vendredi 18 octobre 2013

Va te faire niquer !

Voila une belle expression qui me fut adressée il y a quelques jours par une automobiliste pressée sans doute que je m'adonne à une autre activité que celle de la conduite.

Bien sur le fait de se faire niquer est une vision intéressante du monde. Mais que voulait-elle me dire par là ?

On pourrait trouver bien des étymologies. Et d'ailleurs de grands littéraires s'y sont penchés et cassés les dents.

Personnellement, j'aime beaucoup l'approche de mon ami Valentin.
Valentin, qui le lendemain d'une sortie en boîte, me dit tout de go "Je lui ai d'abord tâté robert et ensuite je l'ai niqué".
J'ai oublié de vous dire que mon ami Valentin est un grand romantique.
Il possède un vocabulaire riche et imagé qui plait aux femmes. 
Enfin le croit-il.

Mais "niqué" peut être rapporté à deux choses.
Ainsi nous retrouvons le sens aujourd'hui admis des plus jeunes, à savoir se faire avoir. 
"Je me suis fait niquer" voulant sans conteste exprimer le fait qu'on a été naïf et qu'on l'a dans le baba.
Signe de domination, tout particulièrement masculine, "niquer" sous entendrait "je t'ai dominé, je t'ai eu". 
Nous ne sommes pas loin de l'expression médiévale de "faire la nique", c'est à dire "hocher la tête avec moquerie" car "nique", que l'on retrouve dans "pique-nique", signifie "sans valeur". 
"Pique-niquer" ne veut donc pas dire piquer et niquer, mais bien picorer de petites choses. 
Certaines me diront qu'elles ne voient pas la différence.
Ca se défend.

Pourtant ce terme relève d'une tout autre signification si on en croit mon ami Valentin, qui toujours prêt à une tendre expression métaphorique m'expliquait comment il lui avait coincé le dard dans les coins. 
Car "niquer" peut nous ramener à "forniquer", et si vous êtes oralement angliciste cela ne veut pas dire niquer à 4 pas plus qui ne faut y voir le recours d'un instrument "pour niquer". Restons sérieux s'il vous plaît.

Dans cette acception il faut voir à l'origine un mot arabe tombé en désuétude et qui rapporte à la commission de l'acte sexuel.


Le recours donc à une expression telle que "je t'ai niqué" trouve donc tout son sel dans l'interprétation qu'on peut en faire. Soit "je t'ai dominé" soit "j'ai eu des rapports sexuels avec toi".

Ca se complique esnuite avec "je me suis fais niquer" qui en toute simplicité pourrait sous-entendre que tu t'es fait avoir, naïf que tu es, soit que tu t'es fais embroché(e), par une femme ça va pas être facile. Mais là encore ça se défend.

Ca se complexifie sûrement lorsqu'un femme exhorte une autre femme à "va te faire niquer". Que dois-je comprendre ? Que je dois aller me faire dominer ou que je dois m'adonner à une joyeuse sexualité ? L'un n'empêchant pas l'autre, bien que cela ne soit pas dans mes habitudes.

J'ai choisi de lui répondre.

"Et toi va chez ton chirurgien, t'es moche et grosse !".

Je sais.
Mais au moins ça ne laisse aucun doute quant à l'interprétation.


Mon moteur ronronne

4 commentaires:

  1. Et encore on n'est pas dans les problématiques œdipiennes du "va niquer ta mère"!
    :)

    2512

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  2. que c'est moche sortant de la bouche d'une femme ! ta réplique a dû la laisser sans voix !
    "Dominique, nique, nique sans allait tout simplement, routier pauvre et en chantant..."....

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  3. Tu auras remarqué que c est une expression masculine. Les femmes qui ont rejeté la mère préfère la laisser aux hommes, hola on n est pas folle !
    Mais à "nique ta mère" une seule réponse : "t as raison j en ai marre de niquer la tienne".
    Par contre je ne garantie pas les conséquences.

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  4. Aha oui ça peut être marrant!!

    2512

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