
    j'ai donc décidé d'arretter d'aller la voir en ne reprenant pas rendez-vous aprés les vacances. c'etait il y a 3 ans environ et le temps aidant, j'ai commencé a aller beaucoup mieux. mais, la vie étant ce qu'elle est, et été il a fallu que des amis demenagent dans une résidence avec piscine, qu'ils m'invitent a aller me baigner et que je me retrouve nez a nez avec ma psy, mon amie me la présentant comme une amie a elle aussi.... j'ai été chamboulée, bloquée, paralysée... genée...! (c'est la que j'ai cherché sur google "rencontrer son psy a la piscine" et que je suis tombée sur vous mais ceci est une autre histoire!)
    bref, cette rencontre m'a vraiment retournée, c'etait il y a 2 mois environ et ça commence seulement a aller mieux (c'est toujours pas le top mais c'est beaucoup mieux quand meme)
    au bout de 2 semaines aprés cette rencontre, j'ai repris rdv avec elle et nous avons pu prendre un "dernier rendez vous" qui a été salutaire et qui a eu le mérite de m'enlever la culpabilité d'avoir arrétté la thérapie de maniére moyennement correcte. mais ça ne m'a pas fait allé mieux pour autant.
    alors ma question est la suivante aprés vous avoir raconté un bout de ma vie :
    je me demande si je devrais aller consulter de nouveau ? alors oui ce n'est pas a vous de me dire oui ou non, (de toute façon la question, vous le remarquerez n'est pas tournée vers vous mais vers moi)
    j'ai beaucoup de mal a me laisser aller et je me demande si c'etait du a une incompatibilité avec ma psy ou si ça venait de moi. j'ai peur de retomber dans ce genre de lien qui m'a fait mal pendant ces 2 derniers mois, maintenant que j'ai mis un terme a cette relation je ne veux pas y retomber a nouveau avec quelqu'un d'autre qui servirait de "pansement sur une blessure infectée". en meme temps, je pense que ce ressenti mérite qu'on se penche dessus et je suis consciente que j'ai encore des choses a régler. je projette de faire un enfant d'ici quelques mois et j'aimerais pouvoir etre sereine pour aborder mon statut de futur maman... j'ai peur aussi de tomber sur un(e) thérapeute qui me décoive et d'etre a nouveau désemparée alors que pour le moment j'arrive plus ou moins a me redresser seule...
    bref, ne pas pleurer chez son psy qu'on voir 1 fois par semaine pendant 3 ans alors qu'on en ressent le besoin... la faute a qui?

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  2. Ah le psy dans la piscine hors cadre, une horreur pour ll patient !

    Puisqu il faut un fautif c est de ta faute. C est toi qui fait le plus gros travail en thérapie. Ta psy t ouvre des portes si tu ne les prend pas c est que tu résiste.
    Bon je continue la victimisation ?
    Si tu ne te laisse pas aller c est qu une partie de toi bloque et retient à la fois une information (secret ?) et les émotions qui vont avec.
    Les rEponses c est toi qui les a.

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    1. mouai... ca m'avance pas trop la...;-)
      je sais que c'est moi qui bloque mais je ne sais pas pourquoi ni comment lacher prise, je ne sais meme pas quelle information bloque... (y'a du taf lol) alors peut etre que je surrestime les dieux contemporains que sont les psys mais comment puis-je reussir a ne plus "bloquer" si ce n'est avec l'aide d'un psy? et, vu que ça a pas marché dans ma seule et unique expérience, oui je me remet en question... c'est un peu le serpent qui se mord la queue : je "bloque" sur l'expression de mes sentiments donc je vais voir un psy qui, vu que je bloque, ne peux pas m'aider... arghhh elle est ou la sortie?

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    2. Je n ai pas à t avancer, je ne suis pas ta psy et tu n es pas ici en consultation. C est un blog tu te souviens ? Si tu veux des réponses précises, tu retournes voir un psy. Chaque psy a ses techniques, les miennes sont parfois inhabituelles.... Maintenant si au bout du 4eme psy tu dis que tu n as pas trouvé celui qui te convient il te faudra accepter l idée que c est toi qui ne veut pas avancer zt pas les psys qui n arrivent pas à te débloquer.

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    3. oui, je sais bien que vous n'etes pas ma psy et que je suis sur un blog, merci.
      je ne cherche d'ailleurs pas une consultation ici je suis au clair avec ça et je suis navré si ça a pu etre pris différemment je me suis surement laissé emporté par mon exemple personnel.
      le fond de ma question n'etait en fait que :
      pourquoi on n'arrive pas a pleurer chez le psy alors que s'il y a bien un endroit ou ça devrait etre plus facile ce serait la?
      est-il possible qu'un psy ne mette pas assez en confiance pour que le patient se laisse aller ou est-ce toujours uniquement le patient qui se bloque trop ?
      comment "debloquer" un patient dans ce cas?
      je me suis basé sur mon exemple personnel pour mettre mes questionnement dans un contexte mais ca a un rapport avec le sujet de l'article (bah oui hein on est sur un blog ;-))
      je ne cherche ni le conflit, ni une approbation ni une réponse unniverselle. il est vrai que quand je me relis avec plus de recul je vois ou ont pu etre mes erreurs qui ont fait que vous ayiez cru que je me croyais en consultation mais ce n'etait pas mon but, j'ai ecrit vite ce que j'avais en tete sans me relire (l'ortographe s'en ressent d'ailleurs) c'est tout, j'ai été spontannée et me suis laissée emportée par un sujet qui me touche... puisque c'est le mien... merci de vos réponses en tout cas!

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    4. Non ce n'est pas ce que tu écris Pat, mais la façon dont tu l'écris. Il y a une telle colère dans tes mots, une telle volonté aussi de te montrer supérieure que ça ne donne qu'une envie, c'est de te jeter. Alors tu me diras qu'en fait derrière, tu as une faible estime de toi même et que c'est un mécanisme de défense, tu es sur la défensive, toujours réactive. C'est d'ailleurs pour cela que tu ne pleures pas, parce que pleurer c'est lâcher prise, ne plus être en colère, ne plus construire le "mur" face aux autres, se dénuder en fait, se montrer avec ses faiblesses. Oui tu as des faiblesses, nous en avons tous (enfin pas moi ! lol). Tu sais la colère c'est la seule émotion qui reste quand toutes les autres sont "coincées" derrière la censure psychique. C'est bien la colère, j'aime que mes patients soient en colère, ça prouve que les émotions sont toujours là. La colère c'est l'instinct de survie, la capacité à faire face. Mais la colère se révèle parfois totalement inadaptée. Lorsque tu auras fait tomber ton "mur", ta censure, celle qui tait ce qui doit être dit, ce jour là tu pourras pleurer.

      Comment débloque ? C'est au cas par cas. Je ne connais pas tes antécédents, et si ça se peut toi même tu ne sais pourquoi ça bloque. Il faut être en face du patient pour lire son non verbal et entrer en contact avec des facettes de lui même qu'il ne soupçonne même pas exister... J'ai parfois des patients qui me disent 'mais vous parlez à qui ?' et je réponds 'je parle avec la partie de vous qui ne peut parler mais qui s'exprime physiquement". J'obtiens des réponses et le patient part en me disant "je n'ai rien compris à la séance". lol Mais la psychée à compris.

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  3. tu es incroyablement généreuse ! 2 mouchoirs au lieu d'1 pour certain... y aurait-il du favoritisme ? hihii !! :)
    plus sérieusement, pleurer m'a toujours fait du bien, c'est toujours un bon moyen de lâcher la pression, mais surtout à l'abri des regards. Donc chez la psy c'est arrivé mais jamais très longtemps. Aussi, je me demandais si un adulte pouvait pleurer en dehors des séances psy ? si oui, est-ce que c'est l'enfant qui pleure ou réellement l'adulte ?

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    1. Ca dépend. En général les adultes pleurent peu sauf en cas de douleur physique ou de rire intensif. Mais le chagrin est rationalisé chez les adultes, donc lorsqu'un adulte pleure hors blessure ou blague intensive, c'est souvent l'enfant qui pleure ou la remontée de peur infantiles (l'abandon par exemple).

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    2. Ah bon ? Alors un adulte en principe ne "doit" pas pleurer ? (hors blessure ou blague intensive)

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    3. et ça existe un adulte qui pleure que dans ces deux cas là ou c'est une sorte d'idéal type?
      et ça a quel âge un adulte?

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    4. Emma : Il faut bien comprendre que pleurer est un acte narcissique, égocentré. Prenons un exempl : lors d'un enterrement, les gens ne pleurent pas le mort, ils pleurent sur eux mêmes, leur sentiment d'abandon "qu'est-ce que je vais devenir ?" "je vais le regretter".... En fait les situations qui nous font pleurer sont des situations qui font remonter nos problématiques profondes, infantiles. C'est donc l'enfant qui pleure pas l'adulte.
      L'adulte qui s'est construit sur des bases solides se suffit à lui même.

      Feo : ma réponse ci-dessus répond en partie à ta question je pense. Bonne question sur l'âge de l'adulte. C'est assez variable, mais entre 16 et 20 ans, une personne est adulte. Faut pas rêver tout se joue avant 14 ans. Les plus gros traumas arrivent avant cet âge en général, car après même si c'est difficile la personne arrive à gérer.
      (et juste pour répondre à ton autre message, je te dirai que c'est l'effet du contre-transfert. Je réagis d'abord en surface à ce qu'on m'envoie ensuite j'analyse ! ).

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    5. L'ensemble article et discussion est très intéressant, merci. Est-ce qu'on peut généraliser ce que tu dis sur l'adulte qui pleure à l'adulte hyper émotif, celui qui est "à fleur de peau", qui ressent les choses intensément?

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    6. Hyper émotif / dépressif même combat !!
      Ca pleure a tout va sur les blessures d'enfance. "Ma vie aurait été mieux si...", "tout serait tellement plus facile si...". Des regrets sur le passé...
      Parce qu'il faut bien comprendre que pour arriver à une blessure lorsqu'on est adulte (hors agression non programmée j'en conviens) c'est assumer qu'on a fait un choix, qu'on s'est peut être trompé. Or on fait tel choix parce qu'on a appris qu'il fallait faire comme si, choisir comme ça, respecter ceci, être en accord avec ça.... Bref, on pleure sur soi. L'égo est touché !
      Et les hyper émotifs, on se demandera pourquoi ils ne contrôlent pas leurs émotions ? Avec quoi est-ce que ça entre en résonance ? A quoi ça leur sert ?

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    7. mais une émotion peut être joyeuse, il n'y a pas que les pleurs dans la vie et ça peut être des trucs tout bête. Est-ce par opposition à leurs blessures qu'ils sont hyper réactifs aux bonnes choses? A quoi ça sert ? à mon avis à rien sauf s'ils savent décrypter et mettre des mots derrière.

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    8. Bien sut qui dis le contraire ? Nous avons plein d émotions chaucun avec des gradations.
      Mais c est tjrs la même question : à quoi sert cette hyper émotion ?
      Cela sert un but : ètre considéré comme une personne différente par exemple donc exister aux yeux des autres.... Etre protégé aussi car du coup les autres se font violence pour ne pas dire ou faire afin de ne pas "blesser" l émotif...
      L hyper émotif est il un manipulateur ?

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    9. je comprends ce que tu dis. J'ai l'impression qu'il y a manipulation dans plein de choses, la bouderie par exemple, et que ce sont plus les émotions négatives qui apparaissent dans ce cas. Est-ce que les émotions positives sont aussi visibles? je n'ai pas l'impression, tu peux avoir la chair de poule mais ça se cache facilement, tu ne passes pas ton temps à rire aux éclats.
      Je suis d'accord avec tu lorsque tu dis que c'est bon de pleurer et qu'il n'y a pas en avoir honte et avec l'idée que l'adulte qui s'est construit se suffit à lui même. En même temps qq chose me chiffonne, est-ce que l'idée que l'adulte se suffit à lui même n'est pas purement théorique? Je ne sais pas ce que donnerait un monde où chacun se suffirait.

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    10. peut-il être un manipulateur s'il ne fait pas exprès?

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    11. Comment savoir si un manipulateur manipule volontairement ou involontairement puisque le but est de manipuler en donnant l'impression de ne pas le faire ?
      En général les manipulateurs se savent manipulant. C'est facile à dire si on se content des manipulations comportementales donc visibles pour le manipulé et celui qui manipule. Or parfois -souvent- la manipulation est aussi psychologique. Et dans ce cas le manipulateur peut ne pas savoir qu'il manipule l'autre.
      prenons un exemple :
      Une jeune femme vient en consultation se plaignant que sa mère l'a toujours rejetée.
      Je vois la mère et je constate que la mère est en fait très aimante de sa fille et qu'elle se préoccupe vraiment d'elle. Pourtant je constate que cette mère dit parfois des phrases qui sont à double sens. Si on les prends au premier degré, elles sont sans importance, mais si on se penche sur les phrases on s'aperçoit qu'on peut les prendre dans un sens négatif (exemple : lorsque que L. était petite, ce n'était que du bonheur ! Au premier abord c'est un compliment mais cela sous-entend mine de rien que depuis qu'elle est grande ce n'est plus du bonheur). J'en discute avec la mère qui garantit que non jamais elle n'a voulu dire cela et qu'il faut prendre sa phrase au 1er degré. OK. La mère ne s'aperçoit donc pas qu'elle induit des schémas négatifs dans une communication à double sens. Je vois la mère et la fille ensemble, la mère prend sa fille dans ses bras pour lui faire des compliments et tout en lui disant qu'elle l'aime elle la repousse des mains. Il existe donc une pensée (donc consciente) positive à l'égard de sa fille, mais un inconscient (qui va jusqu'au comportemental !) qui rejette sa fille. Elle manipule donc inconsciemment, mais son discours à double sens exprime bien ce qu'elle ressent en vérité. Donc elle sait qu'elle manipule, mais surtout elle ne veut pas l'accepter car l'accepter reviendrait à dire qu'elle rejette sa fille ce qui lui est impossible, cela la ferait passer pour une mauvaise mère or elle se pose en victime exprimant sans cesse qu'elle s'est sacrifiée pour son enfant. Donc inconscient, inconscient et demi... Perso, je suis sûre qu'elle sait, mais elle ne l'admettra jamais. Et ça c'est un processus conscient qui consiste à persister à manipuler les autres en disant mais non je ne savais pas, mais non je ne pensais pas ça... tu parles !

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    12. Milady : les émotions positives sont aussi visibles. Si les pleurs peuvent se poser en opposé au rire, la tristesse peut être tue et la joie aussi. Les grandes douleurs ne sont elles pas muettes ? Les grandes joies aussi.
      En fait si on se penche sur le non verbal tout est visible et lisible. C'est un gros travers que j'ai et sans doute les autres psys, c'est de trop voir le non verbal. Trop non pas pour moi mais pour les autres. Les micro expressions je sais ce que c'est et si j'arrive à travailler avec des personnes dissociées c'est parce que je perçois un "avatar" là où d'autres ne verraient qu'une expression furtive.

      L'adulte qui s'assume seul est bien sûr théorique, mais il existe. Pour cela il faut des conditions simples : ne pas avoir subi de tentatives de destructions. Par les proches pas de problèmes, ne croyez pas que ça n'existe pas. Même s'il n'y a pas de parents parfaits (heureusement pour les psys ! lol) il y a des parents qui se débrouillent pas mal et qui essaient vraiment de ne pas faire grandir leurs enfants dans leurs propres névroses. Après il y a les attaques extérieures qui peuvent générer des souffrances. Mais tant que le milieu familial fait tampon, ça passe même si ça laisse des traces. Donc oui il y a des adultes qui s'assument et qui ont lâché la main au passé, aux parents, aux traumas.... Comme l'explique pas trop mal Bowlby (bien que je sois pas d'accord sur toute sa théorie), plus ta relation d'attachement est stable moins ce qui t'attaque te touche.

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  4. :)
    Mon psy me disait qu'il fallait que j'apprenne à pleurer, et je résistais, je résistais. L'une de mes plus belles séances, c'était à la fin de ma thérapie : je suis arrivée dans son bureau, je me suis assise, et sans un mot j'ai pleuré, pendant toute la séance. C'était ... magique ! J'étais tellement triste, mais j'avais appris à pleurer, à ne plus contrôler mes émotions.
    (et j'ai même pris un mouchoir du psy ce jour-là, peut-être même deux ! Et je me suis MOUCHÉE avec ! Aujourd'hui encore quand j'y repense, un sentiment de fierté m'envahit, comme si j'avais escaladé l’Everest !)

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    1. En fait ce n'est pas tant un contrôle qu'une censure. La psychée construit un "mur" derrière lequel est contenu quelque chose qui ne doit pas remonter et ce qui est caché, refoulé, tu, retient avec lui les émotions. Lorsqu'enfin le mur cède, les émotions arrivent (en vrac !) et le patient peut pleurer pour libérer sa tension interne.

      Bien sur que c'est bon de pleurer et il n'y a pas à en avoir honte.

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  5. Vous avez remarqué que certains pleurent de rage ?
    Et bien c'est le même processus. Car dans cette rage, ce qui a été attaqué c'est l'égo. Inadmissible !
    Mais si cet égo est si sensible et si réactif, c'est à la faute à quoi, à qui ?
    C'est donc souvent une blessure narcissique infantile qui refait surface.

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    1. ne serait-ce pas du au dosage de frustration ? ou le manque de reconnaissance (toujours sous-estimé et rabaissé dans l'enfance) ? et bien entendu, c'est la faute des parents !!


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    2. Tss tss le terme "parents" est généraliste en psycho. Ce sont en tout cas les personnes qui ont eu le plus de poids dans l éducation.
      La.frustration ce n est qu un refus de voir sa volonté narcissique réalisée.

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    3. est-ce que y a une valeur morale derrière les termes égo et narcissique en psy? dans le langage courant c'est plutôt péjoratif nan ? (genre, mal vu d'être narcissique ou égoïste)

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    4. ... "blessure narcissique infantile" tu dis ? eh bien je reviens sur le rabaissement : dire à l'enfant qu'il est mauvais, moche, nul (violence oral, et certainement physique en prime). Ca casse l'ego ça ! donc lors d'échec, ce serait cette dévalorisation qui referait surface. ce sont aussi des personnes exigeantes avec elles-mêmes, non ?
      Bon bah, je donne ma langue au chat

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  6. Je trouve qu'il faut du courage pour se montrer vulnérable devant un inconnu... et, même devant son entourage!

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    1. Ah ah ! Et en quoi pleurer serait il un signe de vulnérabilité ? Va au bout de ton raisonnement.

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    2. Quand on pleure, on montre où sont nos faiblesses. C'est là que je vois la vulnérabilité.
      Ça reste un avis très personnel ;) !

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    3. Mais non on voit juste que tu pleures ! On ne sait pas pourquoi... Les autres ne lisent pas dans les pensées !

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  7. Certains pleurent de joie aussi.
    Une larmichette pour un examen réussi, les premiers pas de son enfant...
    :)

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    1. Exact. Et on se demandera ce que ça vient remplir.... à part son narcissisme, l estime de Soi. Car si regarder les premiers pas de son enfant emplit de fierté (je choisis ici la fierté mais ça peut être une autre émotion) c est que la fierté a besoin d être emplie !

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