lundi 20 octobre 2008

Peut on... se gratter les couilles en public

C'est pas la peine de tourner le dos va...




... on sait ce que tu nous caches. (vervet bleu)


Dans la série des "peut-on" (et pas des petons hein fétichistes pervers que vous êtes !), attaquons cette semaine une seconde question toujours aussi existentielle (la première question est).

L'intitulé est parlant de lui-même, ce "peut on" concerne tout particulièrement les individus de sexe mâle (et je n'écris pas les hommes car j'ai sans doute aussi des lecteurs transvestis et j'en passe...).

Bref si vous êtes un homme -physiquement parlant- il vous est certainement déjà arrivé de vous retrouver dans une situation que nous dirons "inconfortable" de trucs coincés dans des endroits inattendus et surtout pas pratique d'accès.

Attention je ne parle pas des clés de voiture tombées dans la bouche d'égout.
Non.

Attention, je ne parle pas non plus du mec traumatisé dans sa plus tendre enfance qui dès qu'il croise une fille devient tout rouge et porte la main à sa braguette pour vérifier qu'elle est bien remontée (la braguette pas la fille).
Non.

Parlons simple mais parlons bien.

Ici il s'agit bien de deux catégories d'hommes :
1. l'obsédé sexuel : le libidinal qui ne peut s'empêcher de se remonter les couilles dès qu'il croise une minette.
2. la victime : celui qui subit les aléas de la vie, comme la testicule qui glisse, celle qui se coince, celle qui se tord, celle qui veut traverser pour aller du côté opposé. Sans parler de celles (au pluriel) qui "collent au rideau" par cause du réchauffement climatique.
Sans compter que ça démange et que ça tire
Ah oui, car c'est poilue aussi ces petites bêtes.
(l'épilation intégrale n'étant pas encore entrée dans les moeurs des plus de 25 ans).
Aïe ouille !

Certains n'hésiterons pas à dire que c'est du vécu.
Je leur répondrais sans hésitation que la fréquentation des hommes est une expérience qu'on oublie difficilement et qui laisse des traces... et des souvenirs (la différence est moins subtile qu'elle n'y parait).

Vous aurez remarqué messieurs, que ces situations se présentent principalement lorsque vous êtes dans un lieu public.
La malchance sans doute.
A moins que vous n'adoptiez des positions particulières uniquement lorsque vous savez que vous ne pourrez pas y mettre la main.

Parce qu'il faut bien le dire, si nous femmes, sommes bien conscientes de vos "troubles" on trouve ça très déplacé de voir un mec se réajuster en public.
Parce que les mecs croient toujours qu'ils font ça discrètement (tiens c'est comme lorsque vous vous vidangez d'une envie pressant le long d'un mur et que vous croyez que parce que vous tournez le dos au public vous disparaissez et surtout qu'on ne voit rien !), mais que nenni tout le monde s'en rend compte ! Et chacun de faire semblant de n'avoir rien vu.
Car au fond nous compatissons.
Les autres mecs parce qu'ils savent ce que c'est (et que certains meurrent d'envie d'en faire autant mais n'osent pas et restent avec leur souffrance).
Les femmes parce que de toute façon on comprend (parce qu'il nous arrive aussi des soucis... mais je vais pas tout vous dire, non non).
Et puis surtout parce que vous êtes des hommes et un peu comme on accepte qu'un chien lève la patte sur une roue de voiture, on accepte que l'homme dans sa bestialité se comporte encore avec un certain manque de civilité.

Ah oui j'oubliais, y a ceux qui contournent le problème.
On n'y met pas la main non, on n'est pas -totalement- des bêtes.
Mais ce mâle est pris de soubresauts brutaux qui font qu'il tire son son fute (et son slip) et secoue gracieusement son bassin.
Faut que ça bouge la dedans nomdediou !!
Et le Bolchoï dans son entier de s'extasier devant tant de grâce et de légèreté.

Y a celui aussi qui n'hésite pas à entrer dans le vif du sujet.
Qui se détournant promptement glisse nonchalamment sa main dans son slibard pour redresser la situation, décoincé un poil hyper tendu, gratouiller au passage, bref mettre fin aux souffrances atroces de la bête.
Vous comprendrez maintenant pourquoi j'évite de serrer la main aux mecs.
Vive la bise moi je vous le dis.

Parlerais-je pour finir de l'obsédé, sexuel ?
Ce libidinal horrible, ce lubrique satanique qui, à la croisée des chemins de la minette en jupe, ressent comme un léger picotement au niveau génital et ne peut s'empêcher de se tâter la saucisse.
Pour vérifier qu'elle est toujours discrètement en place ?
Pour cacher ce vilain épaississement que nul ne doit voir ?
Ou juste pour continuer ce qui s'est déjà initié ?
Mais sa maman lui a répété que c'était pas bien de se masturber en public. Alors il obéi à maman, mais bon c'est dur de se retenir.
Y a de grandes chances qu'une fois la minette passée, il se retourne pour voir si l'envers vaut l'avant.
Allez, il ira se finir dans les toilettes au bureau, c'est promis.
Ce mec met mal à l'aise même ses collègues. Y a qu'a voir leurs tronches et l'air contrit qu'ils ont.
C'est vrai quoi, les mecs veulent bien être solidaires. Mais bon y a quand même des limites socialement inacceptables.

L'expression est de nouveau lâchée !
"socialement acceptable".
J'oserais presque écrire "politiquement correct". Car on imagine sans peine, notre président, lorsqu'il était encore assujetti à ses tics nerveux (la thérapie comportementale fait des miracles) porter de temps en temps sa main en dessous de la ceinture histoire, une fois avoir remonté nerveusement les épaules, remonter ses "génitales" pour montrer qu'il est un homme, un vrai et pas seulement un mec à talonnettes.
Chirac lui même n'affirmait-il pas que "ça lui un touchait une sans faire bouger l'autre" ?
Ca veut surtout dire qu'il ne porte pas de boxer ou de slip en élastanne, celui où y a rien qui flotte, car dans ce cas, y a longtemps qu'il aurait compris qu'elles ne faisaient plus qu'un, unies dans la position et dans la chaleur aussi.

Mais je m'égare comme souvent.
Si l'homme se doit de ne pas montrer qu'il rencontre quelques difficultés au quotidien avec tout ce qui dépasse (non pas le nez) et que comme toute autre partie du corps la zone génitale est susceptible de ressentir des tiraillements et des démangeaisons. Ajoutons qu'en plus cette zone est composée de parties corporelles mobiles sans cesse en mouvement du fait de la régulation thermique corporelle (oui mâle, t'as chaud ça descend, t'as froid ça remonte, l'as tu remarqué ?) nos règles lui imposent de régler ses problèmes en totale discrétion voire de ne pas les régler du tout et de subir les affres de l'enfer afin de ne pas choquer les puritains concitoyens que nous sommes.
Car, et c'est tout le problème, bien que la zone génitale ne se limite pas à la zone pénienne, c'est pourtant à cela que pense en premier l'entourage bien pensant (ben tiens).
Tout ceci n'est pas étranger à la création des matières synthétiques moulantes certes mais surtout fixatives (Uhu avait bien proposé une solution mais elle n'a pas eu le succès escomptée) afin que l'homme puisse vivre son quotidien sereinement en oubliant et en faisant oublier qu'il possède des attributs mâles.
Ce qui n'est pas sans problème, car l'attribut mâle imposant attire la femelle.
Les créatifs s'en sont vite aperçus qu'ils ont créé des slips moulants, fixants mais mettant en valeur les attributs masculins. Vous apprécierez à sa juste valeur de savoir que le Wonderbra du slibard est déjà là (et ça coûte moins cher qu'une injection et qu'une prothèse testiculaire. Qui a pensé injection saline et pompe ? hum, je vous surveille).

Mais garde à vous, les doigts sur la couture, que rien ne bouge... et ne se coince !


Comment ça ce blog part en couilles ?


4 commentaires:

  1. Tu fais erreus sur les plus de 25 ans...

    RépondreSupprimer
  2. Exceptionnel, très chère !

    Autant de psychologie sur les aternoiements irritatifs de vos congénères à double vizirettes, c'est impressionnant.

    ... Et je ne sais pas si c'est pavlovien mais au fur et à mesure de la lecture de ton article, j'ai eu une furieuse envie de me gratter qui grandissait. Mais dans la quiétude de mon bureau, j'ai pu assouvir.
    ...Par la poche du pantalon bien sur, car c'est le meilleur moyen de se remettre les calots à duvets en place tout en gardant une once de dignité !
    (Les gars la main dans le slip, c'est rare, non, tout de même ?)

    Ceci dit, je n'ai pas ton oeil expert mais on pourrait faire un beau paragraphe sur les nanas qui se contorsionnent pour finalement tirer négligemment sur l'élastique du sous-vêtement qui manifestement a pris un intervalle non approprié.

    RépondreSupprimer
  3. Alexis : va savoir pourquoi ça ne m'étonne pas de toi. C'est pour éviter de te coincer dans le bois broussailleux qui proximite ton logis ?

    Nakito : t'inquiète j'y viens. Les nanas auront aussi leur heure de gloire.

    RépondreSupprimer
  4. Non c'est parce que j'ai tout le temps trop chaud...

    RépondreSupprimer

Stats